Monènembo à l'Ecole de Celloun Dallein Diallo est-il un Intellectuel ou un Apatride ?

«Un intellectuel c’est celui qui participe au développement politique, économique et social de son pays ». Si cette définition de Moulay Ahmed Alaoui (1) est vraie, alors Thierno Monènembo qui devrait être la fierté de tous les Guinéens, ne peut pas être considéré comme un intellectuel. C’est plutôt un apatride. 

Sa dernière sortie sur la toile est suffisante pour en être convaincu: « Guinéens, il est temps, grand temps d’en finir avec la dictature quelle qu’en soit la forme ». Exactement comme son mentor Cellou Dalein Diallo devant ses partisans le dimanche 9 septembre 2012 à New York : « Nous avons compris qu’Alpha Condé n’aime et ne veut pas la vérité ou la loi. La confrontation est la seule chose qu’il connait. Alors, nous allons l’affronter… ».

Comme Mouctar Diallo qui a déclaré en juillet 2011 ceci : « Nous nous battrons pour éviter la confiscation du pouvoir par le Président Alpha Condé… C’est pourquoi nous demandons au Président Alpha Condé de préparer ses cimetières, ses hôpitaux et ses prisons… », Monènembo est un apprenti sorcier à la solde de Cellou Dalein Diallo.

Ces trois déclarations du maître et de ses deux élèves nous en disent long sur la rancœur d’un mauvais perdant, les limites d’un politicien cancre et sur l’extrémisme d’un ethno à la plume satanique imbibée de poison, de haine et d’égoïsme.

Sinon par quel sadisme peut-on chercher à réveiller les instincts ethnocentriques dans un pays où le tissu social a été déjà fragilisé par les élections présidentielles de 2010 ?

Pourquoi ce grand romancier qui faisait la fierté de tous les Guinéens peut-il jouer à l’incendiaire ?

Ce qui est regrettable, c’est le fait que l’écrivain n’est pas à son premier essai. Encore en 2007, c’est lui qui a eu la maladresse de déclarer que le gouvernement de l’ex Premier ministre Lansana Kouyaté comprenait plus de Malinkés que de Peulhs. Après vérification, il s’est avéré qu’il y avait plus de Peulhs que de Malinkés. Quelle honte ?

Monènembo est de la catégorie de ceux qui pensent que les nominations à des postes de responsabilité doivent être faites non pas en fonction des aptitudes intellectuelles, mais au prorata du nombre d’ethnies que compose la Guinée.

Au lieu de critiquer un leader parce qu’il n’est pas de son ethnie, il vaut mieux focaliser les critiques sur ce qu’il fait de positifs ou de négatifs dans l’exercice de ses fonctions. Logiquement, cette dernière sortie du scribe ne surprend personne. Surtout quand on sait qu’il est l’un des artificiers de l’UFDG de Bah Oury, pardon de Cellou Dalein Diallo.

Si le texte de l’écrivain du Fouta a surpris, c’est parce qu’il est truffé de mensonges. A le lire on croirait que notre pays est devenu un pandémonium.

Qui a dit d’ailleurs que même si l’on n’est pas beau que l’on soit honnête ?

La maitrise de la langue de Molière, les prix littéraires glanés ici et là et l’appartenance au parti communautaire de Bah Oury, lui sont-ils montés à la tête pour qu’il ne puisse pas utiliser son dictionnaire à bon escient pour trouver des qualificatifs justes qui correspondent aux réalités Guinéennes ?

En traitant l’Etat guinéen de barbare et en qualifiant le Prof. Alpha Condé de dictateur, l’écrivain   prouve ainsi à suffisance non seulement qu’il est inspiré par la haine et la colère, mais aussi qu’il applique la politique de l’Autriche : enfoncer sa tête sous le sable pour ne pas voir la réalité autour de lui.

Pendant ces vingt dernières années, aucun gouvernement n’a donné autant d’espoirs aux Guinéens comme celui de Mohamed Saïd Fofana. N’en déplaise aux contempteurs, l’avènement du Prof. Alpha Condé a consacré une nouvelle ère pour la Guinée.

Depuis son élection à la tête de l’Etat, le 15 novembre 2010, le nouveau Président, a traduit sa vision par des actes concrets, respectant un certain nombre d’engagements pris au cours de sa campagne électorale et figurant au cœur de son programme politique. Une Guinée démocratique et prospère.

Ces actes portent sur les questions macro-économiques et monétaires et sur différents secteurs de l’économie nationale. Le FMI qui avait négocié avec la Guinée, uniquement un programme de référence pour 2011 a finalement accordé un programme formel de Facilité élargie de crédit pour trois années. Cette facilité a permis également l’annulation de la dette de 2 milliards sur 3 au titre de l’initiative PPTE en septembre 2012. D’ores et déjà, la Guinée a bénéficié d’une remise totale de sa dette au club de Paris et l’obtention de la 10e FED.                                 

Au-delà de la performance macro-économique  et de la gestion monétaire, le gouvernement s’est attaché à élaborer et mettre en œuvre des politiques sectorielles afin d’atteindre une forte croissance seule capable de réduire la pauvreté.

C’est pourquoi, un nouveau code minier a été adopté et l’engagement du plus grand projet d’exportation de fer en Afrique, du vaste programme de redynamisation de l’agriculture guinéenne,  du relèvement du défi de l’énergie  et de la construction des routes, a été pris.

Pour le rapprochement inter guinéen, le Président de la République a entrepris un certain nombre de mesures et reformes politiques. Il a mis en place un comité de réflexion sur la réconciliation nationale. Avec pour mandat de faire des propositions sur la démarche à suivre afin d’aboutir à une réconciliation effective, par le pardon et par la vérité.

Un dialogue politique a été lancé  le 27 décembre 2011 par le Président, suite à l’audience accordée aux représentants des partis politiques et de la société civile le 15 novembre 2011. Aujourd’hui la révision des listes électorales, conformément au code électoral est presque bouclée malgré quelques problèmes techniques. Les élections législatives sont prévues pour le 12 mai 2013.

Sur le plan diplomatique, il faut dire que depuis trois décennies, la Guinée a été absente de la scène  internationale. C’est seulement au lendemain de l’élection démocratique du Prof Alpha Condé à la magistrature suprême, que la Guinée a recommence à investir les cadres de concertations internationaux, notamment l’Assemblée générale des Nations Unies, le Sommet de l’Union Africaine, les rencontres extraordinaires de la CEDEAO sur les crises ouest africaines. C’est d’ailleurs dans ce cadre que  la Guinée a participé  aux efforts pour le retour de l’ordre constitutionnel au Mali et en Guinée Bissau. 

La restructuration des forces de Défense et de Sécurité était aussi un des points importants dans la vision du Prof Alpha Condé.

C’est dans ce cadre que :

-4000 officiers et sous-officiers ont été  mis à la retraite en décembre 2011 ;

- Les hommes en uniforme ont été casernés conformément au règlement militaire, les armes sous contrôle et la ville de Conakry démilitarisée ;

- Il a été mis fin à l’utilisation des militaires dans le maintien de l’ordre ;

-Les efforts de formation et d’équipement avec l’aide de la coopération bilatérale et multilatérale ont été renforcés. D’où le slogan « Guinea is back ». 

Sur le plan de l’emploi, les femmes et les jeunes sont au centre des préoccupations du Président de la République.

Ainsi, conformément à son programme de société, il a mis en place l’Agence nationale de la Micro finance pour venir en aide aux femmes et aux jeunes, et l’Agence pour le service civique et d’action civique pour le développement (ASCAD) pour contribuer à la formation et à l’encadrement des jeunes citoyens volontaires des deux sexes aux valeurs républicaines, ainsi qu’à certains métiers en vue de leur insertion socioprofessionnelle. Ce sont ces progrès réalisés en un temps record par le Président de la République qui font mal aux égoïstes et aux extrémistes de l’UFDG.

Sinon, dans un pays où la séparation entre le pouvoir juridique et le pouvoir exécutif commence à être une réalité, il est incongru de traiter l’Etat de barbare. Ce témoignage d’un des avocats de la défense du procès des accusés dans l’attentat contre le domicile du chef de l’Etat n’est-il pas révélateur ? « M. le président, je suis l'un des avocats le mieux placé pour dire que dans cette affaire, contrairement aux autres affaires que nous avons connues dans le passé, les juges ont  plus ou moins travaillé dans l’indépendance totale ».

Pour arriver à cette indépendance de la justice, le Prof. Alpha Condé a posé des actes très forts dès son arrivée au pouvoir.

D’abord, conscient qu’il faut créer un environnement propice aux investisseurs étrangers et renforcer l’Etat de droit, le chef de l’Etat a ordonné la tenue des états généraux de la justice en vue de la rendre indépendante. La comparution du Gouverneur de Conakry, Rosco Camara devant le procureur du tribunal de première instance. Les différentes grâces présidentielles accordées à une centaine de condamnés en mars 2011 et à 25 autres appréhendés lors de la marche des pierres du 27 septembre 2011.

Ensuite, malgré l’arrogance des leaders de l’opposition radicale, les atteintes à l’intégrité du Président de la République et les incitations à la haine et à la violence, aucun Guinéen n’est sous les fourches caudines de ce régime. 

C’est pourquoi le défi est lancé à quiconque qui pourrait révéler le nom d’un Guinéen qui serait en prison pour ses propos ou pour son opinion. Ceux qui sont actuellement dans les mains de la justice sont ceux-là qui ont attenté à la vie du chef de l’Etat.

Dans des meilleures conditions de détention, ces accusés sont aujourd’hui en train de s’expliquer et d’être défendus par un collectif d’avocats au su et au vu de tout le monde. Sous d’autres cieux, ils seraient déjà jugés et condamnés, s’ils ne sont pas exécutés dans la plus grande discrétion.

En dépit de tous ces efforts du gouvernement, certaines mauvaises fois continuent de qualifier cet attentat de machination du pouvoir, et ce procès, de mise en scène. Or, tous les Guinéens de l’extérieur savaient que Bah Oury et compagnie préparaient quelque chose contre le Président de la République. Ils le disaient à qui voulait entendre. « Dans six mois le Prof. Alpha Condé quittera le pouvoir… ». Disaient-ils au lendemain de l’investiture.

Honnêtement. Le Prof. Alpha Condé peut-il fomenter un attentat contre sa propre personne et médiatiser le procès des accusés sans censure? Soyons sérieux Monènembo !

L’écrivain du Fouta ou le scribe national a de l’aversion pour le progrès que connait son pays sous le règne d’un président qui n’est pas de son ethnie. C’est pourquoi il appelle à la déstabilisation de la Guinée.

Ce qui est évident et surtout regrettable, si un des cadres de l’ethnie de Thierno Monènembo était à la place du Prof. Alpha Condé aujourd’hui, il allait, soit rabattre le caquet, soit faire l’apologie de cet homme. Quel extrémiste ou ethno a écrit sur les détournements de Cellou « Malin » Diallo quand il était aux commandes en 2006 ? Personne. La Guinée n’a pas besoin de scribe qui cultive la haine et l’ethnocentrisme ou qui souffle sur des braises pour mettre notre chère patrie à feu et à sang.

Désormais leur intention est connue, le gouvernement est averti. Ces extrémistes et ethnos de l’UFDG doivent être surveillés comme du lait sur le feu. Car après avoir tout tenté, aucune prémonition ne peut dire ce qu’ils sont en train encore de mijoter.

 

(1) Moulay Ahmed Alaoui était professeur à la Faculté des Sciences Economiques, Juridiques et Sociales de Rabat.

 

Source : Radioguinéesud