eva jolyLa Candidate d'EELV a dénoncé la " Volonté du pouvoir de mettre un couvercle sur les affaires "

 

Eva Joly, candidate Europe Écologie-Les Verts à la présidentielle, a jugé vendredi que Nicolas Sarkozy a "depuis le début de son quinquennat" voulu "étouffer" le dossier Karachi. À l'issue d'une conférence de presse avec les Verts allemands à l'Assemblée nationale, l'ex-magistrate a dénoncé, auprès de journalistes, "la volonté du pouvoir de mettre un couvercle sur les affaires" qui "remonte à loin", avec notamment l'annonce par Nicolas Sarkozy en janvier 2009 de supprimer le juge d'instruction. "La seule raison" de le supprimer, "c'est l'affaire Karachi", a dit Eva Joly : "Depuis le début de son quinquennat, il a voulu empêcher que ce dossier sorte" mais "les magistrats indépendants sont très déterminés et (le chef de l'État) n'arrive pas à étouffer les affaires malgré son désir".

 

Que Brice Hortefeux, qui s'est expliqué vendredi pendant près de trois heures devant la police, "soit entendu me paraît dans la logique des choses" car "il a été pris en flagrant délit de viol du secret de l'instruction et il en répond !" a-t-elle lancé. Pour Eva Joly, "toutes les élections présidentielles depuis 15 ans sont bidouillées en ce qui concerne les financements", il faut donc "renforcer le pouvoir de la commission des comptes de campagne pour intervenir en temps réel et pas a posteriori". Un texte devrait bientôt être déposé au Parlement par les élus EELV, a-t-elle dit, soulignant le "devoir d'exemplarité" des politiques.

 

Quant à la probable mise en examen du procureur de Nanterre Philippe Courroye dans l'affaire Bettencourt, l'eurodéputée EELV a rappelé avoir "dénoncé depuis le début le fait qu'il ne jouait pas le rôle du procureur. Il avait choisi son camp, il était l'homme du président et son objectif était d'empêcher le dossier de sortir".

source: LePoint.fr