En Afrique, les droits des travailleurs sont trop souvent bafoués. Les augmentations salariales ne sont effectives qu'environ tous les 15 -20 ans en moyenne. Bien que le syndicalisme chez nous baigne plus dans le clientélisme, je reste solidaire à la lutte des travailleurs. Que l'on soit en Afrique ou ailleurs, les patrons s'octroient la plus grosse part des richesses. Quant à nos États, aucun oeuvre efficacement au nom des masses laborieuses. Dans certains endroits, les fonctionnaires mettent des mois avant de recevoir leur salaire. Les jeunes eux, finissent le cursus universitaire sans la garantie d'un premier emploi et errent avec toutes les frustrations accumulées. 

Syndicat de Guiné : LES SYNDICAT FIXENT UN ULTIMATUM AU GOUVERNEMENT

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CONAKRY- C’est une nouvelle grève qui plane sur la Guinée. Deux mois après la suspension de leur grève, les syndicats n’excluent pas de reprendre leur mouvement de protestation en cas de non application du protocole d’entente entre eux et le Gouvernement.

‘’ Pour ce qui est de la baisse du prix du carburant à la pompe, nous, on s’était accordé un délai de 90 jours. Ce délai expire le 18 Mai et nous espérons que le 19 de ce mois, toutes les parties vont se retrouver pour revoir le prix du carburant conformément au protocole. Si les 57 dollars ne sont pas atteints on reverra le prix du carburant à la baisse. Ce que je dis là a même été confirmé par le ministre Damantang Albert Camara (Ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnnelle et de l’emploi, Ndlr). Dans le cas contraire, la loi nous confère tous les droits, dont celui d’aller en grève’’ a indiqué le porte parole du mouvement syndical guinéen, au micro d’un journaliste d’Africaguinee.com, ce lundi 2 mai 2016.

Au terme de plusieurs jours de grève, le Gouvernement guinéen et les syndicats avaient convenu de maintenir le prix du carburant à son niveau actuel. Ce prix devrait être maintenu même si celui du baril augmentait au niveau international.

A quelques semaines de la date convenue par les différentes parties, les guinéens retiennent leur souffle. Ils attendent le mot d’ordre qui sera lancé par les syndicats qui avaient été beaucoup décriés pour n’avoir pas obtenu la baisse du prix du carburant avant la suspension de la grève au mois de février dernier.

 Source : Africaguinée