Alors que le dépôt des candidatures à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI) se termine ce vendredi, l’Union africaine réclame un Africain - en tout cas non-Européen -, pour succéder à Dominique Strauss-Kahn. Mais a finalement soutenu la candidature de la Française Christine Lagarde.

Dans un communiqué publié mercredi, l’Union africaine (UA) a déclaré qu’elle souhaitait voir un Africain prendre la direction du Fonds monétaire international (FMI). Elle précise qu’« il est temps à présent pour un non-Européen d’être à la tête du FMI », estimant qu’« il est devenu nécessaire de mettre un terme à l’accord informel selon lequel le directeur du FMI devrait être Européen ».

Depuis sa fondation en 1945, le FMI a toujours été dirigé par un Européen en vertu d’une règle non écrite. C’est la première fois depuis l’annonce de la démission de Dominique Strauss-Kahn – accusé de crimes sexuels aux États-Unis - que l’Union africaine demande aussi ouvertement la fin de ce consensus pro-Européen. « Sélectionner un non-Européen, et plus particulièrement quelqu’un issu d’un pays en voie de développement, permettrait d’amplifier la voix et la représentation de ces pays au sein du FMI », a insisté l’UA.

Choisir son camp

Le cycle de dépôt des candidatures à la direction générale du FMI se clôture ce vendredi. D’ici le 30 juin, le Conseil d’administration de l’organisation va devoir choisir son nouveau directeur parmi les candidats en lice. Christine Lagarde, ministre française de l’Économie et des Finances, semble bien placée pour succéder à Dominique Strauss-Kahn, mais le directeur de la Banque centrale du Mexique, Agustin Carstens se veut, lui, la voix des pays émergents. Le troisième postulant est Grigori Marchenko, directeur de la Banque centrale kazakhe.

Mais après ce qui peut ressembler à un baroud d’honneur assez formel, les dirigeants du continent ont semble-t-il finalement choisi de soutenir la candidate française. « L'Afrique soutient la candidature de la ministre française des Finances Christine Lagarde à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI) », a annoncé vendredi à Lisbonne le ministre congolais des Finances (RDC), Matata Mapon, qui s'exprimait au nom de ses homologues. « Nous sommes encouragés pas votre vision du FMI dans le monde [...] Nous vous souhaitons très bonne chance », a ajouté Matata Mapon à l’endroit de Christine Lagarde. (avec AFP)

Source : JeuneAfrique.com