....Et les Français dans les évènements du 28 septembre ?

Le 28 septembre 2009 au stade du même nom, l’opposition guinéenne organisait un meeting pour exiger le départ du président du conseil national pour la démocratie et le développement, le Capitaine Moussa Dadis Camara du pouvoir.

Mais auparavant, la manifestation avait été interdite mais l’opposition y tenait coûte que coûte à la rencontre. La suite est connue. L’organisation des nations unies parle de plus de 150 morts et des milliers de blessés. Et le principal accusé de ces massacres est sans doute l’aide de camp du chef de la junte, le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba qui a conduit ses hommes au stade. Les nations unies ont envoyé en Guinée une mission d’enquête qui a écouté les responsables du pays à l’époque dont le chef de la junte. Et Toumba qui a passé devant cette commission des enquêteurs a soupçonné le capitaine Dadis de vouloir lui livrer à la justice internationale comme le principal commanditaire. Et le 3 décembre, Toumba décide de mettre fin aux jours de son chef en lui tirant une balle dans la tête.

Depuis, le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba reste introuvable en Guinée. Mais sur les antennes de la Radio France Internationale, Toumba Diakité est bel et bien présent. Après de nombreux entretiens accordés à nos confrères de RFI, Toumba Diakité était encore sur les antennes ce matin pour solliciter la grâce présidentielle auprès du président démocratiquement élu de la Guinée, Alpha Condé.

Pour Toumba, le président de la république est le père de la nation guinéenne et le droit de grâce est un pouvoir que lui confère la loi. A la question de savoir s’il ambitionne de se rendre à la justice guinéenne une fois au pays, Toumba n’a pas confiance à la justice guinéenne. Pour lui, la commission nationale qui a été instituée a cet effet pour faire la lumière sur les événements n’est pas crédible pour n’avoir responsabiliser que lui Toumba.

Sur la question relative au capitaine Moussa Dadis Camara qui ambitionne de revenir au pays, est-ce Toumba ne craint pas ? Et la réponse du lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba est sans ambiguïté « je ne suis sur le chemin de personne et celui qui sera sur mon chemin me trouvera ».

A la lumière de ce qui précède, il apparaît clairement que la France sait où se trouve Toumba. Il n’est donc pas exagérer de dire que les victimes du stade du 28 septembre et leur famille doivent demander à la France de livrer Toumba à la justice guinéenne ou internationale pour la manifestation de la vérité dans les événements tragiques. Ce ne sera que justice faite.

Mohamed Soumah

Source : GuineeLive