De source concordante et digne de foi, proche de la police et de la justice guinéenne, le gouvernement guinéen a introduit vendredi 30 septembre auprès d'Interpol une demande d'extradition à l'encontre de Bah Oury et du lieutenant Mamadou Bobo Diallo impliqués dans la tentative d’assassinat qui a visé le Pr. Président Alpha Condé dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 juillet 2011.

A rappeler que depuis cette tentative d’assassinat du Chef de l’Etat, Bah Oury est entré dans la clandestinité, avant de regagner le Sénégal, puis la France et enfin les Etats-Unis où, il réside actuellement.

Désormais visé par un mandat d’arrêt international qui consiste à le rechercher partout dans le monde à l’arrêter et à le livrer à la justice guinéenne, Bah Oury, invité de RFI le 03 août dernier, déclarait sans ambages : "Nous avons été les premiers à dire à notre candidat d’accepter les résultats des élections, puisque c’est ça qui allait être dans le sens de la paix et de la sauvegarde de la vie des gens. Mais par la suite, nous nous sommes rendus compte qu’avec la gestion actuelle, nous n’avons pas le droit de rester les bras croisés, lorsqu’un régime, quel qu’il soit, amène la Guinée à la catastrophe".

Face à une situation, quand "on n’a pas le droit de croiser les bras" pour emprunter l’expression à Bah Oury lui-même, cela signifie clairement qu’on n’entend pas rester passif, contemplateur, bref inactif. En d’autres termes, ce qui veut dire qu’on envisage des actions pour éviter que « le régime, quel qu’il soit, amène la Guinée à la catastrophe ».

Des propos révélateurs qui en disent long sur l’implication du n° 2 de l’UFDG dans la tentative d’assassinat du Chef de l’Etat, une implication qui se matérialise par la fuite de Bah Oury.

Enfin, à propos de la tentative d’assassinat du Pr. Président Alpha Condé, l’opinion publique guinéenne qui a le droit de savoir la vérité, attend impatiemment le démarrage du procès qui peine encore à commencer.  

Karim Bah, correspondant de guinee24.com