"Il y a un problème technique. Quand la loi a été envoyée au secrétariat général du gouvernement, elle n’est pas passée par le ministère de la Justice…Il se trouve que cette loi a des incidences sur d’autres lois, mais qui sont corrigeables. Mais en deçà, on ne peut pas vous donner cette loi pour que vous la votiez, puisqu’il y a des problèmes techniques à régler. Les incidences qui sont sur d’autres lois, il faut les corriger. Nous, on a été court-circuité. Et là, il faut qu’on arrête ça un peu en Guinée sinon, on n’ira pas loin. La loi en l’état, elle n’est pas bonne " Source Mosaïqueguinee.com 

C sacko

Preuve qu'en Guinée, rien n'est acquis encore pour les femmes. Le chemin sera long, le combat et l'engagement rudes pour nous. 

Dommage qu'en 2018, on observe de tel recul alors qu'on parle dans toutes les statistiques et autres analyses que les femmes et les jeunes restent les atouts majeurs du continent pour son essor. Ne soyons pas dupe, il y a plus urgent à corriger ou à améliorer dans ce pays que cette loi sur la parité homme-femme.

L'option Rwandaise ne fait-elle pas ses preuves ? Et l'Éthiopie, ne donne-t-il pas un des plus bels exemples à suivre de ces dernières années ? Il est regrettable que notre pays ne soit plus aux avant-postes sur des avancées sociales, politiques, culturelles… Que nous n'arrivions plus à inspirer d'autres.

D'accord au conservatisme pour certaines valeurs mais pas pour tout jusqu'à tourner dans l'absurdité. Nul n'a le droit, pas même l'État, d'empêcher toute participation des femmes à la construction du pays. Mais aussi, à sa propre construction. Il faut se réveiller dans ce pays, les chose ne tournent plus rond. 

À mes sœurs Guinéennes, pour combien de temps encore devrions-nous supporter l'inacceptable, l'injustice... ? Devrions-nous continuellement servir de bouc émissaire de l'échec total de nos politiques ? Non !
Dans ces cas, nous n'avons pas mille solutions, nous engager pour nos droits et le progrès, ou périr en acceptant le diktat de ceux qui veulent astreindre la femme Guinéenne dans un rôle de citoyenne de seconde zone.

S.Kaba