Carte-Guinee

Il ne s’agit pas de modifier une constitution imposée par décret, mais de sanctifier démocratiquement une constitution par un référendum.

Mon point de vue

Par El hadj Sidiki Kobélé Keita

Leçon d’un court séjour à Dakar

Au Sénégal, dès la formation du gouvernement, le 8 avril 2019, le Président Macky Sall a engagé « la réforme de la constitution pour la suppression de la primature. 22 articles sur 108 seront modifiés » (In Le Soleil, n°14663, du 12 avril 2019). D’où le titre de Jeune Afrique, (n°3040 du 14 avril 2019) : « Sénégal. L’hyper-Président ».
Depuis lors que de réactions. Mais en attendant les projets de texte, les débats se déroulent séparément à l’Assemblée Nationale, au sein des partis, des organisations de la société civile , relayés par les medias sous la plume, le micro ou la caméra de journalistes cultivés, documentés et impartiaux qui informent au lieu de déformer par des analyses orientées.

Arguments contre arguments. Communiqués des candidats battus à la récente élection présidentielle, des partis d’opposition, réclamant un référendum au lieu des débats à l’ Assemblée où la mouvance est majoritaire.
Les positions sont présentées, libre aux lecteurs ou téléspectateurs de se former leur opinion. Aucune invective, aucune affirmation mensongère et déplacée, aucun appel à la révolte contre le Président Macky Sall. Tout se déroule de façon civilisée, du côté de la mouvance comme de celle de l’opposition.

Si c’était en Guinée où tout cadre politique ou tout agitateur effronté se croit être la solution du pays, nous aurions assistés à un terrorisme verbal fait de menaces, d’invectives, de manipulations et d’intoxications maladroites et excessives, d’accusations mensongères, d’extrapolations inimaginables et même d’ignobles bassesses , comme nous le vivons depuis quelques mois suite à l’annonce d’un prochain référendum constitutionnel à la place du projet de texte du 15 avril 2010 furtivement promulgué le 7 mai 2010 par décret d’un chef d’ Etat de la transition issu d’un coup d’ Etat militaire, malgré l’opposition obstinée du Premier ministre de la transition, Jean-Marie Doré.

Le cas guinéen est critique et désespérant

Je suis de plus en plus convaincu que quand on aime la Guinée, on souffre trop. Tout est personnalisé, tout est ethnisé, tout est haineux. La jalousie, l’égoïsme, la démagogie, l’opportunisme, l’intérêt personnel et le démon argent dominent certaines valeurs morales qui font l’homme et toutes les occasions sont bonnes pour manifester ces sentiments destructeurs.

Manquant d’arguments et de projets crédibles, se sentant incapables de ne pouvoir convaincre que les loubards , faisant feu de tout bois , certains préconisent toutes les solutions extrêmes ; ils vont jusqu’à demander au peuple de Guinée de faire comme les peuples algériens et soudanais pour « chasser Alpha Condé du pouvoir » parce que deux mandats, ça suffit, comme si ce dernier était comparable au président Abdelaziz Bouteflika au pouvoir depuis le 27 avril 1999 ; un chef de l’ Etat que son peuple n’ apercevait plus que dans une chaise roulante depuis des années pour raison de santé , donc incapable d’assumer ses fonctions de Président de la République d’Algérie ; au colonel président Omar El Bechir, au pouvoir depuis le coup d’Etat de juin 1989,recherché par le CPI depuis des années pour des crimes commis au Darfour et désormais incapable de satisfaire aux besoins élémentaires de son peuple.

D’où ces questions

Quand est-ce que nous préférerons les débats civilisés aux affrontements physiques, aux manifestations de rue dont les bandits profitent toujours pour se livrer à des vols, des crimes crapuleux, à des dégradations criminelles de nos infrastructures et des tracasseries qui stressent des citoyens désemparés ?

Quand est-ce que nous cesserons de vilipender et d’insulter nos chefs d’Etat pourtant démocratiquement élus par le peuple de Guinée ?

Quand est-ce que nous nous convaincrons que c’est l’accumulation des acquis qui nous permettra de progresser ?

Quand bannirons-nous, dans nos discours et interviews,les slogans et appels à des actes désagrégeants ?

Quand mettrons-nous fin aux accusations mensongères et dégradantes contre des adversaires qui ne sont pas forcément des ennemis, aux injures et qualificatifs injurieux, armes des faibles d’esprit, des imbéciles dit le dictionnaire ?

Quand saurons-nous que c’est la force de l’argument et non l’argument de la force qui peut vaincre ou convaincre un vrai patriote de façon définitive ?

En un mot quand cesserons-nous d’être la risée du monde ?

Parti politique et organisation de la société civile .

Un autre aspect désolant de la vie politique guinéenne est venue se greffer à ces mauvais comportements depuis que nous avons découvert l’importance d’autres formes d’organisations sociales: c’est la confusion de termes et des rôles sciemment entretenue, mais devant vite disparaitre définitivement dans l’intérêt de notre peuple ; nous devons choisir: être des militants soit de partis politiques soit des sociétés civiles.

Les premiers veulent conquérir et exercer le pouvoir à tout prix et par tous les moyen ; dans ce camps, l’opportunisme, la démagogie et la ruse de ceux qui veulent être des présidents de la république, des premiers ministres , ministres, diplomates ou directeurs, s’étalent tous les jours dans les medias ou rencontres diverses.
Les seconds devraient recherchent plutôt la paix, la concorde, l’unité, la justice dans l’équité, se battre pour la consolidation de l’unité nationale et pour une citoyenneté au service du peuple, proposer des contributions enrichissantes pour le développement harmonieux de notre pays dans le calme et la sérénité.
En guise d’exemple, abordons la situation actuelle du Bénin, pourtant modèle de la démocratie dans l’Afrique francophone, tout en regrettant la situation de l’opposition.

Ceux qui ont suivi l’interview à la RFI du 10 avril 2019 de Jean-Baptiste Elias, président du Front des Organisations nationales de lutte contre la corruption(FONAC), s’ils ne sont pas des va-t-en-guerre, des chômeurs à la recherche de toutes les possibilités de joindre les deux bouts, des faibles d’esprit profitant de toutes les occasions pour s’agiter inutilement ont dû se ressaisir et décider de mieux se comporter en choisissant la posture qui sied le mieux à leur organisation.

En effet, tout en décidant d’envoyer une mission d’observation dans les 14.ooo bureaux de vote qui doivent veiller désormais sur le respect du droit de l’ homme, malgré l’exclusion des partis d’opposition des élections législatives du 28 avril 2019, sur la base d’une nouvelle portant code électoral en République du Bénin, J.B. Elias reste un militant de la société civile, refusant de se voir accusé d’être l’appendice d’un parti politique si puissante et si riche soit-il.
Au journaliste qui évoque la menace de manifestation de ces paris, J.B.Elias est catégorique. Extrait de l’interview:
RFI : « Que peut faire, selon vous, la société civile dans ce cas de figure ? »
J.B.Elias : « Elle ne peut rien faire puisqu’elle ne peut pas obliger le Chef de l’Etat à prendre la décision que nous proposons ».

Première leçon.

RFI. : « Pas question de rejoindre l’opposition dans des appels à manifester » ?
J.B.Elias : « Non, non…Il n’est pas question pour nous autres d’appeler à manifester. Nous ne sommes pas dans des partis, ni dans la mouvance, ni dans l’opposition. La société civile ne peut qu’exhorter les uns et les autres au calme pour qu’il y ait la paix dans le pays».

Deuxième leçon.

Un multipartisme anarchique, cause originele

S’il y a tant d’anarchie dans la vie politique guinéenne, c’est que nous confondons d’abord la liberté avec le libertinage. Ensuite, alors que l’article 95 alinéa 1 de la Loi Fondamentale du 23 décembre 1990 adoptée par référendum instituait le bipartisme, une loi organique du 23 septembre 1991 du CTRN (structure illégitime issue du coup d’Etat militaire du 3 avril 1984) la remplace par le multipartisme intégral. Dès lors nombre de créateurs de partis qui comptaient sur le financement prévu des partis pour s’enrichir facilement se croit. Et comme la charte des partis n’est pas respectée, nous assistons à l’existence de pseudo-partis presque tous sur la base ethnique ou clanique (160 partis agréés). Or, tant que cette situation persistera, notre pays ne pourra pas pratiquer une démocratie apaisée et des débats d’idées.

D’autant qu’ il semble que certains créateurs de partis auraient vendu les leurs pour contourner les conditions de création à ceux qui veulent un parti agréé pour se présenter aux élections présidentielles afin de pouvoir négocier le nombre de voix qu’ils auront obtenues au premier tour.

Le référendum et l’élection présidentielle, des prétextes fallacieux

Si la situation s’est enflammée depuis quelques mois, c’est que nombre de responsables de partis se croyaient déjà soit élus en 2020 (14 décembre), date correspondant à la fin du second mandat et « au départ probable d’Alpha Condé », soit ont déjà négocié le ralliement de leurs partis contre des postes de premier ministre ou de ministres, etc.
Or, entre temps le Président Alpha Condé annonce la nécessité d’un référendum pour une constitution plus démocratique et déclare, en vrai démocrate, qu’il reviendra au peuple de Guinée le droit de choisir librement, après le référendum, son Président de la République.

Toutes les prévisions de conquête facile du pouvoir tombent à l’eau. Le désarroi s’empare des plus excités et des plus désireux, convaincus que c’est leur tour cette fois, comme si la Guinée était mise en tontine.
Il faut donc tout faire pour faire échouer le scénario imprévu. Voilà pourquoi différentes forces sociales se sont regroupées, sans même connaitre le contenu du projet de constitution, pour empêcher la tenue des deux projets. Les hommes politiques sénégalais nous en donnent encore l’exemple à propos des projets du président Machy Sall: il doit revenir, disent-ils, au peuple du Sénégal , dans son ensemble, le droit de trancher directement entre le maintien de la primature et sa suppression et non par une simple proposition de loi votée par la majorité de l’Assemblée nationale qui ne représente qu’une partie du peuple.

Que faire? 

Deux solutions sont nécessaires

a/ Réduire le nombre de partis avec l’espoir de rajeunir la classe politique : en appliquant strictement, effectivement et courageusement la charte des partis ou en procédant à l’élimination naturelle, parce que démocratique, des partis non représentatifs : ne retenir , pour la durée du mandat des députés élus, que les partis qui seront représentés à l’ Assemblée nationale, donc choisis par le peuple ; seuls ceux-là devront recevoir le financement prévu au prorata du nombre de députés obtenus par le parti .

b/ Organiser, vaille qui vaille, malgré tout et contre tout, le référendum pour une constitution démocratique et une élection présidentielle afin que le peuple choisisse, sur la base du bilan et des programmes des éventuels candidats, et non sur toute autre base, leur Président.

Le démocrate guinéen doit être logique avec lui-même et se dire que, seul, le peuple de Guinée est la source du pouvoir légitime et l’égal. A moins qu’il ne soit un dictateur déguisé ou camouflé voulant s’imposer au peuple par un terrorisme verbal ou par la force physique.

Le projet du 15 avril 2010 du CNT n’a jamais «été sanctifié » par le peuple de Guinée.

Pourquoi devons-nous avoir une attitude sereine, civilisée et non belliqueuse dans la situation actuelle dominée par le problème d’un texte fondamental vraiment démocratique devant régir désormais notre pays ?
Parce que le vrai démocrate attend toujours que tout projet de caractère national lui parvienne avant de prendre des positions argumentés : soit en le rejetant, soit en l’adoptant, soit en l’amendant avant de l’adopter. Cette patience fait défaut aux Guinéens qui se disent pourtant démocrates.

C’est le lieu d’affirmer qu’aucun véritable démocrate guinéen ne doit être fier du texte dit « constitution du 7 mai 2010 » qui serait « claire », « en danger » et que l’on « voudrait modifier » pour qu’Alpha Condé brigue un troisième mandat.

Certes, le texte a été élaboré et adopté par des compatriotes de toutes les couches et catégories sociales, des Guinéens de l’intérieur et de la diaspora. Mais ceux-là ont été choisis par diverse organisations en compétition pour la conquête du pouvoir. Ledit texte ne pouvait être qu’un avant projet, à la rigueur un projet. Enfin, les rédacteurs ont travaillé dans une structure issue d’un coup d’Etat militaire, le CNT.

Tout cela enlève au texte toute légitimité.Pire ; ce texte a été furtivement promulgué par un décret du 7 mai 2010 d’un Président de transition issu de ce coup d’ Etat malgré l’opposition obstinée d’un acteur d’ envergure de cette époque le Premier Ministre de la transition, JeanMarie Doré qui s’était vainement battu pour la soumission dudit projet à un référendum, c’est–à-dire à la sanction du peuple de Guinée ; ce qui lui aurait conféré une légitimité incontestable.

Pour quoi la loi fondamentale de 1990 dont le projet avait été élaboré dans les mêmes conditions au sein d’une structure mise en place par le CMRN issu d’un coup militaire fut considérée comme une loi fondamentale légitime ? C’est que ce projet, soumis au référendum du 23 décembre 1990 a été adopté par le peuple après une campagne des plus intenses.

Si la nouvelle constitution devait nous être imposée par décret ou ordonnance protestation ou d’opposition j’aurais été le premier à envoyer une lettre de protestation au Président de la République comme je l’avais fait à la présidente du CNT au lendemain de l’adoption du projet du texte, le 15 avril 2010, et au Président de la transition bien avant la promulgation furtive.

Mais nous devons être convaincus que cela ne se fera pas ainsi. C’est dire que nous nous agitons pour rien: que nous le voulions ou non, un projet de constitution sera soumis au Peuple de Guinée par référendum. Le Président en a non seulement le droit selon le texte considéré comme Constitution, mais dix ans de pratique du pouvoir et la meilleure connaissance de la Guinée et des Guinéens, compte tenu du peu de considération accordé au texte même par l’opposition qui ne s’y réfère jamais pour solutionner ses différends , des lacunes, ses insuffisances et de ses contradictions, il est tenu de nous proposer une constitution qui soit aussi claire et complète que possible ; sans compté la légitimité et le caractère démocratique que lui conférera le référendum prévu.

Etant démocrate, je n’ai critiqué, dans mon article intitulé « Pourquoi la « constitution du 7 mai 2010» ne peut pas être un texte de référence, publié dans le journal Standard et par divers site, qu’à cause du non respect d’ un principe essentiel de la démocratie : tout texte dit fondamental d’un pays (constitution ou loi fondamentale) n’est légitime et légal qu’après soumission à la sanction du peuple directement (par référendum) ou indirectement (par une Assemblée constituante ou nationale). C’est pourquoi je ne considère que la Constitution du 10 novembre 1958, celle du 14 mai 1982 et celle du 23 décembre 1990 qui ont été adoptées selon ce principe cardinal de la démocratie.

C‘est dire que l’argument du contexte de l’époque et de la volonté de se débarrasser des militaire souvent évoqué ne résiste à aucune analyse objective des faits vécus. D’autant plus que d’autres acteurs d’envergure, comme le premier ministre de la transition, Jean-Marie Doré , s’étaient battus vainement pour un référendum.

En réalité, les vrais patrons de la Guinée à cette époque, c’étaient les puissances occidentales utilisant des africains comme intermédiaires ; ils en avaient assez des turpitudes des cadres politiques guinéens et voulaient se débarrasser d’eux en passant par l’un des moyens le moins couteux, le plus simple et le plus court: la promulgation par décret. Cela était d’autant plus facile que ce sont elles qui avaient choisi et imposé le président de la transition.

Deux questions me taraudent.

1-Pourquoi l’on veut empêcher le peuple de Guinée de Guinée de se doter d’une constitution légitime et légale, surtout que le projet ne lui sera pas imposé comme celui du 15 avril 2010, mais soumis à son appréciation directe suite à une campagne libre et ouverte dans le respect strict des conditions qui seront requises ? On confond sciemment 3e mandat et nouvelle constitution.

Or, il y aura d’abord un référendum constitutionnel. Que les citoyens, les partis, les organisations de la société civile affinent donc leurs arguments pour justifier, chacun, sa position: le rejet, l’adoption pure et simple ou adoption avec des amendements. Préparons nous plutôt pour cette campagne et cessons de nous agiter et d’épouvanter les adversaires. C’est seulement après adoption de la constitution, qu’il y aurai l’élection présidentielle. Que donc les éventuels candidats se consacrent à l’élaboration de programmes qui doivent être cette fois consistants et dignes du peuple guinéen ; qu’ils abandonnent leurs vaines agitations qui n’empêcheront ni la tenue du référendum ni celle de l’élection présidentielle.

N’oublions pas aussi que le peuple guinéen aguerri, a tout vu, tout subi, tout affronté ; ce n’est donc pas le terrorisme verbal qui l’effrayera. Puisque tout geste pacifique de pardon ou de compromis est mal interprété, nous devons tous être convaincus, en nous fondant sur les différentes prises de position du Chef de l’Etat, que la peur espérée ne sera pas de mise cette fois. Il est donc temps de changer de stratégie. En réalité, ceux qui font semblant de confondre 3e mandat et nouvelle constitution , ont peur que le peuple, sur la base des bilans comparés, le peuple ne renouvelle de nouveau sa confiance en Alpha Condé fait partie.

2.- La deuxième question qui me taraude est celle-ci : pourquoi certains refusent à d’Alpha Condé le droit de se présenter éventuellement à la prochaine élection présidentielle alors que le référentiel suprême, le peuple souverain de Guinée, n’aura pas dit son dernier mot sur son bilan et que le leur est loin d’avoir satisfait à ses besoins?
Après une longue réflexion et avoir passé en revue nombre de candidats que j’ai eu la chance de bien connaitre, je suis venu à la conclusion que ceux qui disent qu’Alpha Condé dérange non par son âge ou sa durée relative, mais par ses idées, son bilan et ses ambitions pour son pays, ont raison.
On peut ne pas l’ aimer, mais affirmer qu’ « Alpha Condé n’a rien fait », que le peuple de guinéens « vit une misère indicible » comme l’ affirment certains et même sous entendent que toutes ses réalisations seront liquidées quand il quittera le pouvoir et ce qu’il a commencé sera purement et simplement abandonné , c’est aller un peu loin dans l’ adversité (X) ; nous l’ avions constaté et vécu après le coup d’Etat militaire du 3 avril 1984.On a l’impression que nous n’avons pas encore tiré les leçons d’une telle pratique.

Eternel recommencement, pour ne pas dire la haine, tant que tu nous tiens, la Guinée ne progressera pas.
Or, il suffit, entre autres, de parcourir la Guinée intérieure, de visiter les réalisations faites dans le cadre des fêtes tournantes, de constater les progrès agricoles , de suivre le projet d’ adaptation basé sur les écosystèmes(AVE) financé par le PNUD et impliquant les ministères de l’ environnement, de la pêche et de l’ agriculture dont les objectifs sont déjà probants (culture et obtention du poisson pour les marchés locaux, le reboisement, etc, les résultats obtenus dans la promotion et l’ autonomisation des femmes, dans la formation de jeunes entrepreneurs guinéens , l’émergence des grands projets divers dont les profits sont désormais répartis entre toutes les collectivités et de se reporter aux exposés ministériels sur les bilans et prévisions des uns et des autres, pour se faire une idée du bilan incomparable de la gestion d’ Alpha Condé et des perspectives heureuses de développement effectif et harmonieux qu’s’ouvrent à la Guinée et aux Guinéens quand nous aurons toutes les infrastructures nécessaires, routes, l’eau et l’électricité.

Heureusement que le peuple de Guinée, qui vit et profite déjà des retombées positives de son bilan, n’est pas ingrates et ne se laissera pas tromper.
Ce peuple sait déjà ce qu’il veut et n’hésitera pas à choisir Alpha Condé pour son bilan déjà élogieux malgré les durs moments que nous avons vécus et les tentatives de découragement des investisseurs qu’il a su maîtriser à temps.

Durée du mandat

Nous devons mimer l’occident dans ce qu’il a de positif. Ainsi de la durée du mandat des présidents de la République. On ne l’exige que des chefs d’Etat africains alors que tous les autres pays ont les régimes qu’ils veulent et la forme qu’ils décident de lui donner , parlementaires ou présidentiels . Pourquoi l’on ne veut pas que l’ Afrique inauve ?
En outre, dans ces pays, les constitutions sont toutes presque issues de référendum.
Pour ne prendre que ces exemples : en Afrique, tous les régimes sont présidentielistes avec concentration des pouvoirs exécutifs entre les mains du Chef de l’Etat. 

Dans d’autres pays, le pouvoir réel et effectif se trouve entre les mains des premiers ministres ou chanceliers, selon ; mais on ne parle jamais de limiter la durée de l’exercice de ce pouvoir.

Par exemple,

En Allemagne, le chancelier Helmut Kohl a fait 16 ans ; Anjela Merkel est chancelière depuis novembre 2005. En Israël, Benyamin Netanyahou débute son 5e mandat depuis les élections législatives du 9 avril 2019 ; le peuple lui a renouvelé sa confiance malgré les nombreuses accusations et enquêtes auxquelles il fait face, pour corruption et autre mauvaise gestion.
Dans ces pays, ce sont les peuples qui décident de se débarrasser d’un de ces dirigeants quant il ne fait plus leur affaire.

Pour revenir au cas guinéen, la plupart des futurs candidats à la prochaine élection présidentielle, après le référendum constitutionnel , ont géré ce pays, à des divers niveaux, surtout ministres ou premier ministres. Tous ont un bilan, tous ont certainement un programme qui ne serait pas la critique d’autres bilans et programmes.
Que chacun d’eux s’affaire donc autour de ce bilan déjà connu du peuple de Guinée et de son nouveau programme ; qu’on laisse à ce peuple souverain de faire son choix au moment indiqué.

Le peuple qui veut du concret veillera également à ce que le risque de mauvaise foi et la volonté d’épater les électeurs au lieu d’exposer un vrai programme soient neutralisé ou minimisé.
Je ne peux terminer cet article 1. Sans souhaiter une démocratie apaisée pour le peuple laborieux de Guinée qui souffre depuis 1990 del’institution du multipartisme sauvage et destructeur. 2. Lancer, pour ce faire, cet appel : Abandonnons le terrorisme verbal ; militons pour des débats d’idées, des débats civilisés et non pour des affrontements physiques, des injures et des menaces de gamins ou de voyous. Notre peuple mérite respects et considérations de l’Afrique et du Monde pour avoir résisté victorieusement à la colonisation, aux tentatives néocolonialistes et avoir aidé d’autres peuples à en faire autant. Ne contribuons donc pas à le dégrader, à l’humilier par de mauvais comportements et des slogans stupides qui ne résisteront pas à la volonté du peuple.

El hadj Sidiki Kobélé Keita

(X) Ce sont de telles affirmations excessives et mensongères (« tous les complots sont faux » ; « Ils sont tous été inventés et organisés par Sékou Touré pour liquider ses adversaires ») qui m’ont poussé à approfondir la recherche sur la question et à démontrer le contraire. J’ai horreur du mensonge et de l’ingratitude.

Conakry, le 29 avril 2019

Envoyé par Oumar Cissé