DES BILANS CONCRETS AU COUP PAR COUP (suite)

 

 

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INDUSTRIE ET COMMERCE SOUS LE PREMIER REGIME

 

II / En Matière de Développement Industriel et Commercial

 A-INTRODUCTION :

Au-delà des paradigmes économico-politiciens qui ont été prônés, uniquement dans le dessein d’intoxiquer les opinions et de vouer la Révolution guinéenne aux gémonies, il faut savoir que même la faiblesse des ressources financières d’origine extérieure n’avait altéré, en rien, ni l’originalité, ni l’équité des choix qui avaient été faits par ladite Révolution.

La pertinence  des projets et programmes qui avaient été conçus et réalisés de manière souveraine sous la première République, de même que leurs localisations à travers le pays, avaient constitué des actes majeurs en matière de bonne gouvernance. Bien longtemps avant que ce concept ne soit instrumentalisé par ce qu’on appelle désormais ‘’la Communauté Internationale’’. C’est-à-dire, en réalité, l’Occident judéo-chrétien, vainqueur de la Guerre Froide. Cette victoire que les pays pathologiquement esclavagistes, dominateurs et exploiteurs des plus faibles, considèrent comme une nouvelle conquête coloniale absolue.

Dans la Guinée dite ‘’des 26 années de plomb’’ par les maîtres de la satire goebbelsienne, cette  Guinée dont moi, je me considère plus spécialiste que tant d’autres bavards du jour, parce qu’ayant, moi, toujours vécu ici, cette Guinée où la bonne ambiance, partout, se disputait joyeusement la primeur avec les  trophées africains et internationaux des sports, des arts et de la culture, cette Guinée qui était la  championne de la diplomatie de l’apaisement et du respect mutuel entre les Nations, dans cette Guinée-là dis-je, que l’on considère alors les Secteurs de l’Agriculture, de l’Industrie, de l’Energie, des Infrastructures, ou les Secteurs Sociaux, tous les choix, toutes les orientations obéissaient à la  vision d’un développement d’ensemble harmonieux, et rigoureusement hostile aux inégalités et aux déséquilibres régionaux. Celui qui était chargé de cette planification n’était l’homme de personne en  particulier. Il ne cherchait que le bien-être et l’agrément de son Peuple. Il était conscient, par-dessus tout, que seule cette vision pour un développement sans déséquilibre, correspondait aux besoins d’un développement durable, sans lequel la paix et l’unité nationales ne seraient que de vains mots. EXACTEMENT COMME MAINTENANT, 30 ans après sa mort, avec des anarchistes comme Sidya ! 

Le patrimoine que cette politique avait constitué pour le Peuple de Guinée, aussi bien comme propriété collégiale de la Nation, qu’en tant que réalisations communautaires, à tous les niveaux de  notre territoire, tout ce patrimoine n’a même pas été inventorié après la mort du Président Ahmed Sékou Touré. Dans un pays qui n’avait aucune tradition d’alternance encore, ses successeurs de la junte militaire qu’on avait poussés à prendre le pouvoir, avaient opté pour le Crime Economique Intégral consistant à faire saccager TOUT, à engloutir TOUT au fond d’un océan de haine absurde et autodestructrice. Une haine que portent anachroniquement encore justement des gens comme Sidya Touré ou Ousmane Kaba, par exemple !

Personne n’a pris la peine de réfléchir et d’agir en vue de sauver nos acquis, et pour essayer d’en faire bon usage. Invités et encouragés par ‘’nos braves’’ officiers putschistes, une déferlante de  ‘’diaspos savants’’, de vrais Anarchistes, étaient venus submerger nos Cadres locaux pris au dépourvu, ostracisés et violemment mis à l’écart par les nouveaux ‘’maîtres’’ du pays.

Nos Cadres terrorisés par l’assassinat massif des premiers Dirigeants intègres et tant respectés du pays, avec l’assistance à peine voilée de la France, alors que le Monde dit ‘’Civilisé’’ avait ostensiblement choisi de regarder ailleurs, par solidarité avec ladite France. Nos Cadres ‘’locaux’’ qui avaient donc dû assister, impuissants, à la destruction complète de tout ce qu’ils avaient bâti, laborieusement et avec dévouement pendant 26 ans pour notre Nation… On fait fi, superbement, du ‘’Hakkè’’.

Des dizaines de Docteurs en Economie (marxiste ou libérale, qu’importe, puisque tous gravent les mêmes isoquants, iso coûts, et autres diagrammes cartésiens !), des centaines d’intellectuels se disant patriotes, tous en provenance de l’Etranger, s’étaient rués à l’assaut de notre pays et, tels des Titus Flavius s’emparant de Jérusalem, avaient investi toutes les places de chez nous, en véritables triomphateurs. Ils avaient la bouche fleurie de paradis terrestres, mais le cœur noir du venin patiemment inoculé en eux par nos ennemis communs, entre les mains desquels ils s’étaient vraiment trop longtemps abandonnés, avec naïveté… De vrais ‘’Nègres’’ éblouis par la prospérité de leurs manipulateurs. Une prospérité que ces gens avaient pourtant arrachée à la nature, et qu’ils avaient entretenue, eux, pendant des siècles. Tous donc étaient venus (ou revenus) en Guinée, non pas pour bâtir, ni même pour conserver, mais pour raser et effacer tout ce qui existait. Comme des cynocéphales dans un champ d’arachides. Ils s’étaient emparé ensuite de  la parole avec volubilité, créant une cacophonie au regard de laquelle la Tour de Babel apparaissait comme notre bonne et vieille ‘’Paternelle’’ de Conakry, à côté de la ‘’Sears Tower’’ de Chicago. Ils étaient tous venus pour mobiliser leurs ’’parents et amis’’, aux côtés de nos militaires ‘’redresseurs’’, et tous ensemble, ils avaient effacé notre vision d’un développement populaire. Pour lui substituer une contre-vision fondée sur un monument d’escroquerie, sur une corruption phénoménale, sur une criminalité banalisée, dans un contexte d’impunité absolue. Le tout, aggravé par le mal de l’Humanité : le racisme, l’ethnocentrisme, la division. Sur fond de précarité muselée du Peuple.

B- Notre Bilan en matière de Développement Industriel et Commercial

B1- Réalisations Concrètes.

La Première République avait réussi à construire une cinquantaine d’Unités Industrielles, petites et moyennes, à travers tout le pays. Il existe un Ministère de l’Industrie en Guinée ; et des archives  existent. Néanmoins, je vais en citer de mémoire un certain nombre, en me posant la question sur la nature des actions qui ont abouti à la fermeture de ces usines. Prenons par exemple :

a)- l’Usine d’Outillages Agricoles (USOA) de Mamou, où l’on fabriquait des houes, des charrues,  des herses, des brouettes, des chariots, des pioches et des haches, etc.

Puisque nous sommes dans un pays où 80% du Peuple vivaient du travail de la terre en 1984, quel intérêt avait un Gouvernement guinéen à fermer une telle usine ?

b)- l’Usine textile de Sanoya. Lorsque la CFDT était venue négocier la production cotonnière, principalement en Haute Guinée, pourquoi, à la fin du XXème siècle, notre Gouvernement militaire a-t-il accepté ce programme uniquement sur la base de l’exportation du coton (économie coloniale de traite), sans aucune transformation sur place, puisque nous disposions déjà, au moins, d’une usine textile ? Pourquoi avoir préféré la perte sèche des investissements que la première République venait de consacrer à la rénovation complète de cette usine ? Quel intérêt pour notre pays, y avait-il à laisser des machines neuves se gripper jusqu’à leur destruction complète ? Or, le pouvoir actuel s’enorgueillit lui-aussi d’avoir relancé cette culture coloniale de traite, qui nous réduit au rôle de simples serfs coloniaux ! Quel symbole !

c)- Quelle fût la raison de l’immobilisation de l’Huilerie de Dabola ? D’une Usine qui pouvait produire de l’huile d’arachide certes, mais pas seulement, puisqu’elle était techniquement à même de produire de l’huile de palme, ou de palmiste ? Pourquoi l’avoir laissée mourir alors ?

d)- Et les Briqueteries de Kankan et Kobaya ?  Et l’Usine de Sucre de Koba ? Et la Cimenterie de Mali (en phase de réalisation avancée à l’époque) ? L’imprimerie Nationale Patrice Lumumba ? L’Usine de Meubles de Sonfonia ? L’Usine de thé de Macenta ? L’Usine de Quinine de Sérédou ; et, encore là-bas, L’Usine de Panneaux? Et l’Usine-Scierie de N’Zérékoré ? L’Usine de jus de fruits de Kankan (principalement ses jus de mangue qui étaient tant appréciés à la Mecque, par exemple !) ? Et la Scierie de Niandan ? Et la Conserverie de Mamou ? La Parfumerie et l’Usine de carreaux et de miel de Labé ? Et l’Usine de jus d’Ananas ? Et Sipeco ? Soguifab ? Soguirep ? Somcag ? L’Usine Céramique ? La Somiga ? L’Usine de Bougies ? L’Usine d’Acétylène ? J’en ai cité ainsi près de trente, avec ENTA,  qu’on a fini par incendier pour faire plus simple ; Plus les CMD, et Sobragui… Quel intérêt y a-t-il eu à les avoir bradées ou éteintes ?

Eh bien ! Moi je veux bien dire pourquoi on a fait tout cela : C’était uniquement dans le but d’éteindre le nom du Président Ahmed Sékou Touré, sauf en mal ! Ainsi, voilà une poignée de Guinéens haineux, ou au service de la haine française, mesquine et dégoûtante, qui ont pris, devant l’histoire de notre pays, la responsabilité d’un Crime Economique portant sur plusieurs milliards de dollars US en valeur absolue. En le faisant, ils n’ont pas hésité à jeter dans le chômage, dans la précarité et le  dénuement, des centaines de milliers de leurs concitoyens. Pour faire plaisir à la France revancharde. Et pour tenter d’assouvir la haine qu’ils avaient pour celui qui fût, et qui restera pour longtemps encore, le meilleur d’entre nous tous ! N’est-ce pas effrayant cela, pour l’avenir d’un pays, et quel que soit ce pays ?

Et que dire aussi des quelques 300 Sociétés et Entreprises commerciales ou économiques, disséminées à travers tout le pays, qui ont été brutalement fermées, et leurs personnels licenciés du jour au lendemain, avec des mesures d’accompagnement en trompe-l’œil ?

Qu’a-t-on fait dès lors des fonds de commerce et des patrimoines de : Agrima ? Alimag ? Bâtiport ? Boissogui ? Diverma ? Confection ? Cycles de Guinée ? Droguerie de Guinée ? Enimog ? Enipra ? Fruitaguinée ? Guinexport ? Importex ? Libraport ? Nafaya ? Opema ? Proseco ? Quincaillerie de Guinée ? Sabouya ? La Snar ? Socomer ? Socipra ? Soguilec ? SOMOVA ? Sonatex ? etc.

 Oui, qu’en a-t-on fait ?

B2- ‘’NEGRO-FIASCO’’ ET FUITE EN AVANT.

Plus tard, devant l’ampleur des dégâts, devant aussi l’irréparable incurie d’un système qui avait fini par démontrer son ignorance totale de ce que c’était qu’une République, ou une Nation, ou encore plus, de la Chose Publique, les anciens conseillers-casseurs du CMRN, spécialistes de l’amalgame, n’avaient-ils pas tenté de soutenir que le système ‘’Lansana Conté’’ c’était la  continuation de la Révolution Sékoutouréenne ?  On peut, peut-être, répondre aux questions suivantes, sans faux-fuyant ?

a)- Le capitaine KABA a reconnu que 600 Kg d’or laissés en Guinée en 1958, y étaient encore, 26 ans après, en 1984 ! Est-ce qu’il s’agissait donc du même système que celui de Conté ?

b)- Conseillé et soutenu par tous les anciens ennemis de Sékou Touré, (dont la France et ses services secrets), le CMRN avait procédé à l’arrestation et au massacre pur et simple, non seulement des parents et proches du défunt Président, mais aussi de tous les éléments de son ethnie qui avaient une certaine notoriété dans le pays : même ceux d’entre eux qui n’aimaient pas AST ! Est-ce vraiment le même système après, ou bien un système opposé, contraire ?

c)- Pendant 26 ans, la France avait combattu, sans trêve ni concession, Ahmed Sékou Touré et son régime. A l’époque, il y avait à peine quelques diplomates français à Conakry. Même après la reprise des relations entre les deux pays en 1975. Après la mort du Président Ahmed Sékou Touré, ‘’Les Dossiers du Canard’’ nous renseignent, (Ouvrez bien les oreilles, vous de l’autre côté) : ‘’l’ennemi juré de De Gaulle, Sékou Touré, meurt en 1984 et Lansana Conté lui succède. Lui, c’est un ami de la France…’’ ! Aussitôt, comme on peut s’en douter, il avait fallu ‘’assurer la francophonie’’ ; Et ‘’La Piscine’’, c’est-à-dire les Services Secrets français, s’était mêlée de ‘’ maintenir l’ordre’’ dans notre pays. Il paraît que ce fut ‘’un adjudant-chef du service Action, Alain Pasquier’’ qui avait été chargé de cette ‘’tâche’’.

Cet Alain Pasquier apparaît donc comme un témoin de  l’ombre très privilégié dans les affaires d’élimination massive des Compagnons de Sékou Touré, qui furent tous assassinés à Kindia. Témoin privilégié aussi, si non acteur, des prémices du Génocide Antimalinké savamment amenées avec ce que Sory  Djoumessy avait appelé : ‘’La Manipulation du 4 Juillet 1985’’. Autrement dit le fameux ‘’Coup Diarra’’ de 22 heures à la Radio, au moment où la Télévision, dans le même bloc immobilier, passait tranquillement un film ! C’est-il donc le même système, ou un système opposé, contraire ? Même s’ils ne peuvent pas l’exprimer, je suis certain que ceux qui ont haï AST sont transis de honte maintenant. Parce que, franchement, ils savent tous aujourd’hui qu’ils s’étaient trompés. Quel fiasco, n’est ce pas ? Il n’y a encore que quelques malades mentaux qui s’entêtent. Mais, ils verront.

On se souvient aussi qu’après la mort du 1er Citoyen de notre République, des ‘’Vatrican’’ et des ‘’Naby Youla’’ avaient successivement été dépêchés par l’Elysée pour venir ‘’conseiller’’ la Présidence guinéenne.

On avait  vu aussi des ‘’Léon Chaize’’ nommé par Décret Présidentiel en qualité de Vice-gouverneur de notre Banque Centrale, (pour mieux coordonner sans doute les transferts de notre pauvreté et de  notre misère, dans l’opulence de la Banque de France ?). On avait même vu des Colonels Français venir conseiller militairement notre pays qui, on s’en souvient, n’avait nullement eu besoin, même d’un seul conseiller étranger pour mener des actions patriotiques d’éclat, aux côtés des Mouvements de Libération de tous les pays africains, contre l’anachronisme imbécile de pays coloniaux tarés. Ni pour écraser l’Agression, à laquelle des amis de Siradiou Diallo attestent qu’il avait participé. Ni pour faire échouer, ‘’magnifiquement’’, tous les complots montés par, ou avec, ‘’le SDECE, la CIA, le BND d’Allemagne de l’Ouest, la PIDE portugaise’’, etc. ! Conté avait même fait la suprême injure à la mémoire d’AST en allant installer un Colonel français dans la ‘’Villa Coléah’’,  une propriété personnelle du Père de notre Nation bien avant l’indépendance.

Alors, avec tout cela, comment peut-on nommer ceux qui ont le ‘’courage héroïque’’, devant leur propre fiasco, de dire que le système Lansana Conté était l’héritier du système Sékou Touré ?

 De la Révolution Guinéenne qui était aux antipodes de toute cette salade néocolonialiste ? Oui, comment peut-on les appeler, ces gens capables de confondre deux couleurs aussi tranchées ? C’est pas des daltoniens ?

C. PETITE CONCLUSION

Oh ! Chers lecteurs, ne vous en faites pas : toutes les Usines citées dans ce papier, et toutes celles qui ne le sont pas ici, marchaient toutes à l’Electricité, et pas du tout à la bougie ou au feu de bois !

C’est pourquoi moi, quand j’entends nos Elites Négatives parler de notre pays, avec un cynisme luciférien, en niant tout le bien que la Première République a accompli dans ce pays, et en essayant de valoriser Lansana Conté qui a tout détruit : aussi bien notre Société, que notre économie... et notre Image ; Et lorsque ce sont les gens les plus ‘’comblés’’ de notre Nation qui le font, moi, sincèrement, j’ai peur pour notre pays. Vous savez, Cheytane (Satan) crée le désordre, la catastrophe, le Mal pur, mais il n’en périt pas. Il profite du PACTE au terme duquel DIEU, LE PATIENT, l’attend ! Et il ‘’prolifère’’ ! Oui : tous les menteurs, tous les malhonnêtes et tous les méchants sont, soit de sa ‘’progéniture’’, soit ses  adeptes ; et il les ‘’habite’’ tous.

Connaître très parfaitement les Réalisations, toutes les Réalisations positives et dynamiques d’AST ; connaître tout autant l’ampleur, l’étendue des dégâts de Lansana Conté et de toute sa mouvance : parents, amis, épouses et enfants, collaborateurs et autres ; se camper ensuite dans l’immortalité absolue pour tenter de faire l’amalgame de ces deux réalités contraires, dans une rhétorique dont le Refrain ignoble des ‘’50, 52 ou 56 ans de …’’, ne constitue qu’une insulte à la conscience humaine, franchement : c’est SATANIQUE.

Vous voyez donc ‘’ LA CHOSE IMMONDE’’ dans sa Gloire, Camarades ?

C’est à frémir d’EFFROI. Car DIEU n’est pas loin, Qui VEILLE.

Vous comprenez un peu maintenant pourquoi je me réfugie en Dieu ? C’est contre le règne du Mal.

Que DIEU nous en protège ! Amine !

Au prochain Bilan, inch’Allah 

Aoûzoubillâhi mina-CHEYTANI Radjîm !

Soub’ hânallâhi Wabihamdihi,astakh’firoullâhi Wa atoûbou ilaïhi Wa sallallâhou alâ Seyidinâ Mouhammadin, Wa alâ âlihî, Wa Sahabihî Wassalim.

Conakry, le 28 Octobre 2013

 Aly Bocar Cissé

Professeur et Administrateur Civil à la Retraite ;

Tél : 664-33-37-70/ 622-27-88-89/ 657-38-53-89

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