La marche de l’opposition tant annoncée n’a été qu’un marché de village. Cette rencontre de l’opposition qui a regroupé plus de badauds que de participants a été reconnue par la presse nationale et internationale comme un fiasco. 

La situation actuelle exige de tous courage et détermination, mais aussi beaucoup de clairvoyance et d’ouverture afin d’instaurer un véritable dialogue républicain en vue de lui trouver les solutions appropriées. Comme toute crise, elle met aussi à nu les ressorts les plus cachés des acteurs politiques. Ainsi, elle a révélé entre autres, la réalité des tendances putschistes chez certains qui, dès les premières occasions ont laissé s’exprimer à profusion ces sentiments qu’on pensait à jamais révolus. Les événements de ce 27 septembre sont le prolongement de l’attentat du 19 juillet dernier contre la vie du chef de l’Etat guinéen. Sinon comment comprendre que des militants d’un parti disposent d’armes de guerre et les utilisent contre les forces de l’ordre ? C’est en effet ce qui s’est passé ce 27 septembre sur l’axe Coza-Bambéto. Des manifestants munis d’armes de guerre ont en effet ouvert le feu sur les forces de l’ordre qui ont été contraintes de se replier momentanément. Le commandant du poste de gendarmerie de Bambéto a été déshabillé, battu à sang. 

Le chef de l’opération de maintien d’ordre de la zone, le commandant adjoint de la CMIS no 2 a été lui également grièvement blessé. D’autres gendarmes et policiers blessés par les impacts de balles et autres projectiles ont été admis dans plusieurs hôpitaux et centres de soins. Comment comprendre l’attitude des responsables de ces partis politiques ? Des partis qui ont pourtant accepté les résultats des dernières élections présidentielles, tout comme la poule qui a oublié où elle a picoré hier, veulent par la courte échelle accéder au pouvoir d’Etat. 

Force est de reconnaitre qu’aujourd’hui, l’opposition désorganisée, sans programme politique, sans projet de société à même de mobiliser des électeurs se morfond à chanter sur les médias nationaux et internationaux. C’est pourquoi, à force de publicité sur les médias nationaux et internationaux, quelques partis politiques de l’opposition a appelé la population à une grande marche ce mardi 27 septembre 2011 pour désavouer le pouvoir en place. Mais ces partis, l’UFDG en tête, ont eu une cinglante leçon, le nombre de curieux dépassait largement les militants de ces partis. A chacun de tirer la leçon. 

Le peuple guinéen a faim de la paix, de la stabilité et du développement. Ce qui justifie son abstention à suivre des politiciens à la petite semaine, en perte de notoriété et qui cherchent la moindre occasion pour se faire entendre. Les mauvais desseins de cette nouvelle race de politiciens qui vise le chaos n’aura pas lieu. Car, il y a le devoir militant de rester sur ses gardes. 

Tous les vrais démocrates et patriotes, toutes les militantes et militants de la cause démocratique doivent se mobiliser dans un élan commun de solidarité républicaine, pour faire échec à de telles conceptions qui font le lit de la régression démocratique. La Guinée reste un pays de dialogue et c’est sous l’arbre à palabre légendaire que nous allons trouver une solution à nos difficultés, afin d’œuvrer tous ensemble, pour une Guinée émergente.

Abdoulaye Thiam

Source : ConakryLive