Initiatives PPTE : D’où vient la Guinée ?

 

Par Ben Daouda Toure

Depuis un certain temps on ne parle que de la réduction de la dette guinéenne auprès de la Banque Mondiale. Du côté du Gouvernement on ne «fait que ça». Tout concours à atteindre le point d’Achèvement du programme de réduction de la dette parce que notre Guinée occupe une place de choix peu honorable parmi les Pays Pauvres Très Endettés(PPTE).

Mais de l’autre côté du rideau les voix s’élèvent pour dire «C’est un non événement» « C’est un non événement». Je ne comprends plus rien. Les Uns dansent, les autres sont indifférents, ils veulent tous nous gouverner.

 Fatigué, je me suis rendu directement chez Alphonse (Vous savez je ne suis pas comme vous; là-bas pour moi y’a pas audience et y a pas s’il vous Mr. son Excellence ou  chose comme ça .c’est du tic au tac) et je lui ai posé la question sans détour.

«Dis donc, ton affaire de PPTE c’est quoi ? Ça dort même plus à Yansanéah !  À Diaréyah  c’est plus grave. Eux mêmes ont tous élus domicile à la Télévision entre la RTG et Evasion ; Il faut bien m’expliquer, Dette, dette, c’est quoi tout ça ? El hadj Futurec a dette, puis il est riche. Toi tu as dette puis tu pleures, C’est quoi ton affaire de PPTE ? »

«Daouda t’as pas dit que tu es…. Sort de mon bureau ! Y’a les Forummiens économiques qui m’attendent au Palais, voilà un billet de 10.000gf, va voir Cellou  Dallein et ne revient plus».

« Eh Alphonse ! C’est 10.000 fg tu donnes à l’homme ? PPTE c’est comme ça ? »  

Etant sure qu’il n’augmentera pas mon transport j’ai suivi son conseil. Je suis allé voir son frère Cellou Dallein. (Il ne faut pas aller à Alphonseya si tu n’as pas ton transport retour dès!)

Vu le Curriculum d’El Hadj Mamadou Cellou Dallein, Alphonse ne pouvait pas trouver meilleur Ambassadeur pour défendre sa politique économique et politique pour la  bonne gouvernance et m’expliquer son affaire de PPTE. Rappelez-vous que Cellou Dallein a été :

Représentant de la Guinée auprès de la Banque Mondiale, Directeur Adjoint des Grands Projets auprès du Président Lansana Conte, Ministre des Télécommunications, des Transports et des Travaux Publiques(les 3 T à la fois), Ministre de l’environnement et de l’équipement, Ministre de la Pêche, Premier des Ministres, Candidat malheureux au deuxième tour des Elections Présidentielles, actuellement Président du plus grand Parti de l’Opposition et candidat déclaré à la présidence de la future Assemblée Nationale après 14 ans au «service de la Nation».

Ecoutons-le :

« Mon intervention portera sur «  l’Impact de  la mauvaise gouvernance sur le développement économique et la paix sociale dans les pays en développement, cas de la Guinée. » Nous nous proposons, dans cet exposé, de mettre en évidence à partir de l’exemple guinéen, les méfaits de la mauvaise gouvernance sur le processus de développement d’un pays en essayant de montrer le coût que l’économie Guinéenne a payé pour n’avoir pas encore saisi l’opportunité exceptionnelle offerte par l’initiative PPTE d’annuler la dette extérieure du pays.

  1. La      crises des années 2000 

A partir de 2000, sous l’effet conjugué  de l’instabilité sous-régionale, du poids de la dette, d’une baisse drastique de l’aide extérieure et surtout de la mauvaise gouvernance, l’économie du  pays est entrée dans une période de récession profonde.  En raison d’une gestion budgétaire et monétaire hasardeuse, les déficits se creusent, les tensions inflationnistes reparaissent, les réserves de change s’épuisent et le pays a de plus en plus du mal à honorer ses engagements au titre   de sa dette extérieure.

Pour faire face à ces difficultés, le gouvernement élabore un document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), obtient son admission à l’initiative PPTE en Décembre 2000 et conclut avec le FMI un programme au titre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance (FRPC).

Malheureusement,  en raison de la prolifération des marchés de gré à gré,  en violation du code des marchés publics, du laxisme dans la gestion monétaire,  de la persistance des dérapages budgétaires favorisés notamment par les exonérations abusives et les dépenses extra budgétaires, ce programme n’a jamais pu être mené à son terme. En conséquence, le point d’achèvement de l’initiative PPTE n’est toujours pas atteint. Ce qui prive la Guinée d’obtenir l’annulation des 2/3 de sa dette extérieure soit l’équivalent de  2 milliards d’USD à raison de 1.2 milliards au titre de la dette multilatérale et 800 millions de la part des créanciers du Club de Paris.  Une telle annulation   aurait  permis à la Guinée de ramener le service annuel de sa dette extérieure  à moins de 60millions d’USD contre 185 millions actuellement. Mais, l’échec du programme conclu avec les institutions de Brettons Wood, au titre de la FRPC, a fait perdre à l’économie guinéenne d’autres opportunités,
En effet, en l’absence d’un programme performant, toutes les aides budgétaires qui devaient accompagner les efforts d’ajustement du gouvernement ont été suspendues ou annulées par les donateurs. Plus grave, la plupart des créanciers bilatéraux et multilatéraux ont été emmenés à suspendre les décaissements en faveur des projets et programmes en cours d’exécution parce que la Guinée n’était pas  à jour  dans le règlement des échéances de sa dette extérieure. Ainsi,  beaucoup de projets vitaux identifiés et mis en œuvre dans le cadre de la lutte contre la pauvreté furent-ils suspendus ou arrêtés. En outre, à cause du déficit démocratique, d’autres bailleurs de fonds comme le FED ont suspendu ou réduit leur coopération financière.

Pour compenser ces pertes de ressources extérieures et les moins values de recettes fiscales entraînées par les exonérations abusives et les fraudes à tous les niveaux, la Banque Centrale et tout le système bancaire seront  sollicités en permanence. L’endettement de l’Etat auprès du système bancaire qui n’était  que de 174 milliards de GNF en 1999 va atteindre 771milliards en 2003 ; 1129milliards en 2005 et 1629 milliards en 2006. En conséquence, la masse monétaire explose, les réserves de change s’effondrent, les arriérés extérieurs s’accumulent, la crédibilité du pays s’effrite et sa capacité d’absorption s’amenuise pour tomber à moins de 70 millions d’USD par an en 2006 contre 339 millions au début des années 90. »

Sous l’effet conjugué de tous ces facteurs résultant de la détérioration de la qualité de la gouvernance, le taux de croissance décline pour n’être que de 1,2% en 2003, soit largement en dessous du taux d’accroissement de la population. L’inflation repart pour se hisser à  20,4% en 2004 ;  à 28% en 2005 et 34% en 2006. C’est également la descente aux enfers pour le franc guinéen. S’il fallait 2000GNF pour 1$USD en 2003, il en faut 7000 en 2006. Ainsi, les prix des produits pétroliers et des denrées de première nécessité tels que le riz, le sucre, la farine flambent. Le pouvoir d’achat des salaires et des autres revenus fixes s’effrite. Le salaire moyen du fonctionnaire ne représente plus que l’équivalent de 1,5 sac de riz  contre 6 sacs en 2003. La pauvreté s’étend et s’aggrave. La population qui vit en dessous du seuil de pauvreté, au lieu de diminuer conformément aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), s’accroît en passant de 40% en 1996 à  49% en 2004 et à 53% en 2006.

Cette accentuation de la pauvreté et de la misère et surtout l’absence de perspectives pour une jeunesse nombreuse et désœuvrée ont fini par créer des  frustrations et susciter de  fortes tensions sociales ponctuées de violentes grèves générales. 

Cette crise, comme on le voit est loin d’être une fatalité. Elle est essentiellement le fait de la mauvaise gouvernance marquée notamment par le manque de rigueur et de transparence dans la gestion des affaires publiques ; la généralisation de la culture de l’impunité ; le non respect des règles et procédures établies ; la violation par l’Etat de ses propres engagements ; la faiblesse du système judiciaire, du leadership national et des capacités de l’administration à orienter, impulser et coordonner le développement.

Comme on l’a vu, il serait  impossible d’évaluer le coût économique et social de la mauvaise gouvernance qui s’est instaurée en Guinée depuis le début des années 2000. Cette mauvaise gouvernance a certes  empêché le pays d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE,  mais,  en plus, elle  a privé le pays  de beaucoup d’autres opportunités de développement et l’expose à des risques  de plusieurs natures y compris les risques de violence et  d’instabilité politique. »  Paris le 14 Décembre 2008 Cellou Dalein DIALLO

Quelle est la Responsabilité du Leader de l’UFDG dans le désastre qu’il vient de nous décrire ? je ne lui ai pas posé la question. (C’est toi qui va payer mon transport retour ou bien tu ne connais pas Conakry ? faut aller lui demander toi-même)

«Daouda, multiplie l’ampleur de ce désastre économique par trois (3) après le départ de Sekouba Konate, tu as le point de départ économique et financier de mon Gouvernent. A toi d’imaginer le chemin parcouru. Voilà pourquoi l’Imam Saïd n’arrête pas son Koulouba !»

« Dis donc Alphonse, tu ne pouvais pas m’expliquer ça plutôt ? J’ai dépensé mes 10.000fg pour rien ! Tu sais que ton frère est fâché contre moi. Il m’a tout expliqué, mais il ne m’a rien donné du tout comme transport, alors que j’habite jusqu’à- à- à derrière Niger rail! De toute façon je vais augmenter ce qui l’a dit, mais après tu m’achètes des crédits dès. Ahan ! J’ai trois puces.

 BONN, pour protester contre la mauvaise gouvernance en Guinée a abandonné toutes ses dettes  et l’a placée sur la liste des pays qui ne feront plus jamais d’affaire  avec la République Fédérale d’Allemagne.,

Le Japon a adopté la même attitude. L’union Européenne a emboîté le pas.(FED)

Le Canada a fermé son Ambassade; et les autres ont réduit leur personnel. 

 Tout ce que nous recevions entre 2000 et 2009 concrètement du monde libre était de l’assistance humanitaire. Fissabili Lahii, Ka di ALLAMAH !.

C’est-à-dire que la Guinée malgré ses potentialités économiques  était sur la liste des pays mendiants au même titre que l’Haïti et derrière le Bangladesh tant en désastre économique qu’en corruption. En 2006 la Guinée était le 3ème pays le plus corrompu du monde après l’Haïti et le Bangladesh. Elle était passée de pays mendiant en pays répudié.

Voilà ce que je pouvais ajouter. Tu ne vas pas amener ça sur internet ka ?, Sinon les enfants là vont insulter l’homme comme poisson pourrit. Ils ont bouche déchirée comme Siguiri kA». 

En 18 mois de  Gestion Politique et de bonne gouvernance c’est cette réalité  qui affectait l’image de notre pays à l’extérieur  et freinait le décollage économique  que le Professeur Alpha Conde a changé et radicalement changé au point d’abriter le premier forum économique de l’Histoire de la Guinée.

Guinea is back? Wait and see. En tout cas ça danse à Alphonseya.

Les prochaines Elections Législatives, nous proposeront donc un choix simple et clair :

Le choix  entre le tableau qu’a bien voulu nous dresser Mr. Cellou Dallein et les perspectives d’avenir que nous promet le Président Alpha Conde: faire de la Guinée un pays émergeant à l’horizon 2015.LE CHOIX ENTRE LE PASSE ET L’AVENIR.

 Mais moi j’attends toujours mes crédits. ! J’ai un téléphone chinois 3 puces. Eh ! Mon téléphone n’est pas chinois comme pour toi hein; pour moi là ça vient de la capitale Pékin,

Vous les broussards il faut qu’on dise tout ! Voilà envoyez un peu d’unités.

Attention ! Pas Sotelgui !

 

Ben Daouda Toure