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La République de Guinée est vraiment un pays d’exception qui tire l’une des raisons de son retard dans le non-respect de la hiérarchie des valeurs. Du coup, chacun entend jouer prématurément dans la cour des grands, poussant le rêve jusqu’à se donner un destin national alors que théoriquement, et à l’instant T, l’intéressé est fait pour diriger un simple Cabinet ministériel. Au lieu d’aller droit vers ce but, l’on se réfugie derrière des sigles vident de Parti : C’est le cas d’Aboubacar SYLLA de l’UFC. Aboubacar SAKHO, Porte-parole d’Elhadj Lansana Kouyaté

Cette pratique de faux leaders fait qu’aujourd’hui le paysage politique guinéen foisonne de petits Partis de salons qui se résument au fondateur et à sa famille. Incapables d’organiser le moindre meeting dans leurs quartiers depuis leur lancement, ils se replient sur la maison de la presse de Conakry pour exister politiquement.

Ces faux leaders à la recherche d’un portefeuille ministériel ou d’un siège au Parlement, ou à la CENI, sont présents à tous les rendez-vous où l’on parle de la Guinée. Tant pis si les véritables concernés qui comptent sur l’échiquier politique national manquent de places. Aboubacar SYLLA de l’UFC, l’éternel porte-parole de l’opposition, est de cet acabit.

L’ancien ministre de l’information du Gouvernement de Transition, récompense de ses multiples déplacements sur Ouagadougou pendant des négociations CNDD-Forces Vives, est sur le point de devenir partisan de la pensée unique malgré son costume d’un des  »leaders politiques » donneur de leçon au régime du Pr. Alpha Condé.

Lui (Aboubacar SYLLA) qui a peur de se porter aux urnes, vient de s’en prendre maladroitement au quatrième homme de la dernière présidentielle guinéenne, SEM Lansana KOUYATE, Président du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN). Le crime commis par l’ancien diplomate Onusien est d’avoir attiré l’attention de l’opinion sur la manière déloyale par laquelle Mr SYLLA s’est fait inscrire sur la liste de l’UFDG pour le compte des législatives du 24 septembre 2013.

Découvert, l’éternel porte-parole a raconté plein de contrevérités sur sa méthode. Lisez-le :  »Je n’ai pas besoin d’attendre le feu vert de M. Kouyaté pour nouer une alliance avec une formation politique  ». Plus loin, il lance une autre phrase contraire :  »C’est le Rassemblement des Forces du Changement (RFC) qui a décidé de prendre cette stratégie électorale puisque l’ADP était une alliance politique qui était morte ».

Or, ce Rassemblement des Forces du Changement ( RFC ) officialisé à travers un communiqué de presse rendu public à Conakry, le 31 janvier 2013 regroupant les Partis suivants : l’Union des Forces du Changement (UFC), Parti du Peuple de Guinée (PPG), Mouvement Pour la République (MPR), Alliance pour le Développement National (ADN), Parti pour le Progrès et le Changement (PPC), Alliance des Patriotes de Guinée (APG), Mouvement Démocratique Guinéen (MODEM-GUI), Parti de l’Unité et de la Liberté (PUL), Parti Libéral de Guinée (PLG) et enfin le Parti Guinéen pour le Développement et la Prospérité (PGDP); avait pour unique objectif de présenter une candidature unique aux prochaines élections législatives.

Le « R.F.C. », félicitera les leaders des partis politiques membres et invitera tous leurs militants et sympathisants à conjuguer leurs efforts en vue d’assurer aux candidats du RFC, une victoire éclatante aux prochaines élections législatives.

En définitive, il a été convenu que  »la candidature des partis membres du Rassemblement des Forces du Changement sera faite sous le label du parti : L’Union des forces du changement « UFC », d’Aboubacar SYLLA,  »choisi à l’unanimité comme parti porte étendard dans le cadre du respect des dispositions légales qui présentera les candidatures communes aux prochaines élections ».

Mais Mr Aboubacar SYLLA n’est pas dupe. Il sait que pour avoir un siège au Parlement, il faut au bas mot, trente mille électeurs. Alors que l’ensemble des Partis qui composent son alliance Rassemblement des Forces du Changement (RFC) ne sauraient avoir mille avec toutes les volontés du monde. Convaincu de cette évidence, notre SYLLA national, malgré l’honneur de porte étendard accordé au Parti par le RFC, jettera son dévolu sur l’UFDG, et ce, en position éligible, au détriment des fidèles responsables, militants et sympathisants de première heure. Qui est fou ?

Au lieu d’expliquer clairement à l’opinion publique nationale les raisons cachées de ce revirement qui sautent à l’œil, Aboubacar SYLLA préfère SEM Lansana KOUYATE comme bouc émissaire. Mais c’est la faute au ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, tutelle des Partis politiques, qui ne joue pas son rôle comme le stipule la loi. Si les formations politiques étaient contrôlées puis financées au prorata de leur assise populaire, les particules comme l’UFC auraient pris la poudre d’escampette.

En attendant, le leader de l’union des forces du changement (Aboubacar SYLLA) entend bien mériter son futur titre de député de l’UFDG puisqu’il est promis au poste de directeur de campagne. Et les compagnons de lutte de Cellou Dalein Diallo, qui devraient être à la place de SYLLA, n’auront que leurs yeux pour pleurer.

Malheureusement, il sera difficile de dire qu’en Guinée, faire de la politique n’est pas synonyme de coups bas. La preuve… Aboubacar SYLLA

Aboubacar SAKHO

Secrétaire National du PEDN chargé de la Communication

Porte-parole de SEM Lansana KOUYATE

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