images

<< Des gens les plus malhonnêtes de ce pays, ce sont des cadres Malinkés car, ce sont eux qui partaient voir le général Lansana Conté pour être nommés afin de combattre le RPG. >> Président Alpha Condé

 

Je trouve maladroit et choquant de la part du chef de l'État de tenir ce type de langage dans un pays où le communautarisme et l'ethnocentrisme sont brandis par des partis politiques comme moyen de conquête du pouvoir .

Si l'on veut et l' on a la volonté de lutter contre la corruption le mieux , c'est donné force à nos institutions judiciaires pour sévir. Servons-nous d'elles, accordons leur les moyens de leur action afin qu'elles jouent leurs rôles avec équité. 

Je pense également qu'à ce niveau de cette fonction, l'on se doit d' être rassembleur et non brandir le spectre de l'épouvantail. C'est une question de bon sens et de responsabilité.

Certes des corrompus il y en a parmi les cadres malinkés et pas qu'eux, mais, est-il utile et nécessaire de présenter les choses telles que faites ? Le chef de l'Etat a-t-il pensé à la perception que le citoyen lambda pourrait se faire de ses propos ?

Gardons-nous de grandes déclarations susceptibles d'attiser la haine et entretenir un climat de méfiance au sein de notre société qui souffre déjà de fractures profondes et de rancoeurs malgré les apparences.

Nous avons besoin d'une administration républicaine où les fonctionnaires travaillent en harmonie sans se côtoyer avec méfiance et défiance.

Nous avons besoin de travail, de justice et de solidarité dans ce pays pour permettre l'émergence économique et politique de notre nation. N'est-ce pas qu'elle est belle notre devise ?

Notre jeunesse a besoin de s'épanouir intellectuellement et humainement. Elle n'a pas besoin de se retrouver machettes ou fusils à la main parce que les mordus de guerres et autres génocidaires ont trouvé la brèche pour vaquer à ce qu'ils savent faire de mieux, tuer, piller et nous dresser les uns contre les autres alors que nous sommes des frères. Qu'on le veuille ou non, nous sommes condamnés à vivre ensemble pour nous construire et édifier une société juste et viable pour tous.

Non et Non...je ne suis pas d'accord avec le chef de l’État sur la formulation des mots pour dénoncer la corruption généralisée, je dirais, de tous nos cadres sans exception.
Oui, les propos du Président me dérangent pas parce qu'il dénonce les cadres véreux malinkés au contraire, il faut le faire. Cependant, abstenons-nous des déclarations fracassantes et sévissons avec les moyens légaux pour éradiquer ce mal. Assainissons le fichiers de la fonction publique...En d'autres termes, parlons peu, et agissons ! 

Veillons à la portée de nos mots et gardons-nous des jeux politiciens. Notre peuple est certes très mature et averti, mais il n'en reste pas moins un passionné de la politique.

N'oublions jamais que dans les situations de violences extrêmes, les premières victimes sont les femmes et la couche juvénile. Et bien entendu les personnes âgées qui n'ont plus la force de se défendre et de prendre la fuite.

Des exemples de violences et d'atrocités de toutes sortes nous n'en manquons pas sur le continent mais aussi ailleurs. Et nous savons combien après il est difficile de se reconstruire.

Ne tendons pas la perche à ceux qui rêvent d' asseoir leur POUVOIR et protéger leur PRIVILÈGE au prix du sang. 

 

Mme Sylvie Kaba

alpha_conde-592x296

Conakry : Les Piques d'Alpha Conde contre les Malinkés qui disent l'avoir porté au pouvoir

En marge de la fête anniversaire de son arrivée en Guinée le 17 mai 1991, Alpha Condé n’a pas fait de cadeau à l’ethnie malinké qui réclame l’avoir porté au pouvoir, a-t-on constaté au siège du parti. Sans commentaire, lisez cet extrait de cette sortie d’Alpha Condé consacré sur l’ethnie Malinké !

 

« Dans le parti, certains sont plus intelligents et d’autres sont plus rusés, mais je suis plus patient qu’eux tous. J’ai toujours dit la vérité au peuple de Guinée. En 1991, dans ma cour à Mafanco j'ai dit devant mes militants qu’un jour viendra, la Basse-Guinée donnera plus le pouvoir au parti qu’eux. Ils se sont fâchés en disant qu’Alpha, c’est nous qui sommes sous le chaud, le soleil et la pluie. J’ai dit cela ce jour parce que je connais très bien l’histoire de la Guinée car, j’ai pris tout mon temps pour la connaitre. Aujourd’hui, j’ai toujours dit que je ne suis pas venu au pouvoir pour les Malinkés, Soussous, Peulhs ni les Forestiers. Mais je suis venu pour toute la République de Guinée. Ceux qui se tapent la poitrine aujourd’hui pour dire qu’ils sont Malinkés, ils étaient là,  est-ce qu'ils avaient ce pantalon pour dire cela à l’époque (1991). Quand je suis venu, vous (les Malinkés) m’aviez dit que vos bouches étaient dans le sac. Est-ce que vous osiez de parler ? 

 

Aujourd’hui, vous dites Malinké, Malinké. Cela veut dire quoi ? Moi, je ne suis pas venu pour travailler pour une ethnie. Des gens les plus malhonnêtes de ce pays, ce sont des cadres Malinkés car, ce sont eux qui partaient voir le général Lansana Conté pour être nommés afin de combattre le RPG. Ceux qui s’agitent, laisser-les s’agiter. On ne peut être trahi que par ses amis et tel a été toujours le cas. Les gens ne savent pas, le RPG est habitué. Quand je suis venu, il y a des gens qui m’ont accompagné, telles que les coordinatrices, Aissétou Bobo, Bho Camara, Domani, Hadja Penda, Naténin Diallo (…). Nous avions fait toute la Guinée, vous connaissez les routes de la Guinée comment elles sont. Tous ceux qui ont mené la lutte clandestine, il y avait aucun Malinké dedans. Je répète aucun Malinké, c’était des Bagas et des gens de Lola. Ils mettaient les brochures dans les sacs de savon Omo (détergent, ndlr) après ils ajoutaient l'Omo pour le faire rentrer au pays. Pendant ce temps, aucun cadre Malinké n’a été arrêté sauf Kéréma. A cette époque, les Malinkés étaient où ? Ils (les Malinkés) m’ont dit, Alpha tu es Malinké, pour avoir le pourvoir, il faut le sang humain. J’ai répondu partout même dans les mosquées que je ne suis pas venu pour gouverner les cimetières. Pendant tout notre temps dans l’opposition, on n’a cassé aucun véhicule à plus forte raison tuer car, on ne marche pas sur les cadavres pour prendre le pouvoir. Je ne suis pas venu pour donner le pouvoir aux Malinkés, mon parti s’appelle, le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) ».

 

A suivre…

 

Propos recueillis par Sékou Sanoh pour Guinéenews