Selon Europe1les dépouilles des deux hommes seraient celles des français kidnappés le 4 avril au plus fort combat entre les pro-Gbagbo et les pro-Ouatara. Le quai d'Orsay n'est pas encore en mésure de confirmer.

Les deux Français, enlevés le 4 avril dernier au Novotel d'Abidjan, en Côte d'Ivoire ne seraient plus en vie. Selon Europe 1, les corps des deux hommes, kidnappés au plus fort des combats entre pro-Gbagbo et pro-Ouattara, ont été retrouvés dans la lagune près d'Abidjan. Le Quai d'Orsay, qui est en train d'examiner et d'identifier les dépouilles, n'est pas en mesure pour le moment de confirmer l'information.

Selon le ministère ivoirien de l'Intérieur, «des ossements humains ont été récupérés aujourd'hui (mercredi) par les deux équipes d'enquêteurs, français et ivoiriens, en présence d'un médecin-légiste». «Une expertise médico-légale» est en cours pour déterminer s'il s'agit des deux Français enlevés, a-t-on ajouté.

Le directeur français de l'hôtel Novotel d'Abidjan, Stéphane Frantz di Rippel et son compatriote Yves Lambelin, président de Sifca, première entreprise privée de Côte d'Ivoire, ont été enlevés au sein du Novotel, le 4 avril en plein après-midi, par des hommes armés. Selon la radio ivoirienne, certains portaient des uniformes des Forces de défense et de sécurité. Des témoins ont décrit le commando comme étant «dépareillé, parlant français et assez excité».

La caisse de l'hôtel a aussi été volée

Les ravisseurs, qui ont aussi dérobé la caisse de l'établissement, ont également emmené avec eux le Malaisien Chelliah Pandian (directeur général de Sania, filiale du groupe Sifca) et le Béninois Raoul Adeossi (assistant de M. Lambelin). Dès le départ, les pro-Ouattara ont accusé la Garde républicaine de l'ancien président Laurent Gbagbo, régulièrement soupçonnée d'exactions contre les civils durant la crise post-électorale.

L'enquête sur leur disparition avait connu une première avancé majeure le 22 mai quand l'actuel président ivoirien, Alassane Ouattara, avait annoncé l'arrestation de deux «miliciens» ayant participé à l'enlèvement. «Ils nous ont indiqué les chefs de bande, nous remontons la filière», précisait le chef d'Etat. «On va découvrir beaucoup de choses et cela pourrait même aider pour l'affaire Guy-André Kieffer», le journaliste franco-canadien disparu depuis le 16 avril 2004 à Abidjan, promettait même le ministre ivoirien de la Justice.

 

Source : Figaro.fr