La candidature de dernière minute du gouverneur de la banque d'Israël,Stanley Fischer a été écarté par le FMI en raison de son âge trop élevé.Une situation qu'il déplore.

La participation du gouverneur de la Banque d'Israël, Stanley Fischer, à la course à la nomination au poste de directeur général du Fonds monétaire international aura été de courte durée. L'institution a en effet écartée la candidature de l'Israélien, déposée in extremis samedi soir. Le conseil d'administration ne l'a pas retenue invoquant «le règlement du FMI». Celui-ci fixe l'âge limite d'un nouveau directeur général à 65 ans. Or Stanley Fischer est âgé de 67 ans.Une entorse à cette règle aurait pu être envisageable mais Stanley Fischer ne disposait pas de soutien suffisant pour modifier ces règles.

Ce dernier a regretté qu'il ait été écarté en raison de son âge. Je pense que la restriction portant sur l'âge n'est plus pertinente de nos jours. J'espérais que le conseil d'administration du FMI modifierait ses règlements pas seulement pour ma candidature, mais aussi pour le bien des futurs candidats au poste de directeur général», affirme ainsi Stanley Fischer dans un communiqué.

Et d'ajouter : la question de l'âge est technique et aurait dû être écartée afin de permettre au conseil d'administration du FMI d'examiner qui est le candidat le plus capable de diriger le FMI durant la période actuelle». «Je ne regrette pas d'avoir présenté ma candidature. Je regrette le fait que l'on ne m'ait pas donné l'occasion de faire la preuve de mes capacités et de mon expérience auprès du conseil d'administration du FMI», a également déploré le gouverneur de la Banque d'Israël.

Dans un communiqué officiel, le conseil d'administration du FMI confirme ainsi qu'il étudiera les deux candidatures de Christine Lagarde et d'Agustín Carstens. «Le conseil d'administration rencontrera les candidats à Washington et se réunira par la suite pour discuter des forces des candidats et procéder à une sélection», ajoute le communiqué des administrateurs, qui réitèrent leur intention de boucler la procédure de sélection d'ici au 30 juin.

Christine Lagarde fait figure de grande favorite. Déjà soutenue par l'Union Européenne, la ministre française de l'Economie met tout en œuvre pour convaincre les pays émergents : l'Indonésie vient de prendre publiquement position pour la ministre française. Son rival mexicain est appuyé pour sa part par une dizaine de capitales latino-américaines, dont la Colombie. Il a reconnu toutefois lundi que les chances de voir Christine Lagarde accéder à la direction générale du FMI étaient «assez élevées».

Source : Figaro.fr