SACRE BAH OURY  !

’L’Homme est l’être vis à vis de qui aucun être ne peut garder l’impartialité’’. Jean Paul Sartre.

Certes !

Mais Nous vouloir demander toi lâcher baskettes Alpha, sinon nous secouer fort toi pour réveiller ton sommeil depuis 58 !

Toi matheux, donc toi comprendre mieux langage logique :

‘’Etre impartial, c’est ne pas prendre parti’’ ! Ni par inadvertance, ni par fatigue de l’esprit.

’Prendre parti contre’’, ne doit pas impliquer de prendre parti pour la partie adverse et à l’inverse, ‘’Prendre parti pour’’, ne contraint nullement à prendre parti contre le point de vue opposé … (En logique pure, une double négation vaut affirmation mais la subtilité de la pensée commune la fait jouer soit comme une négation renforcée, ou au contraire comme une négation adoucie frisant l’affirmation retenue). Brèffle (comme dirait l’autre) !

Une évidente malhonnêteté intellectuelle (dénuée de sagesse et de bon sens, aggravée par la légendaire mythomanie de prédateurs dangereux se complaisant dans le rôle de doux agneaux sacrificiels tachés du sang des vraies victimes groggy), s’acharne depuis des décennies à tourner les actions humaines en dérision, à les déplorer ou même à les maudire sans jamais laisser la moindre possibilité à l’opinion intoxiquée, de les comprendre !

L’excellent matheux que tu es, ferait mieux de forger des outils et moyens  de vulgarisation de connaissances scientifiques, au lieu de débiter sur Rfi des futilités politiciennes exacerbant les ethnocentrismes de quelques groupuscules ’’d’ignares primaires’’ incapables de faire la différence entre un ‘’Galilée’’ en herbe et le bouc qu’il tient au bout d’une corde. Mais sais-tu seulement que le fameux théorème de Fermat est démontré depuis près de quinze ans ?

Tes incessants discours désignent à la vindicte populaire, un Homme intègre, qui prive de sommeil les vrais coupables du pillage et du retard de la Guinée !

Tu n’égratignes, ni même n’évoques jamais, ces pillards démolisseurs qui se sont acharnés depuis 1984, à détruire le pays à tel point que, depuis un bon quart de siècle, Conakry, la capitale, est devenue un gigantesque dépotoir à ciel ouvert,  où les pénombres et le manque d’eau potable, compliquent particulièrement les séjours de ceux qui arrivent des pays ‘’normaux’’ , permanemment squattés par ces responsables de tous nos maux, qui  s’y rendent, sans aucune gêne ni honte, pour le ‘’confort’’ et les services qu’ils refusent à leurs propres populations rendues indigentes du fait de leurs seules gestions malhonnêtes des ressources de notre pays.

Cher Monsieur Bah,

Il y’a quelques jours, l’appel du muezzin me tira du sommeil. Il était 04h50 ! 

L’opacité  dans la pièce était abyssale. Un truc dur était coincé sous mes mollets. J’étendis doucement le bras droit d’abord, du côté inoccupé du lit encombré de  bouquins (inutiles puisque je n’ai jamais appris à lire dans le noir), pour  y  saisir ma torche… !

Peine perdue, mais j’avais effleuré au passage l’ordinateur portable resté ouvert ! Je tentai de l’allumer en vain ; Sa batterie était vidée, tout comme   les piles de la fameuse lampe torche, orientée, vers un grand miroir  astucieusement placé pour réfléchir le moindre photon lumineux capté par ce ‘’dispositif’’ de fortune !

Je  glissai (passé simple) alors  doucement le bras gauche vers  mes  jambes, pour saisir fermement le truc  gênant, en pestant contre les téléphones portables déchargés, qui n’auraient servi à rien dans ce pays où je ne connais que deux personnes joignables à toute heure, tous les autres prétextant une absence de réseau …

Je tenais fermement le truc qui paraissait drôlement long dans le noir et  c’est d’une  seule main  que je me suis rué l’une  après l’autre, sur les portes  de la chambre, du salon, de la  voiture et enfin de la courette,  pour me précipiter  le plus loin possible afin de  m’en débarrasser !

Conduisant prudemment d’une seule main, dans les rues désertes, j’aperçus bientôt dans le halo de mes phares, un petit pont  où je m’arrêtai,  afin de balancer ‘’la chose’’ par la vitre baissée …

Le lendemain matin évidemment, ma belle rallonge rapportée de Paris,  était introuvable !

Vers 8h30, un peu plus tard dans la même matinée, sur le chemin de Kaloum, j’ai embarqué deux députés du CNT qui se rendaient en plénière au Palais. Aussitôt assis dans ma voiture, celui des deux qui séjournait depuis quelques mois en Guinée, pour représenter une fraction de notre diaspora, se tourna vers moi pour critiquer mon siège incliné ! Je lui  répondis ébahi que j’ignorais que mon siège passager était incliné.

Je lui promis de passer au garage avant la fin de la journée mais quelques centaines de mètres plus loin, j’ai compris que son traumatisme était plus profond que le mien puisqu’il était inconfortablement assis sur son ordinateur portable !

Ce qui arrive au guinéen lambda ne te prive pas de ton sommeil mais nous serions heureux que tu observes un petit répit, pour amorcer et accompagner le changement ! Certains de tes compagnons passés experts en désinformations et en calomnies haineuses, sont également de vrais opportunistes qui, après avoir désespérément tenté de pérenniser le système mafieux, n’éprouvent en ce moment ni honte ni gêne, à opérer un nouveau retournement de veste dont ils ont le secret, pour flirter encore une fois, sans vergogne ni états d’âmes, avec les nouveaux maîtres.

Certains d’entre eux avaient flirté même avec Dadis, et copiné avec ses proches, avant de s’en détourner pour prendre la tête des meutes qui continuent encore à le déchiqueter ! Ces girouettes opportunistes s’en tirent bien sous tous les régimes, tandis que ceux qui, comme moi, ont de la dignité et une bonne moralité, se préparent pour la énième fois, à rejoindre nos placards habituels.

Dimanche, le 12 Décembre 2010

(Tiens ! je suis ému aux larmes car, Mon père m’avait offert un beau vélo, le lundi 12 décembre 1962 ; ça ne s’oublie jamais).

Cissé Oumar de Bma essikleduc@yahoo.fr

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