Cellou Dalein Diallo demande la protection de la France pour quitter la Guinée

Le Président de l’Union des Forces démocratiques de Guinée (UFDG), Mamadou Cellou Dalein Diallo, s’est envolé hier pour Paris où il doit assister à la décoration d’un de ses amis qui bénéficie de la légion d’honneur de ce pays. Mais avant, le courage n’étant pas son fort, Cellou Dalein Diallo a demandé à l’ambassade de France en Guinée de lui assurer protection et assistance afin qu’il ne soit pas inquiété à son embarquement à l’aéroport de Conakry-Gbéssia. Cette chancellerie, plus ou moins abasourdie par cette étrange demande, a contacté la Présidence de la République de Guinée qui, naturellement, a répondu que tous les leaders politiques guinéens sont libres de venir et de sortir du territoire national. Evidemment pour ceux des leaders politiques qui ne font pas l’objet d’un mandat d’arrêt. Bah Oury par exemple, recherché activement, se garderait bien de venir en Guinée.

Pour en revenir à la curieuse demande de Cellou Dalein Diallo, on est en lieu de se demander ce que ce leader politique craint. Aurait-il quelque chose à se reprocher pour solliciter l’assistance d’une puissance étrangère ? Il est vrai que l’attentat du 19 juillet dernier n’a pas encore livré tous ses secrets encore moins la mise à mort du 27 septembre 2011 au cours de laquelle Cellou Dalein Diallo a délibérément envoyé à la potence ses militants.

L’on peut aussi penser que le président de l’UFDG joue à la victimisation à outrance pour attirer vers lui la sympathie de la communauté internationale, histoire de montrer que le régime actuel est dictatorial, bafoue les droits de l’homme et tous les tutti-quanti dont il se sert à chaque fois et qui a fini par rayer le disque.

Mais et si simplement monsieur Cellou Dalein Diallo était un peureux, un simple trouillard comme on n’en fait plus. Et ça se dit leader ! Il est vrai que l’homme était aux abonnés absents le 27 septembre, et n’a fait qu’un tour vers Bambéto bien en sécurité dans sa voiture. Non monsieur Diallo, vous pouvez aller partout où vous voulez vous faire pendre, l’Etat guinéen ne vous reproche rien. Pour le moment.

La preuve, Cellou Dalein Diallo s’est envolé hier 11 octobre, tranquillement, sans être inquiété par qui que ce soit. Comme le dirait l’autre trivialement, « arrête ton char Cellou ». Hier c’était le 11 octobre et non le 8 comme initialement écrit.

Thierno Aliou Dia