Déclaration

pdg_rdaLe président Ahmed Sékou Touré et l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine)

Pour la grande majorité des Etats africains libérés du joug colonial, une fois l’indépendance politique acquise, il fallait atteindre l’objectif tant aussi important qu’était celui de l’unité.

Le 05 Septembre 1959, le chef du jeune Etat, de Guinée, Le Président Ahmed Sékou Touré, disait à la tribune des Nations Unies que « la liberté de l’Afrique est indivisible et qu’en conséquence, l’indépendance guinéenne est inséparable de celle des autres peuples d’Afrique ».

C’est pourquoi tous les discours, tous les textes juridiques et tous les symboles fondamentaux de base de la République de Guinée sont d’essence panafricaine.

Ainsi à l’article 34 de sa première constitution, la République de Guinée prévoit qu’elle peut conclure avec tout Etat africain les accords d’association et de communauté, comprenant abandon partiel ou total de souveraineté en vue de réaliser l’Unité Africaine.

Par ailleurs l’hymne Nationale de la République de Guinée, intitulée « Liberté » est dédiée à la libération et à l’unité des peuples d’Afrique.

C’est ainsi qu’au dernier sommet de la conférence du groupe de Casablanca en 1962, sur l’initiative du chef de l’Etat guinéen, Le Président Ahmed Sékou Touré, l’idée d’une réunion regroupant tous les Etats africains indépendants est née et soutenue par tout le groupe de Casablanca.

Dès lors la République de Guinée dépêche des missions diplomatiques vers tous les Etats indépendants pour proposer cette initiative qui a été très favorablement accueillie partout, en conséquence la date du 22 Mai 1963 est retenue pour une conférence au sommet des chefs d’Etats et de gouvernements des pays indépendants à ADIDIS-ABEBA en Ethiopie.

En Mai 1963, à l’aube encore de leur libération, les pays africains, dont certains nouveaux responsables guettaient le plus souvent les prisons des puissances coloniales pour occuper des fonctions présidentielles ou ministérielles, étaient confrontés à deux principales séries de problèmes non moins épineux à saisir.

1) Quelles seraient la forme et les structures que revêtirait l’organisation commune ?

* Quelles en seraient les compétences ?

* Comment à ce niveau, résoudre des problèmes d’ordre organique et partant juridique ?

* Quelles seraient les relations entre les Etats d’une part, et la nouvelle institution d’autre part ?

* Dans quelle mesure et à quelle condition la primauté devait être accordée à la nouvelle organisation continentale ?

* Et le problème séculaire de souveraineté qui se posait une fois de plus aux Etats indépendants concernés ; comment le résoudre ?

Le problème politique ? L’Afrique de 1963 était encore largement colonisée et un tel était de fait ne pouvait être accepté par une organisation qui se voulait continentale par sa portée et dont le but principal était de promouvoir la liberté, de sauvegarder la dignité et de préserver la souveraineté de tous ses membres. Il fallait alors décoloniser toute l’Afrique et mettre sur pied un système de défense collective sans lequel on ne saurait réaliser les objectifs ci-dessus énumérés.

Enfin à ces deux séries de problèmes s’ajoutait une autre nécessité très importante, en effet les Etats conscients de leur vulnérabilité pris incurablement, tant sur le plan international que sur le plan local, se décidaient de renforce leurs liens de coopération économique sociale et culturelle. Le vieil adage « l’union fait la force » avait plus que jamais une validité pour les Etats africains, à l’heure de la première conférence d’Addis-Abeba.

C’est pour cela que les chefs d’Etat ont fait preuve de hauteur de vues en respectant tout d’abord, l’urgence nécessité de s’unir pour :

* Défendre et consolider la liberté et la souveraineté recouvrées ;

* Aider avec des moyens accrus et efficaces ceux des pays africains encore sous domination étrangère et

* Offrir de meilleures conditions d’existence aux peuples d’Afrique. Telle logique politique n’aboutit concrètement que le 25 Mai 1963 à Addis-Abeba en Ethiopie, à l’adoption et à la signature de L’HISTORIQUE CHARTE SE L’ORGANISATION DE L’UNITE AFRICAINE(OUA) PAR 32 CHEFS D’ETATS ET DE GOUVERNEMENT des pays africains indépendants d’alors.

Cette renaissance fut difficile et pénible ; mais elle fut tout de même et l’enfant né fut baptisé "OUA" et cria son défit ; celui de marquer la prise de conscience du destin commun des peuples d’Afrique à travers une seule voix dans le concert des nations d’une part et le désir commun des africains de penser eux-mêmes leurs propres problèmes et d’élaborer eux-mêmes leurs propres solutions ; d’autre part.

A la vérité, ce jour historique du 25 Mai 1963 a été déjà plus qu’un succès, une victoire.

Car les oiseaux de mauvais augures chantaient l’impossibilité de voir adopter et signer en une seule conférence, une charte internationale surtout au regard des différences des régimes et/ou des idéologies entre certains membres de l’aréopage.

Mais ce jugement et cette répréhension étaient sans connaitre l’Afrique et ses valeurs de civilisation dont chacun des illustres représentants étaient l’incarnation véritable :

Ce jour inoubliable fut la démonstration éclatante de l’originalité des vertus de l’Afrique en tant que berceau de l’humanité. C’en était un précédent unique et inédit dans l’histoire diplomatique de la terre des hommes.

En ce jour de 25 Mai 2013, jour anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) qui a cinquante ans d’existence , et qui est devenue l’Union Africaine (UA) et qui a connu un parcours hanté de mépris, de jalousie et d’égoïsme des ennemis du continent , la moralité et le devoir imposent aux peuples d’Afrique de fêter ce jour de l’Afrique Unie enfin de consolider son destin commun.

Et comme pour se souvenir et rendre un hommage sacré et mérité aux pères-Fondateurs de l’OUA le 25 Mai 1963.

Ce jour anniversaire doit être une veillée diurne pour conter à la jeunesse africaine le courage politique de tous les illustres fils et filles du continent qui ont œuvré toute leur vie durant, à affirmer la force de la personnalité africaine, la dignité et l’honneur de l’homme d’Afrique, l’indépendance et la solidarité des peuples Africains.

De tout ce qui précède, il importe à la jeunesse guinéenne de savoir que la République de Guinée d’Ahmed Sékou Touré fut membre fondateur de l’OUA et surtout de se fixer en mémoire que m’initiative de l’historique conférence

constitutive de l’Organisation de l’Unité Africaine à Addis-Abeba en Mai 1963 a été l’œuvre du regretté président Ahmed Sékou Touré, l’architecte de l’OUA.

En effet, c’est grâce à sa clairvoyance, à l’analyse de la situation politique générale du continent à l’époque caractérisée par un antagonisme entre les Etats africains regroupés au sein d’organisation politiques rivales s’observant en chiens de faïence que des missions de bonne volonté furent dépêchées auprès de tous les chefs d’Etat et de gouvernement africains en vue d’une rencontre en Ethiopie, pays alors dirigée par le doyen d’âge des dirigeants du continent. Il écrit personnellement les lettres de créances de ces missions guinéennes auprès de ces paires qui, tous, répondirent favorablement au vue du contenu de ses messages dont la noblesse des termes invitait tout africain digne et responsable à la solidarité et à l’unité d’action pour le bonheur commun de nos peuples.

C’est encore Ahmed Sékou Touré qui, dans la nuit du 24 au 25 Mai 1963 permit de concilier "in extremis" les thèses antagoniques relatives à la forme et à la structure des institutions de l’OUA sans compter qu’il proposa le nom de baptême de l’Organisation continentale.

Et c’est compte tenu de ses efforts personnels dans le cadre de la convocation, de la préparation et de la tenue des travaux de cette conférence d’Addis-Abeba, que ses paires comme par gratitude de sa hauteur de vue face au destin de l’Afrique, le gratifièrent en acceptant la candidature de Diallo Telli alors ambassadeur à l’ONU, membre de la délégation Guinéenne, en qualité de premier secrétaire Général de l’OUA.

Un guinéen à ce poste au service de l’Afrique était moins la reconnaissance du mérite d’un individu que de rendre hommage à un peuple et à son Chef d’Etat dont le courage et la lucidité ont permis à l’Afrique de voir un même objectif et de suivre un même chemin : celui de l’unité politique des Etats du continent.

En effet pour illustrer la qualité des candidats potentiels, il s’agira d’évoquer les noms de certains concurrents pour se rendre à l’évidence que sans le poids politique d’Ahmed Sékou Touré, jamais un guinéen n’aurait été ce jour-là le premier responsable de l’OUA.

Il s’agit notamment des ministres des affaires étrangères des pays suivants :

* Ethiopie Dr Ketema YIfru, président de la conférence préparatoire des ministres des affaires étrangères

* Sénégal : Doudou Thiam, président de la première commission Ministérielle

* Algérie : Layachi Yaker, rapporteur de la première conférence ministérielle

* Sierra –Leone Dr John Karfa Smart, Rapporteur de la deuxième conférence ministérielle

En sommes lorsqu’un des nôtres ait été choisi comme premier secrétaire Général est bien un hommage à la Guinée d’Ahmed Sékou Touré contrairement à l’’affirmation faussement répandue et entretenue à dessein par les adversaires du président Ahmed Sékou Touré , que la concrétisation d’un quelconque mérite intellectuel seulement du candidat guinéen : Telli Di allo auquel nous rendons pour ses huit années de travail au service de l’Afrique ainsi qu’à tous les illustres successeurs à la tête de l’organisation de l’unité Africaine.

Peuples d’Afrique, Peuple de Guinée

Jeunes d’Afrique, Jeunes de Guinée

Cinquante ans après, en dépit des multiples problèmes de tous ordres que sa création, son organisation, son fonctionnement et son érection en Union Africaine, n’ont pas n’ont pas manqué de susciter, l’OUA devenu aujourd’hui l’UA, devenue réalité incontournable nous interpelle à mesurer le chemin parcouru. Il s’impose à tous d’identifier les nouveaux définis à relever au regard de nos propres valeurs de civilisation.

S’il faut en dresser un bilan de cinq décennies d’existence, l’OUA/UA aura à son actif, entre autres la fin de la décolonisation du continent et la disparation définitive de l’Apartheid en Afrique du Sud..

Il y a près de vingt ans, un sud-africain se disait que ses compatriotes ne connaissaient pas bien l’Afrique. Ils pouvaient volontiers parler de l’l’Europe et l’Amérique, mais en dehors des pays limitrophes au leur, les africains du Sud ne se souvenaient que d’un nombre limité de pays africains au Nord de l’équateur. Parmi ces pays, la Guinée d’Ahmed Sékou Toué figurait en bonne place.

Apres donc cette phase de décolonisation force nous est de reconnaitre que l’Afrique reste confronter à de graves crises de reconstitution des entités nationales. Le tribalisme ressurgit exacerbé par des déséquilibres économiques que malheureusement les Etats africains ne maitrisent pas encore.

Le PDG-RDA a la ferme conviction que les peuples africains finiront par avoir raison des maux dont ils souffrent aujourd’hui grâce à leur sens élevé de lutte s’ils parviennent à mieux s’organiser comme ils l’avaient fait contre le colonialisme.

En effet le président Nelson Mandela considéré à juste titre comme l’ancien chef d’Etat le plus respecté du monde et le plus illustre champion de la lutte contre l’apartheid, se souviendra toujours avec ses prestigieux compagnons de lutte que le peuple de Guinée du président Ahmed Sékou Touré, a toujours été de leurs côtés pendant les heures sombres, difficiles et héroïques du combat mené avec opiniâtreté contre l’Apartheid.

La Direction Nationale du PDG-RDA saisit cette occasion solennelle pour rendre un vibrant hommage à tous les pères Fondateurs de l’OUA ainsi qu’à tous ceux et toutes celles qui ont en d’occasion historique de diriger l’OUA. Et l’UA ;

* Remercier et féliciter le gouvernement guinéen du président, le professeur Alpha Condé pour cette célébration panafricaine et solennelle de ce 50eme anniversaire en replaçant l’événement dans son contexte de vérité historique

* Hommage à l’OUA

* Vive l’UA.

 

Prêts pour la Révolution Démocratique Africaine

 

Le Comité Central du PDG-RDA