Le président du Parti radical propose à l'ancien premier ministre de «réfléchir ensemble à l'avenir du pays».

borlooJean-Louis Borloo, qui ne cache pas ses ambitions présidentielles, tend la main à Dominique de Villepin, autre candidat potentiel, afin de «réfléchir ensemble à l'avenir du pays», dans un entretien au Parisien dimanche. «On peut se parler, on se connaît et on s'estime. Il a une dimension internationale et son discours à l'Onu a marqué. On peut réfléchir ensemble à l'avenir du pays», explique le président du Parti radical à propos de l'ancien premier ministre et actuel président de République solidaire.

«Les propos tels que les a formulés Jean-Louis Borloo me paraissent très sages. Oui il faut dialoguer», a réagi l'ancien premier ministre de Jacques Chirac au cours du «Grand Jury» RTL/Le Figaro/LCI. «Je connais Jean-Louis Borloo depuis longtemps, il a été ministre dans mon gouvernement, un très bon ministre, il a fait avancer les choses en matière de rénovation urbaine, d'emploi... C'est quelqu'un qui a un véritable sens public», a-t-il encore dit.

Borloo rappelle son estime pour Hulot

Jean-Louis Borloo, qui indique qu'il «avance» sur son projet présidentiel, juge par ailleurs «expérimenté» le président du Modem François Bayrou, candidat en 2007, mais dit ne pas connaître «ses objectifs» pour 2012. Interrogé sur l'éventualité de deux candidats centristes en 2012, le président du Parti radical estime que «tout le monde est légitime à dialoguer avec les Français. Il faut simplement le faire dans la clarté, dire quel type de gouvernance on aura».

Pour Jean-Louis Borloo, «la bataille de cette présidentielle se jouera entre les progressistes et les conservateurs», lui se classant dans la première catégorie et se disant «optimiste convaincu que l'action publique peut améliorer les choses rapidement».

Alors que Nicolas Hulot a reconnu avoir envisagé pendant «un court temps»un partenariat avec Jean-Louis Borloo, ce qui a suscité hier de nombreuses critiques au congrès d'Europe Ecologie Les Verts (EELV), le président du Parti radical redit son «estime» pour Nicolas Hulot avec lequel il a travaillé lors du Grenelle de l'environnement. «Je suis convaincu que nous aurons d'autres occasions de débattre ensemble de manière non dogmatique mais je n'ai évidemment pas à m'immiscer dans les primaires d'EELV», ajoute Jean-Louis Borloo.