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BLOG DE SYLVIE K.

Actualités Politiques et Splendeurs de Guinée

19 mars 2010

Communiqué de Presse

pdg_rdaConakry, le 19 mars 2010
N ° 0127 ... ./PDG-RDA/2010

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU PDG-RDA

Le 26 mars est un double anniversaire Qui marquera cette année, le 26ème anniversaire du rappel à Dieu du président Ahmed Sékou Touré, le Premier Président de la République de Guinée, indépendante et souveraine, Ainsi Que le 51ème anniversaire de la création du Mouvement national de la Jeunesse de la Révolution Démocratique Africaine (JRDA) de Guinée.A Cette occasion, le Parti Démocratique de Guinée organisera plusieurs évènements Important Qui sont:
1. L'organisation d'un forum national de la jeunesse prévu les 25 et 26 mars 2010 au Palais du Peuple, principal pourthème Et qui aura: «La jeunesse guinéenne face aux défis actuels de la démocratie et du développement».
2. L'organisation le vendredi 26 mars 2010 à partir de 9H30 de la lecture du Saint Coran à la Mosquée Fayçal de Conakry, Ainsi que des prières Dans les Eglises catholique et protestante anglicane de Conakry. Ceci pour implorer le Bon Dieu d'Accorder le repos éternel Paradis Dans son fils à l'âme de notre Illustre Disparu et de tous ses valeureux compagnons, de Renforcer la Paix et l'Unité Nationale Ainsi que pour le Succès de la transition politique en cours Dans notre cher pays, la Guinée.
3. Le recueillement sur les tombes de nos Illustres Héros national au Mausolée Dans la cour de la Grande Mosquée Fayçal.
4. L'organisation le samedi 27 mars 2010 A partir de 14 heures au Stade du quartier Dar Es Salam Dans la Commune de Ratoma, d'un gala de football dénommé «Gala AHMED SEKOU TOURE».
A cette heureuse occasion, le Bureau Politique du Comité Central du PDG-RDA invite toutes ses militantes et militants et notamment la jeunesse guinéenne toutes sensibilités confondues, une participation responsable à à CES CECI évènements pour:
DavaNtage s'approprier • Notre propre histoire;
• Rechercher et trouver Dans le consensus des solutions aux multiples enjeux et défis Qui se posent à notre nation;
• Renforcer la Capacité Ainsi Propre de notre jeunesse A poursuivre et ci possible en accélérant Au besoin, La Construction d'une Guinée-Juste, Unie, Prospère et solidaire.
Les Six sous-thèmes retenus par le Parti Et qui Feront l'objet de communications et de débats en plénière et en groupes de travail au cours du Forum de la jeunesse Sont les suivants:
1. La jeunesse guinéenne face aux enjeux et aux défis de l'unité nationale et de la Paix
2. La représentation et la participation des jeunes Dans la vie politique et les institutions républicaines en Guinée
3. L'enseignement, la formation et l'Emploi des Jeunes en Guinée, que faire?
4. Les jeunes, l'emploi et l'entreprenariat en Guinée
5. La promotion de la jeunesse rurale: contraintes et perspectives pour un développement rural durables
6. Enracinement et modernité: Les Jeunes Dans les arts et la culture en Guinée.

JEUNES DE GUINEE, IMPLIQUONS NOUS PLUS ACTIVEMENT DANS LA CONSTRUCTION DE NOTRE GUINEE!
LE SECRETAIRE GENERAL

El Hadj Mohamed Ismaila GHUSSEIN
Médaillé d'Honneur du Travail

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13 mars 2010

Nouvelle Toile Guinéenne

Baptême sur la toile ! echosdeguinee.com

Contact : echodeguinee@gmail.com 

(Par La rédaction de Echos de Guinée)
2010-03-13 01:43:56

Oumar Cissé de Bma n'est pas tout à fait inconnu sur le Web Guinéen (et même un peu au-delà) ; Il se prend au jeu, en lançant à son tour un site tout neuf : « echosdeguinee.com », avec la bénédiction de tous les prédécesseurs, dont il espère une bonne et franche collaboration.
Connu pour ses prises de positions courageuses qui tranchent avec la langue de bois, il laisse rarement indifférent ! Qu’on l’aime ou non.

Qualifié de PDGiste par les uns, d’ethnocentriste par les autres, notre ‘’pédagogue’’ imperturbable semble justement se nourrir des ragots et des rumeurs que les détracteurs répandent sur lui, sans avoir jamais lu la moindre de ses phrases, dans le plus court de ses articles.

Enseignant de carrière, Monsieur Cissé est très apprécié pour le soutien gratuit en mathématiques, accordé aux lycéens de toutes conditions et de toutes origines, et nombre de ses anciens élèves occupent aujourd’hui de prestigieux postes dans le monde du travail en France et ailleurs.

Homme de principe, lucide et rigoureux, son discours, oral ou écrit, prône l’humanisme, et tance invariablement la méchanceté absurde de ceux qui ont déifié l’argent, entraînant la planète dans une misère sans nom, avec pour conséquences, la perte totale des repères et des valeurs ainsi que des comportements déviants et une inqualifiable dépravation des mœurs.

Voilà quelques raisons, entre beaucoup d’autres, de l’engagement de Monsieur Cissé dans cette nouvelle aventure «
echosdeguinee.com», malgré l’inflation de sites en Guinée et hors de Guinée.
- Certains les ayant créés pour calomnier, intoxiquer, ou pour régler des comptes privés et la plupart du temps, ils sont en service commandé ;
- D’autres administrateurs, censurant tout ce qui ne va pas dans leur sens, et refusant sélectivement le simple droit de réponse à des attaques, diffamations et autres fausses rumeurs largement publiées (ou relayées) dans leurs colonnes.
C’est cela aussi la pensée unique, et le terrorisme intellectuel !
’echosdeguinee.com’’ ne publiera pas de vulgarité, et n’acceptera aucun appel au pogrome.

Le formidable outil qu'est l'internet, se trouve aujourd'hui pollué par des apprentis sorciers qui s'agitent en croyant agir confirmant l’adage : «Le meilleur outil ne vaut que par l'usage qu'on en fait» !
L’internet doit privilégier l’éducation pour tous ! Il ne doit pas devenir un fonds de commerce. Les notions de morale et de citoyenneté, de responsabilité, de respect, d'éthique et de déontologie doivent absolument précéder et accompagner tous les faits et gestes des usagers !
‘’
echosdeguinee.com’’ sera caractérisé par l’indépendance, la probité et la sagacité ; Sa politique éditoriale sera au dessus des esprits partisans et par conséquent, la diffamation, les injures et autres dénigrements gratuits, y seront prohibés.

Comme tout organe d'informations, il est indéniable que «echosdeguinée.com» devra faire face à des dépenses incompressibles telles, que le coût de la maintenance technique, les frais de fonctionnement, la rémunération des divers correspondants en Guinée et à travers le monde. Aussi, les annonceurs et les soutiens de bonne volonté sont les bienvenus.

Comme son nom l'indique, «echosdeguinée.com» portera loin les échos, afin que partout dans le monde, la Guinée compte à nouveau dans le concert des nations.
Enfin comme l'a si bien dit le célèbre Poète et juriste grec, Sénèque, «Il n'y a pas de vents favorables pour celui qui ne connait pas son port»!
Contact : echodeguinee@gmail.com  L’équipe de rédaction.

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07 mars 2010

Le Niger Exemplaire

HcherifC’est la fidélité à nos principes qui nous commande de saluer l’armée nigérienne dans son acte hautement républicain contre la dictature du faussaire Mamadou Tandja. L’habit ne fait vraiment pas le moine. Le contre coup qui vient de se dérouler à Niamey remet les pendules à l’heure de la démocratie. N’oublions pas de sitôt, car c’était en Août dernier, quand la névrose et la sénilité empêchaient à Mr Tandja un jugement cohérent sur la voie qu’il empruntait pour le Niger. Les acabits de son genre renaissent à nouveau sur le continent comme si nous étions retournés sur nos pas aux milieux des décennies soixante à quatre-vingt. Ne nous dites pas qu’il s’agit d’un épiphénomène. Pauvre Afrique ! Un pas en avant deux en arrière.

Mais diantre ! Qu’est ce qu’il y a de si hypnotisant dans le pouvoir pour s’attaquer à notre plus grande faculté ? Qu’y a-t-il avec le pouvoir pour que les valeurs cardinales qui fondent l’humain lui soient troquées? Si nous avons les réponses c’est peut être parce que nous ne sommes pas tombés dans les méandres du pouvoir tel que perçu chez nous. Il a fallu nos souvenirs de Mandela, de Nyerere, de Senghor, et rappelez nous s’il vous plait,… qui d’autre ? Pas ceux là qui ont traîné les pas. Très peu en réalité, pour ne pas cogiter sur cette violente question : les africains sont ils des dictateurs dans l’âme ? Demande profonde s’il en est.
Mais contrairement au cliché populaire servi, la dictature n’est point l’atavisme d’une race ou d’un peuple particulier. Nous l’avions déjà dit et nous le répétons encore ici, la mauvaise gouvernance et autres maux sui generis liés à l’exercice du commandement suprême ne sont pas innés même si, il est vrai, nos roitelets continentaux, par leurs pratiques mythiques et par leur entendement mystique du pouvoir, tendent à faire accepter cette perception comme vérité empirique.

L’insuffisance des hommes suffisants est de ne jamais être suffisamment suffit. Les Mamadou Tandja du passé et du présent ont été et demeurent encore le cauchemar qui hante cette terre africaine meurtrie par l’arrogance de ces hommes qui n’ont toujours pas compris que les cimetières sont remplis d’hommes et de femmes indispensables mais dame planète continue de faire sa révolution cahin caha. Mon Dieu ! Fasse qu’ils se rabaissent au niveau de leur peuple pour le servir avec abnégation et humilité.
Les armées africaines nous ont rarement servi autre que du réchauffé. Exigeons par la discipline républicaine à cette armée nigérienne de ne pas se transformer en « balayeuse de maison » comme l’armée du Général Gueï, qu’elle ne soit pas bâtisseur de routes et d’infrastructures, qu’elle ne cherche pas à améliorer les conditions de vie des citoyens car tout cela est le rôle d’un gouvernement démocratiquement élu par ceux là qui les ont acclamés et applaudis hier encore. L’armée est une école de civisme et de patriotisme, le soldat est un citoyen comme tout autre qui défend la patrie contres les ennemis externes et internes aux moyens des armes dont elle a la maîtrise.

Le fruit tombe toujours au pied de l’arbre

Ces incantations tentant à condamner les coups de forces ne doivent émouvoir personnes lorsqu’il n’y a plus d’alternative laissée par les pseudo démocrates à enserrer leur peuple dans la moule de leur bon vouloir. Quelle remède y avait il contre Mr Tandja ? N’est ce pas que tous l’avaient averti de l’incertitude dans laquelle il menait le Niger ? Ne l’ont-ils pas tous dénoncé? Comment condamner le malfrat au même titre que la justice qui le punit ? Hé ! Soyons consistants. Les coups d’états sont, de nos jours, la résultante des civils avides de perspectives de développements économiques et démocratiques de leur pays. Blâmons nos armées à hauteur de voix d’adulte mais, absoudre la responsabilité de ceux là qui les invitent à la table pour dîner, serait faire preuve de myopie. Pouvons nous avec sincérité dédire Voltaire dans ces lignes : « Si l’homme est crée libre, il doit gouverner. Si l’homme à des tyrans, il les doit détrônés ». Tandja, Gbagbo, Deby, Biya, Kadhafi, Campaoré, Hosni…pour ne pas nommer la quarantaine restant, se doivent détrônés.

A chaque époque sa réalité. Naguère, un coup d’état était dit réussi lorsque le président était déchu du pouvoir, souvent au prix fort de sa vie. Nous refusons ce genre de « réussite » aussi simpliste et qui porte atteinte à l’intégrité physique de qui que ce soit fut il un dictateur. Les paramètres doivent être réévalués à l’attente et aux objectifs de ce pronunciamiento.


Un coup d’état n’aura réussi que si :

1. il met fin au règne d’un despote,
2. il restaure la démocratie: c'est-à-dire le retour à une vie constitutionnelle normale,
3. dans un délai relativement acceptable ses auteurs se soumettent aux règles démocratiques en vigueurs.
4. le président déchu comparaît devant les juridictions adéquates pour haute trahison et, poursuivit pour assassinat s’il y a mort d’une seule personne pendant la « libération » du pays.

Voici quelques préalables qui serviront de jauge au succès d’un coup de force. En déça de cela, nous nous retrouverons devant une camarilla de malfrats à l’envie de leurs poches et de leurs proches pour des intérêts sordides et fétides. L’armée nigérienne si elle veut se hisser à la hauteur de l’espoir de son peuple dans le jeu démocratique, alors les objectifs ne lui sont plus inconnus.
Ne souhaitons par dépit ni la venue des Barré Maïnassara ni des Robert Gueï qui, au lieu de libérer leur pays respectif des laisses rétrogrades du chienlit l’ont lacéré avec l’arme fatale de l’archaïsme politique. « Etre libre, c’est de passer d’un état à l’autre, c’est s’arracher à quelque chose. C’est donc une rupture ».

Malgré la clarté du jour nouveau qui s’élève à l’horizon, ce jour qui réfute le prolongement du Très Exalté sur terre avec la présidence à vie, qui ne s’accommode plus des mentalités monarchistes africaines, qui différencie le pouvoir divin à celui temporel et temporaire des hommes, il y a encore de ces « héros » qui ne sont que des « zéros » en vérité, oint du sceau du seigneur pensent-ils, à s’arc-bouter contre la volonté de leur peuple par des subterfuges démoniaques et maléfiques, à bâillonner l’aspiration profonde et populaire des africains pour un meilleur développement. Ils s’opposent à une Afrique qui finira de régler la question des libertés et des droits c'est-à-dire la question des valeurs, ils sont une entrave à une école qui produit l’épine dorsale des hauts cadres de demains, des hôpitaux qui soignent le « petit quelqu’un et le grand quelque chose», une agriculture qui garantit l’autosuffisance et qui donne de l’emploi. Ils sont donc une aberration pour nous comme vous le voyez.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, il y a au moins un qui lit sa constitution comme sur un palimpseste fané avec la fertilité de l’imagination qu’on lui connait. Il y a, en ce moment précis également, un autre qui vient de se souvenir in extremis après deux décennies, dont une sous son règne, que la constitution de son pays doit être à l’image de la « modernité ». Une commission de révision constitutionnelle avait été ficelée sur volonté présidentielle, composée de « mécaniciens et de chirurgiens » de la loi afin de la parer, de l’embaumer pour les yeux doux de leur peuple, et qui a déjà lancé un ballon d’essai. Le peuple, le vrai, qui n’a cure d’une constitution encore moins de son amendement, tellement écartelé à la recherche du quotidien, sera mis devant le fait accompli et, au nom de la soi-disant « démocratie consensuelle » chantée et vendue par les « nyamakalas » de service devra, comme Nicodème, se résoudre à l’évidence de la fatalité. Nous prenons à témoin tout ce que vaut quelque chose pour ces demi dieux et leurs saprophytes, pour affirmer que nous irons, avec nos« petits Coulibaly » et les « Tonjô », déguster le haricot au palais du peuple quand aura retenti le hallali.


Hé tchê, i té sabaly !

Haïdara Chérif

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04 mars 2010

Communiqué

A.C.T.O.G. - France 

Association des Cadres et Techniciens

d'Origine Guinéenne en France

(Association loi de 1901 - J. O. du 2 Avril 1986)

Siège social: 20, rue Messager 91240 Saint Michel sur Orge

Tél: 01. 60. 15. 61. 04

ASSEMBLEE GENERALE OUVERTE DE L'ACTOG

À l'AGECA, dimanche 7 mars 2010 de 14H à 19H.

  Comme chaque année à cette période, L'ACTOG tient son AG ouverte au public, Particulièrement aux autres associations, et aux personnes s'intéressant au devenir de la Guinée.

  Dans absorbed dose »depuis longtemps des actions pour le développement général de la Guinée, Dans Particulièrement Les Domaines de l'Éducation, de la santé et de l'agro-pastorales, l'ACTOG, à travers ses membres, S'est Réuni en bonne place l'aspect politique des Réflexions sur la Guinée.

  Les derniers évènements donnent l'occasion de mener un débat autour de Dans la transition NOTRE PAYS, débat Faisant Ressortir Les différents points de vue et devant conduire à Une synthèse des actions possibles à mener, Versez  Contribuer efficacement à l'impulsion de l'Économie et de la bonne gouvernance DANS NOTRE PAYS.

  L'SOUHAITE ACTOG, par ce biais, Une entamer dynamique de mise en commun des idées et des forces essentielles pour le bien de la Guinée et des Guinéens.

Ordre du jour:

1 - Message de bienvenue et rapport du Président,  et Durant ce quart d'heure,  Acquittement par les membres  de la cotisation annuelle auprès du Trésorier, AFIN de gagner du temps pour les débats;

2 - La transition en Guinée:

Enjeux et conséquences! Quelles solutions?

3 - Conclusion

Pour le Bureau, Katty Abou, président.

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Adresse : A.G.E.C.A. : 177, rue de Charonne 75011 Paris

(Métro: Ligne 2, station Alexandre Dumas). 

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20 février 2010

RFI : Quand Certains Débateurs Africains Se Complexent de l'Histoire du Continent

FRANCE: PARIS, le 20-02-2010. RFI/ AFRIQUE : UNE HONTE TOUT DE MEME POUR LA FRANCE

Ce TRUC-LA, mes chers amis, c’est un véritable fléau de nos jours encore. Oui ! C’est une peste vraiment que RFI / AFRIQUE. Mais c’est surtout une peste pour la France elle-même, au finish : elle qui s’est donné tant de peine pour instituer une impureté aussi colossale, et aussi sordidement animée par des ‘’ROBOTS PARLANTS’’ tout parfaitement programmés pour mentir, pour déformer, pour éluder, omettre et /ou occulter, c’est selon, à propos de tout ce qui concerne l’Afrique Noire ‘’francophone’’ surtout ! Pour RFI/AFRIQUE comme pour sa patrie, la FRANCE dite ETERNELLE, c’est l’imperméabilité garantie à toute vérité, à toute objectivité, à toute valeur, à toute beauté susceptibles d’échapper à leur contrôle, à leur appropriation et à leur confiscation. RFI/AFRIQUE et sa FRANCE sont hostiles à tout ce qui peut faire la GRANDEUR DES AUTRES. DE TOUT AUTRE ! MAIS SURTOUT DE LA GUINEE DU 28 SEPTEMBRE 1958. CELLE DU ‘’NON’’ AU REFERENDUM GAULLISTE. CELLE DE SEKOU TOURE, l’incontestable N° 1 de la reconquête et de la restauration de la LIBERTE et de la DIGNITE DU NOIR, au-delà de toutes les thèses racistes, prônées par des complexés aux ordres, et visant justement à nier, à effacer, à ‘’déshistoriciser’’ le rôle de ce géant.
VOICI ENCORE UN EXEMPLE DE CETTE ATTITUDE SORDIDE DU DEMONIAQUE COUPLE D’HORREURS EN QUESTION
1. L’EXUTOIRE CHOISIE CETTE FOIS-CI POUR LES DEJECTIONS DETRITO-CONFUSIONNISTES : ’ LE DEBAT AFRICAIN DE MADELEINE MUCAMABANO’’, DU DIMANCHE 14 FEVRIER 2010
2. THEME DE CIRCONSTANCE : L’AFRIQUE (Noire surtout !), face à l’APARTHEID, à l’ANC, et après la chute du système blanc séparatiste.
3. INTERVENANTS :
3.1 MADELEINE MUCAMABANO : elle-même ; une journaliste qui croit que personne ne perçoit ses yeux, son accent et ses élans réels vis-à-vis de l’Afrique indépendante (noire surtout !) ;
3.2 Un certain Albert Bourgi, professeur de droit réputé ‘’spécialiste’’ des questions africaines, (noires en particulier) ; un qu’on entend bien souvent ;
3.3 Un certain SAÏD JINIT, ‘’Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest’’ ;
3.4 Un certain Diouf, professeur d’Histoire aux Etats-Unis d’Amérique ;
3.5 Une certaine personnalité camerounaise, dont j’ai mal entendu et mal compris le nom, mais qui serait, je crois, un ‘’Défenseur’’ des droits de l’homme.
4. MON ANALYSE DES ’’DEBATS’’
D’après leurs déclarations, généralement véhémentes ou péremptoires, à l’emporte-pièce parfois (notamment pour l’animatrice qui est vraiment une spécialiste de l’obstruction et de la déviation des idées quand elles ne lui conviennent pas !) ; d’après aussi leurs identités déclinées, nos ‘’précieux’’ intervenants pourraient bien penser qu’ils ont réussi à semer la confusion la plus totale dans l’esprit des Jeunes Africains (Noirs surtout !), en ce qui concerne le rôle joué par l’Afrique indépendante dans la lutte contre l’Apartheid, et dans le soutien au combat de l’ANC.
Mon sentiment, c’est aussi, j’en suis certain, celui de nombre d’auditeurs lucides, c’est que nos débatteurs se sont escrimés comme de beaux diables, pour minimiser, pour négativiser même ce rôle. Ils ont en effet soigneusement évité de témoigner de la mesure réelle du combat dont l’Afrique indépendante fut en vérité l’unique actrice. L’Afrique indépendante qui, à l’OUA, aux NON-ALIGNES et à l’ONU, a acculé les racistes blancs en général, et ceux d’Afrique du Sud en particulier, dans leurs derniers retranchements. Une Afrique dont la mobilisation avait poussé les Afrikaners à la terrible faute de SOWETO en 1976, parce qu’ils étaient réellement devenus fous !
Nos spécialistes du mépris pour l’Afrique Noire et de la déformation de notre histoire, n’ont même pas eu la ‘’politesse’’ de rappeler les trois (3) grandes priorités de l’OUA. Les plus urgentes
I. LA LIBERATION TOTALE DU CONTINENT AFRICAIN DE TOUTE DOMINATION COLONIALE, quel qu’en soit le prix ! (parce que la LIBERTE n’a pas de prix !) ;
II. LA PROMOTION DE L’UNITE AFRICAINE, notamment par le respect des frontalières héritées du colonialisme. C’était pour éviter tout risque de déchirements incessants et sans issue. Disposition que Mr Houphouët- Boigny avait pour sa part violée allégrement en 1967, en suscitant et en soutenant avec détermination, grâce au fric des Français (c’est connu), la Sécession biafraise qui, en trois petites années de pyromanie Houphouéto-hexagonale, a causé la mort de deux millions (2 000 000) de pauvres Nigérians ;
III. L’ABOLITION DU REGIME DE L’APARTHEID.
Ces trois priorités ont été observées sans la moindre faiblesse, et elles ont entraîné les actions suivantes, dont nos ‘’débatteurs’’ ont soigneusement évité de se souvenir :
a)- Le soutien plein et entier à tous les mouvements de libération nationale réellement représentatifs des populations dominées par des puissances coloniales ;
b)- Des sanctions sans appel contre toute velléité de remise en cause de l’intégrité et de la souveraineté d’un pays membre de l’OUA (d’où l’embargo anti-biafrais qui avait littéralement assommé les parrains de la mafia esclavagiste de la Françafrique) ;
c)- Le soutien tout particulier à l’ANC et à ses combattants armés.
Nos fameux débatteurs de RFI, le dimanche dernier, ont ‘’ignoré’’ toutes ces réalités dynamiques du combat d’une Afrique mobilisée au sein de l’OUA dès le début de l’année 1963. Je me demande comment on peut parler des gens, quand on les méprise comme ça ! Parce qu’il n’est nul besoin de chercher beaucoup pour savoir ce que l’Afrique a fait pour se libérer de toute la poisse dont elle a été souillée en 1000 ans de contacts avec une ‘’blanchitude’’ malsaine, malpropre, sadique, que nos ‘’Spécialistes en débats tordus des Dimanches matins du MEPRIS DE L’AFRIQUE sur RFI’’ occultent toujours. Sans sourciller ! Ils gonflent par contre tous les effets handicapants des magouilles et pourritures que ne cessent d’imaginer d’incorrigibles criminels blancs, avec leurs fantoches Noirs dont ils se font tous les ‘’griots’’, au sens le plus vil ! Que donc la noble classe sociale de notre Mandéng historique ne se sente nullement concernée ici : je parle des Médias tarés, quels qu’ils soient, parce que ce sont eux qui harcèlent nos pays, pendant que leurs commanditaires et propriétaires s’emploient à étouffer l’Afrique de la dignité, chaque fois que celle-ci veut se lever.
5- DE LA ‘’SUBSTANCE’’ DU MESSAGE’’ DESTINE A LA DESINFORMATION DE NOTRE JEUNESSE
Si on demande à quelqu’un de dire ce qu’il a retenu des déclarations volubiles de l’émission qui nous intéresse ici, il ne pourrait que déplorer :
a)- La mollesse des Africains, qu’on a tenté d’assimiler, tous, aux fantoches de la Françafrique, incarnés par les Houphouët, les Senghor, ou les Diori Hamani ! Le SERAIL du REJET De La SOUVERAINETE des ‘’francophones’’, en somme ;
b)- L’effort presque solitaire d’Abdou Diouf, présenté comme la personnalité ‘’francophone’’ qui aurait été seule, à la suite de N’KRUMAH, de NASSER, de l’ALGERIE, un peu, à provoquer quelques bulles à la surface du lac dormant d’une Afrique incapable de solidarité vis-à-vis des Noirs d’Afrique du Sud ;
c)- L’ennuyeuse, involontaire et sinistre situation des pays voisins de l’Afrique du Sud (Mozambique, Zimbabwe, Namibie), que nos débatteurs ont appelé‘’ ligne de front’’, ‘’obligés’’ de se trouver dans la tourmente de l’ANC.
Voilà le message de l’émission ‘’Débat Africain de RFI’’ du Dimanche 14 Février 2010. Message précédé, le Samedi, d’un dithyrambique ‘’billet doux’’, déclamé par une espèce de chroniqueur-maison, dont je ne peux pas orthographier le nom, que RFI met en service, très souvent, pour des causes bien précises. Ce Samedi-là, il avait encensé Nelson Mandela comme un Dieu, et insulté toute l’Afrique Combattante, du passé et du présent, en multipliant par le néant tous les Héros de sa libération. RFI est une Maison techniquement performante : elle dispose de ce ‘’billet’’, et pourrait le rediffuser. En réalité, de Mandéla, ces gens s’en foutent éperdument. Ils ne ‘’l’utilisent’ que pour ‘’mieux’’ insulter ceux des géants d’Afrique qui ont lutté pour Mandéla, pour l’ANC et pour l’avènement d’une Afrique du Sud aux normes humaines, durablement et avec succès, alors que Mandéla, neutralisé dans un cercueil appelé prison, ne pouvait rien, en réalité lui-même.
L’astuce, chez RFI/AFRIQUE, c’est de se donner un ‘’argument’’ contre toute dénonciation de ses procédés sataniques. Eh bien ! NON, MANDELA n’est pas plus grand, du point de vue de l’africain conscient, que LUMUMBA, JOMO KENYATTA, N’KRUMAH, SEKOU TOURE (surtout, et on va voir pourquoi !), NASSER, BEN BELA, JULIUS NYERERE, UM NYOBE, EDUARDO MONDLANE, CABRAL, MACHEL, NETO, etc., etc. Ce sont ces gens-là qui ont libéré l’Afrique entière, et qui ont, pour nombre d’entre eux, érigé leur frère MANDELA en HEROS ; qui ont tellement parlé de lui, que les Blancs n’ont plus osé le tuer à l’abri des yeux du Monde. Comme ils en ont tué tant d’autres…IL EST IMPOSSIBLE AUJOURD’HUI, MEME POUR SATAN EN PERSONNE, LE VRAI PATRON DE RFI/AFRIQUE, D’UTILISER MANDELA COMME UNE GOMME POUR EFFACER CEUX QUI L’ONT REELLEMENT DEFENDU ET SOUTENU !
6 ET L’ESTOCADE, POUR CONCLURE MON PROPOS :
a)- La Guinée de Sékou TOURE a été la deuxième patrie du jeune Mandéla au début des années 1960. C’est ici, chez nous, au Camp Kémé Bouréma de KINDIA, que MANDELA et le père de TABON MBEKI ont été formés militairement ;
b)- MANDELA était porteur d’un passeport Guinéen, délivré sur instruction d’Ahmed Sékou Touré, au moment de son arrestation en 1963 ; Et c’est cela qui déplaît…
c)- Bien d’autres combattants de l’ANC ont été formés, entraînés et financièrement soutenus par la Guinée de Sékou Touré ; des dizaines d’autres jeunes Sud-africains Noirs ont étudié dans les écoles et universités guinéennes, jusqu’au décès d’Ahmed Sékou Touré, en fin MARS 1984. Je ne trouve pas que ce soit trop vieux, cela !
d)- Quand l’Afrique du Sud raciste a chassé Myriam Makéba, et quand les USA l’ont chassée aussi parce qu’elle s’était mariée avec Stockeley Karmickaël (KWAME TOURE), c’est la Guinée de Sékou Touré qui les a reçus. Et c’est bien à partir de notre pays que la diva militante a pu s’exprimer artistiquement et culturellement, pour se faire entendre du Monde entier, et pour mener son combat contre le régime nauséabond de l’Apartheid, qui ne dérangeait pas la France de l’époque. Et pas elle seule !
Peut-on, honnêtement, être une grande journaliste africaine noire ; peut-on être un grand professeur de droit international réputé de ‘’gauche’’ ; peut-on accepter de représenter le Secrétaire Général de l’ONU en Afrique de l’Ouest, ici-même, chez nous ; peut-on se prétendre un professeur d’HISTOIRE, en tant que Noir originaire du Sénégal, même si on a choisi de vivre aux States finalement ; peut-on être simplement un Africain Noir, comme notre frère le Camerounais défenseur des droits de l’homme ; peut-on alors franchement, ignorer TOUT de la VRAIE lutte de l’Afrique pour se libérer de l’inhumaine domination blanche, dont l’Apartheid n’ a été qu’une forme, et sûrement pas la pire, oui, peut-on alors :
-Accepter de participer à un débat pipé d’un bout à l’autre, à l’initiative d’une personne dont les complexes d’infériorité afro-négritudienne confinent au psychotisme esclavagiste irréparable, et chez qui le dégoût de l’Africanité post-coloniale dicte tous les propos et comportements ? Inadmissible.
- Etre méchant, ou ignare, ou alimentaire, pour nager aussi profondément dans la fange? Pourquoi ?
Mesdames et Messieurs, les futures générations de la Révolution populaire d’Afrique, qui est imminente, mine de rien, vous indiqueront la voie de l’honneur et de la dignité, et vous imposeront la VERITE de notre VECU REEL, pour vous plonger dans la HONTE que vous ne semblez pas capable d’éprouver aujourd’hui !
Dieu EST pour la VERITE !

Conakry, le 18 Février 2010.

Aly Bocar Cissé : Tél. : 62 27 88 89/ 64 33 37 70.
Professeur et Administrateur Civil à la retraite
CONAKRY - Guinée
Email : cissedebma@yahoo.fr

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15 février 2010

Flash : Nouveau Gouvernement Guinéen

5690ce94e0Un Ouf de soulagement pour la population guinéenne. Ils sont connus les fameux "messies" du gouvernement J.M. DORE qui se sont tant fait attendre. Espérons qu'ils ne sont pas là pour se faire les poches.

1- Ministère d’Etat chargé de la Sécurité et de la Protection civile : Général Mamadouba Toto Camara confirmé
2- Ministère d’Etat chargé des Affaires étrangères, de l'intégration africaine et de la Francophonie, Bakary Fofana président de la société civile
3
- Ministère de la Fonction publique et Reforme Administrative, du Travail et de l’Emploi : Mme Penda Diallo syndicaliste
4
- Ministère chargé de l’Administration du Territoire et des Affaires politiques : Yaya Damé administrateur civil

5 Ministère de la Justice, Garde des Sceaux : Colonel Siba Lohalamou confirmé
6- Ministère de la Décentralisation et du développement Local : Albet Gilbert Iffono, professeur d'Histoire et ancien ministre du gouvernement Souaré
7
- Ministère des Mines et de la Géologie : Colonel Sandet Mamadou confirmé ancien ministre de l'économie de la junte
8- Ministère de l’Economie et des Finances : Kerfala Yansané, ancien gouverneur de la BCRG
9- Ministère de l’énergie et de l’hydraulique, Mahmoud Thiam confirmé à ce poste
10- Ministère de l’Agriculture : Colonel Kéléti Faro confirmé

11- Ministère de la Pêche et de l’Aquaculture : Colonel Mamadou Korka Diallo confirmé, ancien ministre du commerce de la junte
12
- Ministère des Postes et télécommunication et des nouvelles technologies de l'information, talibé diallo, ancien membre du PUP et ami intime de Jean Marie Doré
13
- Ministre de la construction, de l'urbanisme et de l'habitat : El Hadj Mansour Kaba, architecte
14
- Ministère du Plan, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine : Zeynabou Saifon Diallo confirmée à ce poste
15
- Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Gandhi Tounkara, professeur et proche de Lonceny Fall
16
- Ministère de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’Education Civique, Amadou Lélouma Diallo, administrateur civil
17
- Ministère de l’Enseignement Technique te de la Formation Professionnelle :Dr Mamadou Saliou Bela Diallo proche de l'UFDG
18
- Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts : Georges Niankoye Délamou
19- Ministère des Travaux Publics : Yamodou Touré syndicaliste
20- Ministère du Commerce et de l’Industrie et de la Promotion du secteur privé, Mamadou Niaré, adminitrateur civil
21- Ministère de la Santé et de l’hygiène publique : Dr Ibrahima Sow, Professeur
22- Ministre du contrôle économique et des audits : Kerfala Camara, administrateur civil au ministre de l'économie
23- Ministère de la solidarité nationale, de la Promotion féminine et de l’Enfance : Nanfadima Magassouba de la société civile
24
- Ministre de la microfinance, du secteur informel et de l'emploi des jeunes et des femmes : Dr Mariama Beavogui, medecin et ancien ministre de Souaré
25
- Ministère de la communication, Aboubacar Sylla, administateur, président de l' UFC, ancien ministre de Conté, fondateur du Groupe de Presse L'Indépendant- Le Démocrate
26
- Ministère du Tourisme, de l’Hôtellerie et de l'artisanat, Mme Mariama Sy Diallo, opératrice économique de Mondial Tour

27 - Ministère de l’élevage, M.Mouctar Diallo, NFD

28 - Ministère des Guinéens de l’étranger, M.Lucien Mbendou Guilao

29 - Ministère des postes et télécommunication et des nouvelles technologies, Mr Talibé Diallo

30-Ministre de l'Alphabétisation et promotion des langues nationales, El-hadj Bamba Sylla

31 - Secrétariat général du gouvernement,M.Sékou Kissa Camara

32 - Secrétariat général aux affaires religieuses, Dr Koutoubou Sanoh


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11 janvier 2010

Interview : Colonel Moussa Kéïta ( Secrétaire Permanent du CNDD )

moussa_keita" L'Armée Guinéenne Reste Fidèle Au Capitaine Moussa Dadis CAMARA et Au Gl Sékouba KONATE " signé le Colonel Moussa KEITA secrétaire Permanent du CNDD

Suite au discours du Général Sékouba Konaté le 6 janvier, les Guinéens espèrent tourner "la page Dadis" pour trouver une sortie de crise.Mais au sein de la junte guinéenne, le pouvoir n'a pas encore changé de mains. Dans cette interview exclusive qu'il nous a accordé, le ministre secrétaire permanent du CNDD, Colonel Moussa Keita, rappelle les liens d'amitié entre le Capitaine Dadis et le Général Konaté qui assure l'intérim.Avec son franc-parler habituel, le Colonel Moussa Keita aborde aussi, les relations tumultueuses entre la France et la Guinée, sans oublier les revendications des syndicalistes qui menacent de lancer une grève dans le pays.Au micro de notre reporter, le Colonel Moussa Keita dit tout ou presque...

Africaguinee.com : Bonjour M. le ministre. La communauté internationale notamment la France, craint que le retour du Capitaine Dadis à Conakry plonge le pays dans une "guerre civile".Qu'en pensez-vous ?

Colonel Moussa Keïta : Je tiens d’abord à notifier que la Guinée est un Etat souverain. Un pays qui a arraché son indépendance. C’est incroyable d’entendre des gens dire que le retour du chef de l’Etat puisse provoquer une guerre civile dans notre pays. Certainement, ce sont ceux qui le disent qui veulent amener la guerre civile en Guinée.

Sinon les Guinéens vivent aujourd’hui en symbiose. Tout se passe bien ! Rien ne laisse prédire ou prévoir qu’il y a une imminence de guerre civile en Guinée. Les Guinéens sont très mûrs ! Il n’y aura pas de guerre civile dans notre pays.

Aujourd'hui l'intérim est assuré par le ministre de la défense, le Général Sékouba Konaté. Est-ce que la "page Dadis" est définitivement tournée dans la gestion du pouvoir à Conakry ?

Ça c’est trop dire ! Le discours de S.E. Général Sékouba Konaté, ministre de la défense qui assure l’intérim du Président de la République, a été clair. Sans aucun doute, le Général Sékouba est un homme de foi ! Un homme sincère et patriote. Le Président Dadis est son ami. Le Général Sékouba est un homme qui aime son pays, sa patrie, son armée… Donc en aucun cas cet homme n’a envi de trahir qui que ce soit.

Le Général Sékouba n’a jamais souhaité ou cherché d’être là où il est aujourd’hui. C’est le destin qui a voulu qu’il soit là aujourd’hui. Croyez-moi, tout ce qu’il fait, il le fait en symbiose et en harmonie avec son ami et frère d’armes le Capitaine Dadis et l’ensemble du CNDD. C’est un homme engagé ! C’est un patriote ! C’est un homme intègre, sincère, franc et honnête.

Est-ce que vos propos "Dadis ou la mort" tiennent encore ?

Oui ! Bien sûr !

Que signifie pour vous "Dadis ou la mort" ?

C’est être prêt à mourir pour Dadis. C’est aimer Dadis et le défendre jusqu’à la mort. C’est tout. Cela ne veut pas dire de prendre les armes et tuer tout le monde. Cela ne veut non plus pas dire que sans Dadis il n’y a pas de vie. C’est comme si une femme dit à son mari qu’elle l’aime jusqu’à sa mort. Cela ne veut pas dire que le jour de la mort de celui-ci elle va se suicider.

Pourquoi la candidature du Capitaine Dadis Camara a-t-elle suscité autant de polémiques ?

Cette réponse revient à ceux qui contestent la candidature du Président Dadis.

Au lendemain de la prise du pouvoir, le Capitaine Dadis avait pris l’engagement de ne pas se présenter aux prochaines élections. Est-ce que c’était la seule façon de gagner le cœur des Guinéens ?

Le Président Dadis a dit que des élections précipitées en 2009 ne pouvaient pas être crédibles. C’est pour cela qu’il a déclaré qu’il ne se présenterait pas en 2009.



Aujourd'hui les Guinéens s'inquiètent sur l'état de santé du Capitaine Dadis. Avez-vous des informations sur le retour annoncé du Président Dadis à Conakry ?

Son retour est lié à son état de convalescence. Nous espérons qu’il sera de retour très bientôt. Pour l’instant il est en train de suivre le traitement. Les soins se poursuivent. Et quand son médecin jugera son retour opportun, il sera avec nous.



Récemment les syndicats ont dénoncé la cacophonie au sommet de l'Etat, notamment les déclarations du porte-parole du gouvernement, M. Idrissa Chérif. Qu'en pensez-vous ?

Il n’y a jamais eu de cacophonie au sein du gouvernement et du CNDD. Je ne sais pas d’où viennent ces qualificatifs. Depuis que nous sommes aux affaires, il n’y a jamais eu de cacophonie au sommet de l’Etat. Les gens, voulant traduire leurs sentiments, empruntent des termes qui ne correspondent pas à la réalité. Il n’y a pas de cacophonie au sein de notre équipe.

Nous avons seulement voulu demander un report des négociations. Il ne faut pas aussi confondre la médiation du Président Blaise Compaoré et la réunion du groupe international de contact. C’était une réunion avec le groupe de contact qui ne concernait même pas le médiateur.

Certains observateurs craignent une division au sein du CNDD entre les partisans du Président Dadis et ceux qui soutiennent le Général Sékouba Konaté. Votre réaction ?

C’est ridicule ! Les gens cherchent toujours à opposer ! Le Président Dadis et le Général Sékouba sont des frères et amis. Ils ont toujours partagé les mêmes convictions. Sachez que si le Général Sékouba était ambitieux du pouvoir, c’est lui qui allait le prendre le 23 décembre 2008. C’est lui-même qui a demandé à la troupe à ce que le Capitaine Dadis soit le Président de la République. Malgré qu’il soit l’un des instructeurs de Dadis.

Il n’a pas tenu compte de son ancienneté et de ses galons. Cela témoigne l’attachement des deux hommes. Cela prouve une fois de plus la fidélité et l’honnêteté du Général Sékouba. Après la prise du pouvoir, il est toujours resté à coté du Président Dadis. Il a tenu à sa parole d’honneur. Il y a une grande amitié entre ces deux hommes.

Son voyage au Maroc avait pour objectif d’aller consulter le Président Dadis. Ensemble, ils ont décidé quelque chose : ce qui vient d’être révélé. Dans notre armée, il n’y a pas deux camps ! C’est l’armée Guinéenne tout court ! Il n’y a pas de camp Dadis, camp Konaté, camp Pivi… comme les gens pensent !

Le Président Dadis étant malade, son ami, compagnon et frère d’armes le Général Konaté assure l’intérim. Il n’y aura aucun problème au sein de notre équipe (CNDD).

Les syndicats ont reçu des menaces et craignent pour leur sécurité. Au niveau du CNDD, avez vous des garanties pour éviter le pire ?

Cela a toujours été leurs arguments ! C’est le même cas chez les acteurs politiques. Tous les leaders politiques qui vivent aujourd’hui en dehors de la Guinée disent qu’ils craignent pour leur sécurité. Pourtant il se trouve qu’au même moment Jean-Marie Doré est là. Pourtant Jean-Marie n’a jamais été inquiété. D’autres leaders politiques sont également là.

C’est pareil pour les syndicats. Ils sont tous des Guinéens. Ils ont tous les droits de rester chez eux. Je précise et j’insiste beaucoup, un syndicaliste ne fait pas la politique, à moins que ça soit la politique des travailleurs. Il est claire que nous ne pouvons jamais, en aucun cas, accepter que la vie d’un citoyen, même s’il n’est pas de même avis que nous, soit menacée.

La Guinée appartient à tous les Guinéens. Il y a la libre expression. Chacun est libre de s’exprimer sur la vie politique de la nation. Nous avons opté pour la démocratie. Respecter cette démocratie, c’est respecter la libre expression et les opinions des uns et des autres. Cela contribue au développement de la nation et va en droite ligne avec la politique prônée par le CNDD : tirer la Guinée de l’ornière. Un démocrate doit accepter les critiques. C’est l’essence même de la démocratie.

Le CNDD a été accueilli comme un sauveur pendant les premiers mois de son avènement au pouvoir. Comment expliquez vous les problèmes que vous rencontrez aujourd'hui après un an à la tête du pays?

La vie est ainsi faite ! Il n’y a pas d’œuvres parfaites. Il ne faut pas nier les acquis du CNDD. En si peu de temps, le CNDD a posé beaucoup de jalons. Ne retenir que le côté négatif du CNDD, c’est faire un mauvais jugement. Quand les bonnes actions sont supérieures aux mauvaises, on doit arrondir et considérer que c’est bien. Le CNDD n’a jamais, depuis son avènement au pouvoir, arrêté un journaliste, un leader politique ou un syndicaliste.

Nous nous sommes attelés à des choses qu’on croyait impossibles. Nous avons donné de l’eau aux populations de Bambeto et Cosa qui avaient fait plus de 10 ans sans en avoir. Nous avons construit beaucoup de camps militaires : Camayenne, Kindia… Nous avons également financé à fonds propres le bitumage de : 30km de routes à Labé, 30 à Kankan… ainsi que les autres capitales régionales. Nous avons réussi à installer deux groupes thermiques qui seront fonctionnels dans un mois peut être. Ces deux groupes couvriront à suffisance la ville de Conakry en électricité. Cependant, l’ancien régime dit y avoir dépensé en vain plus de 500 millions de dollars.

Nous nous sommes attaqués au narcotrafiquants car la Guinée était devenue la plaque tournante internationale de drogue. On avait déjà dépassé l’étape de transit ! On était devenu fabricant. On a éradiqué les détournements du denier public. Aujourd’hui, par la soif du pouvoir, au lieu de saluer tous ces miracles, les gens cherchent à occulter.

Mais ce n’est pas grave ! Puisque les partis politiques sont faits pour la conquête du pouvoir. C’est tout à fait normal qu’ils nous critiquent. D’ailleurs quoi qu’on face, aussi bien soit-il, ils nous critiqueront. C’est donc de bonnes guerres. Demain, quand un quelconque parti politique sera au pouvoir, ce sera la même chose. C’est perpétuel.

Comment expliquez-vous les évènements du 28 septembre au grand stade de Conakry ?

Si seulement les organisateurs, ces politiciens avaient accepté d’écouter les sages conseils du Président Dadis de reporter la manifestation au lendemain, on aurait pu éviter ces malheureux évènements. Puisque le Président aurait mis la police et l’armée à leur disposition pour encadrer les manifestants.

Nous regrettons très amèrement ces évènements ! Je suis un fervent croyant ! Je suis un musulman pratiquant ! Un musulman authentique. J’aime ma patrie. Tous ceux qui sont morts sont des Guinéens. Et même s’ils ne sont pas Guinéens, ce sont des êtres humains. J’aime l’être humain au delà de tout.

C’est Dieu qui a mis l’âme au dessus de tout. Je prie Dieu que l’âme de toutes les victimes repose en paix. Je souhaite aussi que plus jamais une pareille chose ne se reproduise en Guinée. Pour cela chacun de nous doit œuvrer pour le bien de notre pays. La Guinée a trop souffert ! La Guinée a trop saigné ! Il faut que cela cesse. Puisque des commissions d’enquête ont été faites, la vérité sera établie. Moi je suis contre l’injustice et l’impunité.

Justement, la commission internationale d’enquête sur les évènements du 28 septembre a récemment rendu ses travaux, accusant certains de vos compagnons de crimes contre l’humanité. Comment avez-vous accueilli cela ?

Cette commission a travaillé. Mais elle a travaillé de façon partiale. Aussi, le plus important c’est la preuve ! Il ne suffit pas d’accuser. Ils accusent ! Mais est-ce qu’ils ont de preuves. En matière de justice, il faut de preuves. Il ne s’agit pas de dire, sans preuves concrètes, que tel a telle responsabilité dans les évènements du 28 septembre. Avant d’accuser quelqu’un il faudrait d’abord avoir des preuves. Et surtout en matière pénale la responsabilité est individuelle.

Les forces vives et certaines ONG notamment l’ONU accusent le CNDD d’avoir pris des corps aux morgues des hôpitaux (Donka et Ignace Deen) pour les enterrer dans des fosses communes. Que s’est-il passé ?

Ce n’est pas vrai aussi ! Il y a eu 58 morts. Et nous avons rendu les 58 corps aux propriétaires. D’ailleurs on ne peut pas cacher quelque chose dans ce pays. Encore on n’a aucun intérêt à cacher des corps. Ils ont tout simplement voulu amplifier la situation.

De toutes les façons, même un mort c’est trop. Puisqu’en prenant le pouvoir sans effusion de sang, nous n’avions pas souhaité enregistrer une seule victime sous notre règne. Ce qui s’est passé est très déplorable. Mais c’est le destin. Nous le regrettons très amèrement. Tous ceux qui sont morts sont nos frères et sœurs. En tant qu’être humain, je condamne ces actes.

Comment le CNDD envisage-t-il de s’y prendre pour résister aux sanctions internationales ?

Ces sanctions ne visent pas seulement le CNDD mais le peuple de Guinée tout entier. Donc c’est tous les Guinéens qui doivent trouver des voies et moyens pour une sortie heureuse de crise. Le Président intérimaire Général Sékouba Konaté est déjà sur cette voie.

Comment le CNDD s’est-il retrouvé très tôt opposé à des personnes comme le ministre Français des affaires étrangères Bernard Kouchner que le capitaine Dadis minimise d’ailleurs , le qualifiant de "simple ministre" ?

Un Président est un Président ! Un ministre est un ministre quelque soit son pays ! Le Président Dadis a tout à fait raison ! Bernard Kouchner n’est qu’un ministre Français. Il n’est pas un chef d’Etat. D’ailleurs il n’est même pas un Premier Ministre.

Il n’y a pas de grands pays et de petits pays ! Un pays est toujours égal à un pays quelque soit la différence de leurs superficies. Quelque soit notre pauvreté, notre pays est un Etat souverain comme tous les Etats du monde. Bernard Kouchner n’est pas égal au Président Dadis. Dadis est comme Sarkozy.

Aujourd’hui c’est le Général Konaté qui est là ! Il a les mêmes statues que les Présidents Français et Américain. Si on invite les chefs d’Etats aux nations unies ou ailleurs, ils seront dans les mêmes rangs et auront les mêmes privilèges. Ce n’est pas parce que nous sommes Noirs ou issus d’un pays pauvre qu’un ministre Français puisse se mesurer à notre Président.

Pouvez-vous dire au peuple de Guinée et aux lecteurs ce qui s’est exactement passé entre le Capitaine Dadis Camara et son aide de camp Lieutenant Toumba Diakité, le 3 décembre dernier ?

C’est tout simplement parce que Toumba ne voulait pas obéir aux ordres du Président Dadis qui n’étaient autre que de se présenter à la commission internationale d’enquête et coopérer pour faire la lumière et toute la lumière sur les évènements du 28 septembre. C’était tout.

Mais le lieutenant Toumba a déclaré sur les antennes de RFI que c’était parce que le capitaine Dadis voulait lui attribuer toutes les responsabilités des massacres du 28 septembre….

Jusqu’à preuve de contraire je ne crois pas que c’est réellement Toumba qui a parlé. Ce n'est pas Toumba qui a parlé sur RFI. Je pense que quelqu’un a imité sa voix. La preuve est que celui qui parlait n’était pas caché. On entendait les enfants chahuter autour.

De toutes les façons, au lendemain des évènements du 28 septembre Toumba a dit à la presse que nulle part le Président Dadis n’a été associé à cette répression. Ces interviews existent encore dans les journaux de la presse écrite. Dans ces interviews il nous a lavé tous.

Après le discours du Président intérimaire Général Sékouba Konaté (le 6 janvier,Ndlr), peut on penser que le CNDD veut se retirer de la gestion du pays et rendre le pouvoir aux civils ?

Je respecte beaucoup le Général Sékouba. C’est un grand homme, par sa vision. Il a promis de mettre l’intérêt du peuple au dessus de tout. Croyez-moi nous organiserons des élections libres, crédibles et transparentes conformément à la déclaration que le Président intérimaire a faite. Je demande au peuple de Guinée d’accompagner le Général Konaté et le CNDD.

Avant le retour du Général Konaté à Conakry, le chef de la diplomatie Française Bernard Kouchner a tenté d’amener la communauté internationale à empêcher le Capitaine Dadis Camara de rentrer en Guinée. Est-ce que cela a inquiété le CNDD ?

Mon Dieu ! Comment est-ce qu’une pareille chose puisse nous inquiéter ? Est-ce que la France représente le monde entier ? Ou alors qu’est-ce que Kouchner représente ? Cela ne peut pas nous inquiéter. Pas du tout. Kouchner ne peut pas empêcher un citoyen Guinéen de rentrer chez lui ; encore moins le Président de la République. L’influence de Bernard Kouchner se limite en France.

Donc en aucun cas on peut empêcher un citoyen de rentrer chez lui. Il est même impensable qu’on puisse empêcher un chef d’Etat, qui est allé pour des soins, de rentrer dans son propre pays.

Jusqu’où le CNDD est-il prêt à aller pour défendre son chef ?

Il faut plutôt demandé jusqu’où la Guinée ira pour défendre son Président ! Le problème de Dadis n’est pas seulement un problème du CNDD. Les Guinéens en particulier, les Noirs en général, ne doivent pas s’affaiblir devant les Occidentaux. Nous devons être fiers de ce que nous sommes. Nous avons déjà arraché notre indépendance. Quand le premier magistrat d’un pays est attaqué de la sorte, nous devons mettre les clivages de côté pour défendre l’honneur et la patrie. Surtout ne nous sentons jamais inférieur aux Occidentaux.

On accuse le CNDD d’avoir infiltré dans l’armée Guinéenne de nombreuses milices notamment des ex-rebelles du RUF et l’ULIMO. Qu’en dites vous ?

Le jour où je verrai en Guinée un ex-rebelle du RUF je le traquerai, le mettrai en état d’arrestation et le traduirai en justice. C’est valable pour ceux de L’ULIMO. L’armée Guinéenne n’a jamais eu besoin de milices. L’armée Guinéenne a démontré sa bravoure un peu partout dans le monde. Il y a actuellement une indiscipline au sein de notre armée mais croyez-moi, nous allons surmonté cela et continuer de défendre la patrie.

Certains observateurs pensent que chaque membre du CNDD dispose actuellement, d’une puissante armée ou "clan" derrière lui. Y a-t-il pas de risque de tensions entre les membres du CNDD ?

Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas du tout vrai ! Tout cela c’est pour essayer de nous opposer les uns contre les autres. Ce sont plutôt eux qui essaient de former des clans au sein de notre armée avec leurs imaginations. Il n’y a pas de doute, toute l’armée Guinéenne est soudée derrière Dadis Camara et Sékouba Konaté.

Depuis 2006, chaque fois que le peuple manifeste contre le régime en place on enregistre de nombreuses victimes. Après les événements du 28 septembre, avez-vous pris des mesures pour éviter d’autres carnages lors d’éventuelles manifestations en Guinée ?

C’est plutôt tous les Guinéens qui doivent trouver des solutions pour sauver notre pays. Il est bon de revendiquer ; mais il est aussi important de respecter les autorités. Le peuple doit apprendre à revendiquer sans casse sans violence... C’est pour éviter de donner aux militaires et aux policiers la gâchette facile. Les militaires et policiers aussi doivent savoir qu’ils portent les tenues et les armes pour défendre les Guinéens et non pour les combattre.

Depuis plusieurs mois, les conditions de vie des Guinéens se dégradent chaque jour davantage. La monnaie locale continue de perdre sa valeur entraînant le pays dans une crise sans précédent. Quelles sont les mesures prises par le CNDD pour faire face aux syndicats qui demandent notamment une augmentation de salaires ?

Les syndicalistes abusent souvent. Il fallait d’abord analyser le contexte. Les syndicalistes ne doivent pas agir comme un bébé qui ne connaît pas la limite des moyens de son papa et qui réclame toujours le beau ou le bon à celui-ci. La chute de notre monnaie est due à la faiblesse de notre production. Nous n’exportons quasiment rien. Nous sommes toujours à la quête de devises.

Les syndicalistes accusent le ministre Idrissa Chérif notamment « de n’être pas Guinéen », de « n’avoir pas de respect pour le peuple de Guinée et surtout d’avoir minimisé les massacres du 28 septembre ». Comment le CNDD a-t-il accueilli cela, qui fait d’ailleurs partie de la récente plate forme revendicative du Mouvement social?

Idrissa Chérif est 100% Guinéen. Il est de Siguiri. Son père est Guinéen, sa mère est Guinéenne. Seulement il a longtemps vécu en Côte d’Ivoire. Idrissa Chérif n’a jamais minimisé les massacres du 28 septembre. Il a souligné les milliers de morts en Côte d’Ivoire pour rappeler à la communauté internationale que ce qui s’est passé en Guinée n’est pas une première en Afrique.

Avant de terminer, Monsieur le ministre, Il y a des informations selon lesquelles vous avez épousé une sœur du Capitaine Dadis Camara. Votre réaction ?

J’ai deux femmes ! L’une malinké, l’autre guerzé ! Aucune d’elles n’est parente à Dadis. Le nom de famille de ma femme (guerzé) est Lamah. Elle est de Guécké, Dadis, lui est de Koulé. Nous nous sommes mariés il y a 18 ans.

Le mot de la fin M. le ministre …

C’est un message de fraternité et de sincérité. Un message de consolation et de réconciliation. Je demande au peuple de Guinée de mettre l’intérêt de la nation au dessus de tout. Nous sommes des frères et sœurs. Nous n’avons aucun intérêt à nous déchirer. Pour une fois mettons nos ambitions personnelles de côté. La Guinée et les Guinéens ont trop souffert. A présent faisons confiance à l’autorité et accompagnons le Général Sékouba et CNDD à mettre en œuvre leurs promesses.

Propos recueillis par Abdourahamane Bakayoko
Pour Africaguinee.com

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08 janvier 2010

Brèves d'actualités

Le Gl Sékouba Konaté au SENEGAL

A peine rentrée du Maroc où il a rencontré le chef de l'état hospitalisé, et pour des raisons de soin personnel, le général Konaté a prit un vol spécial pour Dakar où il est attendu pour des soins très très important. Selon mes informations, la santé du général reste très préoccupante contrairement aux apparences. Voilà une autre donne qui viendra compliquée un peu plus la situation de la guinée. Une fois de plus, les jours, semaines ou mois à venir seront encore plus déterminant pour la Nation.

Sylvie K

" Le Général Sékouba Konaté ne trahira jamais le Capitaine Moussa Dadis CAMARA " dixit le secrétaire permanent du CNDD le colonel Moussa KEITA

Le ministre secrétaire permanent de la junte, Colonel Moussa Keita a déclaré récemment que le Général Sékouba Konaté restera fidèle au chef de la junte, Capitaine Moussa Dadis Camara, actuellement hospitalisé au Maroc.Le ministre secrétaire permanent du CNDD a rappelé le rôle actif du nouvel homme fort du pays, lors de la prise du pouvoir par la junte, le 23 décembre 2008, au lendemain de la mort du Général Lansana Conté.

"Le Général Sékouba Konaté a été l'un des éléments moteurs de la prise du pouvoir, pour ne pas dire l'épine dorsale", a rappelé le Colonel Moussa Keita, qui a conduit récemment la délégation de la junte aux négociations de Ouagadougou.

Mercredi soir, dans un discours radio télévisé, le Général Sékouba Konaté a promis d'organiser rapidement des élections, assurant "qu'il ne croit pas au destin individuel" pour la gestion du pouvoir.Le nouveau patron de la junte a annoncé la nomination d'un nouveau premier ministre issu de l'opposition.

A Conakry, les tractations continuent au sein de l'opposition et du Mouvement social( syndicats, patronat et société civile) pour choisir le futur chef du gouvernement guinéen.

Source : GuineeNouvelle.Info

RETOUR  AU  PAYS  DU  COMMANDANT  TIEGBORO CAMARA

Hospitalisé en même temps que le président de la république le Cpt Moussa Dadis CAMARA à l'hôpital Militaire de Rabat suite à la tentative d'assassinat manquée des forces obscures sur leur personne , le commandant Tiègboro Camara est rentré au pays après un mois soins au royaume chérifien.

Je me réjouis de cette bonne nouvelle pour l'homme et sa famille, mais également pour notre Nation qui a tant besoin des hommes comme lui qui accomplissent leur devoir avec autant d'efficacité,de patriotisme,tant son département de la lutte contre les narcotrafiquants et du grand banditisme est un poste à haut risque.

Je souhaite au ministre bon retour parmi nous pour continuer la lutte contre les travers qui rongent notre société et pervertis sa jeunesse.

J'espère le retour dans un proche avenir pour le capitaine Moussa Dadis Camara l'initiateur de tous les changements amorcés pour notre beau pays.

Sylvie K

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24 novembre 2009

Interview : Colonel Moussa Kéïta

Moussa_K__ta<< Un coup d'état a échoué en Guinée >> dixit : Le colonel Moussa KEÏTA

Ministre secrétaire permanent du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), Moussa Kéita est aussi le chef de la délégation du CNDD aux pourparlers interguinéens à Ouagadougou. Aux lendemains de la remise du document de synthèse du Facilitateur, Blaise Compaoré, aux protagonistes de la crise guinéenne, Fasozine.com,  votre quotidien en ligne a rencontré cet officier réputé être un homme de caractère. Les évènements du 28 septembre, les négociations à Ouagadougou, le mécontentement des Forces vives…étaient au menu de ce débat dans lequel a plongé, sans langue de bois, ce colonel d’armée, proche de Moussa Dadis Camara.
Fasozine.com: Que peut-on retenir de ce deuxième round des négociations interguinéennes?
Moussa Kéita:
Cela fait quarante huit heures que nous sommes là. Dans l’ensemble tout va bien. Nous avons pris contact avec le président du Faso, le facilitateur dans la crise. Il nous a remis un document de synthèse expliquant sa démarche dans la sortie de crise. Nous avons analysé le document. Nous avons des suggestions à faire par rapport au contenu du document. Pour la suite, nous allons retourner à Conakry pour rendre compte au président Moussa Dadis Camara. Le dernier mot lui revient. Cela dit, nous pouvons rassurer le peuple de Guinée que le CNDD et son président sont disposés à œuvrer dans le sens du dialogue et du retour de la paix dans notre pays, car aucune nation ne peut se construire sans la paix. Nous n’avons pas d’autre ambition que celle de conduire à l’espoir et au développement le peuple de Guinée.
Quels sont les points d’accord et de désaccord que vous relevez dans le document que le facilitateur vous a remis?
Je ne vais pas aller vite en besogne. Nous devons d’abord rendre compte à celui qui m’a mandaté. Je préfère me réserver sur ce point. Cela dit, eu égard à la réaction des Forces vives, nous pouvons dire que leur principale revendication, le départ du CNDD et de son président est impossible. Ce ne sont pas les Forces vives qui ont mis le CNDD en place. Nous sommes disposés à ouvrir le gouvernement à toutes les composantes mais pas à satisfaire cette revendication principale des Forces vives. Il se trouve que ceux qui se disent Forces vives aujourd’hui sont des personnes qui ont participé à l’effondrement de la nation guinéenne, qui ont pillé le pays à des moments donnés de son histoire. 90 % de ceux qui se réclament des Forces vives ont eu à gérer l’économie de notre pays, à assumer des hautes responsabilités au sein de la nation guinéenne. Personne d’entre eux n’a accepté de démissionner pour les actes qu’ils ont eu à poser. Ceux qui ont pillé le pays ne peuvent pas demander la démission du président Dadis. Ils sont aujourd’hui responsables, moralement ou pénalement, de l’effondrement de la guinée. Ayant peur des audits que nous avons engagés, ils se sont mués en opposants irréductibles au sein de partis politiques pour avoir une protection. Je peux rassurer le peuple de Guinée que ceux qui ont commis ces actes vont payer conformément à la loi. Plus jamais nous n’accepterons que des gens qui ont les mains sales dirigent la Guinée. Ces vieux ont fait leur temps, il faut qu’ils acceptent de partir maintenant que la classe politique se rajeunit.
Ne craignez-vous pas que de telles positions aggravent la crise?
Des personnes ont véhiculé l'idée qu’il y a une crise en Guinée, et que la liberté d'expression n'est pas une réalité. Allez en Guinée, vous constaterez qu’il y a au moins 92 à 93 partis agréés. Ceux qui se disent Forces vives ne représentent pas les 1/5 des partis agréés. A Conakry, c’est tout au plus trois à quatre quartiers qui créent des problèmes. Tout cela pour des raisons ethniques. Ils se disent que leur heure a sonné. Rassurez-vous, en Guinée, actuellement, c’est la paix, la quiétude, la confiance envers les actions du CNDD et de son président Moussa Dadis Camara.
A vous entendre on aurait dit qu’il n’y a pas eu de 28 septembre?
On n’a pas rendu public la bonne version des faits. Il y a deux documents clés dans la compréhension des faits du 28 septembre dernier. Il s’agit de la correspondance que les dites Forces vives ont adressée au maire de la commune de Dixinne demandant à organiser un mouvement de protestation au stade du 28 septembre. Le maire leur a demandé de reporter cette manifestation, parce que le 28 septembre est une date historique pour la Guinée. C’est en effet ce jour que le vaillant peuple de Guinée avait décidé de se libérer du joug colonial pour dire «non», préférant la pauvreté dans l’indépendance à l’opulence dans l’esclavage. Avant les festivités, le président Dadis avait déclaré cette journée chômée et payée sur toute l’étendue du territoire. Le maire avait répondu aux forces vives que le stade ne relevait pas de ses compétences mais du département de la Jeunesse. Plus loin, il leur a notifié qu’il n’était pas en mesure d’assurer la sécurité d’une telle manifestation. Au-delà de tout, les organisateurs de ladite manifestation se sont entêtés. Dans les années 50, ces leaders sont de ceux-là qui s’étaient opposés à la prise de l’indépendance. Ce sont, pour la plupart, des nostalgiques du passé colonial. Ce sont les amis des anciens colons.
Certains Guinéens soutiennent que la journée du 28 septembre n’est pas habituellement chômée et payée. Pour eux, la mesure déclarant cette journée ainsi visait à saboter la manifestation des Forces vives.
Une date historique comme le 28 septembre ne peut pas ne pas être chômée et payée. Si du temps de Lansana Conté (ancien président de la Guinée, NDLR) ce n’était pas le cas souvent, ce sont les restrictions budgétaires qui ont conduit à cela. Cette date a toujours été chômée et payée en Guinée depuis l’indépendance. Les Forces vives se sont donc entêtées. En allant au stade, les manifestants se sont attaqué à deux commissariats de police qu’ils ont saccagés, brûlés. Ils y ont dérobé des armes de guerre et des munitions. J’ai remis une copie de cette vidéo au président du Faso. Sur cette casette, on peut voir des civils munis d’armes de guerre au Stade. Ce qu’on ne dit pas, c’est que c’est une conspiration, un coup d’Etat qui a échoué. Ceux qui ont organisé cette manifestation ont voulu faire comme à Madagascar. Ils ont tiré sur la population, faisant endosser cette responsabilité à l’armée.
Qu’en est-il des images de soldats qui martyrisaient les civils au stade?
Ce sont des soldats qui sont là pour le maintien de l’ordre. Ce qu’on ne dit pas c’est que le stade était fermé. La Guinée devait rencontrer le Burkina Faso (match retour des éliminatoires couplées Can/Coupe du monde 2010, NDLR) . Nous n’avions pas de gazon synthétique; c’est pourquoi nous voulions entretenir le gazon avant le match. Le président a personnellement appelé l’un des leaders pour lui dire qu’il souhaite qu’il reporte la manifestation d’au moins 24 heures. Il a dit qu’il leur donne un des grands stades de la capitale. En plus du stade, il a promis assurer la sécurité des manifestants. Imaginez un président qui s’adresse ainsi à un citoyen. Finalement le leader a fermé son portable. Nous nous sommes dit, vu les engagements que nous avons pris que nous ne pouvions pas faire autrement. Lorsqu’on demande, on attend qu’on accepte la demande, on ne force pas pour faire ce qu’on veut. Les Forces vives ont souhaité avoir le stade, nous avons refusé. Si elles étaient de bonne foi, qu’est-ce qui les empêchait de reporter la manifestation d’une journée? Ils ont persisté, il y a eu des morts. Des 58 personnes tuées, il n’y en a que 12 qui l’ont été par balles. Les autres sont mortes par asphyxie ou ont été piétinées à mort à la sortie du stade. A défaut de donner la bonne version des faits, on fait croire que l’armée a tiré et qu’il y a eu 158 morts. On soutient même qu’il y a eu des soldats qui ont violé des femmes en plein jour. C’est ridicule! Un soldat a-t-il le temps dans un stade de déposer son arme pour violer une femme?
On a tout de même entendu sur une chaîne de télévision française, l’actuel ministre de la Communication, Cherif Idriss qui répondait à un appel téléphonique, dire en substance que ceux qui ont tué des milliers de personnes en Côte d’Ivoire courent toujours les rues, pourquoi pas en Guinée?
(Le ton monte). Etes-vous sûrs de l’authenticité de cette vidéo? Avez-vous interrogé l’intéressé pour savoir son point de vue? 
Selon les Forces vives, les évènements du 28 septembre 2009 sont intervenus parce que Moussa Dadis Camara a décidé de se présenter à la présidentielle, contrairement à sa position originelle d’organiser des élections libres et transparentes auxquelles il ne participerait pas.
Vous avez la réponse à votre question. Il a dit qu’il va organiser des élections libres et transparentes. Le président Dadis Camara a dit exactement: «Je ne vais pas me présenter à l’élection présidentielle en 2009». Plus loin, il a ajouté: «Puisque les élections ne seront pas transparentes», et cela parce que les conditions n’étaient pas réunies pour des élections libres et transparentes. En 2009, le recensement n’était pas fini, la Loi fondamentale était suspendue. Nous avions dit qu’il fallait revisiter la Loi fondamentale ensuite faire des recensements corrects des électeurs. L’enrôlement aussi n’avait pas avancé. Rien de tout cela n’était fait. La communauté internationale a voulu que les élections se tiennent, vaille que vaille en 2009. Le président a rétorqué qu’il ne serait pas candidat en 2009 puisque les conditions n’étaient pas réunies. A sa prise de pouvoir il a dit, que le CNDD n’est pas venu au pouvoir pour s’éterniser. (Il élève encore le ton). Que signifie s’éterniser ? Cela signifie rester indéfiniment au pouvoir. Il n’a jamais dit qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle. Au jour d’aujourd’hui, le président ne s’est pas prononcé sur sa candidature à l’élection présidentielle.
Vous qui le côtoyez au quotidien, quels conseils allez-vous donner au président Dadis à ce sujet?
Si le président me consultait, je lui demanderais d’être candidat. Je sais qu’il peut conduire la Guinée vers des lendemains meilleurs.
Les Forces vives ont protesté lorsqu’ils ont reçu le document synthèse du Facilitateur. Ils estiment que les propositions font la part belle au CNDD…
Je n’ai pas de commentaires à faire à ce sujet dans la mesure où ce n’est pas le CNDD qui a choisi le Facilitateur.
Etes-vous disposé à poursuivre les négociations malgré les couacs?
Nous sommes disposés à le faire. Ceux qui disent qu’il faut leur présence aux négociations ou rien se trompent. Nous, nous recherchons les voies et moyens pour la sortie de crise en Guinée.

Roger Niouga SAWADOGO

Source : Fasozine

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12 novembre 2009

Les peulhs et les Autres : Le drame Guinéen

Après un séjour de cinq mois en Guinée, à côté de l’Internet et des Médias locaux, je conclus que la presse alimentaire qui vit de la haine ne sait absolument rien des risques d’éclatement que court notre Société.


Ben_daoudaCette presse de la haine incarnée par l’Internet cause plus de dommage à la Nation que la junte militaire qu’elle critique. Elle ne sait rien des problèmes réels du pays.

Le message qu’elle véhicule ne répond pas aux solutions possibles à nos problèmes, étant devenue elle même un véritable problème. Ça ne va pas en Guinée …. Ça ne va pas du tout.

Ce que nous vivons est plus profond, plus complexe qu’un simple problème de junte militaire ou de Dadis … Nous avons cessé d’être une Nation.

La Solution ou les solutions ne se résumeront pas par le départ de la junte militaire uniquement. Et se précipiter vers des élections bâclées pourrait être dramatique et favoriserait le maintien de la junte militaire ou provoquerait un Coup d’Etat sanglant sur fond ethnocentrique. La presse de la haine s’agite dans l’ignorance.

La Guinée s’est installée dans un ethnocentrisme dont la solution échappe aux Partis Politiques et au Gouvernement: Nous avons un problème Peulh.

La gravité du sujet nous oblige d’en parler : Il s’agit de notre pays.

Aujourd’hui force est de constater que la Nation est dramatiquement divisée entre les Peulhs et les autres groupes ethniques.

Pourtant dire que tous les Peulhs sont ethnocentristes serait faux.

Dire que les Peulhs sont les seuls responsables du problème est également faux.

Cela ajoute à la complexité du problème.

Pendant cinq mois j’ai vécu avec des Peulhs de tout âge, toute profession confondue qui sont foncièrement contre l’Ethnocentrisme. Des peulhs qui refusent d’adhérer à toute conception du genre "c’est notre tour". Des Peulhs qui sont fiers d’être peulhs "Guinéens" et non des Peulhs Al poular".

Sont-ils minoritaires ? Difficile à dire. Le problème est que ces frères manquent de moyens d’expression… Ils sont pris en otage par une presse de la haine qui parle en leur nom, sans leur avis.

Mettre tous les Peulhs dans le même sac est une erreur.

Dire qu’il n’y a pas de problème peulh est un mensonge et c’est fuir sa responsabilité.

D’un autre côté, il y a les autres Populations.

Le premier sentiment qui se dégage est que tout le reste du pays s’est mobilisé contre les Peulhs. Ce qui supposerait une certaine communauté de destin de leur part.

Ce qui n’et pas vrai... et très loin de la réalité.

On parle d’alliance entre malinkés, Soussous et Forestiers.

Cette alliance de façade est alimentée par opposition à un éventuel "Pouvoir Peulh".

En réalité, les Malinké n’ont toujours pas pardonnés à Lansana Conté, qu’ils associent au Pouvoir Soussou, d’avoir exterminé toute une génération de cadres malinkés, et d’avoir dépouillé tous leurs commerçants au profit des commerçants Peulhs.

Cette haine reste réelle. A chaque fois qu’ils s’énervent contre le groupe d’en face, ils soupirent amèrement : "Tout ça c’est la faute de Lansana Conté".

Les malinkés auront des difficultés à accepter un autre Pouvoir Soussou.

Tandis que les koniakas préfèrent plutôt une alliance avec leurs cousins Pkèlès, Tomas et Manos plutôt que Malinkés … Cela expliquerait les difficultés actuelles du RPG dans la Région et l’émergence des gens comme Abe Sylla qui a été introduit d’une façon particulière et Lansana Kouyaté qu’ils considèrent comme un des leurs à N’zérékoré.

La nouveauté est que les forestiers se trouvent entraînés dans une bataille qui n’avait jamais été la leur : L’Ethnocentrisme politique.

Le forestier n’avait jamais jusqu’à présent supporté un Parti politique pour son appartenance ethnique. Preuve : les difficultés des hommes politiques de la Région à s’y implanter : Jean Marie et son UPG qui y ont complètement disparu.

Malgré la présence de Goyo Zoumanigui (UFR), son parti n’a pas de poids à Macenta.

Vous vous souvenez d’un autre Parti Politique de la Région ? Rappelez-vous de l’aventure de Mr…

Depuis le 28 Septembre 2009 tout cela a dangereusement changé … très dangereusement d’ailleurs.

Lorsque la presse de la haine a traité toute une population de sauvages et de mangeurs de singes, les extrémistes s’en sont servi pour refaire "l’unité" autour des cadres forestiers contre "les Autres". Les mots qu’ils véhiculent sont très simples : "Ils ne veulent pas nous voir au Pouvoir… Ils pensent qu’ils sont plus intelligents que nous … Ils nous traitent de sauvages impropres à gouverner".

Les mots : "Mangeurs de singes, sauvages, buveurs de bangui etc." sont véhiculés par les Media. Les Médias sont détenus à 90% par les Peulhs: Internet, radios, presse écrite.

Les intervenants sur les radios nationales et RFI en particulier sont 90% peulhs.

Si bien que la Forêt d’une façon générale se croit agressée par les Peulhs et se sont mis dans l’obligation de se défendre contre X.

De là à dire ou à penser qu’il n’y a pas un problème Peulh en Guinée….!

Ceux qui insultent ces populations ignorent pourtant tout de cette Région.

Le plus grave, ils ne savent pas que «Forestier » n’est pas une ethnie et moins encore une religion..

Le "forestier" est avant tout un brassage ethnique qui a fini par créer sa propre culture, mais qui n’a jamais rejeté une autre culture, ni aucun groupe ethnique, jusqu’ici …

Si bien qu’il y a des peulhs, des malinkés et des soussous forestiers etc. qui vivent en harmonie avec tous les autres groupes ethniques autochtones, tout en conservant leur identité culturelle et réligieuse.

Cela tend dangereusement à changer. La Paix entre les Peulhs et les autres groupes ethniques s’effrite de jour en jour et très dangereusement.

Malheureusement tous les plumards de la haine aujourd’hui recensés en Guinée et connus du grand publique sont des Peulhs.

Ils ont créé un problème Peulh différent de celui des années 1970-1980.

A l’époque, on parlait de complot Peulh contre Sékou Touré.

Aujourd’hui on parle de la prise du Pouvoir par les Peulhs par la Force. UN COMPLOT PEULH CONTRE LA NATION.

C’est le sentiment qui prévaut à travers le pays.

Il n’est pas rare d’entendre : "Nous voulons des élections libres, démocratiques et transparentes, mais nous ne voulons pas de peulh Président de la République".

Cela n’est pas un sujet tabou à Conakry. C’est même devenu banal.

Dire qu’il n’y a pas un problème Peulh en Guinée est un mensonge.

Au lieu de se mettre à insulter tout le monde n’importe comment, il serait intéressant de savoir pourquoi les autres groupes ethniques ne veulent pas d’un Président Peulh.( ?).

IL YA UN PROBLEME Peulh très grave en Guinée et c’est à la lumière de cela que les évènements du 28 Septembre sont diversement appréciés à l’intérieur du pays.

Le 28 Septembre 2009 s’est transporté sur le plan ethnique.

Malgré que les femmes violées que nous avions vues à la télévision se réclament de divers groupes ethniques et avec la présence de tous les autres leaders politiques, pour le commun des mortels en Guinée, les Evènements du 28 Septembre 2009 étaient une manifestation des Peulhs…

Le fossé ethnique se creuse plus profondément de jour en jour entre les Peulhs et les autres groupes ethniques.

L’incompréhension est totale et le dialogue qui n’a jamais été initié semble impossible.

La solution est politique certes, mais il n’y a pas une classe politique responsable en Guinée.

Les Peulhs qui luttent contre l’ethnocentrisme n’ont pas de plateaux pour s’exprimer !

L’Alliance Soussou- Malinké -Forestier n’est qu’une façade … Mais l’Union contre un éventuel Pouvoir Peulh est réelle.

L’Unité Nationale est dangereusement menacée.

Nous reviendrons !

Ben Daouda Touré

Aframglobal@aol.com

Source : Guinée24

Posté par Rosescorpion à 14:14 - POLITIQUE - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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