L’AMBIANCE POPULAIRE DANS LES RUES APRES LA VICTOIRE DU " SYLI NATIONAL" : UNE BELLE LEÇON D’UNITE A IMITER PAR TOUS LES GUINEENS

L’ambiance populaire qui a régné partout ce samedi dans les rues de Conakry après la victoire écrasante du " Syli National " de Guinée face à son homologue du Botswana, doit nous inspirer pour atténuer nos rancœurs  ou divergences politiques  et nous amener conséquemment à regarder tous ensemble dans la même direction. Comme ont le sait, cette rencontre s’est déroulée dans l’après-midi du samedi 28 janvier 2012 dans le cadre de la CAN 2012, en Guinée Equatoriale. Le « Syli National » de Guinée a, à cette occasion, disposé de son homologue Botswanais par un score sans appel de 6 buts à 1, record que n’a pu obtenir jusque là aucune des équipes en lice du tournoi sur un adversaire.

Mais le week-end dernier, on se le rappelle bien, le " Syli National " avait ployé devant les " Aigles" du Mali avec un score d’un but à 0, au grand dam de tous les Guinéens. Alors tout notre moral était bas. 

Toutefois, je voudrais axer ici mes analyses plus sur la leçon du jour que sur la situation du match du Syli contre l’équipe du Botswana. Mais avant, à en croire des informations concordantes reçues à Lambanyi, Commune de Ratoma, la veille du match Guinée-Botswana, un homme a eu le malheur de pronostiquer en disant devant des jeunes, que le « Syli National »  sera battu par son homologue de Botswana. Il n’en fallait pas plus pour que le malheureux homme soit sérieusement passé à tabac par l’ensemble des jeunes qui étaient là et, n’eût été l’intervention de quelques passants, l’homme allait succomber.

Le moins qu’on puisse dire est que, après la  victoire du " Syli National " sur le Botswana, partout dans les rues de la Capitale Conakry jusqu’aux villes de l’intérieur, l’ambiance était électrique ou presque.

Cette victoire acquise donc au prix d’une grande consécration de notre onze National pour sauver l’honneur de la Nation,  ne doit sa légitimité et sa fierté qu’au Peuple de Guinée dans toutes ses composantes sociales : régionale, ethnique, politique et autres.

Au demeurant, nous conviendrons, sans nul doute, que plus que notre salut, les poulains du Français Michel Dussuyer, entraîneur émérite du "Syli National", auront mérité également notre hommage indéfectible et celui de tout le Peuple de Guinée.

Qu’est-ce donc à dire ? 

  • L’ambiance populaire qui s’est déroulée ce Samedi là dans les rues de Conakry et ailleurs, aura été, pour nous tous, une belle leçon d’unité à imiter par tout le monde car en tout cas, ce n’est nullement à une composante partielle du Peuple qu’on doit attribuer la paternité de cette gloire. C’est, bien entendu, à tout le Peuple de Guinée sans exclusive.

Au regard de tout ce qui précède donc, aujourd’hui, il nous est donné d’avoir, comme par enchantement, un bel exemple de sagesse et, à travers celle-ci, une agréable leçon d’unité et de tolérance mutuelle qui doit inspirer plus d’un Guinéen dans sa coexistence, ce, pour bâtir ensemble avec tous les autres Guinéens, le souffle mystique de leurs espérances.

Pour le mot du jour donc : si nous voulons grandir réellement à travers notre riche et belle diversité sociale, il nous faut donner impérativement à celle-ci la teinte homogène du feuillage de notre arbre à palabres.

En tout cas, grâce à la haute clairvoyance du Professeur Alpha CONDE, Président de la République,  le Gouvernement de Monsieur Mohamed Saïd FOFANA est en train de nous en tracer un sillon.

Guinéennes, Guinéens, comme l’a si bien dit Jacques Bainville, l’histoire n’est pas seulement l’art de se souvenir mais aussi d’oublier.

Hissons donc, sur la cime des palmiers, le serment populaire de l’unité et de l’amour ; hissons plus haut, le serment du pardon et de la poésie. Et puisque nous sommes d’ailleurs pris aujourd’hui par le temps qui nous aiguillonne dans sa furie, prenons d’assaut le TGV de la tolérance et de l’unité qui nous mènera jusqu’au bout du monde. 

A. G. D.