Législatives 2012

Les sempiternelles menaces de l’opposition radicale

L’opposition ne faiblie pas dans son dessein d’empêcher la tenue des élections législatives en Guinée. Ceci, tant que le pouvoir ne fait pas ce qu’elle veut : créer les conditions de sa victoire aux élections législatives. A défaut, elle vient de réitérer solennellement son engagement à tout mettre en œuvre pour empêcher l’organisation du scrutin le 08 juillet prochain.

La fixation du chronogramme des législatives par le président de la CENI est perçue par l’opposition comme un échec du combat qu’elle mène depuis la présidentielle de 2010. Ce combat, empêcher le pouvoir Condé de réussir à relever les défis du développement national. Une réussite qui passe forcément par le soutien de la communauté internationale. Un soutien conditionné à l’organisation des élections législatives, mettant un terme à la transition politique enclenchée le 22 décembre 2008, suite aux décès du Président Lansana Conté.

Les agissements de l’opposition confirment les critiques de la société civile qui l’accuse de vouloir d’une chose et de son contraire, en même temps. Dès le lendemain de l’investiture du Président Alpha Condé, les vaincus (UFDG, UFR, NGR, etc.) se sont constitués en Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition (CPPFT), choisissant de représenter l’opposition radicale. Du coup, elle s’est érigée en’’ défenseur du peuple’’, réclamant la tenue sans délai des législatives, tout en accusant le pouvoir de ne pas avoir l’intention d’y aller. Mais, à chaque fois que le pouvoir et la CENI se disent prêts à y aller, le CPPFT prend une position contraire, sous prétexte que les conditions ne sont pas réunies.

Outre la communauté internationale, l’opinion publique est impatiente de voir la transition prendre fin. Justement, c’est là où réside la force de la CENI. L’institution en charge de l’organisation des élections en Guinée a le soutien des organismes nationaux et internationaux pour tenir le pari du 08 juillet. Il est évident qu’il n’y aura aucune surprise au cas où l’opposition radicale boycotterait le scrutin. Elle n’a jamais eu l’air de vouloir aller aux législatives. Et pour cause, elle n’est pas du tout prête. Alors tant qu’à faire, à la place d’une cuisante défaite, elle préfère se mettre aux abonnés absents. Tant pis pour elle, les Guinéens en ont marre et la date du 08 juillet est incontournable.

Mohamed Bah