jacques kouroumahA propos des prochaines législatives, les spécialistes de la zizanie commencent à faire parler d’eux. L’un d’eux, un jour et en ses heures de grande lucidité, avait qualifié l’opposition politique guinéenne de « la plus bête...»

Cela se vérifie à chaque moment décisif de notre évolution historique et politique. Les élections législatives qui s’annoncent n’ont pas l’air d’être épargnées par justement la bêtise de l’opposition friande de coups d’éclats que de véritables perspectives heureuses pour la  Guinée et ses populations.

Voilà le même certificateur des politiciens guinéens qui s’engouffre dans l’abîme qui a failli nous faire rater, en 2009, le grand rendez-vous électoral avec l’histoire depuis notre indépendance. A l’époque nous avons milité, crié et animé des débats pour la tenue des élections législatives avant d’aller à la Présidentielle. Nous nous sommes battus, nuit et jour pour que cet ordre soit respecté.

Aveuglés tous par la magouille et le vol de nos richesses qui nous avaient rendus débiteurs du FMI et de la BM, les politiques de la sempiternelle opposition avaient poussé la communauté internationale à nous contraindre au choix de la Présidentielle avant les législatives. Nous savons le résultat qu’ils refusent d’accepter, une fois établi.

Dans ce contexte quand on écoute, de nouveau le même personnage, sans conviction, mais pour faire le matamore dell’arte de la politique guinéenne qui est plus théâtrale que de conviction et de projets de société, nous dire qu’il faut la participation des Guinéens de l’étranger, il ne peut que susciter de la pitié de notre peuple. Pourquoi ?

Par essence politique et historique, les élections législatives ont vocation à choisir des responsables locaux, les plus proches des citoyens. Ceux-ci, dans la logique, ne peuvent être élus que par leurs compatriotes qui partagent le quotidien avec eux. Si nous nous en tenons à cette succincte définition, il est incompréhensible que, dans une posture purement politicienne, quelque politique oublie l’intérêt des Guinéens pour prêcher tout le contraire de ce qui peut apaiser la tension qui sévit depuis la dernière élection présidentielle.

Qu’il nous dise : il faut un siège au parlement pour les Guinéens de l’étranger, cela peut s’entendre. Dans ce contexte, ce sont les Guinéens de l’étranger qui le choisissent. Mais crier à gorge déployer « les Guinéens de l’étranger doivent participer aux législatives » alors que  ces Guinéens-là ne sont pas tous recensés, cela dénote simplement une irresponsabilité maladive d’une classe politique également malade et amorale. Ce ne peut être qu’une nième stratégie dont l’objet est encore de retarder le changement qu’ils (eux tous, Premiers ministres) ont été incapables d’initier quand ils étaient aux affaires.

Nous savons tous entre nous que l’UFDG avait fait recenser des non-guinéens de toute la sous région africaine dans nos consulats et chancelleries. Comment pouvons-nous accepter que les faiseurs de nos lois républicaines soient choisis, en toute complicité, par des étrangers ? Pour cette raison, ils ont refusé la révision de la liste électorale en mentant au sujet de Sabari et Waymark. Le mensonge est si grossier que ce sont eux qui ont introduit ces deux société en Guinée après une offre d'appel faite sous leur gouvernance. Ils cachent cette réalité aux Guinéens et à la communauté internationale qui n'est pas dupe. Qui peut construire une nation avec, par et dans le mensonge? Quel peuple serait-il prêt à confier son destin à des voleurs de ses richesses ?

Guinéennes et Guinéens dits de l’étranger !

La vieille garde politicienne veut encore nous distraire. Elle veut nous faire emprunter des chemins sinueux afin de ralentir le progrès annoncé dans notre pays.

Pour la première fois, tout Conakry s’est illuminé. Entretenons cette lumière afin qu’elle atteigne toute la Guinée. Il s’agit de marcher sur le droit chemin du changement que de fréquenter les sentiers serpentés et tortueux auxquels rêvent des nostalgique de la mafiaguinée.

Après douze ans d’attente et huit ans de fréquentations inutiles des couloirs et bureaux du FMI et la BM, du Club de Paris, en leur temps, tous soldés par des échecs lamentables, les uns comme les autres, il a fallu dix-huit mois seulement au pouvoir d’Alpha Condé pour décrocher la confiance internationale et notamment des bailleurs de fonds. Le PPTE est atteint, le Club de Paris l’a compris.

Les Guinéens n’ont pas connu cette année la période de disette alors qu’en leur temps le Guinéen mourait de faim de tout temps, à tout moment et dans toutes les régions de notre pays.                         

Les pleurs dissimulés en discours politiques généreux ne doivent plus nous atteindre. C’est du vent qu’on veut nous vendre.

Répondons aux auteurs que nous préférons le changement au chantage politicien! Nous préférons le progrès pour tous à l’enrichissement scandaleux d’une opposition politique qui ne s’est pas gênée d’empocher clandestinement et frauduleusement des milliards de nos francs au titre d’un dédommagement non constaté juridiquement. Nous préférons la  Guinée gérée pour tous à celle régionalisante et ethnicisante qu’ils rêvent, alors qu’ils demeurent tous des justiciables en sursis.

Nous voulons une Guinée émergeante à une rétrogradante organisation que nous avons héritée au lendemain de la victoire de la démocratie guinéenne qui n’était ni Etat, ni véritable structure mafieuse ; c’est-à-dire la mafiaguinée. Cette mosaïque sulfureuse et nébuleuse classe habillée du manteau de la politique qui avait tant tué et faisait assassiner des Guinéens, soit pour leur opinion, soit pour leur adhésion à des valeurs opposées à la leur. Nous n’allons pas, même si elle est toujours gracieusement appelée «opposition radicale», nous laisser avoir, ni surprendre par leur sirène au chant faussement patriotique.

Non, nous voulons et recherchons plus la voie du développement que le discours mensonger, suranné et ringarde. Simplement, nous voulons, ensemble, transformer le train en marche dans notre pays en TGV transportant et apportant tant de bonheur longtemps attendu.

 

Jacques KOUROUMA