Arrêté il y a près de deux semaines alors qu’il vaquait tranquillement à ses affaires, dans des conditions sévèrement critiquées par les défenseurs des droits humains, et conduit manu militari dans un escadron de gendarmerie de Conakry, le colonel Moussa Kéita n’échappera point à la justice. Et, pour cause ? L’officier se disant proche des proches du capitaine Moussa Dadis Camara se serait rendu coupable de "propos calomnieux et diffamatoire" dans l’interview qu’il a accordée à un confrère de la place, sans en apporter la moindre preuve. Pis, il n’aurait pas respecté la discipline faisant la force principale de l’armée. Des faits accablants qui risquent de peser lourd sur la tête de l’ancien secrétaire permanent du CNDD, selon le ministre Kabèlè... 

« Le colonel Moussa Kéita n’a pas le droit de parler du détournement des 22 millions de dollars par le général Sékouba sans au préalable se référer  à sa hiérarchie » a indiqué le ministre délégué à la défense, Me Abdoul Kabèlè Camara.

Quoi qu’il en soit le colonel Moussa Kéita va s’expliquer devant les juridictions compétentes, précise le ministre délégué. Si le débat autour de l’arrestation et la détention du colonel Moussa Keïta s’est quelque peu estompé et se trouve progressivement supplanté par d’autres thèmes, pour autant, le sort de l’ancien secrétaire permanent du CNDD ne s’en trouve pas amélioré. Il demeure toujours incarcéré et les conditions de son interpellation toujours discutables. Ce qui signifie que revenir sur les vraies ou supposées raisons de cette arrestation n’est nullement dépassé.

Or, par rapport à ces raisons, les 22 millions qui sont jusque-là mentionnés pourraient n’y avoir joué qu’un rôle secondaire, voire dérisoire. Il est possible que les véritables raisons soient dans l’impact éventuel ou probable de son discours sur la cohésion ou non au sein de la grande muette.

En effet, il est de notoriété publique que le colonel Moussa Keïta est un fidèle parmi les fidèles de l’ex-président du CNDD, le capitaine Moussa Dadis Camara. Cet aspect, l’ancien secrétaire permanent du Conseil National pour la Démocratie et le Développement, a tenu à le faire ressortir au cours de l’entretien qu’il a accordé à nos confrères de Conakrytime.com. C’est manifestement  l’objectif qu’il visait en évoquant le prétendu coup d’Etat dont, selon lui, le capitaine Dadis aurait été victime de la part du général Sékouba Konaté. Globalement, dans cette interview, le colonel Moussa Keïta, a tout fait pour réaffirmer son lien avec l’ex-chef de la junte.

En le faisant, il se pose véritablement en défenseur de ce dernier. Et c’est à ce titre qu’il a parlé des 22 millions de dollars comme pour dire que le capitaine Dadis était un bon gestionnaire contrairement à ceux qui ont pris le relais après lui. On imagine qu’une telle attitude ne pouvait passer comme si de rien  n’était. Pour longtemps encore, l’évocation du capitaine Moussa Dadis Camara ne sera pas anodine au sein de l’armée guinéenne.

On rappellera qu’au sein de celle-ci et dans la communauté forestière, le retour du jeune capitaine est plus que réclamé. Or, les nouvelles autorités ont encore de la peine à satisfaire à cette exigence. Il faut dire que ce n’est pas si simple entre les exigences de justice des victimes et proches de victimes du 28 septembre 2009 et de possibles hostilités de la part de certaines chancelleries occidentales. Dans un tel contexte, les propos du colonel Moussa Keïta sont alors de nature à regonfler les partisans du capitaine Moussa Dadis Camara.

Si le débat autour de l’arrestation et la détention du colonel Moussa Keïta s’est quelque peu estompé et se trouve progressivement supplanté par d’autres thèmes, pour autant, le sort de l’ancien secrétaire permanent du CNDD ne s’en trouve pas amélioré. Il demeure toujours incarcéré et les conditions de son interpellation toujours discutables. Ce qui signifie que revenir sur les vraies ou supposées raisons de cette arrestation n’est nullement dépassé. Or, par rapport à ces raisons, les 22 millions qui sont jusque-là mentionnés pourraient n’y avoir joué qu’un rôle secondaire, voire dérisoire. Il est possible que les véritables raisons soient dans l’impact éventuel ou probable de son discours sur la cohésion ou non au sein de la grande muette.

En effet, il est de notoriété publique que le colonel Moussa Keïta est un fidèle parmi les fidèles de l’ex-président du CNDD, le capitaine Moussa Dadis Camara. Cet aspect, l’ancien secrétaire permanent du Conseil National pour la Démocratie et le Développement, a tenu à le faire ressortir au cours de l’entretien qu’il a accordé à nos confrères de Conakrytime.com. C’est manifestement  l’objectif qu’il visait en évoquant le prétendu coup d’Etat dont, selon lui, le capitaine Dadis aurait été victime de la part du général Sékouba Konaté. Globalement, dans cette interview, le colonel Moussa Keïta, a tout fait pour réaffirmer son lien avec l’ex-chef de la junte. En le faisant, il se pose véritablement en défenseur de ce dernier. Et c’est à ce titre qu’il a parlé des 22 millions de dollars comme pour dire que le capitaine Dadis était un bon gestionnaire contrairement à ceux qui ont pris le relais après lui.

On imagine qu’une telle attitude ne pouvait passer comme si de rien  n’était. Pour longtemps encore, l’évocation du capitaine Moussa Dadis Camara ne sera pas anodine au sein de l’armée guinéenne. On rappellera qu’au sein de celle-ci et dans la communauté forestière, le retour du jeune capitaine est plus que réclamé. Or, les nouvelles autorités ont encore de la peine à satisfaire à cette exigence. Il faut dire que ce n’est pas si simple entre les exigences de justice des victimes et proches de victimes du 28 septembre 2009 et de possibles hostilités de la part de certaines chancelleries occidentales. Dans un tel contexte, les propos du colonel Moussa Keïta sont alors de nature à regonfler les partisans du capitaine Moussa Dadis Camara.

Une situation que les autorités, comme on peut le deviner, ne pouvait laisser en l’état. Il n’est pas évident qu’on tolère des propos susceptibles de semer une quelconque discorde au sein de l’armée. Surtout que récemment encore une certaine incompréhension en était rapportée, autour de l’interprétation diverse des promesses du général Sékouba Konaté tout d’abord et du Pr. Alpha Condé, ensuite. On imagine alors qu’avec l’interpellation et la détention du colonel Moussa Keïta, on a voulu tuer toute velléité dans l’œuf. Un message pour tous ceux qui voudraient imiter la démarche. Plus grave, en accusant explicitement les grandes puissances que sont entre autres, les USA et la France dans cette affaire, qui serait de connivence avec le Maroc, pour le ministre Kabèlè, Moussa est allé trop vite en besogne.

Désormais, c'est à la justice de dire le droit.

Karifa Keita et Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info