La marche du 27 février 2013 organisée par le Collectif des partis politiques, de l’ADP et du CDR, n’a pas encore fini de dévoiler tous ses secrets. Parmi les cadavres transportés à l’hôpital, il y avait un jeune déclaré mort qui ne l’était pas. Et ceux qui étaient morts,  ne l’ont pas tous été au cours de la manifestation.

Décidément, le combat politique en Guinée est devenu une empoignade serrée entre l’opposition radicale et la mouvance présidentielle où tous les coups sont permis. Allant des attaques verbales aux tueries, en passant par des manipulations des populations civiles, des jets de pierres  et des actes de vandalisme, le jeu politique guinéen avec ses protagonistes irrationnels,  est unique en son genre : un gouvernement progressiste et une opposition  à la fois destructive et bête.

Obnubilés par la folle envie d’être présidents de la république, les anciens premiers ministres ont formé un club de loubards prêts à agir à chaque fois qu’une marche est organisée pour terroriser les populations et décourager les investisseurs étrangers qui se bousculent  aujourd’hui devant les portillons des départements ministériels  depuis l’avènement de la troisième république.

Juste   une semaine après  la disparition de nos onze braves soldats, ces ennemis de la Guinée, sans vergogne ni respect pour le peuple en deuil, marcheront le 18 février 2013 sur les cadavres de nos militaires pour en faire d’autres. Mais forte heureusement, les forces de défense et de sécurité ont contenu la marche avec professionnalisme, aucune perte en vie humaine, encore moins des actes de vandalisme n’ont été enregistrés. Un échec total pour une opposition qui n’ambitionne qu’un second 28 septembre en Guinée pour faire partir Alpha Condé comme Moussa Dadis Camara. Mais c’était sans compter sur la maturité politique de l’ancien  Professeur de droit et de sciences politiques à la Sorbonne. Les forces de l’ordre sans armes circonscriront la marche.

C’est cet échec cuisant qui les poussera encore à organiser une autre marche le 27 février pour qu’il ait des morts. Pour cela, ils exposeront la vie des enfants des pauvres quand leurs propres enfants sont dans les grandes écoles ou universités en Occident.

La seule idée qui sous-tendait cette marche était de faire un très grand nombre de victimes pour que la communauté internationale puisse faire remonter les bretelles au Président de la République et décourager les investisseurs étrangers.

C’est pourquoi, les artificiers de l’opposition radicale ont posé au Stade du 28 Septembre une bombe artisanale qui a été désamorcée par les forces de l’ordre avant l’arrivée des manifestants. Aussi, certains éléments de l’UFDG ont-ils été appréhendés pour avoir porté des tenues militaires pour perpétrer des crimes qui compromettraient notre vaillante armée.

Officiellement, deux éléments des forces de défenses et de sécurité succomberont à leur blessure et deux manifestants perdront la vie au cours de cette marche dite pacifique. Le lendemain de la manifestation, un autre manifestant sera tué.  Mais ce sont deux cas de décès dans les rangs de l’opposition que l’hôpital a reconnus. Les autres corps sans vie ont été transportés à la morgue selon la directrice de l’hôpital Donka, Fatou Siké Camara.

Dès lors, la question que l’on est en droit de se poser, est celle de savoir d’où viennent ces cinq cadavres. Selon certaines sources, l’opposition radicale a ramassé les corps des personnes qui sont mortes de maladie ou d’autres raisons, qui n’étaient même pas à  la manifestation et les déposer à la morgue pour grossir le nombre de victimes afin de compromettre le gouvernement.

Pire, l’opposition poussera l’ignominie jusqu’à déclarer mort un certain Mamadou Alpha Diallo  qui  réapparaitra le jour de son inhumation. Là, ce n’est pas le fait de déclarer mort ce jeune qui fait problème, mais le fait que Cellou  Dalein Diallo ait  fait croire aux parents  qu’il a reconnu le corps à l’hôpital. Parmi les neuf dépouilles exhibées par l’opposition,  il y avait une dépouille qui portait le nom de Mamadou Alpha Diallo. Etant donné que ce dernier n’est pas mort heureusement, quel corps la bande à Cellou Dalein  a mis dans cette caisse ? Voilà la question qui reste encore sans réponse.

Pour éviter à l’avenir de telles fourberies, l’Etat doit former des médecins légistes compétents et les doter des moyens techniques qui permettent de faire l’autopsie des corps qui seront transportés à  l’hôpital dans des situations comme celles des 27 et 28 février 2013.

Contrairement à ce que souhaitait l’opposition radicale, jamais un gouvernement guinéen n’a bénéficié de la confiance et du soutien de la communauté internationale comme celui du Professeur Alpha Condé. Ce, malgré l’intention affichée des leaders du Collectif des partis politiques, de l’ADP et du CDR, d’empêcher l’élu du peuple de réaliser ce qu’ils n’ont pas pu faire en un quart de siècle.

Ne dit-on pas qu’un ancien chef ne voudra jamais la réussite de celui qui le remplace ?

Bangaly Condé « Malbanga »