Un accord sur l'exploitation du gisement de fer guinéen du Mont Simandou (est) est intervenu après une longue bataille entre le géant minier anglo-australien Rio Tinto et la Guinée, qui obtient une participation pouvant atteindre 35%, a annoncé Rio Tinto.

L'accord, concernant le plus important gisement de fer au monde, a été conclu vendredi après 12 années de difficiles négociations. Il ouvre la voie à un projet de 10 milliards dollars (6,9 milliards d'euros), a indiqué Sam Walsh, un responsable de Rio Tinto.
Pour ce projet, Rio Tinto s'est associé avec le producteur d'aluminium chinois Chalco.
Pour entériner l'accord, Rio Tinto devra payer 700 millions de dollars (483 millions d'euros) à Conakry, une fois que la concession du site lui aura été octroyée.
La Guinée s'est vu offrir 15% du projet et l'option d'étendre sa participation jusqu'à 35%. L'accord lui permet également de posséder à terme 51% de la voie ferrée et du port, le plan de Rio Tinto prévoyant la construction d'une voie ferrée industrielle dédiée de 650 km comprenant 21 km de tunnels et traversant la Guinée jusqu'à la côte.
L'infrastructure du site deviendra automatiquement propriété du gouvernement guinéen, dans un délai de 25 à 30 ans après sa construction. Des royalties s'élevant à 3,5% devront également lui être versées pendant la durée d'exploitation de la mine. 
Les analystes estiment que le gisement de Simandou pourrait produire 200 millions de tonnes de minerai de fer par an et faire de la Guinée l'un des premiers exportateurs mondiaux. 
Selon la firme anglo-australienne, Simandou devrait être le plus grand projet intégré d'infrastructures et de minerai de fer développé en Afrique.

Source : les Echos