Depuis la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle de 2010, le candidat Cellou Dalein Diallo ne se s’avoue pas vaincu et multiplie les déclarations et la victimisation est toujours la règle d’or chez lui.

Et devant la presse ce samedi, le candidat malheureux à la présidentielle a accusé le premier ministre Jean marie Doré et le ministre de la sécurité et de la protection civile, le général Mamadouba Toto Camara de diriger la répression contre son ethnie. Pour lui, les deux personnalités citées plus haut sont à la base de la violence contre sa communauté ces derniers temps. Il a de passage dénoncé l’utilisation disproportionné de la force contre ses militants.  Ayant gros sur le cœur, Cellou a qualifié l’instauration de l’état d’urgence de deux poids, deux mesures. Avant d’ajouter que la mesure est sélective et ne concerne pas tous les quartiers de la capitale et localités du pays.

Pour lui, cette mesure du président de la transition ne vise que les localités où se trouvent ses militants. Chemin faisant, Cellou a estimé que le fait de diriger la répression contre une communauté constitue un fait grave condamné  et puni par les lois guinéennes, la CPI, les juridictions et la communauté internationale.  Pour toutes ces raisons, il affirme que Doré et Toto doivent répondre de leur acte et compte aller jusqu’au bout.

Par ailleurs, Cellou dans son acharnement contre le chef du gouvernement et le ministre de la sécurité a passé sous silence les violences contre les fonctionnaires  des autres communautés au Foutah. Notamment  dans les préfectures de Mamou, Dalaba, Pita, Koubia et Labé. Et pourtant, il y a eu mort d’homme, des blessés et la destruction des biens privés.  Peut être que ces actes ne sont pas des violences punies par la loi.

Daouda Yansané

source : Guineelive