Avant propos

« Personne n’a le droit de menacer la vie et la paix de la Guinée et des Guinéens pour les interdits particuliers.

la liberté politique doit être garantie pour tous.

La compétition démocratique doit être équitable pour tous afin que la voix de chaque Guinéen, quelque soit son choix politique, soit prise en compte et respectée.

Mettons nous d’accord sur un principe fondamental celui de la primauté de l’intérêt supérieur de la Guinée et des Guinéens.

Le début est et doit rester politique et pas politicien.

La société Guinéenne a besoin d’un Etat fort. Un Etat fort d’une légitimité structurelle et fonctionnelle démocratique.

La Guinée et les Guinéens ont besoin d’une autorité publique forte pour mieux les protéger, pour défendre leurs intérêts existentiels.

"Pour la Guinée, pour les Guinéens au nom de mon attachement à la liberté, à la justice et au principe d’égalité et de légalité, je ne serai pas le Président d’une Guinée contre un autre.

Je ne serai pas le Président d’un clanégalité

Je ne serai pas un Président policier et justicier

Je ne serai pas le Président de la médiocrité et de la complaisance.

Je ne serai pas le Président de la haine, ni d’une quelconque théorie de la vengeance imaginaire.

Je serai le Président de l’union nationale

Je serai le Président de la paix

Je serai le Président de la justice

Je serai le Président de la légalité

Je serai le Président de tous les Guinéens.                                                                                         

A cet effet, si le peuple de Guinée m’accorde sa confiance, je m’engage à garantir l’émergence d’une société démocratique, juste et solidaire.

La Guinée est une famille et elle le restera.

Concernant la CENI

Je n’ai jamais fait de demande spécifique, ni catégorielle, ni sur une personne. 

J’ai souhaité avec mes alliés que les manquements reconnus par tous soient corrigés. J’ai également souhaité que les principes démocratiques soient respectés, non pas pour moi mais pour le respect des Guinéennes et des Guinéens. Le peuple de Guinée veut  cette élection à la date du 24 Octobre 2010.

Il incombe à l’Etat de la faire respecter

"Puisse Allah ouvrir nos cœurs à la vérité, qu’il nous oriente et nous guide

Sur la bonne voie’’. » Dixit, Elhadji Professeur Président, Chef de L’Etat, Commandant en chef des Armées, Ministre de la Défense  

Nationale,  Alpha CONDE. Extrait de son discours adressé à la Nation du 10 Octobre 2010. 

 

Sentiments et types d’insécurité

« Le sentiment d’insécurité peut être individuel ou collectif.

Il combine le danger réel ou imaginé et la perception de sa gravité (tolérance ou aversion au risque, résistance au changement, aliénation).

Les éléments perçus collectivement comme angoissants peuvent varier d’un pays à l’autre, d’une période à l’autre d’un segment de population à l’autre.

Certains acteurs politiques et certaines organisations sectaires n’hésitent pas à jouer sur les peurs collectives voir à les susciter, dans l’optique de s’assurer un pouvoir sur les populations sensibles à ce discours.

Parmi les éléments perçus comme cause d’insécurité et faisant fréquemment débat les questions de l’emploi, de retraite, de logementn de délinquence, d’instabilité ou d’arbitraire juridique, de santé, de particularisme, d’action terroriste ou guerrière etc…

Des acteurs comme Fappani Frederic apparaître, Jean Claude Chesnais déclare qu’on ne saurait par tenir compte du compte du sentiment d’insécurité pour orienter une politique pénale. Parce que de la même manière tenons nous compte de la perception sensible de l’inflation pour une politique  économique, certains s’interrogent sur l’insécurité : ne setait-elle pas une manipulation de l’Etat comme le défendeur L. Bur Trong ou alors que chose d’irréel comme le juggère l’ouvrage de W Ackerman R Dulong et HP Jaudi, dont le titre seul interroge la réalité de l’insécurité. »  Dixit Frederic Fappani

Insécurité et Territoires Socio-Spatiaux

L’insécurité et le sentiment d’insécurité peuvent être considerés comme des risques « risques » au même titre que les risques naturels ou technologiques, les conflits armés, etc.

A ce titre, certaines études vont tenter de réaliser une « cartographie »de l’insécurité.

Cette approche s’entend surtout dans le cadre de l’insécurité et/ou les « incivilités » ont soit le plus de chance d’arriver, soit arrive,t le plus souvent.

Dans cette optique, on peut citer la typologie proposée.

La notion de sentiment d’insécurité entre 1970 et 1980 :

« Dès les années 1970-1980, l’utilisation de la notion de "sentiment d’insécurité" fait son apparition .

Ce sont les rapports peyrefittes de 1977 et bonne maison de 1982 qui la consacreront. Cependant, il s’agit d’une manière de se saisir de la question de l’augmentation de délinquence dans les quartiers  populaires sans avoir à se prononcer sur les causes. Il s’engage à l’apoque un débat sur la réalité de l’insécurité en banlieue, mais aussi dans nos villes. Pour plus d’illustrations « axes : Kipé –Kaporo-Lambangni et Hamdallaye-Bambeto-Sonfonia (T7) » banditisme, la prostitution, le trafic de drogue et de l’arme, le trafic de voiture, des enfants. Battent le record jamais vu en Afrique de l’Ouest.

Et malgré l’effort fourni par le Haut Commandement de la Gendarmerie Nationale-Direction de la Justice Militaire (HCGN-DJM)àtravers son Gouvernement, beaucoup d’effort et de grosse assistance tecnhique et humaine reste à désireux pour que la paix le nerf de tout développement soit resenti par le peuple de la rivière du Sud.

Ainsi bon nombre d’ouvrages apparaissent autour de cette thématique. Dans son ouvrage l’historien par Dulas Maury et Chaline cincernant les types de zones où l’insécurité est susceptible d’apparître ;

  • Les zones en état de disfonctionnement socio économique ;
  • Les lieux de concentration temporaire de population et de convergence des modes de transport ;
  • Les transports en commun.

Comme il se constate à la lecture de ces lignes ; il est fréquemment fait état du sentiment d’insécurité en quartiers sensibles : Bambeto, Kipé, Kaporo, Sonfonia, Africof, Cosa, Kobaya.

Dans les débats académiques, deux raisons s’opposent afin d’expliquer celui-ci. Ce serait à cause :

  • D’une plus fréquente présence des étrangers notamment des nigérianes, des togolais, les léonais qui font du n’importe quoi, drogue, prostitution, Escroquerie, le mensonge, le mouchardage…
  • De la concentration de la misère, cette dernière étant liée avec l’insécurité. Les récents  développement scientifique montrent que c’est bien les concentrations de la misère qui génère le sentiment d’insécurité et non la présence des étrangers (Région de Kindia)

Par ailleurs l’insécurité en quartiers sensibles n’est pas un sentiment dominant.

Ce n’est qu’une préoccupation forte que pour 20% des habitants (Région de Kindia) quant ainsi davantage une focalisation sur un phénomène minoritaire mais spectaculaire, donc médiatique phénomène instrumentalisé par les politiques récentes, marquant ses liens avec les problèmes sociaux et leur spatialisation, pauvreté, chômage, discrimination, régionalisation, ethno centralisations, hypocrisie souriante, exclusion etc. ….

Insécurité, politique et médias

Il faudra que les Médias en synergie avec la politique du gouvernement puisse traité le nombre de fois des questions d'insécurité. Par exemple arrêt sur image, émission de France 5 consacrée aux médias, a fourni une intéressante statistique le 07 Octobre 2005,relative aux journaux de TFI, France 2 et France 3.Ces trois chaînes ont traité 158 fois d'insécurité en septembre 2001,contre 66 fois seulement en septembre 2002.Comme si la délinquance avait chuté de près de 60% en an.

Gérer l’insécurité sans compromettre les politiques de la ville.

Défendre la ville.

Comment gérer l’insécurité urbaine sans compromettre les libertés et les possibilités d’échanges et d’imprévu propres à la ville ?

La problématique de l’insécurité  urbaine

L’insécurité est, d’une certaine manière une propriété urbaine en ceci qu’on peut y voir "La rançon des libertés qu’offre une ville en perpétuel mouvement" 

En effet, la sociologie urbaine caractérise la grande ville d’abord  par le fait qu’elle met en relation des individus étrangers les uns aux autres et que cet anonymat génère un affaiblissement des biens communautaires. Ceci a pour conséquence une diminution du  contrôle social informel et spontané. En d’autres termes, la surveillance mutuelle et l’obligation de secours ont décliné en même temps que s’est amoindrie l’interconnaissance.

L’enjeu majeur de ce que Thiery oblet appelle "la police des villes" vient alors de trouver les moyens d’assurer la sécurité des citadins sans disposer des avantages de l’ordre social ancien et sans non plus compromettre la liberté propre à la vie urbaine.

Or depuis les années 70 ; "l’insécurité n’apparaît plus comme la contre partie normales des possibilités de circulation et d’aventures permises par la ville industrielle mais elle est d’avantage vécus comme une menace l’urbanité"

En effet, le développement des incivilités définies par Thiery Oblet comme "la réponse ostentatoire des habitants les plus pauvres à l’égard de ceux qui les fuient", et celui des violences urbaines symptôme d’une fragmentation de l’urbain et d’une exclusion socio-spatiale toujours plus grande, posent la question déterminante du " vivre ensemble" l’émergence dans les années 80 d’une "délinquance expressive" a ainsi contribué à la mise à l’agenda politique de l’insécurité.

Les stratégies de lutte contre l’insécurité.

On peut distinguer schématiquement deux stratégies de lutte contre l’insécurité qu coexistent depuis une vingtaine la territorialisation des politiques de sécurité et l’utilisation à des fins sécuritaires de l’urbanisme.

En premier lieu, le mouvement de territorialisation des politiques de sécurité est n’ du constat d’un désintérêt de la police d’Etat pour la délinquance et la surveillance des espaces publics urbains.

En effet, l’étatisation et la professionnalisation de la police a eu pour conséquence une valorisation des renseignements généraux du maintien d’ordre et de la police judiciaire au détriment de la protection de la population contre les petits délits. 

On assiste donc puis une vingtaine d’années chaque à une tentative d’adaptation de la politique nationale  aux enjeux locaux. 

"La justice et la gendarmerie de proximité deviennent au cours des années 90 les deux piliers affichés de la sécurité publique".

Mais le mouvement de territorialisation des politiques de sécurité passe aussi par le fait que l’on assiste dans les années 80 à l’émergence de la notion de "Coproduction" de sécurité s’appuyant sur l’idée que l’insécurité n’est pas uniquement l’affaire de la police ou de la gendarmerie, encore moins d’une place étatisée.

Cette nouvelle politique de sécurité entend résoudre les problèmes identifiés localement en mettant autour d’une table sous l’égide du Maire, l’ensemble des acteurs de la prévention et de la répression.

Parallèlement à cette reforme de la gendarmerie, érigé en Haut commandement de la gendarmerie nationale et direction de la justice militaire(HCGN-DJM), l’urbanisme et la construction ont progressivement dû s’adapter aux jeux de sécurité.

Les organismes HLM ont été les premiers à intégrer dans la conception et la gestion de leurs bâtiments des éléments de sécurisation (fermeture des coursives pose de digicodes, usage de matériaux résistants, contrôle d’accès, renforcement de l’éclairage nocturne, cameras de surveillance cachées à tous les points stratégiques de rentrée ou de sortie par exemple à la rentrée du pont du 08 Novembre, au carrefour de la banque centrale, à Bambeto, au centre émetteur, à Cosa, ai grand rond-point de l’aéroport, au km 36, à Kagbélen.)

Ces techniques de prévention de la malveillance par l’urbanisme et la conception des bâtiments sont principalement issues des théories anglo-saxonnes, dépravation situationnelle et ont été largement critiquées en France au motif qu’on ne s’attaque pas au travers de l’urbanisme sécuritaire, aux véritables causes de la délinquance. 

En réalité, il est aujourd’hui admis d’un point de vue doctrinal que prévention sociale et prévention situationnelle sont complémentaires et qu’il contient de combiner dissipation et éducation. 

Quel tournant libéral police de la ville ?

La thèse dominante en matière d’analyse de l’évolution de la police de la ville est celle de la substitution d’un Etat pénal  à l’Etat social né avec l’industrialisation, certains acteurs parlant de "criminalisation de la misère". Thierry Oblet y voit là une vision excessive notamment dans sa formulation et dans son énoncé caricatural, sans pour autant réfuter l’idée d’un virage punitif et d’une refonte des politiques sociales. Il caractérise la nouvelle police des villes par le biais de trois évolutions majeures de distinctes.

En premier lieu

 la nouvelle pénologie "privilège la neutralisation du délinquant à son redressement"

L’objectif étant d’avantage de contrôler pour neutraliser les criminels plutôt de rechercher à les réinsérer socialement.

Deuxièmes,

 la nouvelle prévention se caractérise par la montée en puissance de la prévention situationnelle, l’action se focalisant sur les lieux dans un objectif de dissuasion plutôt que sur les causses sociales du passage à l’acte.

Enfin, le nouvel urbanisme (le new urbanisme) est un courant architectural et urbain né aux Etats-Unis dans les années 1980 dont certains principes sont mis en œuvre en France par le biais de la politique de rénovation urbaine se caractérise par une forme de banalisation urbaine qui passe par la démolition des barres et les tours au profit des petits immeubles logeant des ménages mixtes. Diversification urbaine, retour à la rue, mixité sociale sont les mots d’ordre de ce new urbanisme.

Thierry Oblet opte donc pour une lecture de l’évolution de la police des villes dans le sens de cette triple inflexion, ce qui ne permette pas pouyr autant d’affirmer que l’on assiste à la substitution d’un Etat pénal à un Etat social. Mais cette conception de la police des villes en termes de gestion des risques (plutôt que le travail sur les causes sociales de la délinquance) n’est pas pour autant sans soulever d’inquiétude légitime.

En matière de perspectives, si l’on peut regretter l’usage encore trop parcellaire fait des expériences locales analysées et de certaines politiques relativement anciennes. On notera les réflexions sur la participation des habitants, l’auteur prônant la participation "Mêlée" entre habitants et pouvoir public qui "vise à étayer l’intervention institutionnelle sur les interactions quotidiennes" permettant une police des villes d’avantage axée sur l’action et avec les gens.

Dans ce système véritablement co-productif, il appartient au Maire d’animer, d’impulser, le relancer les actions collectives. Tout comme la remise à l’agenda de la police de proximité, si ces propositions ne surprennent pas par leur dimension novatrice, encore reste-t-il, dans leur mise en œuvre locale, à les concrétiser dans les faits.

Insécurité au sentiment d’insécurité ?

Si l’on admet (au moins provisoirement) que les problèmes de sécurité que l’on croit sans cesse nouveaux sont en réalité (hélas) classique et que rien ne prouve qu’ils soient particulièrement plus intenses aujourd’hui par rapport à il y a  vingt ans alors d’où vient que notre « réussir » nous amène à penser l’inverse ?

L’insécurité et le sentiment d’insécurité sont-ils une seule et même chose, ou pas ?

Dans les mois qui viennent nous aurons l’occasion de réunir en détail sur le diagnostic des problèmes et de leur évolution dans le temps.

Mais pour l’heure, nous pouvons apporter quelques éléments de réponse en cherchant à savoir ce qu’est le sentiment d’insécurité du point de vue des recherches sociologiques.

Une confusion logique et permanente

Dans quantité de discours et de représentations de la sécurité ou de « l’insécurité » se confondent en réalité trois choses :

Les opinions générales sur l’importance du "problème de la sécurité" en République de Guinée.

Les peurs sur sa sécurité personnelle ou celle de sa famille. L’expérience réelle de la victimisation

Or il s’agit de trois choses différentes, qui sont toutes les trois identifiées et mesurées pour des enquêtes.

Selon la façon dont la question est posée dans l’enquête ou le sondage, l’on peut interroger l’une ou l’autre de ces trois choses, et s’apercevoir de leurs différences.

Ainsi, l’on peut d’abord interroger les opinions sur l’Etat de la sécurité  ou sur son évolution : « Pensez-vous que la sécurité est un problème prioritaire ? Ou bien « diriez-vous que la sécurité se dégrade dans notre société ? »

L’on recueille alors une opinion générale, qui a deux caractéristiques importantes. La première est qu’elle fluctue beaucoup selon les périodes : en 2011, au plus fort de la campagne électorale dans la Région de Kindia marquée par le thème de la sécurité par l’Association Jeunesse pour Education (J.E), près de 60% des personnes sondées déclaraient que la sécurité devait être une priorité du Gouvernement. Lors de la campagne électorale de 2012, les mêmes personnes interrogées sur la même question étaient 4 fois moins nombreuses à faire la même réponse (environ 13%).

La seconde caractéristique est que la majorité des personnes qui exprime cette préoccupation déclare dans le même temps qu’elle ne se sente pas personnellement menacée dans leur vie quotidienne. On comprend ici la différence existant entre une opinion générale à connotation politique et à forte variation selon le contexte et par ailleurs un recenti beaucoup plus stable et personnalisé (environ 8% des personnes interrogées dans l’enquête menée en Région Ile de France déclarent ainsi avoir peur chez elle, au début comme à la fin des années 2000).

Mais ceci ne veut pas dire que ce récenti est lui-même objectif au sens où il traduirait une exposition à une insécurité réelle, un risque quotidien dans sa vie personnelle. Le recenti ou la peur personnelle sont donc à leur tour en bonne partie différente de la réalité de la victimation. Certes, les enquêtes montrent que le fait d’avoir été victime de quelque chose accroit logiquement la peur que cela recommence. Pour autant, elle montre aussi que la majorité des personnes qui déclarent  avoir parfois peurs dans leur vie quotidienne déclarent également ne pas avoir été victimes de quoi que se soit. Le sentiment d’insécurité exprime donc principalement autres chose que l’expérience de la victimation, il exprime d’abord une vulnérabilité. La peur est ainsi liée à l’âge (les personnes âgées ont d’avantage peurs, même si il ne leurs rien arrivés), au sexe (les femmes ont d’avantage peurs que les hommes) et au niveau social (la précarité accroit la peur). Par aillers, les enquêtes montrent également que s’agissant de leur quartier, la peur d’une partie de nos concitoyens est alimentée par ce qui leur apparaît comme des signes extérieurs de d’ésordre et d’abandon : d’abord le bruit, la saleté, les tags, les dégradations, en suite les regroupements d

! jeunes et la présence de drogue. La peur est ainsi plus forte chez les habitants des quartiers populaires où sont concentrés ces signes.

Vulnérabilité industrielle et collective.

En fin, au-delà des enquêtes statiques, quelques études de terrains réalisées ces deux dernières années dans des petites villes de provinces nous ont montré que le sentiment d’insécurité est lié à des vulnérabilités encore plus profonde et plus collectif. Il semble lié à l'évolution de nos modes de vie et aux transformations qui touchent le peuplement des territoires.Expliquons-nous.Le sentiment d'insécurité apparaît historiquement comme une composante de l'anonymat et de la solitude de la ville,par opposition à l'interconnaissance et à la solidarité communautaire du village rural:en ville,ne pas connaître ses voisins est courant et l'anonymat est la règle dans les transports en commun.Après l'accroissement de la taille des villes,depuis le milieu des années 1970,l'urbanisation se poursuit  en raison du développement de la périurbanisatlion(ou étalement urbain),c'est à dire essentiellement de l'urbanisation de zones rurales à proximité des métropoles.Ces modes de vie de périurbains séparent toujours plus le lieu d'habitat familial du lieu de travail et souvent et souvent des équipements scolaires et des lieux de consommation(base de loisirs,hypermarchés,etc.).Anonyme,la vie périurbaine ne s'accompagne d'aucune reconstruction de dynamique communautaire.Même régroupés en fonction de leurs niveaux de revenus dans des résidences de petits immeubles ou dans des quartiers pavillonnaires,les habitants ne partagent souvent guère   plus que cette proximité économique et spatiale.Et,dans les petites et moyennes villes,des croissances particulièrement rapides de la population peuvent provoquer des sentiments de perte de répères et d'identité locale qui semblent renforcer encore ce sentiment d'insécurité.De même,l'étalement urbain peut amener un ancien village à devenir progressivement la banlieue d'une grande ville,ce qui génère une père d'être comme "absorbé" par cette grande ville et rattrapé par ses problèmes,notamment sa forte délinquance ou ce que l'on croît être sa forte délinquance.

A côté de l'étude des problèmes bien réels de délinquance et des risques très concrets de victimation,il faut donc reconnaître et analyser le sentiment d'insécurité comme une question à part entière ayant ses logiques propres.

Les deux choses ne doivent être ni opposée ni confondues,mais prises en compte toutes les deux,avec des outils d'analyse propres à chacune.

 

Par : Alseny SYLLA