« Ce site est opéré par la Mabrouk Oil Operation, une coentreprise dirigée par [National Oil Corp (NOC)] la compagnie nationale pétrolière libyenne », peut-on lire dans un communiqué de Total.

L'attaque s'est déroulée dans la nuit de mardi à mercredi, a précisé un porte-parole de la National Oil Corp (NOC). De source diplomatique française, on dit avoir été informé que l'attaque aurait été menée par une branche locale du groupe djihadiste


et qu'elle aurait fait quatre morts parmi les effectifs de la société libyenne, qui employait sur place 56 personnes (des Libyens et des Philippins). « Il n'y avait aucun ressortissant français ou occidental », précise-t-on de même source.

La production sur le site qui s'élevait à 40 000 barils par jour – avait été arrêtée en décembre 2014 après la fermeture du port pétrolier d'Es Sider. Tout le personnel de Total en avait été retiré en 2013 en raison de la détérioration des conditions de sécurité.

 « ÉMIRAT ISLAMIQUE »

Un porte-parole des forces gardant le site pétrolier – affilié au premier ministre, Abdallah Al-Thinni, reconnu par la communauté internationale – a affirmé que les islamistes étaient responsables de l'attaque.

L'est de la Libye est devenu le fief des partisans de l'Etat islamique (EI), selon des experts. Transformée en « émirat islamique », la zone accueille régulièrement des combattants étrangers depuis 2011, notamment pour qu'ils s'y entraînent avant d'être envoyés en Irak ou en Syrie. Le groupe islamiste Ansar Al-Charia est aussi très actif dans la région de Syrte.

Un membre du gouvernement de la Libye – celui qui s'est emparé de la capitale, Tripoli, et y a installé son propre gouvernement et son propre Parlement – a déclaré pour sa part que l'attaque était le fait d'anciens partisans de Kadhafi.

 

Source : Le Monde.fr