Alors que Rama Yade avait été radiée il y a près d’un  mois des listes électorales de Colombes (Hauts-de-Seine), la commission de  révision de ces listes a refusé de réinscrire la numéro 2 du Parti Radical. Tel  est le constat d’un journaliste de l’AFP, qui a consulté aujourd’hui   l'affichage officiel de ces documents. Cette nouvelle intervient alors que la  commission de révision des listes électorales de la ville s'était réunie jeudi  soir pour examiner environ 2300 dossiers, dont la réinscription de Rama  Yade.

La polémique a commencé le 15 décembre dernier, lorsque  la conseillère municipale d'opposition de Colombes a été radiée « d’office » du  bureau de vote n°1. La cause : Philippe Sarre, le maire PS de la ville, avait  contesté la domiciliation de la résidence principale de la jeune femme à  Colombes, l’accusant de ne pas avoir payé d'impôts locaux depuis deux ans. Un  point épineux pour la proche de Jean-Louis Borloo qui veut briguer en juin  prochain la circonscription d'Asnières-Colombes-sud, actuellement aux mains du  député UMP Manuel Aeschlimann.

« Une cabale inouïe »

Quelques jours plus tard, Rama Yade avait toutefois nié  toute radiation, invoquant un « simple changement de bureau de vote consécutif à  un changement d'adresse ». Elle avait d’ailleurs engagé les démarches  nécessaires pour être inscrite dans un autre bureau de vote de la ville (n°29) :  l'ex-secrétaire d'État avait par ailleurs affirmé au Nouvel Observateur avoir  déclaré une nouvelle adresse à Colombes depuis le 7  décembre.

Se disant victime d’une « cabale inouïe », Rama Yade  avait également réagi sur cette affaire lors d’une interview au JDD.fr. «  Pendant que je décline mon projet, écoute les doléances des habitants, un  quarteron de comploteurs écrit au fisc, fouille dans mes poubelles, m’accuse de  ne pas payer d’impôts locaux etc. », avait-elle déploré.

Source : ELLE.fr