L’opposition guinéenne n’entend pas baisser les bras après l’échec de leur meeting, samedi, au stade de Bonfi. Toutes les entrées menant au stade avaient alors été barricadées par les agents des forces de sécurité. Les leaders de l’opposition dont Sidya Touré, Lansana Kouyaté et d’autres leaders politiques ont essuyé des jet de gaz lacrymogènes.

Après ce week-end mouvementé, les leaders de l’opposition guinéenne comptent multiplier à nouveau les mouvements de protestation pour réclamer des élections législatives libres et transparentes qui doivent normalement se tenir six mois après l’installation du nouveau Président de la République.

Après l’échec de leur meeting, samedi 17 mars au stade de Bonfi où toutes les entrées menant au stade avaient été barricadées par les agents des forces de sécurité, les opposants ont décidé, lors de leur réunion en conclave du lundi 19 mars, de recommencer samedi 24 mars, dans le même stade, a-t-on appris.

« Nous avons décidé de continuer nos manifestations jusqu’à ce que le pouvoir accepte nos revendications. Nous allons multiplier les manifestations. Samedi prochain, on va organiser un meeting au stade de Bonfi », a affirmé le vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana.

A en croire cette opposition, tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites, les manifestations continueront. L’opposition réclame entre autres, la recomposition des membres de la commission électorale nationale indépendante (CENI), l’institution indépendante chargée d’organiser des élections en Guinée, qu’elle juge proche de la mouvance présidentielle.

Mamadou Sarifou BARRY

Source : Afrik.com