Elle l'a finalement annoncé, Martine Aubry concourerait pour les éléctions 2012 en France. " J'ai décidé de proposer ma candidature pour les présidentielles de 2012 ". Cette annonce a été faite dans son fief à Lille ce mardi. Elle promet de se battre pour la victoire tout en indiquant " qu'il n'y a pas de mission plus noble " comme pour dire au septique n'ayez point de doute, je fonce !  

Martine-Aubry (annonce)"J'ai décidé de proposer ma candidature à l'élection présidentielle". Mardi, à 11h33 précises, Martine Aubry a enfin tenté d'endosser une stature de femme d'Etat. A Lille, devant une rangée de caméras - plus d'une centaine de journalistes -, avec un drapeau tricolore et un autre européen dans le dos, elel a lâché ses habits de première secrétaire pour revêtir ceux de candidate à l'élection présidentielle de 2012. "Je veux rendre à la France sa force, sa sérénité, son unité. Je veux redonner à chacun le goût de l'avenir et l'envie d'un destin en commun", a-t-elle notamment avancé, posant les jalons de sa campagne.

La maire de Lille s'est exprimée devant un fond de décor bleu ciel uni, très sobre. Et son discours fut court, 15 minutes tout au plus. Mais elle y a quand même glissé son héritage familial : "Je vous le dis en m’appuyant sur ce que j’ai de plus cher, les valeurs transmises par ma famille : la morale, le sens de la justice et le goût des autres", a-t-elle souligné, précisant aussi que l'Europe, "c'est presque dans (ses) gènes", référence à son père, Jacques Delors.

"Il n’est pas de mission plus noble"

Sans jamais citer le nom de Nicolas Sarkozy, elle a évoqué un pays qui "subit de grands désordres", un "pouvoir enfermé dans ses certitudes (qui) a touché à tout sans rien régler". "La peur, le repli sur soi, le défaitisme: ce n'est pas la France!", a-t-elle déploré.  "Il est temps que cela change, il est grand temps que cela change vraiment. Je veux rendre à la France sa force, sa sérénité, son unité. Je veux redonner à chacun le goût de l'avenir et l'envie d'un destin en commun", a-t-elle aussi promis, substituant définitivement le "nous" de la patronne du PS au "je" de la candidate.

Trés volontariste, elle s'est dite "résolue à (se) battre de toutes (ses) forces pour lui redonner avec vous un avenir". "Il n’est pas de plus beau combat, il n’est pas de mission plus noble", a-t-elle glissé, peut-être pour faire taire les critiques sur son manque d'envie. Elle s'est dite aussi déterminée à "rassembler aujourd'hui les hommes et les femmes de gauche", prononçant une fois le mot "primaire", en fin de discours. Elle veut aussi rassembler "les écologistes et les humanistes (les centristes, Ndlr) pour qu'en 2012, demain, nous puissions rassembler les Français et la nation toute entière. Une candidature qu'elle espère fructueuse : "Avec votre soutien, avec votre confiance, je prends aujourd'hui devant vous l'engagement de la victoire en 2012".

Source : le JDD.fr