ESSAI DE PSYCHANALYSES COMPORTEMENTALES 

1- Des Guinéens vis-à-vis d’Ahmed Sékou Touré ;

2- Des Blancs vis-à-vis des Noirs.

ET D’UN, DONC : LES GUINEENS ET AHMED SEKOU TOURE (ŒDIPE ET LAÏOS !).

Il faut bien maintenant qu’on essaye de comprendre un peu, les fondements, les clefs mystérieuses des absurdités guinéennes, de l’incapacité catégorique et quasi-absolue des ‘’Elites’’ de notre pays à reconnaître et à admettre le phénomène déjà accompli et dont l’irréversibilité est absolue désormais, de ce phénomène qui n’est autre que la grandeur, les qualités, en un mot la dimension extraordinaire, l’exceptionnelle historicité du principal artisan de notre indépendance, du Père de notre Nation, de  l’unique fondateur de sa réalité civique et citoyenne jusqu’à présent : Ahmed Sékou Touré.

J’ai dit : nos ‘’Elites’’ ?  C’est, en fait pour parler de ces contingents de Guinéens post-révolutionnaires, qui se sont révélés comme étant des anti-révolutionnaires bloqués, tout simplement à cause d’Ahmed Sékou Touré, et qui se sont emparés de notre République depuis 1984. Qui, de ce fait, sont les plus en vue, les plus ‘’vendus’’, ‘’promotionnés’’, médiatisés de notre pays, avec forces soutiens ‘’occidentaux’’ blancs et noirs, mais surtout des soutiens d’Africains Noirs fantochisés à mort , et plus ‘’occidentaux’’ que nature. Ce sont ces ‘’Elites-là’’, les seules qu’on entend sans cesse, celles qui nous ont menés aux impasses de 2006-2007, et aux joutes idiotes de notre ‘’transition’’ qui fut la plus expressive préfiguration d’une Apocalypse évitée de justesse, avec les longs discours ridicules rédigés par Tibou Kamara et lus par le Général Konaté, ce sont donc ces foules de ‘’fils du pays’’ qui me semblent vraisemblablement prises, qui se sont plutôt prises elles-mêmes dans les entrelacs inextricables de complexes qui les affectent d’une espèce de psychotisme freudo-œdipien persistant, pernicieux et terriblement contagieux. Attention ! Je ne parle pas seulement ici de cette catégorie d’Elites aux motivations ethno-stratégiques élaborées : des Elites déjà identifiées, ou identifiables en tout cas sans aucune difficulté. Non ! Pas seulement d’elles, bien que leurs mouvances confluent avec celles des autres complexés primaires, s’influençant mutuellement, et aggravant leurs communs blocages, qu’elles strient de pulsions autodestructrices et autodiffammatoires. Des blocages dont l’absurdité confine à la démence.

On a régulièrement entendu ainsi des citoyens s’auto-disqualifier du point de vue ‘’honnêteté’’et ‘’moralité’’, en clamant que notre pays n’a connu que la misère depuis cinquante deux ans. Sékouba Konaté l’a dit plusieurs fois, alors que lui-même, déjà Général et Chef d’Etat à moins de 50 ans, est bien né et a évolué dans lesdits 52 ans ! Robert Sarah l’a dit plusieurs fois, alors que c’est dans ces 52 ans que lui et nous avons fréquenté, ensemble, le petit lycée de Dalaba en 1960. Et qu’après, pendant que moi, en particulier, moi qui ai été poussé à la retraite à 55 ans, depuis plus da 10 ans par le Régime de Lansana Conté, dont lui était un soutien évident, moi je refuse, d’insulter mon pays, mon peuple et moi-même avec, en parlant négativement des 52 ans qui incluent les 26 premières années de notre souveraineté et de notre grandeur enviées, entre 1958 et 1984. Robert Sarah qui, entre temps, est devenu Cardinal, en très grande part grâce à Ahmed Sékou Touré, même s’il ne lui en a jamais été reconnaissant ! Bizarre… Bizarre !

Voyez-vous, notre Société apparaît aujourd’hui comme constituée de gens gravement malades, malades d’un refoulement irrémédiable ! Irrémédié en tout cas, au stade actuel.  Un refoulement qui ne peut être dû qu’aux incapacités antérieures d’un parricide vainement et moult fois entrepris, tenté… et toujours raté…Lamentablement raté !. Il en résulte des dépits cauchemardesques, qui  incitent à des flashages acharnés, aux récurrences délirantes,’’oniristiques’’ (passez-moi le néologisme : c’est le sujet qui est grave!). Des flashages au terme desquels ‘’on’’ persécute désormais le fantôme freudien du ‘’PERE AST’’, notre ‘’LAÏOS’’, et puis, nous nous effrayons nous-même en lui affectant des images draculesques  que nous nous évertuons à suggérer et à sur-agiter au gré de nos fantasmes subconscientiels. Nous rejetons ainsi en temps réel, toute qualité, toute grandeur, toute eoeuvre qui nous le rappellent. Et aussi, tout discours, toute référence, de nature positive, pour ce qu’il a été, qu’il a fait et dit. Personne ne le cite, même quand on répète ses traits de génie, alors qu’on est prompt à nommer les Ghandi, Houphouët, Lincoln ou King : nous avons décidé de crever nos ‘’yeux d’Œdipe’’, pour ne point voir notre grandeur passée. C’est tant pis pour nous !

Mais, mon propos ici, ce n’est pas seulement de tenter un diagnostic de notre conduite surréaliste, c’est de tenter surtout d’éclairer les attitudes et propos que certains Blancs, fils, héritiers et bénéfifiaires des rapines des grands voyous internationaux que furent leurs criminels d’ancêtres, en tout cas par rapport à nous, à nos peuples ; de petits  Blancs arrogants qui, toute honte bue, s’en viennent pavaner ici, chez nous, pour parler des ‘’cinquante ans de misère’’ de la Guinée depuis son indépendance ! Et ces âneries sont clamées, comme des braiements, par des connards qu’on n’a aucune peur de dénoncer nommément, mais qui bénéficient de circonstances qui nous touchent très intimement, ce qui devrait les appeler à un respect silencieux des souffrances que notre peuple stoïque a subies de leurs faits établis ; sans jamais tomber, notre Peuple, dans, ni l’indignité, ni le déshonneur. Si des gens veulent venir à la ‘’soupe’’ chez nous maintenant, il serait plus correct qu’ils viennent ‘’bouffer’’ en silence notre pitance, sans nous cracher au visage. Il faut que cela cesse, sinon nous allons répondre à certains directement et personnellement. La Guinée, c’est notre Patrie. Pas la leur !

     Je parle ainsi de certains Blancs, comme je vais en parler plus bas avec des précisions irréfragables, même si on peut rencontrer, ici ou là, un Blanc ‘’noble’’ de temps en temps. Comme SE André Lewin, qui se montre capable de s’affranchir d’un complexe culturel et historique borné, pour consacrer son génie, vaste, à la rédaction de ‘’la’’ biographie ‘’scientifique’’ d’un Noir, Ahmed Sékou Touré, dont il reconnaît et consacre avec brio l’exceptionnelle grandeur. Même s’il tombe lui aussi dans un anecdotisme’’ un peu léger. Je m’excuse, mais : non, vraiment Ahmed Sékou Touré était en hauteur. Il était sensible, mais patient : il était donc capable de se maîtriser. Il avait une conscience très élevée de la fonction de Président de la République et du sens de l’Histoire. Ne disait-il pas que la ‘’Raison Historique’’ était supérieure à la ‘’Raison Sociale’’, qui est elle-même supérieure à la ‘’Raison Humaine’’ (entendez : individuelle) ? Ce n’est donc pas lui qui pouvait s’accuser à tort devant un étranger, fût-il médecin, d’avoir ’’ fait du mal au peuple de Guinée’’ ; ou de déclarer que sa mère, morte alors qu’il n’avait lui-même que huit ans, et sa sœur Nounkoumba à peu près trois ans, que sa mère donc était à moitié sourde ! En évoquant de temps en temps ce genre d’anecdote, Monsieur l’Ambassadeur André Lewin, grand ami de notre pays, un Blanc et un Français de surcroît, qui s’est montré d’une honnêteté difficilement trouvable en Hexagone, et pas seulement, confirme ainsi, hélas, sa nature humaine, c'est-à-dire, la fragilité et l’imperfection, qui nous sont communes. SE André Lewin est un Grand ! Ce qui ne saurait m’empêcher d’exprimer ce que je pense des Blancs, et de leur logique manichéenne, cynique, cruelle et criminelle dans la Vie : regardez ce qu’ils ont fait en Iraq, ce qu’ils font en Afganistan. Regardez, l’arbitraire de leurs choix en Afrique Noire, et en Lybie ; leurs méthodes barbares, sauvages, et la ‘’Communication’’ goebbelsienne qu’ils en font ! Je vais un peu parler d’eux, moi aussi. Moi en tout cas.

 ET DE DEUX, DONC : LES BLANCS VUS PAR UN NEGRE DANS L’AVENTURE HUMAINE

Vous savez, l’observateur tant soit peu avisé, pourvu qu’il soit normal, humainement parlant, ne peut qu’être dégoûté, voire, écœuré par la monstrueuse et cynique cruauté qui a toujours caractérisé l’attitude permanente des civilisations blanches vis-à-vis du minuscule petit peuple Noir, tout noyé dans la marée, dans la déferlante ‘’blanc-neige’’ d’une Humanité qui le frigorifie à mort, sans la moindre chance de survie pour lui, à terme.

Moi, j’ai le sentiment, douloureux, persistant, que la petite minorité Noire du genre humain, est considérée en quelque sorte comme une espèce de dimension appendiciaire, une sorte de décharge antérograde que la nature aura oublié de néantiser au cours du processus hominien. Autrement dit, suivez-moi bien : la longue et aberrante élaboration d’une culture hégémonique, narcissique et oniro-manichéenne au cours des âges par les civilisations blanches, aura fini par déterminer chez elles une vision stupide du cycle existentiel du monde. Une vision monstrueusement à la marge des desseins du Réel ; et la chose me semble incontestable et irréversible ; une vision au terme de laquelle l’épiphénomène que constitue la coloration dermique foncée, sombre, dirai-je pour mieux la situer, d’un groupuscule du genre humain (nous totalisions à peine la moitié de la population de la seule Chine de Pékin en 2000), cet épiphénomène, dis-je, est perçu sinon comme un accident absolu, mais, tout au moins comme une contrefaçon rebutante, comme un brouillon de la Mère-Nature. Il s’agit d’une forme de ‘’Freudo-Psychopathie’’ auto-suggestive de la supériorité, qui affecte gravement un important groupe humain, et qui le motive à l’infini pour la conquête ‘’réelle’’ de l’omnipotence universelle.

La perversion récurrente d’une telle tendance chez l’homme blanc, perversion somme toute logique lorsqu’on l’accepte dans sa vraie dimension, qui n’est qu’une sous-humanisation ‘’organisée’’ due à l’incapacité morale de maîtriser les élans bruts et infantiles de l’égocentrisme, la récurrente perversion en est, dis-je, la ‘’rationalisation’’ du rejet systématique de toute différence, qui du coup est frappée d’épithètes affectives au gré des humeurs : on parlera alors de différences  ‘’fondamentales, irréconciliables, antinomiques’’, etc.

La vision minorative de la Race Noire, due à la faiblesse de sa démographie, a ses caractéristiques morphologiques et culturelles, en fait, aux yeux des civilisations blanches, la souffre douleur antérograde, pour de vrai cette fois, de l’Aventure Humaine totale. Parce que ladite Aventure l’a mise en présence du groupe qui est pathologiquement le plus intolérant qui soit : le groupe blanc. Celui-ci dès lors n’a jamais agi envers elle (la Race Noire) que pour arracher d’elle (le mot n’est pas fort) les seuls profits susceptibles de lui rendre son contact supportable. En somme, l’existence de la Communauté Noire n’est que l’objet d’une instrumentation mathématique, une donnée comme inerte dans les projections édéniques où la Félicité ne serait destinée qu’aux Blancs. Que le Noir ne s’imagine surtout pas que, même au Paradis, il pourrait être autre chose qu’un domestique, ou un bouffon, au service exclusif du Blanc, qui est quant-à-lui, la perfection faite homme !

Substituant d’ailleurs leur ‘’génie’’ à Dieu Lui-même, qui leur a fait le don généreux de ce génie, les Blancs ont décidé de faire tout juste de notre Créateur une pièce de musée, en souvenir des temps où ils y avaient cru ! Et c’est pour cette raison que désormais, toutes les vertus théologales enseignées à l’homme par l’Eternel, l’Unique, le Patient, n’ont plus aucun effet sur leurs comportements, et ne tempèrent plus en rien la démence d’une nouvelle croyance chez eux : celle de leur propre déité ! Ils ne connaissent plus de limite à leur droit absolu ‘’d’organiser’’ l’Univers à leur guise. Les incommensurables vertus théologales, dont la connaissance et l’assimilation culturelle constituent le plus ancien, le plus constant et le plus noble acquis du fonds socio-historique de l’Humanité, ne sont plus à même de les arrêter dans l’application de ‘’Solutions Finales’’, à l’encontre de tous autres génies, de toutes autres cultures, de tous autres modèles que les leurs. Il y a déjà eu ainsi des croisades, des pogromes, l’implacable épopée de l’anticommunisme ! Et maintenant il y a l’Arabo-Islamophobie mondialisée ! Et puis, enfin, dans une moindre mesure, il y a la nihilo-transmutation de la ‘’négraille’’ (nègre/racaille, ou racaille/nègre !) ; etc., etc. Quelle que soit l’importance des masses humaines visées ou celle des massacres à perpétrer, et aussi quelle que soit la durée de la néantisation à ‘’réaliser’’, les civilisations blanches, désormais unifiées dans un occidentalisme libéro-judéo- chrétien on ne peut plus explicite, vont toujours au bout de leurs entreprises ! Engagées sans réserve dans un coup d’état permanent contre Dieu, le Créateur de la diversité, elles ne s’arrêteront que lorsque l’Apocalypse surviendra : or celle-là est inéluctable !

Maintenant, il faut dénoncer. Et il faut le faire sans arrêt ! Mais ce sera, à coup sûr, sans succès aussi, vu que le passif en la matière rend inimaginable toute possibilité de reconversion culturelle, d’interruption d’un cyclone en furie, et à fortiori, la réparation de dommages équivalents à plusieurs centaines de millions de fois le poids de l’Univers ! Le totalitarisme exclusiviste et belliqueux de la civilisation et de la culture ‘’occidentales’’ blanches, comme la gangrène, a déjà infecté tous les réseaux diaprés de la mosaïque culturelle de l’Humanité telle que Dieu l’avait voulue et faite. J’en fais la dénonciation, et je souhaite que Dieu m’en soit témoin, en attendant le JOUR du Rendez-vous avec Sa Majesté. Puisque cela est également inéluctable !

Je témoigne ; J’atteste ; Je dénonce : Il est patent que notre petit Monde Noir n’a jamais été perçu par les Blancs que comme une réserve de gibiers singuliers, dont le nombre d’individus, leur droit à la vie, ainsi que la qualité de cette vie, ne sont tolérables qu’en fonction des usages que les Grandes Nations Blanches peuvent en faire ! Il suffit simplement de s’y  intéresser comme il faut pour s’en convaincre. Et pas à la manière des ‘’grands spécialistes blancs de l’Afrique Noire’’ dont la verve n’a d’égale que leur partialité, et qui semblent  être les seuls dont les grands médias aient les adresses !

Toutes ces attitudes sous-humanisantes, cette cruauté perpétuelle, vécues par les Noirs, n’émeuvent point, ou si peu, les méga-médias en question, qui semblent n’être plus particulièrement sensibles qu’aux effets soporifiques des alibis de ‘’l’Histoire Officielle’’, servie par les brillants illusionnistes en ‘’recherche théorique mensongère’’ ! Des historiens spécialisés, réellement, dans des présentations plutôt légendaires de faits vécus ici et là ; qui concoctent des ‘’histoires officielles’’, conventionnelles, édulcorantes à maints égards, à maintes reprises ; des histoires déresponsabilisantes pour tous ceux des leurs qui enjambent les océans et les grandes étendues désertiques pour venir broyer du Nègre chez nous ! Des ’’histoires-alibis’’, toutes de dérobades inhibitrices, qui nous sont serinées avec une pédagogie consommée, et dont le sempiternel rabâchage vise à occulter la perception nihiliste du Monde Noir par les cultures blanches de l’Occident, ainsi que les crimes conscients et délibérés qui sont dus à cette perception. Le fait que ces montages historico-légendaires et leurs radotages ne sont ni plus ni moins que l’aveu sans cesse renouvelé de culpabilités, dont les acteurs ont par ailleurs parfaitement conscience, ne modifie, ne tempère en rien leurs attitudes. Ce ne sont que des ‘’négrocidaires’’, voire, des ‘’négropophages’’  incorrigibles. Voilà la monstrueuse vérité des rapports blancs/noirs, depuis la nuit des temps. C’est gros ! Vraiment ! C’est si énorme que ça passe inaperçu ! Personne n’en parle. Surtout pas de la façon dont j’en parle ici. Jamais ! Donc ça passe !

Tenez ! Considérons un peu la Traite Négrière et ses méfaits. C’est tellement gros aussi qu’on en parle très peu. Vous voyez le principe ? Et sitôt que certains tentent de le faire, on commet l’Eglise d’Afrique Noire pour assurer la défense des criminels de ce fléau pluriséculaire, et de leurs ayants-droit : de tous ceux qui profitent de la prospérité durable due en grande partie à ce crime imprescriptible. Et, la meilleure défense étant l’attaque, nos Collabos-de-Prêtres-Nègres sont rapidement mis en conclaves téléguidés, pour accuser les victimes de cette Traite, d’être elles-mêmes les responsables de leur propre calvaire. C’est une honte ! C’est monstrueux !

A présent, je vais rappeler la cruauté bestiale avec laquelle, ici ou là, les civilisations occidentales blanches ont traité les Nègres qu’elles ont colonisés. Pour illustrer l’innommable chose, je vais prendre l’exemple du Congo de Léopold II, Roi de Belgique, et des Belges.

Des témoignages historiques attestent que ce Souverain du très brutal Occident Blanc, a mené au Congo une politique d’asservissement, d’exploitation et de répression, telle qu’en moins de deux petites décennies, dix petits millions de Nègres en sont morts de mort violente ! C’est une moyenne de cinq cent mille cadavres par an : quelle cadence ! Or les causes de ces morts violentes furent de deux ordres :

vC’était, d’une part, en raison des conditions inhumaines dans lesquelles ces forçats-nés-de-nègres devaient récolter des quantités irréductibles de sève de caoutchouc, chaque jour, pour la COURONNE ;

vD’autre part, c’était parce que Sa Majesté le Roi avait ordonné tout simplement de massacrer des populations par villages entiers, pour mauvaise manière de servir, lorsque les quantités exigées de caoutchouc prescrites n’avaient pas été atteintes, dans l’accomplissement de cet infernal travail de bagnard !

Selon des témoignages historiques, des ‘’soldats’’ de Sa Majesté commis à ce devoir d’exterminations massives, avaient poussé leur zèle au point de trancher et de rapporter à chaque fois à leur hiérarchie, la main droite de chaque Bantou zigouillé. Comme preuve irréfutable de la mort dudit Bantou.

Quelle image, n’est-ce pas, que ces troupes ‘’victorieuses’’ portant en bandoulière leurs musettes chargées de dextres tranchées, et cheminant fièrement à travers la forêt équatoriale africaine ? Quelle image que celle d’un de ces combattants-serviteurs du grand Roi Blanc, bombant avec fierté ses pectoraux, et dénombrant sa part de trophées roidis ou putrescents !

Ce n’était, hélas, pas des mains de Juifs (par exemple !). Et ceux qui les avaient fait couper n’étaient nullement des ‘’communistes’’, ou des ‘’islamistes’’. C’étaient des Blancs immaculés, venant avec ‘’générosité’’, apporter à ces contrées et à leurs peuplades, ‘’la civilisation et le développement’’ ! Et puis, dans leur ‘’offensive philanthropique’’, n’étaient-ils pas dûment précédés et bénis par des ‘’Missionnaires’’ du dieu des Blancs, qui a totalement accaparé semble-t-il, tous les pouvoirs du vrai Dieu depuis longtemps ?

Ce que j’en dis est la stricte vérité. Mais aussi, si cet exemple du Congo de Léopold II est illustratif par son côté macabrement anecdotique, il faut savoir qu’il n’est qu’un épisode, un seul petit épisode, sur des milliers d’autres opérations pourries, sadiques, à la limite de la démence, que tous les colonialistes européens : Français (surtout !), Anglais, Portugais ou Espagnols, ont menées dans nos territoires, contre nos populations, uniquement en raison de la loi du plus fort.

Plus tard, lorsque ces roublards invétérés ont dû reculer et s’engager à mettre ‘’fin’’ au colonialisme au cours de processus légaux, on a vu ces parjures instaurer le ‘’néocolonialisme’’, et lâcher dans nos pays des espèces d’infrahumains névrotiques, de petites unités de monstres sur le modèle ‘’Foccart-Denard’’, d’une malfaisance inouïe. Ils ont organisé ensuite une chasse épique, non pas comme au Cogo, pour exterminer des populations de villages entiers, mais contre tout Nègre Patriote qui, comme de Gaulle l’avait fait en France, tenterait de soustraire son pays à la domination blanche. Et puis, tel que jadis au Congo, les Belges avaient recruté des ‘’soldats’’ du Roi, ces roublards d’anciens colonisateurs ont, quant à eux, recruté des fantoches, des béni-oui-oui, et des esclaves indécrottables dans nos pays, pour assassiner un à un tous les Nègres de la Dignité, de l’Honneur et de la Liberté. Leurs propres frères !

De toutes ces inhumanités, de toute cette criminalité internationale, à la seule initiative des Blancs négrocidaires, les reporters et autres éditorialistes talentueux et éloquents des méga-médias du Monde dit civilisé parlent à peine ! Ils ne les effleurent qu’une ou deux petites fois par décennie ! Il en est de même des principales organisations dites de ‘’défense’’ des droits de l’homme : elles n’ont jamais rien su des crimes de Jacques Foccart, Bob Denard, ou du Commandant Baryl (j’espère que c’est la bonne orthographe !), ni de leurs illustres victimes nègres qui, sûrement, n’ont aucun droit, quant à elles ! Là, c’est le black-out absolu. A l’opposé, point n’est besoin d’écouter ces génies de la communication pour les entendre ; point n’est besoin de chercher les institutions occidentales de défense des droits de l’homme dans nos pauvres sociétés : elles sont, elles-mêmes, les plus parfaits lieux de rendez-vous pour accoucheurs de réputations sinistres. Toutes ces ‘’machines’’ sont créées pour s’acharner à contrefaire la personnalité historique des rares Nègres réellement dignes de nous représenter. Ces rares Nègres que notre race-paria secrète de temps en temps, au cours de son calvaire ininterrompu.

Ils font tout cela contre nous, ces ‘’monuments’’ du journalisme international, et ces organisations si puissantes qu’elles sont plus écoutées à l’ONU et ailleurs que nos authentiques représentants à nous ! Ils pratiquent toutes ces campagnes d’intoxication et de désinformation de façon délibérée, avec une délectation et une ironie cyniques, mordantes, mortelles ; avec un art et un savoir-faire sans pareils. Ils le font en psalmodiant des litanies d’inepties, dans une synchronie pathétique, chaque fois que de besoin, pour subjuguer leurs auditoires, vantant ici les criminels anti-nègres et leurs marionnettes, prônant là la ’’vérité’’ de mensonges hypocrites, renvoyant tout là-bas l’Eternelle Vérité de notre sort ! Une vérité étouffée sous des kilotonnes de mensonges nihilistes, plus explosifs que la bombe d’Hiroshima ! Voilà la double vérité blanche en Afrique Noire : Elle consiste à dénigrer sans cesse le bon et le bien nègres, pour ne pas avoir à dénoncer les monstruosités ‘’blanches’’ qui nous dénaturent, tout en abrutissant chaque jour un peu plus !

Mais, encore une fois, j’affirme, j’assure sans la plus faible nuance du doute le plus ténu, que Dieu veille. Et Il rendra aux injustes, et aux monstres, qui manipulent le Monde, qui charcutent et humilient de plus faibles qu’eux, la Rançon de leurs forfaitures et ignominies sans une once en moins !

Wallâhi ! Wallâhi ! Wallâhi !

Soub’hânallâhi wa bihamdihî, astakh’ firoullâhi wa atoûbou

Ilaïhi-Wassallalâhou alâ Séyîdinâ Muhammadin’,

Wa alâ âlihî wassahabihî

Wassallim taslîman

Aly Bocar Cissé

Professeur et Administrateur Civil à la retraite

Email : cissedebma@yahoo.fr/ Tél : 64 33 37 70/ 62 27 88 89