Il faut arrêter Bah Oury, Dr Faya Millimono, Dr Fodé Oussou Fofana, Aliou Barry et tous les commanditaires des violences postélectorats.

Partout dans le monde quand on perd les élections on se plie à la volonté populaire. Au verdict des urnes. Toute démarche contraire à cette logique démocratique est un acte de rebellion reprimé par les lois de la République et qui doit être maté sans état d'âme. La stabilité, l'unité, la sécurité, la quiétude des Guinéens obligent! Trop c'est trop!

Le Premier Ministre Chef du Gouvernement parle des loubards, nous on parle des rebelles qui s'attaquent aux paisibles populations des autres communautés guinéennes établies à Labé, Pita, Lélouma, Mamou... pour avoir commis le crime de voter pour le candidat de l'Alliance Arc-En-Ciel, Pr. Alpha Condé. Dans ces localités fief de Cellou Dalein Diallo, candidat malheureux à la présidentielle du 07 novembre les non ressortissants sont agressés, blessés, pillés, tués et obligés de trouver refuge dans les casernes et autres commissariats et gendarmerie pour avoir la vie sauve. Quelle cruauté! Quel cynisme! Le vote serait-il devenu un délit?
A Conakry, dans les quartiers de Kakimbo, Simbaya, Kipé, Cosa, Bambeto, Hamdallaye, Koloma... baptisés axe du mal, bastion de Cellou Dalein Diallo, les autres communautés sont nuitamment attaquées, expulsées, leurs maisons incendiées pendant leur sommeil, leurs biens pillés. Quelle désolation!
Devant l'ampleur de ces violations systématiques et dramatiques des droits de l'Homme, curieusement, Thierno Maadjou Sow, Président de l'Organisation des Droits de l'Homme en Guinée et Mamadou Aliou Barry, Président de l'Observatoire National des Droits de l'Homme ont perdu leur langue et se taisent comme une carpe.
En visite à Conakry la semaine écoulée, le procureur adjoint de la Cour pénale internationale (CPI), la Gambienne Fatou Bensouda a déclaré: "Le pays achève une période de transition qui est cruciale pour son avenir, mais, comme nous l’avons constaté ces dernières semaines, qui pourrait générer de la violence. Les élections pourraient déclencher des crimes relevant de la compétence de la CPI. C’est ce qui est arrivé en 2007 et 2008 au Kenya, où nous avons depuis ouvert une enquête. Je me répète : nous ne voulons pas de pareil scénario en Guinée. Dans ce contexte, j’ai rencontré les principaux acteurs qui peuvent contrôler la violence. Nous nous sommes entretenus avec le Président de la Transition, le Premier ministre, le Ministre de la Justice, le Chef d’Etat-Major des Armées, le Commandant de la FOSSEPEL, ainsi que les deux candidats à l’élection. Tous se sont engagés à faire leur possible pour éviter toute violence et contrôler les fauteurs de troubles. Nous comptons sur eux et sur l’ensemble des Guinéens".
"L’argument de certains extrêmistes peuls, qui ont répété à l’envi ces derniers mois que leur tour de gouverner était arrivé, a choqué. La stratégie de victimisation mise en place par les partisans de l’UFDG a été une erreur fatale qui a fini par se retourner contre eux", affirme Moustapha Diop, enseignant-chercheur associé au Centre d’études des mondes africains (Cémaf), à Paris.
La transparence et le caractère démocratique du second tour qui ont conduit la brillante élection du Pr. Alpha Condé à la magistrature suprême de la Guinée sont reconnus par les observateurs locaux, africains et internationaux.
En effet, "le report des voix obtenues par Sidya Touré n’a pas eu lieu", déclare Aziz Diop, secrétaire exécutif du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSC).
Il faut couper la tête du serpent et le reste de son corps devient la corde.
On ne tergiverse pas avec les valeurs qui fondent la République. Face à la mise en place progressive de la rebellion dans certaines localités du pays, fief du mauvais perdant Cellou Dalein Diallo, il est urgent impératif que les autorités de transition mettent un terme au laxisme, au laisser-aller parce que les autres communautés au nom de la légitime défense et du droit à la vie ne vont pas continuer à se faire massacrer, violenter, agresser en croisant les bras. La violence appelle la violence. Et personne n'a le monopole de la barbarie.
Personne n'est au dessus de la loi. Les commanditaires de cette guerilla urbaine sont connus de tous. Bah Oury, chef de file de cette rebellion doit être rapidement arrêté ainsi que d'autres commanditaires à l'image de Dr Faya Millimouno, Dr Fodé Ousso Fofana, Mamadou Aliou Barry... qui sont avec lui aussi mis hors d'état de nuire. Avant qu'il ne soit trop tard. Il n'y a pas une autre alternative, tous les chemins qui mènent à la compréhension de ces derniers par l'intervention des sages des quatre coordinations régionales du pays, la société civile, la communauté internationale ayant été épuisés. On ne blague pas avec le feu.
Enfin, si depuis le mardi 16 novembre le couvre feu est instauré à Labé et dans d'autres fiefs de Cellou Dalein Diallo pour raison sécuritaire des populations guinéennes, une décision saluée par l'opinion publique, il est urgentissime que l'Etat continue à se mobiliser pour mettre hors d'état de nuire tous les responsables de ce désastre qui a endeuillé de nombreuses familles.

Focus de GUINEE24