Rabiatou Serah Diallo et ses complices traficotent le Code électoral

RabyLa présidente du CNT, Hadja Rabiatou Serah Diallo, pourrait bien se retrouver devant les tribunaux pour faux et usage de faux, tentative de fraude électorale. En effet, entre le premier et le deuxième tour de l’élection présidentielle, Rabiatou Serah Diallo et ses complices de l’UFDG ont traficoté le code électoral pour conférer d’immenses pouvoirs au président de la CENI , lui permettant de procéder à des annulations de certains votes. En trafiquant le code électoral, Hadja Rabiatou Serah Diallo et l’UFDG avaient misé sur Hadja Mame Camara qui présidait alors aux destinées de la CENI. C ’est ce qui explique la levée de boucliers contre Louncény Camara qui avait remplacé entre temps Hadja Mame Camara.

Le deuxième tour de l’élection présidentielle en Guinée restera une référence en Afrique. « L’élection a été propre et le professeur Alpha Condé a mérité sa victoire », comme l’a reconnu un ministre pourtant proche de Cellou Dalein Diallo. Des commerçants qui ont également participé au financement de la campagne du candidat de l’UFDG sont également allés le voir pour lui démontrer la pertinence de la clarté de ce deuxième tour et lui conseiller de se plier au verdict des urnes au lieu de continuer à déchirer le tissu social déjà fort entamé. Les institutions étrangères présentes en Guinée et tous les observateurs nationaux et internationaux ont reconnu que le scrutin en Guinée s’est bien déroulé et reste un exemple pour l’Afrique. Et pourtant, tout a été mis en œuvre pour entacher la régularité et la transparence de ce scrutin. Et chacun a joué sa participation. L’UFDG en tant que structure politique organisée qui comptait sur l’informatique pour tripatouiller les résultats comme au premier tour, le CNT à travers sa présidente Hadja Rabiatou Serah Diallo qui s’est rendue coupable de l’une des forfaitures les plus innommables de ce deuxième tour et qui a fait traîner la publication des résultats par la CENI , favorisant des contestations avant même la publication officielle. En complicité avec d’autres prolongements de l’UFDG à la CENI , Hadja Rabiatou Serah Diallo a apporté des changements à l’article 181 du Code électoral entre les 2 tours de l’élection présidentielle 2010. En effet et comme on le constatera, le Code électoral adopté en avril 2010 et édité en mai 2010 (CNT/PNUD), avant le premier tour de juin 2010, dans la publication CNT-PNUD financé par le Fonds Espagnol, stipulait en son article 181 que « Le recensement général des votes et la transmission du procès verbal de ce recensement à la Cour Constitutionnelle par le Président de la CENI s’effectuent conformément aux dispositions de l’Article 163 du présent code ». Et que dit l’article 163 ? Il stipule que « Le Président de la CENI proclame les résultats provisoires dans un délai maximum de soixante douze (72) heures ». Un point c’est tout. Mais pour donner plus de pouvoir au président de la CENI et lui permettre d’annuler des bureaux de vote et peut-être même des circonscriptions électorales, Hadja Rabiatou Serah Diallo et ses complices, en catimini, ont changé ces dispositions après le premier tour, soit en septembre 2010, et ont édité une autre publication du code électoral (CNT/CENI) qui stipule en son article 181 que « Le recensement général des votes et la transmission du procès verbal de ce recensement à la Cour Constitutionnelle par le Président de la CENI s’effectuent conformément aux dispositions de l’Article 162 du présent code ». Comme on le voit le recensement général des votes et leur transmission à la Cour constitutionnelle ne se rapporte plus à l’article 163 mais à l’article 162 qui stipule que : « Au vu de tous les procès verbaux des Commissions Administratives de Centralisation, la CENI effectue le recensement général des votes. Si au cours du recensement général des votes, il apparaît que l’incohérence des résultats figurant dans les procès verbaux sont entachés d’un vice substantiel affectant la sincérité de leur rédaction, le Président de la CENI , après vérification des procès verbaux de vote, en prononce la nullité par décision formelle. Dans ce cas, le nombre d’inscrits sur les procès verbaux déclarés nuls n’est pas pris en compte dans la récapitulation générale des votes. Au terme de cette récapitulation générale, le Président de la CENI dresse un procès verbal qu’il transmet sans délai à la Cour Constitutionnelle ». Vous comprenez ? Ce changement donne des pouvoirs élargis au président de la CENI qui peut annuler les votes comme bon le semble. Ce changement fait en catimini n’a pas été l’objet d’une plénière du CNT comme le veut la loi. Il n’y a eu aucun projet d’amendement du code électoral soumis aux membres du CNT encore moins un décret de promulgation y afférent. Et sans aucun acte administratif légal, on a tenté de publier cette version de septembre 2010 du Code Electoral dans le journal officiel. Il y a du louche là-dessus et je m’y connais. C’est cette disposition scélérate qui a fait croire au président de la CENI qu’il pouvait statuer sur le contentieux électoral, en violation de l’article 93 de la Constitution et contrairement à la version du Code électoral de mai 2010 qui indique que le Président de la CENI n’est pas fondé à traiter les réclamations contentieuses. C’est cette durée dans le traitement de ces dossiers par la CENI qui a permis l’émergence de foyers de tension un peu partout avant même la proclamation des résultats provisoires. Et de fait, Hadja Rabiatou Serah Diallo et ses complices sont comptables du lot de morts lié à ces foyers de tension. Ils doivent donc être poursuivis à deux niveaux auxquels il faudrait ajouter la trahison. L’on comprend mieux pourquoi l’UFDG a paniqué quand Hadja Mame Camara a été débarqué de la CENI et remplacé par Louncény Camara. L’UFDG qui pensait que Louncény Camara roulait pour le RPG a eu peur que ce dernier n’utilise les dispositions de ce code électoral traficoté en faveur du professeur Alpha Condé. En réalité tel était pris qui croyait prendre. Ce que la présidente du CNT a fait, c’est une fraude électorale en amont pour que ces complices de l’UFDG s’est chargent en aval. Peut-on laisser un tel personnage (qui a toujours été un frein au mouvement social en Guinée) à la tête du CNT jusqu’aux élections législatives ? Dieu seul sait quel entourloupe elle nous réserve encore. Non la place de Hadja Rabiatou Serah Diallo n’est pas au CNT mais dans une cellule de la maison centrale.

Quand l’UFDG crie alors à la fraude avec ce second tour qui s’est bien déroulé et au cours duquel toutes ses manigances ont été démantelées avant le scrutin, cela nous fait bien rire. Dans ces recours devant la Cour suprême, l’UFDG n’a aucune preuve et faits concrets, l'essentiel des plaintes relevant beaucoup plus de la politique politicienne que d'actes juridiques sérieux. Ce sont des recours qui semblent être beaucoup plus de la plaisanterie tels que ceux demandant l'annulation des vote de Siguiri, Kouroussa et Matoto. Ce qui dénote de la fuite en avant de ces politiciens qui ont tant pompé l'air électoral avec des cris de fraude donnant l'impression d'un scrutin scandaleux. Tout porte à croire donc que ces dénonciations de fraude ne sont qu'une tempête dans un verre d'eau. Cela est bien dommage pour ces messieurs de l’UFDG qui, en hommes politiques, devraient plutôt œuvrer au renforcement de notre processus démocratique dont la pierre angulaire se trouve être les élections au lieu de créer la psychose. Ça ne sert à rien de vouloir justifier son échec électoral en criant à la fraude. L'éthique politique voudrait qu'on se soumette à la sanction des urnes. La fraude électorale a, certes, plusieurs visages et il arrive qu'elle passe entre les mailles. Mais dans ce cas, il appartient à chaque formation politique de jouer pleinement sa partition en veillant aux grains à moins de reconnaître qu'en général, c'est le voleur qui crie au voleur.

Le Rédempteur