16 mars 2010
A Monsieur le Président par Intérim
Lettre ouverte au président intérimaire, Monsieur Sékouba KONATE,
Monsieur le Président,
C’est avec attention que j’ai écouté votre message adressé à l’armée le vendredi, 12 mars 2010. A cet égard, j’avoue être un peu inquiète quand on sait que notre pays traverse actuellement une crise sociopolitique, dont la solution ne peut être trouvée que dans un cadre concerté.
En effet, en prenant le pouvoir le 23 décembre 2008, votre équipe a promis de ramener la Guinée dans le concert des nations, en organisant des élections libres et transparentes, en vue de conduire le pays vers le développement souhaité.
A la suite de la tentative d’assassinat de votre compagnon d’armes, le Président Moussa dadis CAMARA, et depuis votre désignation à la tête de la transition, vous êtes déterminé à poursuivre la mise en œuvre des termes de référence de la feuille de route de cette transition.
Toutefois, votre intervention du vendredi, 12 mars 2010 m’a laissée perplexe. Car, de mon point de vue, elle devrait être un langage conciliateur qui renforcerait l’unité nationale, la cohésion sociale, etc..
Cependant, ne maîtrisant pas tous les contours qui ont sous-tendu votre discours, il me semble qu’une approche concertée et coordonnée favoriserait une meilleure gestion de la transition et éviterait les suspicions et les méfiances, gage d’une véritable paix au bénéfice de toutes les populations Guinéennes.
Enfin, en tant citoyenne Guinéenne et consciente d’un développement harmonieux de la République de Guinée, je me sens concernée à plus d’un titre par la situation que traverse mon pays. A cet titre, je voudrais vous rassurer que ma présente intervention procède fondamentalement de ma volonté à accompagner, à ma manière et dans l’intérêt du peuple de Guinée, les acteurs de la transition dans l’accomplissement de leur mission.
Vive une Guinée unie
Que « Dieu » bénisse notre pays !
Marie José YOMBOUNO
Présidente de l’AGFDH
France
15 mars 2010
A Retenir : Celui qui trahi son ami, finira un jour par être trahi
Dadis Camara comme Mandela
Dites au Général que quant on veut aller à la paix on ne ménace
Le doute est normal, si les autres vous considèrent comme un vulgaire traite, quitte à savoir comment prouver le contraire. D’abord par vos propos et votre façon d’agir. Kouchner l’imbécile, ni aucune autre puissance n’ont pas à se mêler de nos problèmes internes. Bush le criminel court, Hillary Clinton ne peut elle pas le condamner, ou en parler à la CPI ?Si des charognards organisent de la chienlit au pays, il est tout à fait évident qu’on les dénonce. Monsieur le Général vous parlez de démocratie. Êtes-vous plus démocrate que le Président Dadis ?
Au Ghana, vous vous souvenez de John Rawlings, après sa prise de pouvoir par un coup d’état, il a mis à mort tous les opposants et pilleurs de la République. Aujourd’hui le Ghana est un vrai exemple en matière de démocratie en Afrique. Votre frère d’arme que vous avez trahi est un véritable homme intègre, unificateur vous le savez, c’est la raison pour laquelle vous l’avez placé à votre tête en décembre 2008.
Les ennemis interne et externe de la Guinée, l’on piégé, et tous, nous savons qu’il est innocent et vous êtes le mieux placé pour en témoigner. Vous le connaissez depuis des années et vous savez qu’il n’est pas capable de faire du mal à une mouche, sinon en tant que grand démocrate de tous les temps, il ne serait jamais devenu votre ami, alors pourquoi céder aux chantages visant à l’éloigner ?
Il est vrai que le jeune Président manque d’expérience à travers ses propos, c’est tout. A par ça qu’est ce qu’on lui reproche pour mériter autant de mépris venant de ces pilleurs de notre république?
Nelson Mandela a passé 27 ans dans les geôles d’un des régimes les plus honnis de l`histoire, le régime raciste d`apartheid: Qu` a fait Mandela en sortant de prison ? Dieu lui a permis d’être Président dès qu’il est sorti de prison et par la suite, il (Dieu) lui a accordé une longue vie. Toutes ces instances juridiques HRW, l’ONU sont des instances financées et téléguidées par ces deux puissances qui en veulent injustement au Président Dadis. Dieu qui l’a sauvé la vie, saura comment faire pour qu’il retourne dans son pays où ses nombreux fans l’attendent avec impatience.
Allons tous à la paix et à la démocratie sans démagogie tel est votre leitmotiv, plaçons des personnes à la tête du CNT dont la moralité est discutée et douteuse. Il faut que par précaution ces respectables religieux qui l’encadrent (-ELLE) restent vigilants. Parce qu’en Guinée, on se donne autant de mal pour seulement occuper un poste, se faire voir ou se faire louer. ‘’A quoi sert d’être célèbre sans le mériter ?’’ Comme le dit Bouba (artiste français).
Aujourd’hui, mon général, vous êtes provisoirement à la tête du pays, ne tombez pas dans le piège des honneurs, facilitez le retour du Président Dadis parce que jusqu’à preuve du contraire vous êtes le complice de’’ l’idiot de Kouchner’’. Hier ceux qui traitaient Dadis de dictateur, lui ont d’abord jeté des fleurs pour ensuite le livrer à la communauté internationale. A votre prise de pouvoir le 23 décembre 2008, aucun parmi vous n’avait d’ambition politique. Vos détracteurs pensent que ce sont les délices du pouvoir qui vous poussent à vous éterniser au pouvoir. C’est faux et vous le savez une fois de plus. Aucune personne n’est mieux que l’autre, aucun civil n’est mieux qu’un militaire pour conduire la destinée d’un pays, au contraire.
Mon Général, à votre prise de pouvoir le 23 décembre 2008, vous avez promis unanimement de nous regrouper tous quelque soit nos différentes bords idéologiques. Mais hélas, votre ignorance vous pousse à croire que ceux que vous chérissez sont mieux que les autres. Au lieu d’être un conciliateur, nous remarquons que vous êtes un démagogue, vous fermez les yeux sur les erreurs des uns et tenez rigueur aux autres. On ne peut pas être un démocrate et menacer les autres à se taire au prix de leur vie.
Mon général, je vous fais le pari que si le digne fils de la Guinée abandonne la tenue militaire et se présente comme un civil à l’élection, il sera d’emblée le Président de la République parce que soutenu par la majorité des Guinéens et vous le savez. Mon Général où sont passés les nombreux fans de Dadis Camara, vous levez le bâton contre eux afin qu’ils se taisent à jamais pourquoi ? Est-ce de la démocratie ? Mon Général, nos frères sont morts le 28 septembre pour leur idéal et nous aussi sommes prêts à mourir pour notre idéal, nous allons aussi défier votre autorité si vous n’êtes pas équilibré entre nous et aussi si vous ne favorisez pas le retour de Dadis Camara en prison au Faso.
Mon Général, le 28 septembre, vous le savez le Président Dadis n’est pas plus responsable que vous, parce que il a toujours dit devant vous qu’il n’agit pas ou ne prend pas de décision à votre insu, une chose que vous n’avez jamais démentie. Vous savez qu’il est innocent alors pourquoi favoriser sont exil forcé. Mon général comme votre frère d’arme militez dans la vérité et jamais dans le mensonge et la démagogie.
Noé Abidjan
Source : Guineenouvelle.info
Guinée : Les intrigues du Pouvoir
Pourquoi Sidya Touré s’accroche maintenant à Dadis Camara, via Idrissa Chérif. Pourquoi Tibou Kamara va fabriquer des rumeurs
Communiqué numéro 1
Sans argent, le leader de l’UFR passe par tous les moyens, maintenant pour conquérir le pouvoir. Premièrement, en faisant croire à la communauté internationale (et en demandant une indemnisation), que les militaires guinéens violeurs du 28 septembre 2009, qui ont visité son domicile, ont pris dans son coffre fort, plus de 200.000 euros et trois voitures. Alors qu’il n’ y en avait que 10.000 euros. Ensuite, il tente de convaincre son ami, le président de la Ceni, Ben Sékou Sylla de venir louer les bureaux dans le bâtiment de l’un de ses amis qui financent sa campagne, pour toucher le loyer, alors qu’il est candidat contrôlé par la Ceni de Ben Sékou Sylla. Celui qui a fait rentrer à Conakry, tout son staff d’Abidjan, Abdou Salam Diakité « Zaire », Maldini Doumbouya et autres guinéens chômeurs d’Abidjan, Sydia Touré ne sait plus ou donner de la tête. Son parti ne décolle pas dans les intentions de vote, les sondages réduisent désormais le scrutin du 27 juin à un face à face entre le professeur Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo, Sidya veut maintenant intoxiquer Dadis. C’est pourquoi il a fait une visite éclair à Ouagadougou pour convaincre Dadis Camara que ce sont les autres hommes politiques qui ont demandé à Toumba Diakité de tirer sur lui, c'est-à-dire Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé qui ne connaît même pas Toumba, et était, il est vrai, hors du pays, lorsque celui-ci a tiré. IL est venu à Ouaga par la complicité de l’ancien ministre Idrissa Chérif, un escroc, installé à Conakry et qui a toujours fait double jeu. Comme Idriss Chérif parle beaucoup, la nouvelle a vite circulé, puisque l’un des frères de Dadis, présent à Ouaga, aurait mis en garde son frère. N’est ce pas, jusqu’au 28 septembre 2009, le même Sidya Touré qui informait les militaires des actions de l’opposition. Idriss Chérif qui avait disparu depuis longtemps, privé de visa pour la France à laquelle il a proposé récemment ses services, a été sollicité par Sidya Touré pour une audience chez les Forces nouvelles de Guillaume Soro qui a répondu à Sidya Touré d’aller voir son copain….Alassane Dramane Ouattarra pour financer sa campagne.
Communiqué numéro 2
Tibou Camara, le nouveau ministre secrétaire général de la présidence s’est fait piégé au téléphone par un proche de Dadis qui l’a appelé pour lui dire que le capitaine Dadis pense beaucoup à lui et ne comprend pas sa trahison à son égard, à cause des démagogues qui ont trompé Dadis. Tibou répond au téléphone : « Mon capitaine, je travaille toujours pour lui, mais il ne m’a pas écouté, il faut toujours faire avec moi. Tu as vu, tout Conakry est contre moi, même la femme de Sékouba, mais je suis à ses côtés. Hier les gens même qui m’ont amené chez Dadis, les Isto Keira et consorts, ne peuvent plus rien contre moi. Je ne veux pas que Sékouba donne le pouvoir aux civils, je travaille pour cela ». Quelques jours après, Tibou fait courir le bruit que Sékouba est favorable à Alpha Condé. Pour mettre en mal celui-ci avec El Tigre, et ainsi de suite, jusqu’à ce que Cellou Dalein arrive au pouvoir… Nous le savons tous, le capitaine Moussa Dadis le sait, on finira par nous donner raison. Pendant la campagne politique, nous publierons notre document « Qui est qui ? » Dadis va publier tout ce que les gens sont venus le raconter, on a des photos et des audiences filmées, on va voir…
Le 13 mars 2010
Charles Michels
Source : Echosdeguinee
06 mars 2010
Les Amis du Président Dadis Reçus par l'Ambassadeur Emile ILBOUDO ( Burkina-Fasso )
Une délégation du Mouvement de soutien aux actions du CNDD des Guinéens de Côte d’Ivoire (MS/CNDD) conduite par le Président Sékou Kaba a été reçue, jeudi dernier, par l’ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, SEM Emile Ilboudo, assisté de son premier conseiller. L’entretien des parties a porté sur un projet de voyage des amis de Moussa Dadis Camara à Ouagadougou. Ceux-ci sont donc allés prendre langue avec l’autorité diplomatique afin de lui exprimer leur intention et recevoir d’elle tous les conseils pratiques et utiles en la matière. Selon une source introduite, Sékou Kaba a indiqué que c’est une colonie de plus de 350 Guinéens portés volontaires qui entreprennent ce voyage, ce mois de mars, dans le but de traduire leur reconnaissance au Président Blaise Compaoré pour son investissement personnel à la sortie de crise en Guinée et pour l’hospitalité réservée au Président Moussa Dadis Camara en convalescence à Ouagadougou.Ils comptent naturellement mettre ce temps à profit pour également s’entretenir avec leur leader et lui souhaiter de vive voix un prompt rétablissement. L’Ambassadeur Emile Ilboudo aurait apprécié cette initiative, mais aurait suggéré que cette initiative soit étudiée et que des réflexions y soient menées afin que tout se déroule au mieux. Les parties ont convenu de se retrouver dans les prochains jours pour arrêter et adopter la démarche efficiente. Outre Sékou Sylla, la délégation du MS/CNDD était composée de Loua Jeannot, Secrétaire à l’organisation, de Mme Thérèse Tokpa, Présidente des femmes et Mlle Fatoumata Diabaté, Secrétaire générale adjointe.
20 février 2010
Evènements du 28 Septembre : Tout va se savoir bientôt, LA VERITE !
" La Guinée peut servir d'exemple si elle juge elle-même les présumés coupables " selon Fatou Bensouda la procureur adjointe du CPI
L’adjointe du procureur de la cour pénale internationale a animé ce soir au Novotel une conférence de presse auterme de sa mission de travail en guinée.
Fatou Bensouda a d’abord rappelé les circonstances de lamission avant d’aborder le sujet proprement dit.
Pour elle, les événements du stade du 28 septembre sontatroces pour la guinée et toutel’Afrique. Puisque des hommes en uniforme ont tiré sur la foule faisant desmorts et des blessés. Ils ont en outre brutalisé et violer les femmes en plein jour. La justice doit être rendue.
Pour ce faire, elle a affirmé qu’il y a deux options. Soit la guinée juge ou la CPI. Et a propos, elle a estimé que ‘’ La guinée peut servir d’exemple si elle juge elle-même les présumes coupables’’. En outre, pour Fatou Bensouda dans cette optique, ‘’les institutions guinéennes travaillent avec la cour de façon complémentaire’’.
Pour sa part Amady Ba de la cour affirme que leur travailc’est d’effectuer les études préliminaires en rendant compte mais pas d’évaluer le système judiciaire ou la situation.
Parlant du rôle de la cour ‘’ nous avons le mandat d’enquêter et de poursuivre les auteurs’’. Nous n’avons pas mandat d’arrêt ou de recherche, a-t-il ajouté. En répondant à une question sur le conseil de sécurité des nations unies, M.Ba affirme que la cour n’attend pas le mandat d’un pays ou d’une institution pour agir.
Mais la grande question estiment les conférenciers est de savoir si la guinée a la volonté et les moyens de juger les coupables.
Par ailleurs, les conférenciers ont noté avec insistance que les informations reçues ou obtenues ne constituent nullement une preuve pour la cour. Elles ne deviennent admissibles que si la cour vérifie elle-même. La cour ne recoins pas de preuve, dit-il. Par rapport au Capitaine Moussa Dadis Camara, ‘’ personne n’est indexé ou cité’’,
répond M.Ba.
Pour terminer, la mission de la cour a noté avec satisfaction la coopération des autorités guinéenne.
Source : Guineelive
17 février 2010
Mr Jacques KOUROUMA : historien guinéen, un homme &pris de paix et de justice
Je suis allée à la rencontre de mon compatriote Jacques Kourouma, historien, sémiologue... pour recueillir son avis sur les faits marquants de ces derniers mois sur Guinée. Monsieur Kourouma n'est plus a présenté aux guinéens tant l' homme n'a jamais eut la plume tendre pour les dictateurs, les délinquants à col blancs,les ethnostratèges...tous ces travers qui ont contribués à la déliquescence de la Nation Guinée.
Contrairement à ses détracteurs, je suis agréablement surprise par un homme épris de paix et de justice. Son esprit combatif pour une guinée meilleure, est un exemple à suivre par la nouvelle génération qui est l'avenir de ce pays que nous aimons tous.
-Bonjour Mr Kourouma
J.K : Bonjour Madame Kaba et merci de m’offrir cette opportunité.
- Présentez-vous à mes lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?
J.K : Madame, j’ai toujours dit qu’il est souvent difficile de parler de soi, mais je vais essayer l’exercice. Jacques KOUROUMA né à Lola, marié et père de quatre enfants. Je vis en France depuis une vingtaine d’années où je travaille comme Consultant en ingénierie sociale. Auparavant, j’aurais dû vous dire que je suis historien, sémiologue, anthropologue, littéraire et éducateur spécialisé. Cependant, j’ai coutume de dire que le diplôme n’est nullement une balance qui pèse les Hommes pour en définir leur valeur. Il y a plus : l’utilité sociale.- La commission nationale d'enquête sur les massacres du 28 septembre 2009 vient de rendre publique son rapport, quelles appréciations faites-vous du dit rapport ?
J.K : N’étant pas juriste, je ne peux apprécier le rapport des enquêteurs de l’ONU à sa juste valeur. Cependant, le bon sens et l’expérience du traitement de faits sociaux me fournissent une certaine latitude à me prononcer sur un travail qui me pose d’énorme interrogation comme je l’ai déjà soulignée. J’ai l’impression que l’enquête était motivée par un seul objectif : condamné le Président Dadis afin de freiner la rupture engagée par le CNDD. Je crois que la notion de crime contre l’humanité induit la volonté délibérer de vouloir l’extermination d’un groupe social défini. Ce qui implique, en plus d’autres critères, la planification d’une stratégie à cette fin. Pouvons-nous dire que le CNDD s’est évertué à éliminer physiquement un groupe social en Guinée ? Lequel ?
A la lumière de la campagne qui s’est déclenchée tout de suite après le 28 septembre 2009, il n’est pas exagéré de dire que la personne du Président Dadis constitue un grand obstacle à ceux qui veulent faire main basse sur la Guinée. Aujourd’hui, l’on peut dire qu’ils y ont réussi. Mais l’histoire n’a pas fini d’écrire ses pages sur ce pays.
-Toumba Diakité déclarait sur RFI il n'y a pas longtemps, avoir " obéît " aux "ordres" de sa hiérarchie dans ces massacres ?
J.K : Toumba Diakité aurait fait cette déclaration devant les enquêteurs au moment où il fallait, j’aurais accordé du crédit à ce propos.
- Le président par intérim le Général Sékouba Konaté vient de nommer successivement un PM et une présidente à la tête du CNT, comment voyez-vous la réussite ou non de cette transition ?
J.K : La réussite de la transition est fonction de ce que les Guinéens voudront qu’elle soit. Il aurait fallu que la République ne soit gérée en cette période cruciale par des amateurs. Hélas !
Je viens d'apprendre à l'instant même que le nouveau gouvernement de transition tant attendu vient d'être constitué.
- Que dites-vous du nouveau gouvernement ?
J.K : J’ai envie de dire : toute cette longue attente pour ce résultat ? La Guinée vient de reculer d’un pas par rapport à son évolution depuis, le 23 décembre 2008. Nous sommes dans une période de crise qui date du 3 décembre 2009. Le gouvernement de transition et d’union nationale aurait pu être celui des connaisseurs dossiers brûlants tels que ceux du pays, des Hommes pétris d’expériences profondes de la gestion, simplement des compétences avérées par le parcours professionnel. Le profil de gouvernement devait être à la mesure et hauteur de l’immense tâche de recomposition et reconstruction d’un pays aussi profondément malade que sa classe politique. Hélas ! Nous voilà avec des amateurs (à l’exception de quelques uns parmi eux) au lieu de professionnels de la gestion publique, je le répète. Certains même n’ont jamais travaillé. Comment vont-ils concevoir, analyser et traiter des dossiers qui ne doivent souffrir d’une seule minute de retard parce que la transition est de moins de six mois maintenant ? La maladie guinéenne se poursuit encore allègrement. Nous sortirons de la transition comme si nous ne l’avions vécue. C’est dommage. Je ne suis ni déchu, ni satisfait parce que j’aurais eu un autre sentiment si nous avions été servi par un gouvernement de Guinéens rompus à l'exercice du pouvoir. Alors attendons les résultats que nous récolterons.
- Pensez-vous à un éventuel retour du Capitaine Dadis aux affaires ou à une éventuelle candidature aux prochaines échéances électorales ?
J.K : Mon souhait serait que le Président Dadis revienne, mais l’histoire ne s’écrivant avec des souhaits, laissons lui le temps d’accomplir son œuvre.
- Quel message pouvez-vous adresser à aux compatriotes en cette période de crise que traverse notre pays ?
J.K : Guinéens et Guinéennes, notre pays traverse des moments difficiles. Chacun doit jouer sa partition afin de mettre en place le mécanisme nécessaire à une sortie de crise heureuse et à l’instauration de la démocratie guinéenne. Je dis que la Guinée peut et doit s’en sortir. Pour cela, il faut de la volonté politique et la culture de la paix sociale.
- Je vous remercie monsieur Kourouma.
J.K : C’est moi qui vous remercie
Sylvie K pour Blogdesylvie K
16 février 2010
Liste noire de la CEDEAO : Qui en voulait à Kerfalla Camara " KPC "
Dans sa livraison du n° 2562 du 14 février, le célèbre "JA" a noté un paragraphe, à la page 9 : GUINEE les blanchis de la liste noire.
Citation : « La liste des personnalités guinéennes frappées de sanctions (restriction de déplacement, gel des avoirs à l’étranger est en cours de réexamen au siège de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Abuja. Les responsables qui ne sont pas mêlés au crime de sang (notamment au massacre du 28 septembre 2009) et qui n’ont pas pris publiquement position contre le processus de retour à la démocratie verront leurs noms retirés. Qui seront-ils ? Une short-list d’une dizaine de noms a été dressée. Y figure notamment Kabinet Komara (ancien Premier ministre, Ousmane Haba ( vice président du Comité d’audit et de surveillance des secteurs stratégiques de l’économie, Maïmouna Diallo, ancien Directrice de cabinet du chef de la junte, Moussa Dadis Camara, l’homme d’affaires Kerfalla Camara "KPC", et Moustapha Zayatt, le médecin personnel de Dadis. »
A la lumière de ce qui précède, nous nous rendons compte que certaines personnes figurant sur cette liste relève d’un pur règlement de compte. C’est le cas du bouillant et intrépide jeune leader d’entreprise, Président Directeur Général de la Guinéenne de construction et de prestation de services (GUICO-PRES SA).
Ce jeune loin de toute polémique est connu des guinéens comme étant un véritable chef d’entreprise (employant directement plus de 1500 jeunes et des centaines d’autres, indirectement) non un militant, de quelque parti politique ou mouvement de soutien que ce soit.
Et comme nous a confié un des observateurs de la scène politique guinéenne : « … Des gens malintentionnés ont voulu simplement nuire à ce jeune (KPC) en poussant la CEDEAO à le mettre sur la soit disant liste noire. Mais comme c’est Dieu lui seul qui sait séparer l’eau et le lait d’animal, voilà que la CEDEAO a revu sa soit disant liste et jugé non concerné M. Kerfalla Camara alias KPC. Un exemple national à soutenir et non à détruire… »
Karim Bah, guinee24.com, Conakry
Guinée : Le Cabinet du président par intérim le Gl Sékouba Konaté,Réstructuré
Le decret nommant le cabinet du chef de l'Etat par intérim vient de tombé. En voici la téneur.
- Ministère d'Etat chargé de la Sécurité présidentielle : commandant Claude Pivi, confirmé
- Ministre Conseiller auprès du Président de la République chargé des services spéciaux, de la Lutte contre la drogue et du grand banditisme : lieutenant colonel Moussa Tiebro Camara, confirmé
- Ministre Conseillère : Madame Ciré Sangaré, directrice de la société minière de transport TTN
- Ministre Conseiller : M. Almamy Kabélé Camara
- Ministre conseiller à la présidence de la République : Mamoudou Condé
- Conseiller spécial : Maître Alpha Oumar Diallo
- Chef de Cabinet civil : El hadj Bailo Bah
- Chef de Cabinet militaire : lieutenant colonel Kenette Zoumanigui
- Conseiller politique : Dr. Djélymandian Kouyaté
- Conseiller juridique : Me Momo Sakho
- Conseiller diplomatique : Madame Kaba Fatoumata Sidibé
- Conseiller à la Communication : M. Boubacar Yacine Diallo, journaliste
- Conseiller économique : M. Souleymane Sow, ancien fonctionnaire de la BAD
- Conseiller chargé de l'Administration du Territoire et des Affaires électorales : M. Boubacar Steph
- Conseiller chargé des Affaires sociales et culturelles : Mme Fanta Toyah Condé
- Trois (3) Conseillers chargés de mission : première conseillère chargée de mission : Madame Miriam Anne Marie Doumbouyah
- Deuxième conseiller chargé de mission : M. Nfa Saïdou Diakité
- Chef d'Etat major particulier du Président de la République : Parayah Bah, en service à l’état-major de l’armée de Terre
- Ambassadeur, Directeur du Protocole d'Etat : M. Mounir Cissé, commissaire principal de police
- Directeur Adjoint du Protocole d'Etat : M. Joseph Pivi
- Agent judiciaire de l'Etat : Me Jean Alfred Mathos
- Directeur du Bureau de presse de la Présidence de la République : commandant Mandjou Dioubaté, confirmé
- Administrateur général des grands projets : Elhadj Mamadou Mouctar Diallo, confirmé
15 février 2010
Hadja Andrée Touré : Veuve du père fondateur de la République de Guinée
Tout a été détruit en Guinée : la justice, l'armée, la santé, l'éducation, etc. Il n'y a même pas de Constitution, encore moins de Parlement dans ce pays. C'est à cause de cet état de déliquescence des institutions de son pays que la veuve de l'ancien président guinéen Ahmed Sékou Touré trouve aberrant le délai de six mois fixé pour l'organisation des élections présidentielles.
Au moment où tous les efforts sont concentrés sur la recherche d'une sortie de crise, Adja André Touré trouve que l'essentiel doit être mis sur une démarche visant à surpasser les clivages ethniques. Auparavant, elle a partagé avec nous, dans l'entretien qu'elle nous a accordé, les épreuves qu'elle a vécues depuis la disparition de son mari, à savoir la prison, l'exil, etc., avant de nous entretenir du personnage Sékou Touré.
Depuis la mort de votre mari, quelles ont été vos activités principales ?
Je peux vous dire que je n'ai rien de particulier. Je ne suis qu'une citoyenne ordinaire. Depuis la mort de mon mari, je m'occupe des oeuvres sociales et du rétablissement de la vérité historique sur le personnage d'Ahmed Sékou Touré. Car après sa mort, j'ai traversé des épreuves difficiles. Une semaine après son enterrement, j'ai été arrêtée et emprisonnée avec toute la famille, à savoir mes enfants, les frères de mon mari, ses soeurs, mes frères et les membres du gouvernement, sans aucune procédure. Je suis restée en prison pendant quatre ans. A la suite d'interventions de personnalités comme le roi Hassan II, on m'a fait sortir de prison le 1e janvier 1988. Par la suite, ce dernier m'a invitée au Maroc en mars avec mon fils pour des soins médicaux.
Après le Maroc, le président Félix Houphouët Boigny m'a invitée en Côte d'Ivoire et a accordé une bourse d'étude à mon fils. Et je suis restée à Abidjan jusqu'à la mort du président Boigny. C'est d'ailleurs ce qui m'a fait revenir au Sénégal chez ma fille Mariam Touré (Ndlr : épouse d'Amadou Moctar Bèye). Je suis retournée ensuite en Guinée en 2000 pour le centenaire de la mort de l'Almamy Samory Touré qui se trouve être l'ancêtre de mon mari. Et après les cérémonies, ma famille s'est réunie et a décidé que je devais rester en Guinée puisque je suis l'aînée de la famille. Je n'étais pas contre cette décision, mais je me demandais où est-ce que j'allais habiter ? Etant donné que tous nos biens ont été confisqués, je n'avais même pas où aller. Mes frères ont dit que même s'ils devaient louer une maison pour moi, ils le feraient pour que je reste avec eux. Et c'est suite à cette requête que je suis finalement restée en Guinée. J'ai vécu pendant des années avec ma soeur et à un moment donné, les autorités guinéennes ont bien voulu nous céder une de nos propriétés (Ndlr : la villa Célly de Koléa où le président Kwame Nkrumah a vécu pendant ses six années d'exil en Guinée). C'était la propriété de Sékou Touré, bien avant les indépendances, qu'il mettait à la disposition de ses hôtes de marque. Au moment où j'en prenais possession, la maison était complètement détruite, abîmée.
Il faut dire que même du vivant de mon mari, je ne faisais pas de la politique. J'ai toujours oeuvré pour le social et j'ai continué, à la mesure de mes moyens, à m'occuper de cela. Et j'ai commencé à reconstituer la mémoire de mon mari. Ce qui est un devoir pour moi d'autant plus que tout a été détruit. Ses oeuvres, ses écrits ont été brûlés en grande partie. Je n'ai pas encore réussi à reconstituer totalement ma bibliothèque, mais j'ai fait assez de progrès là-dessus.
Pourquoi cette aspiration à faire disparaître les oeuvres de votre mari ?
Après sa mort, on a cherché à le salir, à détruire ses oeuvres, à faire disparaître ses idées avec la bénédiction de l'impérialisme français. Des gens sont allés jusqu'à brûler publiquement l'imprimerie Patrice Lumumba pour faire disparaître ses oeuvres, mais on ne peut pas effacer l'histoire. Il y a eu un tel acharnement pour détruire l'homme et cela se comprend. C'est de bonne guerre parce que le président Sékou Touré a brisé l'empire français et cela, on ne le lui pardonnera jamais. Cependant, c'est à nous Guinéens, nous Africains, de comprendre que la lutte de cet homme a été pour son pays et pour son continent. Il n'a jamais pensé à lui-même, car tout son combat, c'était pour l'Afrique toute entière.
Après le coup d'Etat militaire, les Français sont devenus les conseillers du président Conté. Et ils ont utilisé l'ignorance de ces hommes pour les guider. C'était une manière pour les Français de prendre leur revanche sur Sékou Touré. C'est pourquoi, ils ont tenu à habiter dans la maison de celui qui les avait chassés du pays. En effet, c'est dans notre résidence de Célly Koléa que Conté avait installé ses conseillers militaires français. La résidence était équipée de sorte qu'il puisse automatiquement recevoir leurs ordres. C'est après la mort de ma mère que Conté m'a appelée pour me demander de venir. C'est par la suite qu'il a mis la pression sur les Français, en les faisant sortir pour me rendre la résidence dans un état défectueux.
Quel est le rôle des clubs Ahmed Sékou Touré que vous êtes en train de mettre en place ? Est-ce pour réhabiliter votre mari?
Le terme de réhabilitation est inapproprié, car Sékou Touré n'a jamais été condamné. Le premier club a été créé au Mali en 1993 pour faire connaître l'homme surtout par la jeunesse et la génération qui n'a pas pu le connaître. Le combat de l'homme a été connu du monde entier, surtout en Afrique. Après le Mali, il y en a eu au Togo, au Niger et bientôt au Sénégal. Nous souhaitons que cela puisse fleurir sur l'ensemble du continent pour permettre à la jeunesse de connaître la vraie histoire de l'Afrique et non celle qui a été tronquée. Vous savez que le Pdg (Ndlr : Parti démocratique de Guinée de Sékou Touré) a eu beaucoup de difficultés après la mort de son leader. Beaucoup de gens n'ont pas eu le courage de revenir, mais certains sont restés fidèles au combat. Le parti n'est donc pas mort, il a été certes très diminué, mais je me suis fait un devoir d'être en compagnie de quelques camarades pour le faire vivre.
'Sékou Touré était un homme très simple qui vivait essentiellement pour son peuple. Il n'a jamais rien voulu pour lui-même ou pour sa famille ( ) Il faisait abstraction de lui-même pour mettre en exergue l'Etat. C'était un homme sincère, très simple, qui croyait en ce qu'il faisait et qui avait foi en l'Afrique'
Pouvez-vous nous parler de l'homme Sékou Touré ?
(Rire) Peut-être que je suis mal placée pour parler de cet homme. Mais je pourrai vous dire que l'homme avec qui j'ai vécu pendant tant d'années, était un homme très simple qui vivait essentiellement pour son peuple. Il n'a jamais rien voulu pour lui-même ou pour sa famille. Comme je le disais souvent à nos amis, quand on épouse Sékou Touré, on épouse ses idées, son idéal. Autrement dit, vous ne pouvez pas ne pas vous entendre, car il faisait abstraction de lui-même pour mettre en exergue l'Etat. C'était un homme sincère, très simple, qui croyait en ce qu'il faisait et qui avait foi en l'Afrique. Il a beaucoup aimé son peuple et son continent. Il a tout donné pour le peuple de Guinée, il n'a jamais voulu vivre mieux que son peuple. Sékou Touré avait imposé à sa famille une vie modeste, surtout à ses enfants. Je me rappelle que, quand ses enfants (Ndlr : Aminata et Mohamed Touré) sont sortis très jeunes de l'université, je lui avais demandé de leur donner des bourses pour qu'ils aillent faire des études à l'étranger, il avait catégoriquement refusé, en me faisant savoir que ses enfants seront formés exclusivement en Guinée. Et c'est ainsi qu'ils ont suivi le cursus de tous les jeunes Guinéens. Aucun de ses enfants n'a possédé une voiture personnelle. Nous n'avions pas de privilège personnel non plus, car mon mari, comme tous les hommes, me donnait la dépense quotidienne. L'Etat intervenait juste quand il y avait des hôtes, car il y avait un service qui s'occupait exclusivement de cela. Mon mari nous a beaucoup aidés en nous habituant en cette vie modeste et je l'ai su lors de mon séjour carcéral.
Propos recueillis par Abdoul Aziz Agne & Abdourahmane Bâ (Stagiaire)
Source : Walfa Djiri
14 février 2010
Les Ratés de La Transition Guinéenne !
Konaté, le tombeur de Dadis, ‘’l’homme de la France’’, désavoué par ses premiers actes publics.
A la faveur des accords de Ouagadougou dont Dieu seul connaît les tenants et les aboutissants, un certain général de brigade, homme de troupe, ministre de la défense, second vice président du CNDD, coordonnateur des audits…des anciens dignitaires du régime défunt, s’est emparé du pouvoir. En écartant le percutant capitaine Dadis Camara au sommet de l’Etat par des subterfuges et les sales manœuvres à la libanaise, le general Konaté pensait avoir gagné sur l’homme du 23 décembre 2008. Mais c’est mal connaître ou mal maîtriser la chose politique.
Du coup il jeta la balle dans le camp de l’opposition, croyant fermement que celle-ci est traversée à longueur de journée par des courants réformateurs et divisionnistes, Konaté pensait jubiler et profiter de leur mésentente pour se faire une place au soleil. C’est encore mal connaître les politiques guinéens. L’opposition se voyant honorée par cet appel de Konaté, a vite choisi en son sein un des prophètes de la classe politique en la personne de Jean Marie Doré, opposant centriste pour assumer l’éminent poste de premier ministre , chef du gouvernement.
Si dans l’ensemble, la nomination de Jean Marie Doré, leader de l’U.P.G, a été bien appréciée. Force est de reconnaître que ce dernier, bien que pétri de talents, peine à former ce fameux gouvernement d’union nationale. Serait-il pris en otage par une classe militaro civile afin de zapper la transition ? Près de deux semaines se sont déjà écoulées et le résultat est toujours attendu. Voici le premier signe de dysfonctionnement et dire qu’un mois a aussi été consommé dans le chronogramme de la transition, cela est une autre paire de manche.
En plus le décret de restructuration du gouvernement suivi de l’ordonnance portant création du CNT (Conseil national de la transition), lequel décret aurait été falsifié…, est un second signe fort que Konaté gère mal son temps. Le clou a été donné par la nomination par décret de Hadja Rabiatou Serah Diallo au poste de présidente du CNT : Troisième signe de mauvaise gestion des ressources humaines du pays. Et pour ne rien faciliter au général Konaté, le bloc des patriotes de Guinée (il regroupe une bonne dizaine de partis politiques…) a condamné cette nomination atypique de Rabiatou et demande au président par intérim de revenir sur ce décret. Car, selon eux, la syndicaliste Rabiatou n’est pas qualifiée pour être portée au perchoir de l’hémicycle. Mieux, les fameux accords du Faso demandaient que ce poste revienne à un religieux. Or Rabi n’est ni cantatrice, ni un muezzin, encore moins une prêtresse à la soutane blanche. Que s’est-il passé dans les coulisses du pouvoir au camp Alpha Yaya Diallo ?
Mon général, ces actes publics et officiels que vous avez posés aux yeux de vos compatriotes loin de faire votre baptême de feux, ils vous exposent et étalent vos tares à la face de la nation. Comme si cela ne suffisait pas….vos hommes en uniformes font des hold-ups dans les banques de la place. Ce comportement répugnant et exécrable de certains de vos hommes, a failli verrouiller les portes de ces établissements financiers n’eut été l’intervention remarquable du premier ministre, chef du gouvernement, son excellence Jean Marie Doré, JMD, pour les intimes.
Mon général, le ‘’pouvoir use l’homme’’. Disait Monseigneur Robert Sarah, ancien archevêque de Conakry, aujourd’hui en service au Vatican.
Qu’avez-vous fait pour corriger ces nombreuses distorsions ? S’il est vrai que l’erreur est humaine, il est d’autant vrai que sa réparation fait appel à une grande humilité, une introspection. Bref un examen de conscience.
Votre silence coupable sur la tragédie du 28 septembre dont vous étés inéluctablement l’un des ‘’héros’’ aux mains souillées… , malgré votre apparente absence sur les lieux ce jour, et votre passivité dans la recherche et la mise aux arrêts du sieur Toumba Diakité, auteur de l’attentat sur la personne du chef de l’Etat le 3 décembre, font croire à vos compatriotes que vous êtes le ‘’Juda’’ de l’armée guinéenne. Vous avez renié votre ami Dadis trois fois avant que le coq n’ait chanté. Où est passé le serment du soldat ?
Ces actes, selon des observateurs, vous rendent impopulaire et sont un coup dur pour la transition que vous comptez mener dans moins de six mois. Le pourriez-vous, mon général ?
Boubacar Barry Timbo a Conakry
Pour Guineemoderne



