Dominique Strauss-Kahn et son épouse Anne Sinclair ont posé leur pied sur le sol français ce dimanche matin vers 7h05, à Roissy Charles de Gaulles où une foule de journalistes, d’anonymes, mais aussi des proches de l'ancien patron du FMI les attendaient. Ils sont arrivés par le vol Air France AF017, en provenance de  l’aéroport Kennedy de New York, le même où DSK avait été arrêté le 14 mai sur dénonciation de Nafissatou Diallo qui l'accusait de l'avoir agressé sexuellement à l'hôtel Sofitel de Manhattan. Le couple a immédiatement quitté l’aéroport à bord d’une voiture, sans faire de déclaration. Trois quarts d’heures plus tard, ils regagnaient leur appartement, place des Vosges à Paris.

DSK « n'a pas été jugé, il n'est pas blanchi »

Interrogée sur BFMTV, Anne Mansouret, la mère de la romancière  Tristane Banon, a jugé indécent le retour médiatique de DSK. « M.  Strauss-Kahn n'a pas été jugé, il n'est pas blanchi. Ce retour, et la  façon dont il est présenté, est indécent », a-t-elle déclaré. Et  d’ajouter : « M. Strauss-Kahn a fui la justice américaine. Espérons  qu'il ne fuira pas vers le Maroc pour éviter de répondre aux accusations de ma fille ». De son côté, le député PS Jack Lang s'est dit dimanche « heureux » du retour en France de DSK et de sa femme Anne Sinclair, estimant qu'ils étaient « libérés d'une situation humiliante et injuste ». L'ex-patron du FMI devrait s'expliquer rapidement sur ce qui lui est arrivé à New York au cours d'un entretien accordé à un journal télévisé ou à un hebdomadaire, mais pas aujourd'hui affirment ses proches.

« Des choses à régler »

Après la décision du juge Michael Obus qui a suivi les recommandations du procureur Cyrus Vance le 23 août dernier en abandonnant les charges qui pesaient contre DSK, l’ex-patron du Fonds Monétaire International avait annoncé être pressé de rentrer en France. Il a néanmoins souhaité, dans un premier temps, se rendre à Washington pour dire au revoir et s’excuser auprès de ses anciens collègues du FMI.

D'autres dossiers judiciaires l'attendent

DSK reste visé par une procédure civile engagée par Nafissatou Diallo à New York. Une autre affaire pourrait voir le jour en France. Celle de Tristane Banon qui accuse l'ex-patron du FMI de tentative de viol. Une enquête préliminaire est en cours par le parquet de Paris, des auditions doivent encore avoir lieu dans les prochaines semaines. Dominique Strauss-Kahn a de son côté répliqué en portant plainte contre la romancière de 32 ans pour dénonciation calomnieuse en qualifiant d'« imaginaire » la scène d'agression. Sa plainte ne sera examinée qu'a l'issue des poursuites de la plaignante. Enfin, une autre enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Pontoise. Cette action en justice faite par les avocats de Nafissatou Diallo ne concerne pas le fond de l’affaire en  elle-même mais une tentative de subordination de témoins. La plainte  vise un adjoint au maire de Sarcelles (Val d’Oise), ville dont DSK a été  maire de 1995 à 1997.

Crédit : Maxppp

Source : ELLE.fr