" La mission de l'U.E réfute l'Analyse formulée par certaines organisations que ces graves évèenements reflètent une répression systématique visant une communauté particulière "

UELes rapports des ONG Human Right Watch et International Crisis Group sur les violences postélectorales en Guinée sont-ils fantaisistes? Partisans? Eloignées des réalités guinéennes, souvent basées à Dakar, à Ouagadougou ou ailleurs, Human Right Watch et International Crisis Group utilisent des méthodes peu ou pas crédibles pour faire leur rapport. C'est ce que la mission d'observation électorale de l'Union européenne a tenu à faire savoir dans son rapport sur les violences postélectorales en Guinée.
"Nous pensons que ces organisations internationales ne sont pas bien informées. Ces ongs qui ont envoyé ces rapports là, leurs chercheurs sont basés à Dakar et non à Conakry. Alors c'est difficile de se faire l'image de la situation ici",
a déclaré M. Alexandre Lambsdorff, chef de la MOE UE, membre du parlement européen.
Et de marteler: "Sur la base de ses multiples échanges avec les organisations de la Société civile et le bureau du Haut représentant des droits de l'Homme, la MOE de l'UE refute l'analyse formulée par certaines organisations que ces graves évènements reflètent une répression systématique visant une communauté particulière".
"La Mission d'observation électorale de l'Union Européenne estime que les rapports sur ces violences, produits par International Crisis Group et Human Right Watch sont faits sur la base des informations pas vérifiées", mentionne le rapport de la Mission de l'Union Européenne.
Même si par ailleurs la Mission de l'UE reconnaît "le caractère ethnique" des violences postélectorales et "l'utilisation disproportionnée de la force par certains éléments des forces de défense et de sécurité".
Parlant du scrutin des élections en Guinée, Alexander Lambsdorff, a dit: "La Mission d'observation électorale de l'Union Européenne (MOE UE) est présente en Guinée depuis le 28 mai, sur invitation de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et du gouvernement de la République de Guinée. Déployés dans toutes les régions du pays depuis le premier tour, ses observateurs de long terme ont conduit une évaluation impartiale et documentée de l'ensemble du processus électoral au regard des standards et internationaux et régionaux en matière d'élections démocratiques ainsi que des lois de la République de Guinée".
Il a salué "la détermination sans faille du Président de la Transition, le Général Sékouba Konaté, et des institutions de la République qui a permis la tenue de ce scrutin historique, marquant l'aboutissement de cette étape cruciale vers un retour à la légitimité démocratique en Guinée".
Saluant les efforts significatifs de transparence et d'inclusivité réalisés par l'administration électorale dans la préparation puis la conduite de ce second tour, M. Lambsdorff a notamment souligné qu'après "un scrutin techniquement crédible, l'accès donné aux représentants des deux candidats ainsi qu'aux observateurs, à toutes les étapes de la compilation des résultats provisoires, à constitué une garantie supplémentaire de transparence et d'intégrité du processus électoral".
Et de conclure: "En ce moment historique et porteur d'espoir pour tous les guinéens, il apparaît essentiel que les autorités guinéennes et les responsables politiques poursuivent leur engagement à conduire le pays vers la réconciliation".

Karim Bah, correspondant de guinee24.com