cheick Sacko

Le débat politique en Guinée autour de la constitution entraine la démission du ministre Garde des Sceaux. Depuis sa déclaration sur une probable modification de la constitution,le Président Alpha Condé met en ébullition toute la classe politique et la société civile Guinéenne.Elles crient au scandale et voient dans cette déclaration du président, son intention déguisée à briguer un troisième mandat. A y regarder de plus près, L'article 27 de la Constitution en vigueur stipule : le président de la République est élu au suffrage universel direct.La durée de son mandat est de cinq ans, renouvelable une fois>>. 

 

Conséquences : 1- Le Président se met dans une situation d'illégalité totale puisqu'il est en fin de deuxième                                  mandat en 2020

                        2- La classe politique et la société civile sont dans leurs droits absolus de contestation 

                        3- La Démission du ministre garde des Sceaux. Cette démission devait finir par arriver. Depuis                                quelques semaines dejà, le ministre affichait clairement sa désapprobation ferme à toute                                            modification de la constitution

lettre

Les partisans du Président et toute la nébuleuse qui gravitent autour du pouvoir soutiennent la légitimité de la modification d'une constitution qui, faut-il le rappeler, n'a jamais été adoptée par voie référendaire. Ils brandissent également de soumettre au parlement une simple révision de la constitution..

Les opposants crient au tripatouillage de la constitution d'un présidents qui veut se maintenir au pouvoir sans partage. Et lui promettent des jours difficiles dans sa politique à empêcher l'alternance en Guinée.

Avec tout ce tohu-bohu politique, je crains le pire pour la fragile cohésion sociale du pays.

A mon avis, le président doit faire preuve de raison et respecter les textes de loi du pays. Surtout qu'en 2010, il fut un des grands artisans de cette constitution imposée au peuple lors de la période transitoire.

Nos dirigeants doivent comprendre qu'il n'est plus possible ni acceptable que les constitutions soient continuellement à leur bon vouloir. Un coup  on modifie, un autre on revise juste. Le peuple doit pouvoir choisir et être consulter sur tous les grands enjeux nationaux.

 

Sylvie K