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BLOG DE SYLVIE K.

Actualités Politiques et Splendeurs de Guinée

08 mars 2010

Structure du Cnt

I-Le cabinet de CNT est structuré comme suit :

- Secrétaire général

- Directeur de Cabinet

- Directrice chargée de la Coopération internationale

- Directeur de la Réforme constitutionnelle et du code électoral

- Directeur du Protocole

- Directrice chargée des Affaires politique et sociale

- Directeur chargé des Affaires administrative et financière

- Directeur chargé de la Communication

- Conseiller juridique

- Conseiller chargé des Questions de défense et de sécurité

- Conseiller Economique

- Conseiller chargé de mission

- Conseiller chargé de mission

- Conseiller chargé de mission

II- cadres du cabinet du Conseil National de Transition CNT

1- Secrétaire général, Sékou Koureïssy Condé, professeur

2- Directeur de cabinet, Elhadj Bah Mamadou, Mouvement Social

3- Directrice chargée de la Coopération internationale, Dr Makalé Traoré REFAM

4- Directeur de la Réforme constitutionnelle et du code électoral, Me Amadou Diallo, Avocat

5- Directeur du protocole, Thierno Amadou Dramé

6- Directrice chargée des Affaires politique et sociale, Marie Aribot, REFAM

7- Directeur des Affaires administrative et financière, Diallo Amadou Bory, Inspecteur d’Etat

8- Directeur de la Communication, Elhadj Abdoulaye Diallo confirmé

9- Conseiller juridique, Jean Tamba Kabandouno, magistrat

10- Conseiller chargé des questions de défense et de sécurité, Thierno Moussa Barry, ancien président de la commission conflit

11- Conseiller économique, Mamadouba Camara, Inspecteur des Finances

12- Conseiller chargé de mission, Oumar Kaba, Sociologue

13- Conseiller chargé de mission, Mariama Dalanda Barry, Mouvement Social

14- Conseiller chargé de mission, Bakary Donzo, professeur

Document transmis par Camara Moro Amara

Source : Guineenews

Bonne Fête aux Femmes

BONNE FÊTE AUX FEMMES

A Toutes les Femmes de la terre je vous souhaite une bonne et heureuse fête. Si dans certains endroits de la planéte la lutte pour l'émancipation de la femme a atteint un niveau appréciable, il faut reconnaître que dans les pays en voie de développement, le chemin à parcourir reste long et semé d'embûches. A cet effet, je rends un vibrant hommage à toutes ces femmes embastillées sous le poids de la tradition et qui se battent avec courage et dignité,où, évoquer les termes " émancipation de la femme ", " liberté de la femme ", sont encore considérés tabous, impurs.... Faut-il rappeler que la participation de la femme est indissociable dans l'équilibre social, économique, culturel et politique dans la vie d'une nation. Ne disons-nous pas que la femme est le poumon de la famille ! Partant de là, il est plus que nécessaire que les Etats prennent des mesures fortes pour une meilleure reconnaissance du rôle de la femme au processus de developpement d'un pays. Il est important de mettre en place dans les sociétes en développement des structures d'appui pour facilité son accès à l'éducation, la santé... Il devrait en être de même dans la lutte contre les violences conjugales, les mutilations génitales, les inégalités dans le monde du travail, et toutes autres formes de marginalisation et de discrimination de la femme. Ignorer ces éléments serait ignorer la place ô combien importante que la femme a occupé depuis la création de ce monde. Sans elle pour commencer pas de descendance.... A l'aube du 21éme siècle, il est inconcevable qu'elle soit considérée dans beaucoup de pays comme un simple objet de jouissance. Pour finir, j'encourage toutes les organisations féminines à redoubler d'effort et à renforcer leur solidarité et leur communauté d'action afin que la femme trouve la place qu'elle mérite dans la société.

Sylvie KABA

Blogdesylvie K

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02 mars 2010

Juvénal Habyarimana, l'homme assassiné le 6 Avril 1994

ShimamunguVoici un autre livre qui pourrait aider à mieux comprendre les déssous des assassinats de chefs d'Etat sur le continent noir dès que ces derniers se montrent rétissants aux forces obscures, et qui oeuvrent dans le sens de l'unité nation et des peuples africains.

L’assassinat du président rwandais Juvénal Habyarimana et son homologue burundais Cyprien Ntaryamira a déclenché les massacres à caractère ethnique d’avril-juillet 1994, où plus d’un million de personnes ont trouvé la mort. La découverte de la boîte noire, dix ans après l’attentat, dans un bureau du Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU montre l’implication de l’organisation et surtout des autorités internationales dans l’attentat.

Quel est le parcours de l’homme qui a imposé au Rwanda la paix ethnique entre Hutu et Tutsi jusqu’au 1er octobre 1990, date de l’invasion du Front Patriotique Rwandais et de l’armée nationale ougandaise ? Ses relations personnelles exemptes des relents ethnistes sont-elles à l’origine de la faille qui a précipité le Rwanda dans l’abîme ? Quelles sont les raisons profondes qui ont conduit les autorités des puissances internationales et régionales à vouloir se débarrasser de l’homme qui faisait partie, selon les Accords de paix d’Arusha, de la solution pacifique au conflit ? Qui sont les commanditaires et les auteurs de cet attentat qui a embrasé la région des Grands-Lacs africains ? Pourquoi le Tribunal International pour le Rwanda, les autorités internationales habilitées à engager des poursuites contre les auteurs de cet attentat ont-elles bloqué toutes les enquêtes susceptibles de montrer la vérité ?

Les témoignages des membres de la famille et des plus proches collaborateurs du président Habyarimana permettent d’entrevoir comment le temps s’est égrené inexorablement vers l’innommable.

Eugène Shimamungu : Docteur en Science du langage et Diplômé d'Etudes Approfondies en Science de l'Information et de la communication. Ancien professeur à l'Université Nationale du Rwanda, il partage aujourd'hui son temps entre l'enseignement et la recherche.

Source : Editions Sources du Nil

26 février 2010

Alain Joyandet, Un homme d'affaire au Gouvernement

Ceux qui font la morale aux autres, devront d'abord balayer devant leur porte, Blogdesylvie K

Peut-on appeler à la défense de l'intérêt général et défendre sa petite entreprise ? Cas d'école : celui du secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, Alain JOYANDET, qui possède une société de distribution de bateaux équipés de bois précieux africains.

Lorsqu'il est monté dans l'avion direction Libreville avec Nicolas SARKOZY, Alain JOYANDET a endossé pour 48 heures ses habits de représentant de la République. Quand, ce week-end, il sera de retour en Franche-Comté, où il dirige la liste UMP pour les régionales, il pourra se transformer en VRP de l'esprit d'entreprise.

Et pour cause : malgré l'obligation faite aux membres du gouvernement d'interrompre "toute activité professionnelle" (article 23 de la Constitution), Alain JOYANDET reste l'actionnaire majoritaire d'une kyrielle de sociétés, sans y avoir de responsabilités opérationnelles :

- Il possède 99% de Mediatour, SARL jouant le rôle de holding, les autres actionnaires étant sa femme et ses trois enfants, la société est gérée par Martine JOYANDET;

- Mediatour possède 80% de Bateaux Moteur Bavaria France, SARL gérée par Elodie SASSARD, spécialisée dans "l'achat, la vente, l'importation, l'exportation et la location de bateaux à moteur" ;

- Mediatour possède 80% d'Europe Yachts, SARL gérée aussi par Elodie SASSARD, spécialisée dans "la vente, l'achat, la location de tous navires de plaisance et de tous accessoires, accastillage, agrès, apparaux"

- Mediatour possède 80% de Yachting Selection, SARL gérée par Elodie SASSARD, dont l'objet est "l'achat, la vente, la location de bateaux, les opérations de courtage maritime, d'assurances et de services divers attachés aux bateaux".

Précisions : Martine JOYANDET est l'épouse du secrétaire d'Etat, Elodie SASSARD est leur fille.

JOYANDET est distributeur du deuxième fabricant allemand de bateaux de plaisance

"Depuis le 19 mars 2008, précise Alain JOYANDET par le biais de sa conseillère presse, j'ai abandonné toute activité professionnelle".

En fait, c'est le 31 mars 2008, au cours d'une assemblée générale, que le nouveau secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie abandonne à sa femme la gérance de la société.

Mediatour, société au capital d'1,850 million d'euros, peut donc continuer à superviser l'activité des sociétés du groupe. L'ensemble a notamment pour activité la distribution des bateaux Bavaria. Bavaria ? Un constructeur allemand de voiliers et bateaux à moteurs.

Même si elle a été revendue en octobre 2009 par le fonds Bain Capital pour 300 millions d'euros (contre un rachat de 1,3 milliard en 2007), la société Bavaria écoule environ 3 500 unités par an. Ce qui en fait le deuxième fabricant européen de bateaux de plaisance, juste derrière le français Bénéteau.

Sur les 26 modèles de bateaux, tous ont des bois précieux

Pour relancer son offre sur les voiliers haut-de-gamme, Bavaria a récemment créé le 55, un modèle luxe dessiné par le grand architecte naval néo-zélandais Bruce Farr et les designers de BMW. Le tout pour la coquette somme de 309 764 euros, "livré en France". A ce prix, voici ce que les marins ont :

"Wenge pour le plancher, chêne pour les meubles, formes rectilignes, le carré du 55 ouvre une nouvelle ère".

A priori, rien d'exceptionnel dans cette la légende photo de Voile magazine (p. 39, numéro de juillet 2009). Sauf que le "wenge" est une espèce de bois africain exotique très prisée des esthètes mais aussi de plus en plus rare.

En feuilletant le catalogue de Bavaria, Arnaud Labrousse, expert de l'exploitation des bois tropicaux, a relevé plusieurs mentions :

Iroko : Plateforme de bain avec Iroko / Bancs et fond de cockpit Iroko

Acajou : Intérieur acajou bois massif et plaqué fine line / Plateforme de bain en teck /Table cockpit en Iroko

Les 26 modèles neufs proposés à la vente sur le site de Yachting Selection comportent des essences de bois précieux en version standard. Sur 10 modèles, il est question d'un "intérieur acajou bois massif et plaqué". Teck, iroko, acajou et wenge… autant d'espèces de bois exotiques qui font l'objet d'une attention soutenue de la part des ONG environnementales. "Espèces en danger" ou "quasi menacées"

Très à la mode depuis quelques années, ces bois exotiques sont couramment utilisés dans la charpenterie de marine. A la fois par souci esthétique, mais surtout parce qu'ils sont très résistants et imputrescibles comme le teck.

Problème : certains de ces bois utilisés par Bavaria sont aujourd'hui classés parmi les espèces en danger. C'est le cas de milletia laurentii, le wengue exploité au Cameroun et en République démocratique du Congo.

La Prota, une fondation qui répertorie les ressources végétales de l'Afrique tropicale, indique :

"Millettia laurentii est inclus comme espèce en danger dans la liste rouge de l'UICN, en raison de la dégradation de son milieu et de sa surexploitation. Au Cameroun, un permis spécial est exigé pour l'exploitation de millettia laurentii".

L'évaluation de la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature est l'une des plus anciennes (1963) et des plus sérieuses qui soit.

Dans une longue lettre adressée à Alain JOYANDET, Arnaud LABROUSSE cite l'exemple de l'iroko :

"L'iroko (milicia excelsa) est une des essences phares des sociétés forestières multinationales actives en Afrique. Il s'agit d'une essence quasi menacée selon l'Union mondiale pour la nature"

LABROUSSE n'a reçu aucune réponse du cabinet du secrétaire d'Etat à la Coopération. Aux questions de Rue89, Alain JOYANDET s'est contenté d'un :

"Je n'ai rien à me reprocher et je n'ai aucun doute sur le fait que Bavaria respecte les directives européennes en matière de quotas. Appelez-les"

Bavaria n'a pas répondu à notre demande d'explication sur la politique de gestion de ces bois précieux. A priori, rien d'illégal, mais la traçabilité de ce type d'essence reste encore assez floue.

JOYANDET favorable à une exploitation dans des "conditions durables"

Tout cela pourrait rester une querelle d'experts si le gouvernement n'avait pas fait de sa politique africaine un modèle de "rupture". En s'arrêtant au Gabon, avant son étape rwandaise, Nicolas SARKOZY avait bien l'intention d'aborder le sujet.

Officiellement, il est toujours question de protéger la filière et ses essences rares. En réalité, le bras de fer qui oppose Libreville aux forestiers est cette interdiction d'exportation des grumes en 2010, annoncée en novembre dernier par les Gabonais.

Ali BONGO a ainsi voulu taper du poing sur la table, obligeant les forestiers à transformer l'essentiel de leur production sur place. Impossible, répondent ces derniers, arguant du manque de main-d'œuvre qualifiée.

Dans ce dossier, Alain JOYANDET est à la manœuvre, à coups de discours volontariste lorsqu'il parle aux agents de l'Agence française de développement :

"Exploiter la forêt dans des conditions durables comme dans le cadre de l'initiative du bassin du Congo, c'est se donner le moyen d'accéder aux marchés les plus exigeants et les plus rémunérateurs".

Ajoutant même :

"Je suis convaincu que les entreprises françaises sont bien placées dans la concurrence mondiale au regard de tous les critères qui précèdent"

Est-ce le représentant de la République ou l'homme d'affaires qui s'exprimait dans ce colloque intitulé "Entreprendre pour le développement" ?

Source : Rue89

17 février 2010

Mr Jacques KOUROUMA : historien guinéen, un homme &pris de paix et de justice

jacques_kouroumaJe suis allée à la rencontre de mon compatriote Jacques Kourouma, historien, sémiologue... pour recueillir son avis sur les faits marquants de ces derniers mois sur Guinée. Monsieur Kourouma n'est plus a présenté aux guinéens tant l' homme  n'a jamais eut la plume tendre pour les dictateurs, les délinquants à col blancs,les ethnostratèges...tous ces travers qui ont contribués à la déliquescence de la Nation Guinée.

Contrairement à ses détracteurs, je suis agréablement surprise par un homme épris de paix et de justice. Son esprit combatif pour une guinée meilleure, est un exemple à suivre par la nouvelle génération qui est l'avenir de ce pays que nous aimons tous.

-Bonjour Mr Kourouma

J.K : Bonjour Madame Kaba et merci de m’offrir cette opportunité.

- Présentez-vous à mes lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

J.K : Madame, j’ai toujours dit qu’il est souvent difficile de parler de soi, mais je vais essayer l’exercice. Jacques KOUROUMA né à Lola, marié et père de quatre enfants. Je vis en France depuis une vingtaine d’années où je travaille comme Consultant en ingénierie sociale. Auparavant, j’aurais dû vous dire que je suis historien, sémiologue, anthropologue, littéraire et éducateur spécialisé. Cependant, j’ai coutume de dire que le diplôme n’est nullement une balance qui pèse les Hommes pour en définir leur valeur. Il y a plus : l’utilité sociale.- La commission nationale d'enquête sur les massacres du 28 septembre 2009 vient de rendre publique son rapport, quelles appréciations faites-vous du dit rapport ?

J.K : N’étant pas juriste, je ne peux apprécier le rapport des enquêteurs de l’ONU à sa juste valeur. Cependant, le bon sens et l’expérience du traitement de faits sociaux me fournissent une certaine latitude à me prononcer sur un travail qui me pose d’énorme interrogation comme je l’ai déjà soulignée. J’ai l’impression que l’enquête était motivée par un seul objectif : condamné le Président Dadis afin de freiner la rupture engagée par le CNDD. Je crois que la notion de crime contre l’humanité induit la volonté délibérer de vouloir l’extermination d’un groupe social défini. Ce qui implique, en plus d’autres critères, la planification d’une stratégie à cette fin. Pouvons-nous dire que le CNDD s’est évertué à éliminer physiquement un groupe social en Guinée ? Lequel ?

A la lumière de la campagne qui s’est déclenchée tout de suite après le 28 septembre 2009, il n’est pas exagéré de dire que la personne du Président Dadis constitue un grand obstacle à ceux qui veulent faire main basse sur la Guinée. Aujourd’hui, l’on peut dire qu’ils y ont réussi. Mais l’histoire n’a pas fini d’écrire ses pages sur ce pays.

-Toumba Diakité déclarait sur RFI il n'y a pas longtemps, avoir " obéît " aux "ordres" de sa hiérarchie dans ces massacres ?

J.K : Toumba Diakité aurait fait cette déclaration devant les enquêteurs au moment où il fallait, j’aurais accordé du crédit à ce propos.

- Le président par intérim le Général Sékouba Konaté vient de nommer successivement un PM et une présidente à la tête du CNT, comment voyez-vous la réussite ou non de cette transition ?

J.K : La réussite de la transition est fonction de ce que les Guinéens voudront qu’elle soit. Il aurait fallu que la République ne soit gérée en cette période cruciale par des amateurs. Hélas !

Je viens d'apprendre à l'instant même que le nouveau gouvernement de transition tant attendu vient d'être constitué.

- Que dites-vous du nouveau gouvernement ?

J.K : J’ai envie de dire : toute cette longue attente pour ce résultat ? La Guinée vient de reculer d’un pas par rapport à son évolution depuis, le 23 décembre 2008. Nous sommes dans une période de crise qui date du 3 décembre 2009. Le gouvernement de transition et d’union nationale aurait pu être celui des connaisseurs dossiers brûlants tels que ceux du pays, des Hommes pétris d’expériences profondes de la gestion, simplement des compétences avérées par le parcours professionnel. Le profil de gouvernement devait être à la mesure et hauteur de l’immense tâche de recomposition et reconstruction d’un pays aussi profondément malade que sa classe politique. Hélas ! Nous voilà avec des amateurs (à l’exception de quelques uns parmi eux) au lieu de professionnels de la gestion publique, je le répète. Certains même n’ont jamais travaillé. Comment vont-ils concevoir, analyser et traiter des dossiers qui ne doivent souffrir d’une seule minute de retard parce que la transition est de moins de six mois maintenant ? La maladie guinéenne se poursuit encore allègrement. Nous sortirons de la transition comme si nous ne l’avions vécue. C’est dommage. Je ne suis ni déchu, ni satisfait parce que j’aurais eu un autre sentiment si nous avions été servi par un gouvernement de Guinéens rompus à l'exercice du pouvoir. Alors attendons les résultats que nous récolterons.   

- Pensez-vous à un éventuel retour du Capitaine Dadis aux affaires ou à une éventuelle candidature aux prochaines échéances électorales ?

J.K : Mon souhait serait que le Président Dadis revienne, mais l’histoire ne s’écrivant avec des souhaits, laissons lui le temps d’accomplir son œuvre.

- Quel message pouvez-vous adresser à aux compatriotes en cette période de crise que traverse notre pays ?

J.K : Guinéens et Guinéennes, notre pays traverse des moments difficiles. Chacun doit jouer sa partition afin de mettre en place le mécanisme nécessaire à une sortie de crise heureuse et à l’instauration de la démocratie guinéenne. Je dis que la Guinée peut et doit s’en sortir. Pour cela, il faut de la volonté politique et la culture de la paix sociale.

- Je vous remercie monsieur Kourouma.

J.K : C’est moi qui vous remercie

Sylvie K  pour Blogdesylvie K

14 février 2010

Les Ratés de La Transition Guinéenne !

Konaté, le tombeur de Dadis, ‘’l’homme de la France’’, désavoué par ses premiers actes publics.

A la faveur des accords de Ouagadougou dont Dieu seul connaît les tenants et les aboutissants, un certain général de brigade, homme de troupe, ministre de la défense, second vice président du CNDD, coordonnateur des audits…des anciens dignitaires du régime défunt, s’est emparé du pouvoir. En écartant le percutant capitaine Dadis Camara au sommet de l’Etat par des subterfuges et les sales manœuvres à la libanaise, le general Konaté pensait avoir gagné sur l’homme du 23 décembre 2008. Mais c’est mal connaître ou mal maîtriser la chose politique.

Du coup il jeta la balle dans le camp de l’opposition, croyant fermement que celle-ci est traversée à longueur de journée par des courants réformateurs et divisionnistes, Konaté pensait jubiler et profiter de leur mésentente pour se faire une place au soleil. C’est encore mal connaître les politiques guinéens. L’opposition se voyant honorée par cet appel de Konaté, a vite choisi en son sein un des prophètes de la classe politique en la personne de Jean Marie Doré, opposant centriste pour assumer l’éminent poste de premier ministre , chef du gouvernement.

Si dans l’ensemble, la nomination de Jean Marie Doré, leader de l’U.P.G, a été bien appréciée. Force est de reconnaître que ce dernier, bien que pétri de talents, peine à former ce fameux gouvernement d’union nationale. Serait-il pris en otage par une classe militaro civile afin de zapper la transition ? Près de deux semaines se sont déjà écoulées et le résultat est toujours attendu. Voici le premier signe de dysfonctionnement et dire qu’un mois a aussi été consommé dans le chronogramme de la transition, cela est une autre paire de manche.

En plus le décret de restructuration du gouvernement suivi de l’ordonnance portant création du CNT (Conseil national de la transition), lequel décret aurait été falsifié…, est un second signe fort que Konaté gère mal son temps. Le clou a été donné par la nomination par décret de Hadja Rabiatou Serah Diallo au poste de présidente du CNT : Troisième signe de mauvaise gestion des ressources humaines du pays. Et pour ne rien faciliter au général Konaté, le bloc des patriotes de Guinée (il regroupe une bonne dizaine de partis politiques…) a condamné cette nomination atypique de Rabiatou et demande au président par intérim de revenir sur ce décret. Car, selon eux, la syndicaliste Rabiatou n’est pas qualifiée pour être portée au perchoir de l’hémicycle. Mieux, les fameux accords du Faso demandaient que ce poste revienne à un religieux. Or Rabi n’est ni cantatrice, ni un muezzin, encore moins une prêtresse à la soutane blanche. Que s’est-il passé dans les coulisses du pouvoir au camp Alpha Yaya Diallo ?

Mon général, ces actes publics et officiels que vous avez posés aux yeux de vos compatriotes loin de faire votre baptême de feux, ils vous exposent et étalent vos tares à la face de la nation. Comme si cela ne suffisait pas….vos hommes en uniformes font des hold-ups dans les banques de la place. Ce comportement répugnant et exécrable de certains de vos hommes, a failli verrouiller les portes de ces établissements financiers n’eut été l’intervention remarquable du premier ministre, chef du gouvernement, son excellence Jean Marie Doré, JMD, pour les intimes.

Mon général, le ‘’pouvoir use l’homme’’. Disait Monseigneur Robert Sarah, ancien archevêque de Conakry, aujourd’hui en service au Vatican.

Qu’avez-vous fait pour corriger ces nombreuses distorsions ? S’il est vrai que l’erreur est humaine, il est d’autant vrai que sa réparation fait appel à une grande humilité, une introspection. Bref un examen de conscience.

Votre silence coupable sur la tragédie du 28 septembre dont vous étés inéluctablement l’un des ‘’héros’’ aux mains souillées… , malgré votre apparente absence sur les lieux ce jour, et votre passivité dans la recherche et la mise aux arrêts du sieur Toumba Diakité, auteur de l’attentat sur la personne du chef de l’Etat le 3 décembre, font croire à vos compatriotes que vous êtes le ‘’Juda’’ de l’armée guinéenne. Vous avez renié votre ami Dadis trois fois avant que le coq n’ait chanté. Où est passé le serment du soldat ?

Ces actes, selon des observateurs, vous rendent impopulaire et sont un coup dur pour la transition que vous comptez mener dans moins de six mois. Le pourriez-vous, mon général ?

Boubacar Barry Timbo a Conakry

Pour Guineemoderne

08 février 2010

Appel Présent aux Frères Konians et Kpèlè de N'Zérékoré

zaley_KONIAC’est bien avec tristesse, mais surtout avec une très grande honte que nous apprenons dans les médias du monde entier qu'il ya un conflit inter ethniques chez nous entre les frères Kpèlès et Konians.

Nous en sommes frustrés, car nous avions pensé que notre communauté avait tiré les leçons de ce genre de situation que nous avons connue dans le passé et que plus jamais cela ne devait se répéter; car les deux groupes sociaux concernés sont des frères qui ont un passé indissociable, et vivant sur la même terre depuis toujours.
Nous condamnons ces affrontements et demandons incessamment aux sages des deux groupes de ramener les jeunes aux meilleurs sentiments; une telle situation ne peut que porter préjudice à la paix que nous recherchons tant.
Regardons un peu dans l’histoire récente de notre région; avons nous déjà oublié le tort qu’un tel affrontement nous a causé dans un passé récent?

Chers frères, nous ne voulons donner de leçon à personne, mais nous devons tous comprendre que la Guinée forestière est une puissance cosmopolite où vit une multitude de cultures depuis des centenaires. Pour le bien être de tous donc, nous devons être tolérants; nous devons nous respecter et respecter surtout nos cultures, nos coutumes, nos traditions et nos croyances; facteur indispensable pour une paix durable.
Frères musulmans et chrétiens de N’zérékoré, nous devons combattre l’extrémisme de nos rangs et dans nos comportements, et nous accepter dans notre divergence culturelle. Le Konian et le Kpèlè sont comme deux poumons dans un même corps. Nous sommes des frères liés par la terre, souvent par le sang, par le mariage et par l’amitié. Combien d’entre nous ont des cousins, oncles, tantes, grands pères ou grands mères Konians ou vis versa? Dans ces conditions, peut-on réellement faire une différence entre Kpèlè et Konia ? Nous, nous disons non. Et la religion ne devrait en aucun cas être notre point de discorde; car que ça soit à la mosquée soit à l’église, nous implorons le même Seigneur QUE NOUS APPELLONS TOUS ALLAH

Konian et Kpèlè sont des frères qui sont condamnés à vivre ensemble, nous sommes tous forestiers appartenant souvent aux mêmes ancêtres; l’histoire le dit et le démontre. Nous ne devons pas céder aux agissements de nos extrémistes, car il y en a dans les deux camps. Nous devons tous les combattre afin que nous puissions vivre en harmonie dans la grande famille forestière.
Nous devons cesser de donner un caractère religieux ou ethnique à nos petits conflits, car souvent les conflits entre religions ou ethnies causent des situations peu désirables. Nous devons savoir traiter nos différends sans les voir sous l’angle ethnique ou religieux. Nous n’avons aucun intérêt à allumer le feu qui nous consumera tous. Nous devons construire la confiance et la paix entre nous pour vivre en harmonie. Croyez en, que si nous nous respectons mutuellement, le voisinage devient facile, nos relations multiculturelles se renforcent au bénéfice de tous.
Nous lançons donc un appel urgent aux cultes des deux confessions en conflit, aux hommes de Dieu, aux hommes de bonne volonté, à la jeunesse des deux communautés, aux autres coordinations de la région forestière de s’impliquer pour non seulement trouver une solution immédiate au conflit, mais et surtout mettre des garants pour que plus jamais, nous plongeons dans une telle situation.
Chers frères Kpèlès et Konians, nous devons définitivement enterrer la hache de guerre, et se donner la main pour une forêt unie. Notre division pour quel que motif que ce soit, ne fera que nous affaiblir. La forêt est un grand et puissant Peuple; mais notre grandeur et notre force résident dans notre union. Donc réveillons-nous chers frères et surpassons nos petites mesquineries.

Par ailleurs, nous voudrions attirer l’attention de toute la communauté forestière sur le danger de la division et la menace que représente pour notre avenir, la monté des extrémistes. (BBJN). Car c'est bien ces extrémistes que les affamés du pouvoir recrutent pour créer la division au sein de nos communes villageoises afin d'assouvir leurs sales besognes. Les mêmes qui nous ont dressé les uns contre les autres dans le passé, sont toujours aux aguets; ces vautours chercheront par tous les moyens à nous opposer pour mieux nous utiliser comme ils en ont l’habitude. Nous devons désormais faire front commun contre ces gens qui ne pensent à nous que lorsqu'ils ont besoin de nos voix pour se faire élire. Nous sommes un grand peuple et nous devons le leur faire savoir. Nous devons plus que jamais être vigilants et unis, car comme nous le disions plus haut, seule notre union fera de nous une entité forte et respectable. Nous devons éviter de nous faire piéger par ces petits esprits malins qui ne cherchent qu’à nous utiliser pour leur causes. Ils sont en chemin, ces politiciens mal intentionnés qui ne vivent que du malheur du peuple. Renforçons notre unité pour qu’on nous respecte. Refusons d’être la risée des autres, prenons conscience du fait que notre division ne profite qu’à ceux-là qui nous traitent de dociles. Refusons de nous entre-déchirer, construisons notre union.
Kpèlè et Konians, donnons nous la main pour porter très haut le drapeau de notre belle région. Faisons front commun. Nous sommes un et indivisible.

Vieux et Sages de la Guinée forestière, nous, vos enfants, toutes communautés confondues, vivant à l’extérieur, vous prions de mettre en valeur nos capacités socio-culturelles qui ont fait de la forêt la terre de tous. Nous voulons que vous mettiez en valeur les pactes que vous avez scellés avec vos frères venus de toutes parts et auxquels vous avez accordé terres et autres biens pour vivre ensemble. Nous voulons surtout savoir comment nos ancêtres résolvaient-ils les conflits sans s'entre tuer?
Pour terminer, nous prions toutes les bonnes volontés de bien vouloir être nos portes paroles auprès de toute la communauté forestière, pour qu'ensemble nous mettions définitivement fin aux hostilités qui pourraient porter préjudice à notre vie communautaire. Il est grand temps pour nous de s'unir et regarder dans la même direction pour le bonheur de notre région.

Association du Grand konia aux États unis et Canada.

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17 janvier 2010

Discours Intégral du Président Patriote Cpt Moussa Dadis CAMARA

president2009Guinéennes et Guinéens,
Mes chers compatriotes,

Le 03 décembre 2009, il y a exactement quarante et quatre jours, je fus victime d’une tentative d’agression par un de ceux en qui j’avais placé ma confiance. Grâce à la prompte réaction de Chefs d’Etat amis, je fus évacué au Royaume du Maroc où j’ai bénéficié de soins médicaux appropriés, ce qui me permet, aujourd’hui, de m’adresser à vous, bien que convalescent.

C’est l’occasion d’exprimer, par ma voix, mes vifs remerciements au Président Abdoulaye WADE du Sénégal, au Président Blaise COMPAORE du Burkina Faso d’où je vous parle en ces instants, au Guide de la Grande Révolution Libyenne, le Colonel Mouammar El KADHAFI, et à Sa Majesté le Roi Mohamed VI du Maroc.

J’associe à ces remerciements tout le collectif des médecins de l’Hôpital Militaire de Rabat, dont le professionnalisme et l’humanisme, inspirés de la vraie tradition africaine, m’ont redonné la vie et ont fortifié ma foi en l’avenir.

Je ne Vous oublierai pas, Vous, mes Frères et Sœurs de Guinée, d’Afrique et d’ailleurs, qui m’avez constamment porté dans vos prières à l’occasion de cette pénible épreuve. Les échos de ces prières me sont parvenus, m’ont réconforté et m’ont permis de supporter ma convalescence.
Je réalise que je vous ai manqué et que vous me manquez aussi, parce que vous et moi vivons dans une communion d’esprit pour la reconstruction de notre Chère Guinée.

Guinéennes et Guinéens,
Mes Frères et Sœurs bien-aimés,


Mes compagnons d’armes et moi, en prenant en main la direction du pays, le 23 décembre 2008, étions animés de la volonté de démocratiser le pays et de réconcilier tous ses enfants, de lutter contre les maux qui gangrenaient le pays, de rétablir les services sociaux de base, de faire profiter aux Guinéens le bénéfice des ressources naturelles du pays, de sécuriser le pays, de créer de la richesse, de rétablir les grands équilibres économiques du pays, de soigner l’image extérieure du pays, en résumé, de moraliser la vie politique du pays.

Tout ceci était inscrit dans un programme réaliste et réalisable, dont l’une des étapes fondamentales était le retour du pays à une vie constitutionnelle normale, autrement dit, la gestion d’une transition politique que nous avions voulu consensuelle.

Cette transition, qui se poursuit encore, n’a pas enregistré que de douloureux événements, elle a connu des actions positives de développement et de changement de mentalité et a également permis l’éclosion de beaucoup d’initiatives créatrices, malgré un environnement économique et financier international impitoyable.

De mon lit d’hôpital et de mon état de convalescent, je n’ai cessé de penser à ce bilan de nos actions et à la perspective de la correction des erreurs pour une gestion améliorée des affaires de l’Etat.

Guinéennes et Guinéens,

A Rabat, nombreuses sont les personnalités étrangères, mais aussi guinéennes, qui m’ont rendu visite, autant que des amis, pour m’apporter, en vos noms à tous, des messages de sympathieet de compassion. Tous ces gestes me sont allés droit au cœur et m’ont conforté dans ma conviction que la Guinée est une famille et que l’ethnisation des relations humaines et du jeu politique est préjudiciable à la construction d’une démocratie.

L’une des dernières personnalités à me rendre visite fut mon Frère et Compagnond’arme, le Général de Brigade Sékouba KONATE, Ministre de la Défense Nationale et Président par intérim.

Avec lui, nous avons réfléchi sur les voies d’une sortie de crise politique et avons décidé ensemble les mesures qu’il avait annoncées dans son adresse à la Nation le 06 janvier dernier. J’assume et j’appuie ces mesures que moi-même avais initiées, mais qui ne furent pas suivies d’effet.

C’est dans la même volonté politique de sortie de crise que j’ai accepté de signer, en toute conscience et en toute connaissance de cause, la Déclaration de Ouagadougou du 15 janvier 2010 qui pose des jalons solides pour une sortie rapide de crise.

Cette Déclaration est notre déclaration. Elle ne m’a pas été imposée, elle ne nous a pas été imposée. La question de ma non candidature et celle des autres membres du CNDD aux futures élections présidentielles est définitivement réglée et le Ministre de la Défense Nationale a eu de moi la charge d’assumer l’intérim de la Présidence de la République.

Je vous demande, à Vous, Filles et Fils de Guinée, de lui apporter le soutien nécessaire pour la cause de la démocratie que nous appelons de tous nos vœux dans notre pays.

Sur mon état de santé et sur ma présence ici à Ouagadougou, beaucoup de salive et d’encre a coulé, chacun y allant de son commentaire.

Je vous déclare, par ma voix, que ma santé s’est grandement améliorée et que ma vie est hors de danger. Mais, pour consolider cet état, j’ai besoin de repos, donc d’une convalescence suivie que je suis libre de passer où je voudrais.

Dans la Déclaration de Ouagadougou du 15 janvier dernier, j’ai décidé de prendre et de jouir librement d’un temps de convalescence, tout en restant disponible pour contribuer au processus de transition.

Le Président intérimaire et moi-même continuerons la concertation dans l’intérêt d’une transition réussie qui aboutira à l’élection d’un Président démocratiquement choisi par les Guinéens.

Guinéennes, Guinéens,
Chers Filles et Fils de Guinée,
Compagnons d’armes,
Braves Soldats de Guinée,

L’avenir de notre pays nous appartient à tous et nous sommes tous responsables, à des degrés divers, de tout ce qui pourrait arriver à ce pays. Je vous invite, comme toujours, à dépasser les considérations personnelles et ethniques pour regarder ensemble dans la bonne direction qui est celle de la réalisation de l’intérêt général. Je suis conscient que vous avez consenti des sacrifices pour ma modeste personne et que vous continuez à me porter dans votre cœur. Faites en de même pour le Général Sékouba KONATE, Président par intérim, pour le même intérêt national. Nous ne gagnerons rien dans l’adversité, encore moins dans l’affrontement. Notre pays n’a pas besoin de tout cela, notre salut réside dans l’acceptation de la différence, dans la tolérance et dans la réconciliation.

Nous sommes tous des Guinéens à part égale et interpellés par le gigantesque travail de construction du pays. C’est pourquoi, nous avons fait appel à tous les enfants du pays, où qu’ils soient et quelles que furent les raisons de leur départ du pays pour participer à cette œuvre de refondation de notre société.

Depuis que je suis arrivée ici à Ouagadougou, je sais que beaucoup de gens ont pris d’assaut l’aéroport de Conakry et certaines rues de la capitale, réclamant ainsi mon retour au pays. Je vous comprends. Je vous demande de regagner vos domiciles et de vaquer à vos occupations quotidiennes dans le calme, car, des personnes mal intentionnées pourraient profiter de ces regroupements pour commettre des forfaitures et nous en faire ainsi porter la responsabilité.

Mes Chers Compatriotes,

J’ai la conviction que ce message sera compris par chacune et chacun de Vous. Je serai parmi vous bientôt.

En ce début d’année 2010, je voudrais souhaiter à Vous tous, à vos familles respectives et à tout le Peuple de Guinée une bonne et heureuse année. Je joins mes prières aux vôtres pour que l’année 2010 soit une année de Paix véritable, de réconciliation nationale et de progrès pour Tous.

Que Dieu bénisse notre Pays.

Source : Guinée24

25 décembre 2009

Mouvement de Soutien au Cndd

Cndd_fotoDiscours d'Accueil de la Présidente du Mouvement de Soutien aux Actions du CNDD et à son Président, Le Capitaine Moussa Dadis Camara

Je vous souhaite la bienvenue et vous remercie pour votre présence de cet après-midi pour encore parler, ensemble, de notre pays, la Guinée. Surprenant que cela apparaît chez quelques Guinéens, nous sommes membres du Mouvement de Soutien aux Actions du CNDD et du Président Dadis.

Mesdames, Messieurs
Chers compatriotes,
Respectables amis et invités,

Je vous souhaite la bienvenue et vous remercie pour votre présence de cet après-midi pour encore parler, ensemble, de notre pays, la Guinée. Surprenant que cela apparaît chez quelques Guinéens, nous sommes membres du Mouvement de Soutien aux Actions du CNDD et du Président Dadis.

Pourquoi ?

Il y a un demi-siècle que nous sommes bloqués dans notre évolution par certains Guinéens qui ne voient midi qu’à leur porte. Ainsi ont-ils freiné, torpillé toutes les bonnes initiatives dont le but a souvent été de mettre notre pays sur les rails du progrès. Ce faisant, la République a donné naissance à une « race » d’hommes et de femmes qui n’ont jamais eu pour objectif le bonheur de tous. Ils ont volé et vidé la caisse de l’Etat en lui enlevant toute possibilité de construire le pays, d’apporter l’eau, l’électricité, les soins de santé primaires et nécessaires aux populations guinéennes. Ainsi la Guinée est-elle frappée, épisodiquement, par des crimes  économiques et de sang qui ont produit beaucoup de frustration et de haine nourrie par le sentiment ethnique largement exploité aujourd’hui à des fins politiques.

Le 23 décembre 2008, de jeunes patriotes ont accédé au pouvoir en promettant de restaurer l’autorité de l’Etat, d’assainir la gestion publique, d’éradiquer la drogue, la prostitution, la vente des enfants et d’opérer les audits pour que les Guinéens sachent ce qui s’est réellement passé et qui a fait quoi.

Devant cette courageuse prise de position face aux fléaux qui gangrenaient notre patrie, il nous a paru plus qu’important d’apporter notre soutien aux nouvelles autorités surtout que leur déclaration s’est transformée en actes concrets et réels sur le terrain.

Aujourd’hui, l’eau est dans le robinet des familles guinéennes de Conakry tout comme l’électricité ; des casernes sont en construction ainsi que des routes sans oublier l’Université de Conakry, la renaissance de l’aile volante guinéenne : Air Guinée, et très bientôt le grand projet agricole, synonyme de l’autosuffisance alimentaire. Pour autant, ce n’est tout, car il y a la réhabilitation du transport ferroviaire, vecteur du développement économique d’une nation. Mais il y a aussi la main tendue à l’opposition guinéenne, quoi qu’on dise : l’esprit patriotique qui s’est traduit par le souci constant du dialogue.

Voilà des raisons, entre autres, qui ont motivé la naissance du Mouvement aux Actions du CNDD et du Président Dadis lequel regroupe des Guinéennes et Guinéens de nos quatre régions naturelles.

Chers compatriotes,
Ce Mouvement n’est pas celui seulement de ceux qui l’ont créé, il est ouvert à tous les citoyens guinéens, aux Panafricanistes qui ont compris que l’Afrique ne doit pas rester à la traine de la globalisation. Il est aussi celui de tous les démocrates du monde.

C’est pourquoi pour la première manifestation, son bureau a choisi le thème de la Paix sociale et le développement sans lesquels la stabilité des sociétés est presqu’impossible.

Mesdames, Messieurs, tout en renouvelant mes remerciements, je déclare le débat ouvert.
Vive le CNDD !
Vive le Président, le capitaine Moussa Dadis Camara auquel nous souhaitons un prompt rétablissement pour un retour rapide aux affaires !
Vive la paix en Guinée !
Vive la Guinée unie ! 

Madame Bountou Raby Bangoura

Présidente du Mouvement

22 novembre 2009

Le Cndd ou le mal aimé !!! (?)

fete_2octobre03Nous ne pouvons démordre de l’idée que si un Cellou – Dalein DIALLO, que tous ses compatriotes appellent « M. 40% », pour s’être réservé 40% sur tous les investissements faits en Guinée alors qu’il en était le Premier ministre, ...
François-Lossény Fall, membre de la jeunesse dorée de la première République, est un homme d’une cupidité légendaire,

Le Seigneur, ayant, le 23 décembre dernier, débarrassé la Guinée-Conakry du Général Lansana Conté, de sinistre mémoire, son successeur de fait, le capitaine Moussa - Dadis Camara, en dressant un état rigoureux des lieux, conquit le cœur de tous ses compatriotes: de l’intérieur comme de l’extérieur.
En effet, la Guinée et son peuple, durant les 24 années n’ont pas compté au rang des préoccupations du satrape de Conakry. En tout cas, le bilan exhaustif que fait le jeune capitaine du régime de son prédécesseur se résume en deux mots : faillite totale, sous forme de pillages systématiques et inconsidérés  de notre patrimoine national. Et, Dadis de s’engager, ipso-facto, à ressusciter la Guinée de jadis, celle de 1958-1984. En en faisant de nouveau, au plan africain un des acteurs majeurs de l’émancipation continentale et, au niveau intérieur, une Guinée qui recouvrirait, pour elle-même et sa souveraineté pleine et entière et sa réappropriation de toutes ses ressources, bradées à tous vents. Depuis 1985.
Le 24 déc. 2008, demeure, grâce à l’engagement du capitaine Moussa-Dadis CAMARA, un jour d’adhésion et de possibilités immenses pour tous les patriotes. Ce jour-là, le chef du CNDD démontra sans ambages que, non seulement il connaissait la situation au ras du sol de notre peuple, privé de tout, mieux, il ne fit nullement mystère de ses intentions, de lui restituer tout son dû, tous ses droits dont quelques crapules l’avaient spolié entre 1985-2008. C’est vrai que le gouvernement de Lansana Conté et de ses sbires aura constitué une véritable descente aux enfers pour notre peuple, réduit à subir impuissant, un hold-up de tous ses attributs de citoyens. La domination étrangère qui se fit jour dès 1985 s’exerça alors avec un égoïsme vengeur -s’estimant en effet avoir été frustrée pendant les 26 années que dura la première République avec le père de l’indépendance nationale, feu Sékou Touré, la Franc’-Afrique contrôla tout pour elle-même et bloqua l’aspiration légitime de notre peuple à son développement multiforme. Le capitaine Moussa-Dadis Camara, en promettant de remettre la pendule à l’heure des patriotes guinéens, par l’audit et le châtiment sans faiblesse, comme il se doit, de tous les escrocs et autres narcotrafiquants, en faisant, devant le peuple le serment de réviser tous les contrats léonins que les étrangers nous avaient subrepticement imposés, s’imposa comme le leader que notre peuple, à cette phase de son histoire, attendait effectivement. Se faisant, il incarnait sans nul doute l’espérance de tous ses compatriotes. En même temps qu’il heurtait bien évidemment, de plein fouet, tous ceux - y compris leurs Guinéens, pour lesquels notre patrie devait immuablement restée, depuis la disparition du Président Sékou Touré, symbole du patriotisme intégral - leur arrière-cour, à partir de laquelle ils tireraient, sans contrepartie aucune, pour notre peuple, leur ravitaillement en ressources minières : en diamants, or, en fer, en énergie…
Non, le surgissement, en décembre 2008 sur la scène nationale, de ce diable de Moussa-Dadis Camara, patriote clairvoyant, n’a pas fait que des heureux. Ce qui se comprend aisément  -Par exemple, Le gouvernement de l’insignifiant Hamed -Tidjane Souaré conçu et en pôle position, pour continuer tout de go, la même politique de démission nationale et continuer la gabegie, dut, après quelques faux-fuyants, se soumettre. En reconnaissant haut, qu’il avait été coupable de trahison, par le fait de son géniteur (Lansana Conté). Et, si en sept mois seulement de « son » magistère, il s’était constitué un pactole de 5 millions de dollars (oui, 5 millions de dollars, vous avez bien lu) de fortune personnelle amassée en si peu de temps, « c’était, affirme- t-il, la règle ».
Dix mois après son avènement, le CNDD aura accompli un travail d’intérêt national sans précédent, depuis 24 longues années, pendant lesquelles le sentiment d’être devenu des orphelins dans leur propre patrie avait envahi plus d’un guinéen et durant lesquelles tous avaient désespéré de l’action politique et des hommes politiques. Sans fibres patriotiques.
Toutefois, sans expériences politiques particulières, doté hélas d’un tempérament sanguin voire volcanique, le jeune capitaine, dans sa volonté éperdue de marquer la rupture avec la politique de défection de son devancier, en voulant remettre la Guinée sur ses pieds, ne put éviter hélas des impairs déplorables pour son image personnelle plus encore sinon autant que celle de son pays.
Pour sûr, le capitaine Moussa-Dadis Camara aurait évité bien des bourdes qui ont découragé nombre de ses sympathisants; impairs qui l’exposent aujourd’hui et, avec lui, son régime à la risée internationale. Pour nous, c’est l’absence d’un encadrement de bon aloi qui en est responsable. En clair, les leaders politiques auraient dû oublier leur ambition de l’exercice immédiat du pouvoir d’Etat, pensons-nous, pour faire bénéficier le CNDD, au premier rang son chef, de toute leur sollicitude. Au lieu de ce comportement politiquement responsable, semble- t-il, ils ont au contraire toisé l’homme du 24 déc. 2008, en le traitant comme un imposteur. Par manque de lucidité politique, ils n’ont pas compris que le CNDD, en neutralisant tous les renégats qui s’épanouissaient dans les allées et venues du pouvoir défunt de Lansana Conté et dont bon nombre avait amassé un trésor de guerre substantiel, ils n’ont pas compris que sans le coup de balai énergique, sous forme d’audiences télévisées et de châtiments judiciaires, aucun régime civil n’aurait pu se maintenir face à cette mafia politique et de délinquants financiers. Il aura échappé aux hommes politiques guinéens, tout à leur obsession de l’exercice prochain du pouvoir suprême que l’anéantissement de toutes ces crapules était la condition pour l’avènement, par la voie royale d’un régime civil. Ils auraient dû, selon nous, épauler le CNDD afin que la transition se passe sans trop d’anicroche. Par son manque de discernement, l’opposition politique n’a pas compris que, dans les conditions socio-économiques qui prévalaient avant décembre 2008, et, si elle n’avait pas évolué sous la férule énergique du CNDD, aucun régime civil n’aurait pu se maintenir à plus forte raison, réaliser quoi que ce soit sur le plan de l’intérêt national. Car, les bandits neutralisés non pendus par le CNDD veillent toujours et entendent annihiler toute tentative de changement qualitatif. Autrement dit, en Guinée, aucun régime civil ne peut se maintenir dans les circonstances actuelles que le CNDD a héritées de Conté. Alors que notre pays, délesté de tous ses (ces) prédateurs, le pouvoir civil élu n’aurait plus qu’à appliquer son programme de Renaissance nationale, avec des chances de succès rapide, car il n’aurait plus à s’occuper de qui a fait quoi sous Conté, grâce précisément au coup de balai énergique du jeune capitaine et de ses compagnons, dans ce qui était devenu une porcherie avant le 24 décembre 2008.
La myopie politique de l’opposition guinéenne

En défiant le CNDD, en le considérant de très haut - singulièrement son chef comme quelqu’un de falot – sans aucun égard pour la tâche accomplie en 9 mois, fait que nous vivons aujourd’hui une situation politique bloquée : les politiques ne disposant d’aucun moyen matériel ou militaire pour éjecter le CNDD sans un éventuel concours de l’étranger (?). Ce qui en dira long, quant à l’effectivité de leur indépendance. Les militaires de leur côté, pour accéder à la légitimité, devront respecter leur promesse de céder le pouvoir suite à des élections transparentes. Cela en décembre 2011-délai qui leur laissera suffisamment le temps de débarrasser entièrement le pays de tous « ses » voyous, affameurs de notre peuple pour s’être emparés de tous les deniers de l’Etat, comme leurs biens privés. Bref, la situation politique tendue, faite de soupçons, de défiance, entre politiques et militaires intervenue depuis le drame du 28 sept est largement due à la myopie politique de l’opposition qui, inspirée par ses alliés de l’extérieur, singulièrement la Franc’-Afrique. Drame qu’on pouvait, bien sûr, éviter, du point de vue de tout observateur attentif et bien intentionné. Mais pas aux yeux de nos apprentis sorciers, pouvoiristes obsessionnels qui ne nourrissaient qu’un seul but, en découdre avec le CNDD. Dont ils ont voulu, à leur manière, précipiter le départ, en le poussant à la faute, selon les consignes de la Franc’-Afrique. Et, comme ils doutaient non de leur volonté ou de leur désir, mais de leur capacité à y parvenir, il leur fallait suggestions et espèces trébuchantes et sonnantes, autrement dit, des moyens octroyés par leurs maîtres pour bouter dehors le CNDD, au nom, bien entendu, de la « démocratie ».
Les Nègres de Guinée seraient-ils des Nègres d’honneur, des élus des dieux …( ?)
Aujourd’hui, c’est le sort d’un Sankara, ou d’un Modibo Kéita, d’un N’Krumah ou d’un Lumumba, … autant de victimes de la Franc’-Afrique dont le parcours martyr menace, sinon le CNDD, dans son ensemble, du moins certains de ses membres. En tentant d’étouffer le CNDD, en le provoquant de façon délibérée, en le défiant et en bafouant son autorité, alors qu’elle avait fini par croiser les bras, en attendant la mort naturelle du sinistre Lansana Conté, l’opposition dite politique (en vérité, de médiocres politiques) devait, à partir des ordres de ses maîtres de Paris, provoquer le drame du 28 septembre. Il leur fallait trouver un angle d’attaque, un prétexte par lequel attaquer le CNDD, le salir aux yeux de l’opinion publique internationale. Ce grand coup ferait, à coup sûr réagir, dans le sens préétabli, à savoir un surcroît de haine vis-à-vis du CNDD, de tous les conditionnés pavloviens. On était certain, en haut lieu, en effet, que tous les imbéciles : les moins informés politiquement et les moins rompus à la gymnastique politicienne, se dresseront sur leurs ergots avec un sentiment de détestation et de haro sur le CNDD. Tel était le but recherché de la provocation du 28 septembre. A cet égard, le dialogue de bravade et de défi que voilà est assez édifiant :
Le CNDD, aux leaders politiques : "le 28 sept. est, vous semblez l’oubliez, la date anniversaire de notre accession à la souveraineté nationale- et si vous devez forcement manifester, de grâce allez-y manifester ailleurs, pas sur le stade dont le nom symbolise un jour sacré pour tous les patriotes guinéens"
Les leaders politiques : "Nous devons manifester vaille que vaille sur le stade du 28 sept. Parce que c’est là où nous avons donné rendez- vous à nos militants et il ne nous est pas possible de nous rendre ailleurs sous peine de les démobiliser".
Le CNDD :" Le stade du 28 septembre, lieu sacré, en cette date anniversaire de notre libération, ne saurait être le cadre d’aigreur, d’ambition personnelle. Votre volonté de manifester au stade relève d’un défi à l’autorité de l’Etat".
Les leaders politiques : « Eh alors !!! »
On en connaît la suite : une centaine de morts et de blessés, (150, chiffres avancés par les organisateurs). (1)
Comme on le voit, ce sont encore les enfants des autres qui, comme en 2006 et 2007, ont payé le plus lourd tribut à l’ambition pouvoiriste des politiciens guinéens. Le CNDD, décrié désormais est sur la défensive. Et la Franc’-Afrique, plus « démocrate » que jamais, se gargarise de grands principes et fait feu de tout bois au nom des « droits de l’homme ». Il lui faut absolument et tout de suite mettre hors jeu politique, avec la complicité de canailles guinéennes « le CNDD, dont les mains désormais souillées du sang de jeunes guinéens innocents ne doit plus/ ne peut plus gouverner la Guinée. »
Les Nègres de Guinée seraient-ils des Nègres d’honneur, des élus des dieux …( ?)
A voir le torrent de larmes qui coulent des yeux de la Franc’-Afrique, depuis le 28 septembre sur la mort des « 150 » guinéens, à entendre depuis, tous les discours « émus » que le drame guinéen arrache aux officiels français, on passe de l’interrogation … à l’étonnement…
De tant d’ indignation hypocrite, de tant de larmes de crocodiles que le malheur de jeunes guinéens tombés le 28 septembre au Stade éponyme arrache aux comédiens de Franc’-Afrique, l’on se demande finalement si les Guinéens ne sont pas, devant tant de fausses émotions, des « Nègres supérieurs », Bref, des « Nègres d’honneur ». Il nous faut effectivement le croire et peut être nous en réjouir. Certainement. Tant il est vrai que jamais de mémoire de colonisés et néo-colonisés, jamais au grand jamais !!! Les 20 000 trucidés en 1994 au Congo Brazaville d’ELF par Sassou GUEZO, pour la reconquête du pouvoir d’Etat par ce bellâtre, la mort de ces malheureux nègres n’a pas soulevé la moindre émotion, tout au plus de l’indifférence désinvolte… Quant aux 600 morts togolais, en 1993 par les soins du généralisme Gnassingbé Eyadema, ceux-là aussi sont passés, par perte et profits. Naturel ! Et, toujours en Guinée –Conakry, entre 2006 et 2007, 572 Guinéens qui ressemblaient comme des frères siamois à ceux de septembre 2009 s’en sont allés ad patres sans que leur mort ait ému outre mesure la Franc’-Afrique.... Devant ces deux poids, deux mesures, que conclure ? Sinon que l’existence des Nègres importe peu à la Franc’- Afrique. La vie et la sécurité physique des Nègres que nous sommes indiffèrent si peu à la Franc-’Afrique que partout, depuis 1960, elle a imposé à la tête de chacune de ses néo-colonies, des bouffons en qualité de chiens de garde qui veillent jalousement sur ses intérêts injustifiés et envahissants, au détriment de l’intérêt des Nègres nationaux. Pour sûr, ce qui importe à la Franc’-Afrique, tout uniment, c’est « la qualité » des massacreurs –larbins à son service. Selon que vous vous appelez Gnassingbè, Guezo ou Conté… vous serez absout ; mais que vous vous appelez Moussa - Dadis Camara, le patriote qui dénonce les contrats injustes à l’égard de son pays, vous serez stigmatisé. Autant les honneurs sont réservés aux zélotes de la Franc’-Afrique, autant, Les anathèmes restent le lot des seuls « rebelles » : honneurs et anathèmes sont distribués toujours en fonction du comportement ou de l’équation personnelle des individus, eu égard à la qualité de leur vigilance face aux intérêts de la Franc’ -Afrique. La tragédie du Stade du 28 septembre aurait été accueillie, au mieux par de l’indifférence, au pire et, pour sauver les apparences, par quelques bougonnements entre les dents, à peine audibles, si elle avait été commise par un de ces (ses) clowns qui sévissent à la tête de n’importe quel Etat francophone d’Afrique noire. Mais, voilà, le jeune capitaine Moussa-Dadis Camara, pour avoir refusé de s’abriter sous le parrainage de la Franc’- Afrique, (comme son prédécesseur s’y était soumis), en jouant la carte nationale, celle de la sauvegarde des intérêts primordiaux de son peuple, (c’est son honneur !) est depuis voué, à la vindicte de l’opinion publique internationale, désigné comme un « génocidaire  aux mains sanguinolentes ». Il ne doit trouver grâce nulle part- Il faut qu’il parte du pouvoir. Pouvoir qui était le leur depuis 24 ans : « Il importe de savoir si tel est ou non de l’avis de son peuple. Nous tenons déjà son remplaçant : un « démocrate » qui saura se montrer plus compréhensif, en n’oubliant pas qu’il nous doit son pouvoir ». Même un Bernard Kouchner, « spécialiste du tiers –monde » devant l’Eternel et cosignataire de deals juteux avec des arlequins à la Bongo Odimba, entre autres, que Moussa –Dadis Camara, ait fait appel à lui, pour une mystérieuse « Etude », facturée à des millions de fr.Cfa, il aurait épargné l’homme du 28 décembre guinéen de ses imprécations.
Au fait, toutes ces agitations « humainement et démocratiquement » intéressées ne peuvent tromper que ceux qui le veulent bien. C’est vrai, ces Messieurs de la Franc’-Afrique nous vouent toujours un amour étouffant, exercent un monopole de droit sacré sur nos marchés nationaux, d’où la raison de notre régression d’une année à l’autre. Voilà 49 longues années. En tout cas, seuls de très jeunes guinéens se laisseront prendre à ce jeu de conditionnement intéressé qui débouchent sur notre mort collective - Joindre notre voix à celle de la Franc’-Afrique, et, rejeter le capitaine Moussa –Dadis Camara et ses compagnons, serait accepter, par irresponsabilité politique, notre propre esclavage, la domination étrangère pérenne sur notre patrie. Malgré la tragédie du 28septembre, nous nous y opposons, parce que le CNDD reste, jusqu’en 2011, l’acteur de RENAISSANCE du tissu national guinéen. Et, cela seul nous importe. N’en déplaise à la Franc’-Afrique et à ses Nègres de service, chiens de garde de ses intérêts illégitimes et abusifs dans notre pays et qui bloquent notre avenir. Déjà notre présent. C’est parce que le patriote du 24 décembre 2008 veut désormais préserver notre patrie de toute tutelle et de tout monopole d’allogènes, qu’ils veulent l’abattre. Surtout qu’il réincarne le patriotisme exigeant de cet autre «Sékou Touré, sanguinaire, particulièrement féroce  et qui a dit non au Général De Gaulle …  Oui Moussa - Dadis Camara, s’est disqualifié le 28 septembre, il est devenu un Président inacceptable pour nous ». Comme la Guinée et les Guinéens sont chers au cœur de la Franc’-Afrique ! !!.
Comme on le voit, le "crime de Dadis Camara", ce n’est pas tant la mort de "150" jeunes guinéens (femmes et hommes) que d’avoir relevé le défi de la dignité de son peuple vis-à-vis de la Franc’-Afrique. Son crime impardonnable, c’est de vouloir garder désormais les ressources guinéennes… pour les Guinéens. C’est d’avoir refusé de reconnaître la légitimité des prédateurs de sa patrie au profit des seuls apatrides : contre de maigres sommes d’argent de poche pour des nationaux corrompus qui se sont laissés transformer en vénal de la république.
Diarra Traoré, le premier ministre du premier gouvernement de Lansana Conté, en Avril 1984, pour avoir déclaré à Paris, en Juin 1985, au cours de sa visite officielle que :"La France est une puissance moyenne et étant donné l’immensité des besoins de la Guinée, nous serons obligés de nous tourner vers d’autres partenaires plus puissants" l’imprévisible Diarra Traoré est assassiné le 5 Juillet 1985.
Pour avoir osé remettre en cause l’alliance nauséabonde entre Lansana Conté et les garants de son pouvoir de démission nationale, le capitaine Moussa- Dadis Camara est aujourd’hui menacé d’éviction à la tête de sa patrie afin que celle-ci retombe dans l’escarcelle de la Franc’-Afrique.
Alors qu’ils ont leurs enfants et leurs proches à New-York, à Paris, à Abidjan, à Londres… Les François -Losseny Fall, les Cellou- Dalein Diallo, les Sidiya Touré, tous trois ex-premiers ministres de Conté, n’ont pas hésité, à cause de leur fébrilité éperdue du pouvoir d’Etat, de leur cupidité irrépressible d’envoyer, comme chair à canon, les enfants des autres.
L’agitation ou la ronde du trio satanique : la faiblesse coupable du CNDD
Dans la mouvance de l’opposition guinéenne, il faut bien sûr distinguer deux tendances d’orientation antagonistique :
- La première compte d’un côté le Professeur Alpha Condé, Abe – Iba. Sylla et Lansana Kouyaté. Le premier cité, des trois, a prouvé, depuis déjà de nombreuses années, qu’il bénéficie de filaments nécessaires et qu’il jouit de la capacité intellectuelle et morale à conduire la Guinée au plus haut sommet.
- Quant au second, pour ce que d’authentiques patriotes nous en disent, tout son parcours atteste, qu’il à l’étoffe d’un bâtisseur, un politique capable de tirer la Guinée vers le haut.
- Enfin, s’agissant de Lansana Kouyaté, (1) il se présente, sans doute, comme un homme d’écoute et d’énergie. Pour nous, qui ne l’avons jamais pratiqué, il est sûrement un homme de discernement. Il est en effet, le premier de tous ses pairs, à avoir déclaré, dès janvier 2009 que : «  Il faut laisser le jeune(Dadis) et ses compagnons travailler » et d’ajouter : « Trois ans sont nécessaires pour remettre ce pays sur pieds…et en faire un pays comme les autres » En voilà des propos d’un politique sensé et d’un grand patriote. M. Kouyaté n’ambitionne certainement pas d’accéder en soi au pouvoir : sans pouvoir y réaliser quoique ce soit ; car sans un nettoyage en profondeur - de tous les délinquants financiers - de la bauge qu’était devenue la Guinée – Conakry, le futur élu n’y ferait que piétiner.
- Quant au deuxième groupe, il est composé d’individus peu recommandables qui ont successivement tressé, sous Conté, la chaîne de la suprématie étrangère, particulièrement et douloureusement frustrante, sur notre patrie ; empire que nous avons aujourd’hui encore du mal à juguler. Il s’agit d’un trio
(trois fédérés)(2) composé d’individus, politiquement instables, alliés électoralement en vue de gouverner ensemble demain (si, bien entendu, les « faiseurs de rois nègres » devaient réussir à imposer l’un d’eux à la tête de la Guinée), ils sont prêts à s’allier avec le diable pour faire partir Moussa- Dadis Camara et barrer la route du pouvoir d’Etat à l’exigeant Alpha Condé du RPG qu’ils exécraient de manière passionnée. Ils s’appellent :
- Cellou-Dalein Diallo, leader des forces démocratiques de Guinée (UFDG)
- François- Losseny Fall, leader du front uni pour la démocratie et le changement (FUDEC)
- Sidiya Touré, président de l’Union des forces républicaines (UFR)
Déjà, la Franc’ -Afrique a fait son choix parmi ces trois zigotos, en désignant l’un d’eux comme le futur président, les deux autres devant se contenter de postes ministériels… pour faire la même politique et exécuter les mêmes ordres venus d’ailleurs. Comme entre 1985 et 2008.
En politique, comme dans n’importe quel secteur d’activité sociale : privée ou publique, la bonne intention suffit rarement- L’inexpérience politique et l’absence de conseillers avisés et dotés de la même foi ardente, auront cruellement fait défaut au capitaine Moussa-Dadis Camara. Aujourd’hui, son isolement semble réel. Soutenu encore hier par l’immense majorité du peuple de Guinée, grâce aux premiers actes qu’il a posés et que les Guinéens attendaient depuis belle lurette: faire rendre à la Guinée tout son patrimoine dont les escrocs l’avaient dépossédée ; sa volonté têtue de débarrasser sa patrie de toutes les sangsues qui s’en repaîtraient égoïstement.
Nous ne pouvons démordre de l’idée que si un Cellou – Dalein DIALLO, que tous ses compatriotes appellent « M. 40% », pour s’être réservé 40% sur tous les investissements faits en Guinée alors qu’il en était le Premier ministre, devrait être en train de croupir dans les geôles du peuple. A méditer ses crimes.
François-Lossény Fall, membre de la jeunesse dorée de la première
République, est un homme d’une cupidité légendaire, toujours à l’affût du fric.
De lui, on se souvient de rumeurs concernant le trafic illicite, auquel il se serait
livré en qualité de diplomate…dont quelqu’un d’autre, et, pour sauver l’honneur
de la Guinée, se serait chargé de la responsabilité à sa place…
On sait également que la position guinéenne, position courageuse qu’il a
exprimée en sa qualité de ministre des affaires étrangères de son pays sur l’Irak
en (2003), a valu à la Guinée une certaine somme qui se chiffrait en centaines
de milliers de dollars remise par Koffi Annan, somme dont la Guinée, semble-t-
il, n’a jamais vu la couleur.
Sidiya Touré, disciple du Houphouétisme (donc) du libéralisme le plus débridé,
envisage pour la Guinée une « réussite » semblable au « boum » comme il en
courait en Côte d’Ivoire dans les années 60-70. Or, il ne s’agissait ni plus ni
moins que de vitrines chatouillantes et, pour donner l’illusion du progrès, des
gratte-ciels orgueilleux couvraient le quartier du Plateau. Or, d’éminents
spécialistes sonnaient déjà l’alarme à savoir que tout cela ne « tenait  qu’à un fil
très tenu » et qu’il s’agissait, pour tout dire de « croissance sans
développement ». Autrement dit, nous avions là le type d’investissements
inutiles dont la raison inavouée était de permettre l’enrichissement de quelques
commissionnaires locaux. Aujourd’hui, depuis la mort du faiseur de
mythes, (F.H-B) de ce mirage, tout s’est écroulé. C’est cet affairisme effréné
que Monsieur Sidiya Touré voudrait acclimater en Guinée pour en quelque sorte
prolonger notre dépendance.
Si les uns et les autres de ces trois bandits (DIALLO, FALL et TOURE) ont le
front de vouloir briguer de nouveau, la direction de la Guinée, pour accaparer
les deniers de l’Etat à leurs seuls profits égoïstes. C’est par faiblesse du CNDD
qui, craignant l’accusation d’arbitraire, n’a pas fait coffrer ces trois acolytes de
même orientation criminelle contre l’Afrique pour leur promotion personnelle.
Alors que Dadis aurait dû les arrêter tout de suite, dès sa prise de pouvoir, il les
a laissés filer. Maintenant, ils ameutent leurs alliés étrangers dans les média
internationaux, en vue d’évincer le CNDD, facteur de notre Renaissance
nationale. Sans maître ni tuteur. C’est avec l’argent que leurs maîtres leur ont
octroyé, qu’ils ont mobilisé et envoyé à la mort de très jeunes guinéens le 28
sept. 2009. Notre Patrie ne saurait assez se défier des criminels que forme ce
trio satanique.
Guinéens, patriotes guinéens, patriotes africains, sans attache avec la Franc’-Afrique, rejoignez- nous dans le Mouvement patriotique de propositions et de suggestions au CNDD (MPPS). Surmontons notre émotion de la mort de nos jeunes compatriotes que le pouvoirisme du Trio satanique a envoyés à une mort certaine le 28 sept. 2009. (3)
Mobilisons-nous dans le cadre de MPPS pour soutenir effectivement le CNDD et dont la Mission première, garantir la souveraineté nationale et internationale jusqu’en 2010-2011, organiser ensuite des élections honnêtes, enfin demeurer constitutionnellement l’épée de Damoclès, le garde-fou contre tout retour de toutes formes de turpitudes.
-Guinéens, si nous voulons redevenir nous-mêmes, nous devons absolument barrer la direction de notre patrie à une alternative bouffonne, à des pantins désarticulés, suscités et actionnés par les pires ennemis des peuples noirs d’Afrique dont ils ont savamment bloqué les aspirations légitimes à être eux-mêmes.
-Vive le CNDD
-Vive la Guinée, débarrassée à tout jamais de tous les agents de la Franc’-Afrique coquins qui, 24 années durant, n’ont pensé qu’à eux – mêmes et qu’à eux seuls, en transformant notre peuple, à force de difficultés en tous genres, en une masse hébétée, en voie de clochardisation sociale et (par contamination) de « gangstérisation » avancée.
Lamine CISSE
MPPS- Paris
"cisse lamine" <lamine2cisse2002@yahoo.fr>
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(1)- Le Professeur Alpha CONDE est le leader du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG)
- Abe-Iba SYLLA est le leader de la Nouvelle génération pour la République (NGR)
- Lansana KOUYATE est le leader du parti de l’Espoir et du développement national (PEDN)

(2)- Cellou-Dalein DIALLO est le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG)
-Lossény-François FALL est le leader du Front uni pour la démocratie et le changement (FUDEC)
- Sidiya TOURE est le leader de l’Union des forces républicaines (UFR)

(3) au moment où nous rédigeons ces lignes, nous entendons sur RFI des Guinéennes qui y affirment avoir reçu de «  l’argent pour déclarer qu’elles ont violées ; quiconque soutient le contraire devra en fournir des preuves ». Une autre nous a dit au téléphone qu’elle était au 28 septembre avec 6 copines. Et qu’aucune n’a connu, ni eu vent de viol. Et d’ajouter : « dans cette ambition de folie, tout le monde, militaires comme civils, chacun cherchait à sauver sa peau. En tout cas, nous n’avons pas entendu parler de chose comme ça ; nous n’avons pas vu sur les photos.  »

Source : Guineenet

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