C’est une véritable débandade. Nulle trace des leaders politiques des partis dits pour la finalisation de la transition sur le terrain de la marche pacifique à Conakry où, les populations vaquent tranquillement à leurs occupations quotidiennes, excepté l’axe du mal Bambeto, Cosa, Koloma, Hamdallaye. Dans ces quartiers, les manifestants ne sont pas non plus dans la rue, mais terrés dans leur maison ou derrière leur bâtiment d’où ils jettent les projectiles sur les forces de l’ordre composées de gendarmes et de policiers.

Jusqu’au moment où, nous allions sous presse, il n’y a aucune coordination du collectif des partis dits pour la finalisation de la transition. Cette situation de fait se traduit par l’absence sur le terrain des leaders politiques, qui se contentent de mener leur marche sur les plateaux des radios privées, jetant ainsi les enfants d’autrui dans la rue, ces derniers ramenant la manifestation à la casse, au jet de projectiles, au vandalisme, à la violence…

En Guinée où, la loi anti casse existe, toute casse perpétrée par les manifestants relèverait de la plus haute responsabilité des organisateurs de la manifestation. Le temps de l’impunité est terminé, a dit le gouvernement. 

Enfin, Conakry qui ne se limite pas aux quartiers de Bambeto, Cosa, Hamdallaye, vit comme les jours précédents. La circulation des personnes et de leurs biens est effective, les services publics tout comme les entreprises privées fonctionnent, les marchés sont ouverts, même si par prudence certains boutiquiers ont baissé les rideaux.

Aux dernières nouvelles, il n’y a eu aucun mort, ni blessés, sauf du côté des forces de l’ordre parmi lesquelles on enregistre des blessés par jet de pierres des manifestants.

A noter que le déroulement du maintien d’ordre se passe dans le respect scrupuleux de l’intégrité physique des manifestants qui s’attaquent quant à eux aux forces de l’ordre déployées dans cette zone pour encadrer la manifestation.  

Karim Bah

Source : Guinee24