Après l'intervention télévisée très en dedans du " Pharaon de France " j'ai nommé, Mr Sarkozy, voici quelques propos croustillants de la classe politique Française  qui ne manquent pas de piquants.

Lundi 30 janvier, J-82

Bayrou dénonce «l'allusion antisémite» de Jean-Marie Le Pen

Le camp Bayrou choqué par Jean-Marie Le Pen« Son nouveau jeu de mots est tout sauf anodin, souligne l’équipe du candidat MoDem, en référence aux propos du président d’honneur du FN qui a dit, au sujet d’un bal d’extrême-droite auquel il a assisté à Vienne : «c’était Strauss sans Kahn». « L’allusion antisémite est claire, la nostalgie de la Vienne du XIXème siècle, ainsi peut être des régimes totalitaires du XXème, lui a fait dire que exprimant ainsi son désir profond et immuable d’éliminer ce qu’il ne supporte pas », réagit l’équipe de François Bayrou qui dénonce «ceux qui (…) souhaitaient exclure, détruire, éliminer au prétexte d’une quête stupide et vaine d’une supposée pureté ».

Pour Aubry, Sarkozy «pense avoir déjà perdu»
«Pourquoi changerait-il de politique à 80 jours d'une élection? Il [Nicolas Sarkozy ndlr] a commencé en aidant les plus privilégiés, avec notamment le bouclier fiscal, et il termine en faisant payer les classes populaires et moyennes», a réagi Martine Aubry ce lundi sur RTL, au lendemain de l’intervention de Nicolas Sarkozy. «Je ne pense pas que François Hollande soit arrogant, une élection n'est jamais gagnée, mais j'ai le sentiment que le président de la République est un peu perdu», a par ailleurs déclaré la socialiste. Selon elle, Nicolas Sarkozy «est candidat, nous le savons tous», mais «on a l'impression qu'il pense avoir déjà perdu, il y a beaucoup d'improvisation, notamment sur le logement».

Sarkozy fait grimper l’audience
L’intervention du chef de l’Etat a attiré 16,568 millions de télespectateurs dimanche soir selon Médiamétrie. Une jolie performance à relativiser toutefois: l’émission était restransmise sur 6 chaînes, dont TF1, France 2 et les chaînes d’information en continue.

Hervé Morin a 250 signatures
Le patron du Nouveau centre a recuilli 250 signatures, soit la moitié des paraphes requis au 16 mars 2011 pour concourir à la présidentielle, rapporte Le Figaro.

Fabius moque Sarkozy «petit bras»
Pour Laurent Fabius, Nicolas Sarkozy a joué «petit bras» dimanche soir lors de son intervention télévisée. Le chef de l’Etat a notamment annoncé la création d’une banque de l’industrie dès février, une idée contenue dans le projet de François Hollande. «De ce point de vue là, Nicolas Sarkozy a bien entendu François Hollande. Simplement je trouve qu'il joue un peu petit bras. Ce n'est pas avec un milliard d'euro qu'on pourra relancer comme il faut l'industrie», a expliqué l’ex-Premier ministre lundi matin sur Europe 1. «C’est très bien de s'inspirer des idées de François Hollande, seulement Nicolas Sarkozy ne sera plus là pour les appliquer», a-t-il moqué.

La France, modèle de l’Allemagne selon Morano
Nadine Morano a défendu Nicolas Sarkozy qui, dimanche soir lors de son intervention télévisée, n’avait qu’un seul pays à la bouche: l’Allemagne. « La France est aussi citée en Allemagne, notamment sur sa politique familiale et les modes de garde», a expliqué la ministre de l’Apprentissage.

Pour Villepin, les mesures «viennent trop tard»
Le candidat à la présidentielle n’a pas été tendre avec son ancien ministre. «Il y avait de bonnes idées mais j'ai le sentiment que tout cela vient trop tard», a-t-il lancé sur I-Télé. Pour lui, «le grand échec de ce quinquennat est l'emploi et l'emploi des jeunes». «Il y a de bonnes recettes en Allemagne mais il ne faut pas perdre de vue ses spécificités, nous ne pouvons pas avancer à marche forcée vers le modèle allemand», a-t-il mis en garde.

M.P., A. S.
 
Source : 20minutes

Depuis l’intervention de Nicolas Sarkozy hier soir, les  réactions de la classe politique n’ont cessé de se succéder. La droite, et plus  particulièrement l’UMP, a  salué la prestation du président. Selon Jean-François Copé, secrétaire général du parti, le chef de l'Etat « a tracé, éclairé un chemin avec, certes, des efforts, des décisions  courageuses, mais aussi une espérance ». Faisant écho aux mesures développées  par Nicolas Sarkozy – hausse de la  TVA, accords compétitivité-emploi… -, Xavier Bertrand a  expliqué que « pour Nicolas Sarkozy, la priorité est la même que celle des  Français : l'emploi, l'emploi, l'emploi ». « C'est dès maintenant qu'il faut  prendre de nouvelles décisions, non seulement pour éviter l'explosion du  chômage, les délocalisations, et pour se donner les moyens d'une baisse durable  et importante du nombre de demandeurs d'emploi », a ajouté le ministre du  Travail.

Alors que le chef de l’Etat a assuré hier avoir  « rendez-vous avec les Français », il n’a pas officialisé sa candidature. Selon  Nadine Morano, Nicolas Sarkozy « déterminera en âme et conscience la date son  calendrier, s'il est candidat d'ailleurs ! ». «  Connaissant son tempérament je ne vois pas comment il renoncerait à continuer le  travail qu'il a engagé », a-t-elle assuré ce matin sur Europe 1.

« Il est un peu  perdu »

La gauche, quant à elle, est aussitôt montée au créneau.  Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste, était invitée ce matin  sur RTL. « Je ne pense pas que François Hollande soit arrogant, une élection  n'est jamais gagnée, mais j'ai le sentiment que le président de la République est un peu  perdu », a-t-elle déclaré. Selon la socialiste, Nicolas Sarkozy « est candidat,  nous le savons tous », mais « on a l'impression qu'il pense avoir déjà perdu, il  y a beaucoup d'improvisation, notamment sur le logement ». Pour Eva Joly,  candidat d’Europe Ecologie – les Verts, le Président de la République « termine son  mandat comme il l'a commencé » : il « protège les couches aisées et se préoccupe  fort peu des souffrances des Français les plus modestes », a-t-elle expliqué,  dans un communiqué diffusé hier soir.

Jean-Luc Mélenchon a quant à lui dénoncé « un triste et  banal plan d'austérité » et une « très mauvaise nouvelle pour les ménages  ouvriers ». « Ca va saigner toujours pour les mêmes. L'augmentation de  la TVA va  ponctionner 13 milliards d'euros sur l'économie du pays. 85% de cette somme sera  financée par les ménages et seulement 15% par les revenus financiers », a  déclaré le candidat du Front de gauche.

Par S.C

Source : ELLE.fr