De nos Nouvelles et Bilan ( suite 8 ... )

A Propos d'un premier Bilan

Introduction :

Je vais, ci-après, faire état d’un premier bilan concret de la Révolution Populaire que le PDG a conduite en Guinée de 1954 à 1984, sous la direction, ô ! Combien éclairée, du Président Ahmed Sékou Touré (AST). Ce Guinéen qui a honoré la ‘’Race Noire’’ Martyre, et dont mes ‘’papiers’’ vont s’efforcer, au Nom de Dieu, de ‘’rétablir’’ la vraie image, avec l’aide de Dieu.

Notre AST qui a tenu à prouver sa vie durant au reste du Monde, que l’Africain  Noir avait une dimension différente de celle qu’on  lui  avait plaquée pendant mille ans ! Qui a tenu à présenter dans l’arène internationale autre chose que ‘’l’homme-singe’’ qui ‘’ imite ses congénères ‘’ d’ailleurs ! Qui  a tenu à présenter plutôt un homme capable de prendre le meilleur chez les autres certes, mais qui savait en retour leur offrir ce qu’il avait de meilleur , lui aussi : qualité, initiative et respectabilité authentiquement africaines et noires ! N’allant prendre des instructions chez personne, ne s’abreuvant qu’à la source intarissable des valeurs africaines les plus dignement représentatives,  il allait chez tout le monde avec ses idées, son génie, ses modèles, que nul débat ouvert pendant vingt-cinq ans, cinq mois et vingt-quatre jours, n’a pu rejeter en en démontrant l’irrationalité ou l’incongruité.  Ni à l’ONU,  ni ailleurs. On pouvait les refuser parce que venant de lui, du fait qu’il était ce qu’il était !

C’est-à-dire ce que nous sommes tous, nous autres les Nègres, aux yeux des Maîtres du Monde. Qu’à cela ne tienne : il avait fait le pari, et porté donc à l’attention de l’Humanité entière, l’originalité du fonds africain de la Race Noire. Il en avait fait le pari, et ce pari, il l’a gagné. Et c’est ce qu’on ne lui pardonne pas.

Ce démenti infligé avec une majesté courtoise, mais ferme, au cliché naguère homologué du Nègre frappé d’un infantilisme insurmontable, aura heurté des assurances et un mépris collet-monté dans nombre de structures, qui avaient pris la confortable habitude de n’être jamais contredites.

En cela,  Ahmed Sékou Touré a impardonnablement dérangé.

C’est pourquoi Jacques Foccart avait été, en quelque sorte, intronisé par De Gaulle comme une espèce de Gouverneur Général des Néo-colonies Françaises d’Afrique Noire, et doté de tous les moyens financiers, militaires et autres, avec tous les pouvoirs qu’il fallait, pour imposer l’autorité de la France dans son Pré-Carré.

Une de ses missions spéciales avait été de ne rien ménager pour ‘’liquider’’ physiquement et historiquement Ahmed Sékou Touré ! Il était venu lui-même le confesser à l’intéressé,  quelque temps avant la mort de celui-ci.

Tous les gens normaux savent cela.

Maintenant, De Gaulle est mort. Foccart est mort.  Mesmer, Maurice Robert, et leurs Pions-Maîtres : Houphouët-Boigny et Sédar Senghor,  sont tous morts. De même que AST. .. ! Mais hélas, des générations et des contingents entiers de Guinéens, de l’Intérieur et de l’Extérieur, avaient été ‘’travaillés’’ au corps et à l’âme par ces premiers, des esclavagistes irréductibles, pour être irréparablement braqués contre le second : AST, le Libérateur-Rédempteur par excellence des Peuples Opprimés. A  telle enseigne que ces Guinéens-là n’arrivent plus à se ‘’désactiver’’ par  rapport à tous les ‘’conditionnements quasi-pavloviens’’ dont ils avaient été marqués.

Tenez par exemple : Au tout début des années 80, le président AST, dans le cadre d’une offensive tous azimuts pour le développement économique de notre pays, notamment à travers la promotion de notre secteur minier, avait utilisé l’expression ‘’Scandale géologique’’,  pour parler de ce secteur vital de chez nous. Eh bien ! Moi, j’ai entendu récemment un journaliste ‘’attaquer’’ cette expression, en tentant de lui ‘’opposer’’ la notion de ‘’Scandale Agricole’’ développée par le pouvoir actuel. Comme si la première République avait ‘’privilégié’’,  à tort,  le développement minier au détriment du développement agricole !

 Alors que : non seulement la politique minière de la Révolution Guinéenne ne peut plus être égalée en matière, ni de TAXE DU SOL, ni de Souveraineté de notre pays dans les ACTIONNARIATS,  mais en plus, la politique de Développement rural qui avait été mise en œuvre sous la première République est désormais inimitable.

On va en parler ici, et appeler les bons esprits à se départir maintenant des clichés caducs et trop usés,  dont la Francafrique s’est trop longtemps servie contre ‘’Nous’’ !

 C’est ‘’Nous Seuls ‘’ qui en restons les perdants, compte tenu des chances et opportunités extraordinaires qu’on  nous a toujours gaspillées, en s’appuyant sur ‘’ Nous-mêmes’’ en plus!

LE DEVELOPPEMENT RURAL : PRIORITE NUMERO UN DE LA REVOLUTION.

En déclenchant en 1974-75,  sa Politique hardie de Décentralisation en vue d’une plus grande et d’une plus efficace responsabilisation des populations à la base dans leur propre développement,  le Régime du PDG avait clairement expliqué à notre Nation qu’aucun gouvernement au monde ne pouvait créer le bonheur à la dimension de chacun et de tous… ; Il avait expliqué que c’était plutôt aux populations organisées, éduquées et dotées des moyens nécessaires, de promouvoir elles-mêmes les conditions concrètes de leur propre croissance, en fonction des potentialités de leurs terroirs.

La Guinée étant un pays presque exclusivement agro-pastoral, le rôle sacré de l’Etat consistait donc à donner au Monde Rural les moyens d’une modernisation accélérée de ses activités.

Dans le même temps, tous les programmes scolaires et universitaires devaient tendre à établir une parfaite adéquation entre les objectifs et profils d’une part, et l’essentiel des activités économiques de la Nation Guinéenne d’autre part.

C’est ainsi que des milliers de Contrôleurs des Travaux Agricoles(C.T.A), d’Ingénieurs Agronomes et de Zootechniciens avaient-ils été formés.

Les Pouvoirs Révolutionnaires Locaux (PRL) avaient été créés en fin d’année 1974,  sur la base de plusieurs centaines d’heures de concertations avec les populations du  monde rural, et aussi avec celles des zones urbaines et périurbaines, en vue d’en fixer les dimensions et contours humains et territoriaux par consensus.

Toutes ces entités géopolitiques, au nombre de quatre ou cinq mille sur l’ensemble du territoire guinéen, furent donc créées et dotées des pouvoirs les plus étendus en matière d’initiative, pour :

a)-non seulement développer et moderniser nos campagnes, car c’était là, dans l’esprit du PDG, que devait se jouer l’avenir réel de notre pays,

b)-mais aussi, les amener à être les pôles d’attractions les plus prépondérants à terme,  pour les jeunes générations actives et compétentes de notre pays au fur et à mesure de leur formation.

‘’Les emplois publics tels que nous les connaissons n’ont aucun avenir’’,  avait bien précisé alors le président Ahmed Sékou Touré.

Il avait effectué à l’époque des tournées d’explications dans toutes les 33 Régions Administratives du pays. Des délégations politiques de haut niveau, et des équipes de techniciens spécialistes du secteur rural,  avait été dépêchées partout, pour encadrer les responsables locaux dans la mise en œuvre de ce vaste programme.

Nous étions là, et nombre d’entre nous ont tout simplement le complexe d’en  témoigner !

LES BRIGADES MOTORISEES ET ATTELEES DE PRODUCTION (BMP-BAP)

Un premier contingent de 3000 à 3500 tracteurs agricoles furent attribués aux PRL disposant de domaines suffisants pour une exploitation optimale de ces engins. Des budgets furent alloués à tous les PRL où ces BMP avaient été créées. Des dotations suffisantes en carburants et lubrifiants, en semences améliorées, et même en produits pharmaceutiques, furent également envoyées partout. Pour certains PRL, comme ceux de Conakry, d’autres moyens furent mis à disposition. Des moteurs hors-bord notamment, pour des pirogues de pêche maritime, avec le matériel nécessaire, et aussi, les mêmes budgets et dotations diverses que pour les BMP.

Enfin pour les PRL ne disposant pas de grandes plaines par exemple,  pour une riziculture extensive, des moyens plus adaptés pour la mise en Valeur et l’exploitation de domaines moins étendus, grâce à la traction animale, furent mis à disposition : charrues, herses et autres bœufs de labour, semences et autres budgets, etc.

Tirant les leçons de précédents programmes,  le Régime Populaire avait directement remis tous ces moyens aux populations bénéficiaires et à leurs élus locaux, en éliminant toute intermédiation des structures hiérarchiques politico-administratives, souvent suspectées de détournement et de gestion malsaine.

 C’est notre histoire : Les générations successives de Guinéens ont le droit de savoir ce qui s’est réellement passé dans leur pays. Et pas seulement ce que les ennemis personnels de Sékou Touré, et ceux qui ont vendu  leurs âmes aux démons de la Françafrique, peuvent inventer et psalmodier.

On a le droit de savoir par exemple que TOUS les Maires de la Guinée, et tous les Membres des Bureaux de PRL, étaient Réellement élus, au  terme de suffrages directs, populaires et enthousiastes, et JAMAIS  Nommés !

La première ‘’campagne verte’’ fut lancée en 1975. Cette année-là,  l’Université Guinéenne fut transférée dans le pays profond : les classes et amphithéâtres furent fermés et les étudiants envoyés à la campagne, pour plusieurs objectifs :

* Premièrement,  pour leur faire découvrir le vécu du paysannat guinéen au quotidien ;

* Deuxièmement, pour faire connaître la Campagne à nombre d’entre eux qui n’avaient jamais connu que la ville ;

* Troisièmement, pour leur faire aimer et respecter les populations les plus pauvres de leur pays ;

* Quatrièmement, pour, enfin, leur permettre de confronter les théories scientifiques qu’ils avaient apprises, avec la pratique, en leur faisant procéder à des applications concrètes de leurs savoirs sur le terrain.

Ce fut exaltant! De nombreux Cadres Guinéens actuels dits ‘’locaux’’,  avaient pu  mesurer à cette occasion, l’ampleur exceptionnelle de leurs devoirs civiques et patriotiques. C’est pour cela que ceux-ci souffrent sincèrement que des ‘’ concitoyens’’ déracinés et totalement indifférents au  sort des masses laborieuses de la Guinée, de notre pays, dont ils ne savent presque rien, soient venus plonger notre pays dans une tourmente et une confusion totales. En aidant nos ennemis à détruire nos repères les plus solides, les plus forts. Egarant ainsi, et troublant profondément notre Peuple et, surtout, sa Jeunesse innocente.

La dynamique ainsi lancée avait été appuyée par la création à Mamou, Ville-carrefour au centre de la Guinée, d’une Usine de fabrication d’outillages et d’instruments aratoires destinés au monde rural.

Une usine parmi la soixantaine qui, toutes, avaient été créées en fonction des besoins de notre Peuple. Et non pas pour faire du chewing-gum, des bonbons…des faux-cils et des ongles en leurre.

Hélas ! Cette Vision extraordinairement  pertinente pour un pays comme le nôtre, une telle Vision si volontariste et si généreuse, ne tarda pas elle aussi, à déclencher toutes sortes d’hostilités de la part d’une certaine ‘’élite’’, jalouse et égoïste, qui ne connaissait d’autre logique que celle du maintien de notre paysannat dans l’archaïsme et le sous-développement. Relayés en cela par tous les ennemis traditionnels du Régime, figés dans un manichéisme aveugle. Cette ‘’’élite’’ stérile et destructrice avait parlé aussitôt d’‘’utopie’’, d’‘’impréparation’’, etc…. avec force arguments dévalorisants. Malgré les longs mois d’études, de concertations et d’orientations techniques qui en avaient précédé la mise en œuvre.

 C’était ça la Guinée, hie r. Or, c’est pire aujourd’hui. Car sur sa lancée de l’époque, ladite ‘’élite’’, triomphante à la mort d’AST, a cultivé la bêtise et l’a popularisée, en substituant l’individualisme ethnique à la qualité.

On aura, sincèrement, bien du mal à en sortir : il n’avait qu’à ne pas s’engager. Il fallait que nous fussions plus attentifs au Père de notre Nation, AST, pour comprendre la profondeur et la supériorité de son âme.

Il faut savoir qu’avant cette campagne occulte de dénigrements et de sabotages, d’autres grincements avaient été provoqués, dans le but d’amener le Régime à s’avouer incapable de faire face aux charges de ce programme qu’il voulait engager. En effet, des revendications avaient été formulées par des représentants de zones non appropriées pour une mécanisation de l’agriculture au  moyen de  tracteurs. Ils réclamaient eux-aussi des tracteurs, en développant des arguments dont le Président Ahmed Sékou Touré ne fut nullement dupe.

Mais l’HOMME de GUINEE était capable de régler des affaires d’ETAT de la plus haute importance d’un simple coup de téléphone aux plus grands Hommes de ce Monde .A l’époque !

Il avait donc fait venir encore des tracteurs, et des tracteurs encore. Il en avait octroyé un à chaque PRL, urbain et rural ; .En avait fait mettre aussi à la disposition de tout agriculteur, à titre personnel, au prix hors concurrence de 800 mille Sylis l’attelage complet, payable en argent ou contre des produits agricoles : quel cadre guinéen ignore- t-il ces faits ?

Qui peut méconnaître, par  méchanceté gratuite, tous ces efforts en faveur de notre Nation, et réussir soi-même ensuite ses propres actions ?

 Les gens pensent-ils  vraiment que Dieu  n’existe pas ?

Pour couronner toute cette opération, dans un souci d’équité dont le Président ne s’était jamais départi, il avait doté aussi chaque PRL d’une Brigade attelée de production (BAP). Ainsi, chacun des 5000 PRL du pays avait eu sa BMP et sa BAP ! Auxquels étaient venus s’ajouter, plus tard  une Ferme Agro-pastorale par Arrondissement (FAPA) ; environ 300 pour le pays, avec tous les moyens nécessaires.

En 1984, avec le CMRN de Conté, les Préfets qui avaient été nommés ‘’chacun chez lui’’ (1ère mesure du CMRN pour casser notre unité nationale), eurent pour action  prioritaire l’accaparement de ce patrimoine communautaire et sa dilapidation  très rapide!

Tous les Guinéens en sont témoins !

Or, c’est là que l’impunité avait commencé. Puis tout le monde  s’était mis à casser, à saccager et à briser (On avait même, par camions entiers, jeté à la Mer des tonnes d’archives et de livres…).

De 1975 à 1980, des tracteurs ‘’ Universal’’ 450, 350 et 250, en provenance de Roumanie, ou des ‘’Steyr’’, venus d’Italie, plus légers et plus adaptés aux domaines accidentés, avaient animé donc les campagnes guinéennes, aménageant des espaces et des étendus infinis, créant des pistes rurales partout, transportant les attributs concrets de l’émancipation des populations dans les endroits les plus éloignés et les plus difficiles d’accès. Etablissant partout les bases concrètes d’une meilleure vie.

Quatre-vingt-quinze pour cent, au moins, de ces tracteurs ont effectivement travaillé avec plus ou moins d’heur ou de malheur. Quelques-uns avaient été vendus au Mali voisin, par voie de réexportation absolument régulière. D’autres avaient été mal gérés ou mal entretenus. Mais globalement, l’impact de ces engins en matière de restructuration des mentalités au sein du Peuple a été colossal. Dire donc que tous les tracteurs avaient été envoyés dans les pays voisins, c’est un cliché françafricain, un stéréotype destiné à laisser sous-entendre que le Régime Révolutionnaire Guinéen était irresponsable.

C’est de la calomnie politicienne, puisque tout le monde sait qu’en ce temps-là, c’était  ‘’l’impunité zéro’’ ! Aucun maire de PRL, aucun Cadre d’AGRIMA, ne pouvait se livrer au schéma qu’on a colporté, sans avoir à répondre de ses actes. C’était la Révolution.

Malheureusement, l’expérience montre qu’il est infiniment plus facile de démolir que de bâtir.

Comme frappés de malédiction, des Guinéens apparemment intelligents, de manière consciente, avaient œuvré au découragement du Peuple, à dévoyer les responsables locaux par  rapport à leurs devoirs de réussite et de bonne gestion. On a fait échouer ce vaste et généreux programme, faisant perdre ainsi à notre monde  rural cette occasion  unique de se doter, rapidement des bases structurelles d’une véritable transformation de sa condition de vie.

On a privé également notre Jeunesse d’opportunités infinies d’emplois rémunérateurs et exaltants, dans un cadre dont  les appellations et autres formes juridiques pouvaient être modifiés par ailleurs, à tout moment, et comme on l’aurait désiré.

Si les élites guinéennes, de l’Extérieur comme de  l’Intérieur, avaient compris les enjeux  réels d’une telle entreprise pour l’avenir de notre pays, et qu’elles avaient conséquemment œuvré, directement ou  indirectement à la réussite de 500 de ces 5.000 exploitations, c’est-à-dire juste le dixième de ce qui avait été créé, notre pays ne se fût pas retrouvé par la suite avec des centaines de  milliers de jeunes diplômés qui, jusqu’à l’âge vénérable de quarante ans, étaient encore à la recherche d’un premier emploi !

 Il n’y aurait  sûrement pas eu ‘’notre Procès des GANGS’’,  ni  nos ‘’ Fodé et Yaguine  martyrs’’,  ni les queues humiliantes de nos demandeurs de visas devant des Chancelleries de pays, comme la France, désormais dégoûtés de nos parents, qu’on chasse honteusement en employant des mots creux comme ‘’reconduite’’ ; Ni, à la fin du Règne de la Bêtise autodestructrice de nos acquis et valeurs, les assassinats massifs de nos jeunes gens, lors des folles journées de Janvier-Février 2007, pendant la ‘’Révolution’’ qu’on aurait pu nommer ‘’Des cocotiers’’, si on avait pour notre Peuple la même considération que pour les Tunisiens et autres Egypto-libyens du  Caire et de Benghazi !

Nos centaines de jeunes martyrs, dont on méprise maintenant, souverainement : autant le sort dramatique, que la triste mémoire, pour se focaliser sur les évènements du 28 Septembre 2009, ethniquement  récupérés par le ‘’Racisme Peulh’’,  avec un accompagnement public de HUMAN RIGHT  WACH, dont un Enquêteur a affirmé, sur BBC et RFI, que c’étaient des militaires Forestiers qui avaient tiré sur des Peulhs.

 Et on a tous laissé dire cela! Hélas, sans que personne ne porte plainte contre ces plaisantins lucifériens devant la CPI !

ON VA CONCLURE SUR CE PREMIER BILAN

La politique de Développement Rural de la Révolution Guinéenne a contribué à un renforcement extraordinaire de l’intégration nationale, principalement à travers le programme génial de ‘’l’Université à la Campagne’’, qui avait fait constituer des groupes d’étudiants sans aucune distinction, ni de race, ni de sexe, ni de religion. Des groupes qui avaient pris d’assaut  l’ensemble de notre territoire national dans ses zones les plus habituellement réputées inaccessibles. Mais  ladite politique a permis en plus l’intégration  physique du pays profond, en établissant un réseau dense de liaisons carrossables, avec des ouvrages de franchissement, de drainage et de stabilisation, partout.

C’est cette structure historique qui constitue le fameux réseau des pistes rurales dont l’entretien, l’amélioration ou la modernisation, toutes choses normales de façon absolue, et dans tous les pays du monde, qu’on a la sordide tendance à présenter chez nous en en ignorant les origines. Si on ne les nie pas tout simplement. Quel pays  que le nôtre,  hein ?

On n’a jamais été vraiment malheureux en Guinée ! C’est à force de nous le souhaiter à nous-mêmes, en niant des bienfaits que Dieu nous avait alloués dans l’honneur et dans la dignité, que nous semblons condamnés maintenant à trépigner sans cesse de colère inassouvie et de haine inextinguible, et que nous portons en nous une douleur jamais atténuée.

Or, si nous nous disons durs, Dieu l’Est certes plus : Il nous laissera donc mariner dans notre jus, tant que nous ne reconnaîtrons pas le Bien comme tel, et le Mal comme tel. On peut parier là-dessus ? Moi, oui !

Au prochain ‘’Bilan’’, si Dieu le veut.

Soub’hânallâhi wa biham’dihî, wastakh’firoullâhi, wa atoubou ilaïhi.

Wassallâhou alâ Seyîdinâ Muhammadine, wa alâ âbihî, wa Sahabihî

Wassalim

Conakry, le 7 Février 2012

Aly Bocar Cissé, Professeur et Administrateur Civil  à la retraite

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