Ast_assis bureau

Bulletin n°11 du 30/12/13:

En Matière de Culture, d’Art et de Sports

 

I-Introduction : En faisant le choix de son indépendance totale le 28 Septembre 1958, notre pays avait posé un Acte Historique dont les ondes de choc ont provoqué un ‘’TSUNAMI’’ dans les conceptions traditionnellement établies en matière de Relations Humaines, sonnant ainsi, tout particulièrement, le GLAS des Empires Coloniaux d’Afrique Noire, qui se croyaient éternels.

Le ‘’NON’’ de la Guinée, immédiatement suivi par la fulgurante apparition de notre pays sur  la Scène Internationale, avec l’étonnante personnalité du Jeune (36 ans !) et très charismatique AST, tout cela avait impacté, boosté de façon incontestable tous les Mouvements d’Emancipation partout dans le Monde. On en a vu les effets dès le début des années 1960 aux Etats-Unis d’Amérique, avec les Malcolm X, Luther King et autres Karmichael… Bien que ce soient les Guinéens-mêmes qui refusent de relier les choses dans leur logique dès qu’il s’agit d’AST.

La Colère froide et la haine que cela valut à notre pays et à ses premiers dirigeants ne sont encore ni assouvies, ni éteintes. Notre ex-Métropole coloniale s’est tout simplement donnée les moyens de les entretenirmaintenant à distance, en en confiant l’expression bête et méchante, sourde et aveugle, à des ‘’Nègres’’, dont les plus virulents sont des Guinéens. (Oh ! il y a bien aussi des gens comme FOKKA, et un ‘’outil’’ aussi puissant que Rfi dans cette DANSE !)

Quand au Choix Historique en question, il avait immédiatement dicté à nos Dirigeants des Impératifs et Devoirs singuliers. Une Responsabilité urgente, incontournable et d’une grande exigence en matière de compétence et de clairvoyance.

Par exemple la nécessité d’engager sans délai et sans défaillance, le Mouvement d’une Libération  CULTURELLE et MENTALE, pour compléter et donner un contenu réel à notre Libération de Juré. Pour ‘’créer’’ ainsi un PEUPLE, une NATION.

II- L’état des lieux en la matière, à cette époque-là :

Nous étions en pleine Aliénation CULTURELLE. En effet, toute domination d’un Groupe Humain par un  autre suppose la volonté du Dominateur, de transformer le Dominé en un autre ‘’lui-même’’. L’exemple le plus illustratif qu’on puisse en donner, c’est notre Foutah où : Djalonkés, Sarakollés, Mandénkas ou Bambaras, subissent l’’’ennoblissement’’ (Rindhin’ngol) formel en ‘’devenant’’ Barry, Diallo, Bah ou Baldé (Billâhi !). Une telle transformation s’appelle ‘’ASSIMILATION’’. Une Notion, un FAIT plutôt, dont de célèbres Victimes, comme Senghor, ont donné une définition inappropriée en l’appelant  Métissage CULTUREL. AST avait bien tenté de contester cette acceptation en rappelant avec justesse que le Métissage est un phénomène Biologique, et non Culturel ! Evidemment le Célèbre Fonctionnaire et Citoyen français de Dakar fut le plus écouté. Y’a pas de mal : l’URDU est bien une langue aussi !

En réalité, la transformation, l’assimilation culturelle coloniale a visé, et vise toujours la Négation, le Sabotage, la Dévalorisation théorique et pratique de tout ce qui fait la Personnalité Propre du colonisé : sa langue (le ‘’Symbole’’ à l’Ecole, ça vous dit non ?), ses Coutumes, ses Racines Artistiques et Culturelles fondamentales, etc.

Le système colonial s’était efforcé de transformer nos Sociétés conformément à cette vision.

Nos populations qui en ont été visées furent profondément dépersonnalisées et totalement aliénées. Elles ont eu tendance à rejeter toutes nos valeurs propres. Les plus grandes victimes en furent principalement, les ‘’Privilégiés’’ du Règne Colonial : les Chefs locaux et leurs Cours, les Gardes-Cercles, les Auxiliaires de l’Administration Coloniale, etc, tous ceux qui ont été enrichis et dotés des pouvoirs de domination et de nuisance sur le Populo. Des COLLABOS SNOBS, dont les ‘’Héritiers’’, biologiques et idéologiques, sont et demeurent encore les Détracteurs les plus irréductibles de nos Indépendances, et de nos Patriotes les plus Authentiques.

Qui peut raisonnablement nier le fait que les Blancs avaient réfuté toute valeur à nos Civilisations et à notre Culture, toutes si riches et si variées ? Les Blancs, n’avaient-ils pas nié jusqu’à l’appartenance de notre Race à l’HUMANITE ? Ne nous avaient-ils pas simplement conçus et campés comme des ‘’Sous-hommes’’ au QI (quotient intellectuel) bloqué au stade infantile ? Comme des ‘’Irresponsables’’ qu’ils devaient, eux, ‘’dresser’’ et ‘’utiliser’’, dans le vrai sens de ces mots ? Le Racisme que cela caractérise est tellement ENORME qu’on ne le voit plus !

Et ce n’est pas parce que Dieu ne le leur a pas permis, que les colonisateurs n’ont pas essayé, partout, de supprimer toute ‘’Différence’’, voyons ! Et c’est plus grave maintenant qu’avant ! Plus ‘’totalitaire’’.

Cette Politique, appliquée à coups de triques et de traques, avait fini par créer, chez l’Africain Noir en particulier, un Complexe d’infériorité quasiment insurmontable. Et une attitude permanente de ‘’Chien battu’’. Au point que nous avions fini par nous mépriser, nous haïr et nous ‘’maudire’’ nous-mêmes, et entre nous ! Il s’agit d’un MAL extrêmement PERVERS, extrêmement PERSISTANT. C’est la Révolution Guinéenne qui a tenu à nous en guérir. Qui s’y était, en tout cas, attachée sans réserve.

III- LE PROCESSUS DE LIBERATION CULTURELLE

Pour la Révolution Guinéenne, la Culture, c’est la totalité des Acquis Matériels et Immatériels d’une Société. Le Peuple en est donc le Créateur Exclusif, et le dépositaire Universel. Et c’est en son sein, et  grâce à lui, que des Acteurs, Artisans et Interprètes, concourent avec plus ou moins de bonheur et de réussite, à traduire, exprimer et matérialiser ‘’ses ‘’Acquis culturels. Les talents individuels et collectifs mus et promus au cours du processus historique d’un Peuple, ces talents, dis-je, assument sans interruption, les fonctions essentielles de représentation et de communication des valeurs culturelles dudit Peuple. Ils assument aussi la fonction de Receveurs de valeurs exogènes aux fins d’adaptation et d’assimilation, avec des incidences et des effets plus ou moins dynamiques ou paralysants, positifs ou négatifs.                                                                                                                                                  

1-           LA Méthodologie qui a été mise en œuvre par notre Révolution

    Tout d’abord, il faut savoir qu’à la base de tout succès, il ya l’organisation, qui est la caractéristique fondamentale de l’Humanité. Or, toute Organisation comporte une Théorie et une Pratique.

      Conscientes de toutes ces Réalités, les Autorités du jeune Etat Guinéen ont commencé, dès 1959,par engager une vaste Compagne d’information et de formation des Masses Populaires du pays, sans exclusion : Hommes et Femmes, jeunes et vieux, toutes Régions et toutes Ethnies confondues. L’objectif visé, c’était la ‘’prise de conscience’‘ par tous et par chacun, des ‘’responsabilités’ ’qui étaient  celles du Peuple face à son Histoire, c’est-à-dire: son Passé, son Présent et son Avenir. Face, surtout, à l’exercice de sa Souveraineté.

v Cette Première Phase du Combat Culturel de notre Nation à construire a été appelée celle de ‘’La Reconversion des Mentalités’’.

v La Deuxième Phase du combat a consisté, de façon concomitante avec la Première, en une vigoureuse et courageuse Action pour Assainir les Conceptions, Convictions et  Croyances au sein, au cœur-même de nos Communautés dans les villes et dans les Compagnes. Cette Phase a été celle dite de ‘’La Démystification’’ de nos Valeurs Culturelles. Elle  a comporté les Actions suivantes, menées sans concession aucune :

a)- La lutte contre les Fétiches et le Fétichisme, et leur intégration rationnelle  à notre Patrimoine National, grâce à une Muséologie dynamique ;

b)- La lutte contre le Maraboutisme et les Faux Marabouts, qui étaient de véritables ‘’Vecteurs’’ d’abrutissement du Peuple ;

c)- La ‘’Dé-castisation’’ de toutes nos ‘’Sociétés’’, et la lutte contre les ‘’Complexes’’ de toutes sortes ;

d)- La lutte contre l’Esclavage et les Pratiques esclavagistes partout. Plus particulièrement au Foutah Djallon.

NB : En matière de ‘’dé-castisation’’, de lutte contre les mentalités esclavagistes, et contre toutes les attitudes irrationnelles de mépris  envers l’’’autre’’, c'est-à-dire le semblable absolu, la Révolution guinéenne a posé des Actes Forts, et mis en œuvre une Politique de Rigueur en matière de Laïcité et d’Egalité de tous les Citoyens du pays. Telle fut d’ailleurs la principale Raison du Consensus National pour un Parti Unique, seul ‘’Cadre’’ approprié pour la fondation d’une Nation, pour promouvoir son Unité, et pour cultiver sa Cohésion. Une tâche sacrée dont le PDG a su  s’acquitter avec honneur, malgré les nombreux assauts qui l’ont visé pendant toute son existence en tant que Parti du Peuple. Il a fallu que le CMRN vienne lui substituer le ‘’Pouvoir Soussou’’ de Lansana Conté, (au service, en réalité d’un hégémonisme Peulh calculateur), pour amener notre pays là où il est maintenant. Avec une pseudo Classe Politique truffée de faux Démocrates dans l’absolu ! Soit parce qu’ils se battent pour restaurer un esclavagisme immuable au Foutah, où les liens de servitude rattachent encore ‘’tous’’ les ‘’Intervenants’’, jusqu’en France et ailleurs ; soit parce que les autres se prévalent d’un TRIBALISME totalement antidémocratique, par exemple le KABALABA, les FAKOLI MOH­-SI, TOURAMANSI, et autres ‘’BASSE-COTE’’ ou COORDINATIONS REGIONALISTES !

v Ces deux Phases du Combat Culturel du PDG d’AST, menées de façon responsable, avaient connu un succès difficile à rééditer de nos jours. Hélas ! Et c’est sur la base de ce succès que tout un Processus de Réhabilitation et de Dynamisation de toutes nos Valeurs Culturelles et Artistiques, riches et variées, avait été mené avec un égal succès. Il avait permis aussi la Réhabilitation et la Consécration de notre Histoire Authentique, et  celle de nos Héros, qui n’ont rien à envier à ceux des autres Peuples.

2- Un Bilan élogieux :

Toute cette Philosophie avait trouvé son expression dans une Offensive Culturelle dont les Résultats, aux plans national, africain et international ont été :

v Une Victoire Totale des Masses Populaires  d’Afrique Noire sur tous les Préjugés, sur toutes les attitudes irrationnelles, et sur tous les Complexes d’Infériorité Culturelle et Historique vis-à-vis de tous ;

v Une Reconnaissance Universelle des Valeurs Africaines Noires, grâce à un apport, à une contribution, indéniables même par ses pires détracteurs, de la République Populaire Révolutionnaire de Guinée.

Pendant un grand quart de Siècle, notre pays, avec ses Ballets, ses Chorales, ses Orchestres modernes, ses Ensembles Instrumentaux Traditionnels, ses Pièces de Théâtre (Thyaroye…), ses Récitals, ses Shows littéraires, ses Equipes populaires de Sports, notre pays, dis-je, a réussi à créer, à l’échelle de notre Continent, une DYNAMIQUE telle que nous devrions en être fiers, nous Guinéens. Malheureusement, puisque nous n’arrivons pas à surmonter nos COMPLEXES AUTODESTRUCTEURS, nous allons toujours à la pêche au MORBIDE et au FUNESTE, que nous brandissons toujours. Parce que nous avons un Complexe insurmontable d’être FIERS de nos GRANDEURS et Succès  EXTRAORDINAIRES sous la première République. Nous sommes réellement un CAS digne d’une PSYCHANALYSE extrêmement fine.

v Notre rôle de Nation-Pilote à tous points de vue, et particulièrement en matière de Culture et de sports, nous avait pourtant été reconnu à plusieurs occasions. Ainsi :

v A Alger, en 1969, la Guinée a remporté le Grand Prix du Premier Festival Panafricain des Arts et de la Culture. Notre pays avait également dominé les Débats du Symposium organisé à cette occasion, un Débat dont les Conclusions ont été publiées dans le ‘’Manifeste Culturel d’Alger’;

v En Novembre 1975 à Accra, notre pays avait orienté aussi, et dominé de  haut, la Réunion des Ministres Africains de la Culture, sous l’égide de l’UNESCO ;

v Au mois de Mai 1976, la Guinée avait totalement influencé les Travaux de l’OUA à Addis Abeba pour l’élaboration de la Charte Culturelle de l’Afrique, qui a été adoptée plus tard, en Juillet 1976, par le Sommet de l’OUA à l’Ile Maurice ;

v En Janvier-Février 1977 à Lagos, le deuxième Festival Panafricain érigé en Festival Mondial des Arts et de la Culture, avait encore permis à notre pays de faire triompher sans ambages, notre Conception Africaine de la Culture et de la Civilisation au plan Universel ;

v Ajoutons à tout cela le Triplé de la Coupe ‘’Kwamé Nkrumah’’ en 1977, par le Hafia Foot-ball Club de Guinée ; il faut signaler entre parenthèses, que cette Coupe des Clubs Champions d’Afrique, offerte par l’Osagéfo et remportée par notre pays, avait immédiatement été succédée par ‘’la Coupe Ahmed Sékou Touré’’ offerte par notre Président, et remportée à la suite de son triplé par un Club Ghanéen, dans l’indifférence totale des Guinéens, au temps de Lansana Conté !

v Bella Sadio Barry, Champion d’Afrique Poids Walcer (Boxe) aux Deuxièmes Jeux Africains de Lagos en 1977 ;

v L’énorme carrière musicale de la Guinéo-SudAfricaine, Myriam Makéba, avec son ‘’Quintet’’ de Musiciens Guinéens, avec lesquels elle avait fait plusieurs tours du Monde ;

v Et les Films Guinéens :

v ‘’Et vint la Liberté’’, ou ‘’Amok’’ auquel la même Myriam a participé ;

v Et nos ‘’Ballets Africains’’, Ambassadeurs de la Culture Africaine sur toutes les grandes Scènes du Monde; ou encore notre ‘’Ballet Djoliba’’, à la création duquel le célèbre artiste Harry Belafonte des Etats-Unis avait participé. Harry Belafonte que moi j’avais vu, lorsque je n’étais encore qu’un petit garçon en 1960, dans mon village au centre de la Guinée, où il avait accompagné AST, qui venait de galvaniser les Africains-Américains lors de sa mémorable Tournée de 1959 aux USA.

v Oui, la Guinée de AST a donné à l’Afrique dans le Monde, l’image d’un Continent à la Culture et aux Civilisations d’une Richesse exceptionnelle. Que cela fasse mal à des Guinéens, au point de passer une telle contribution à l’ardoisine,  avouons que tout esprit, tant soit  peu rationnel, ne peut qu’en être sonné, ébaubi, perplexe… et péniblement interpellé sur la ‘’spécificité’’ effarante de ce genre de personnes !

 

IV- Conclusion d’étape.

Vous savez, à propos de tout ce que la Révolution a réalisé en Guinée, il faut écouter tout le monde, sauf les ‘’élites Négatives’’ de notre pays, qui se sont ‘’jeté sur la parole’’ depuis de décès d’AST. Or, elles la monopolisent, la ‘’parole puante’’, accompagnées en cela par la  Toute Puissante Communauté Françafricaine, aux mains de laquelle nos ‘’ENG’’ ne sont que de simples GUIGNOLS ! AINSI :

v Sur le Plan économique, des gens comme Sidya, Ousmane Kaba, et ceux qui leur ressemblent, ont qualifié nos Usines, Commerces et Banques de ‘’Socialistes’’ et de ‘’Communistes’’, pour exprimer leur joie sinistre parce que ces Acquis de notre Peuple ont été saccagés par la Haine seule contre AST, dont on veut prostituer la Glorieuse Mémoire. La HAINE est vraiment ce qu’il y a de pire chez l’homme. Or, celles et ceux qui en sont atteints vivent toujours dans l’insatisfaction et la frustration, et dans la douleur. C’est sûr !

v Plus que tout autre déni haineux, nombre de ‘’grands acteurs’’ parmi nos ‘’ENG’’ actuellement aux cimes dans notre Société, posent, de plus en plus fréquemment, des actes  visant à ‘’Négativiser’’ le choix de notre Indépendance en 1958. Dans l’unique but de se faire ADOUBER par la France qui est toujours frustrée par ce choix historique. Ce qui va bien au-delà des ‘’folkloriques’’ déclarations haineuses de l’invariable Mouvance ethnocentrique peulhe de notre pays dont les incongruités avaient été anticipées depuis la Charte de Kouroukan Fouga, qui les fait classer dans le cadre du ‘’Sanakoun’yah’’ (le cousinage à plaisanterie !). Car, le Guinée, sous la direction d’AST, a voté ‘’NON’’ en 1958, personne ne peut faire revenir ce passé pour le modifier.

Et l’HISTOIRE a déjà rangé, DEFINITIVEMENT, ce choix Historique comme une des Avancées les plus qualitatives de l’Aventure Humaine. Alors, Mesdames et Messieurs, il faut comprendre cela et avancer, ou se taire. Ce qui est plus facile.

Sur le plan artistique, culturel et sportif, on entend souvent des éléments de la fameuse Mouvance peuhle proclamer qu’au temps de la Révolution, les Guinéens ne faisaient que DANSER et CHANTER, et vice-versa !

Sur le même chapitre, j’ai entendu moi-même Monsieur Ahmed Tidiane Cissé, le Ministre de la Culture, et Proche du Président Alpha Condé, déclarer que ’’Sékou Touré’’ avait fait la promotion du Cinéma Guinéen pour faire ‘’sa propagande’’ !

Il faut avouer que, dans le Monde Entier, nous constituons un CAS RARE, psychosomatique, de nature Freudienne très complexe. Presque désespéré. Je suis sincère, et j’en suis triste.

A la prochaine encore pour continuer, si Dieu le veut.

Soub’ hânallâhi Wabihamdihi,astakh’firoullâhi Wa atoûbou ilaïhi

Wa sallallâhou alâ Seyidinâ Mouhammadin, Wa alâ âlihî, Wa Sahabihî

Wassalim. 

Conakry, le 30 Décembre 2013

 Aly Bocar Cissé, Professeur et Administrateur Civil à la Retraite

Tél : 664-33-37-70/ 622-27-88-89/ 657-38-53-89

Email : cissedebma@yahoo.fr

======================================