CDD_B" Si les résultats ne sont pas en notre faveur, je ne pourrais pas contenir mes hommes…" Cellou Dalein Diallo sur les ondes de RFI Jugez-en.

C’est tout ce qui restait comme arme de combat à l’Alliance Cellou Dalein dont la défaite n’a plus de nom : piller, traquer, tuer tous ceux qui ne sont pas UFDGistes. Ça devient du surréalisme pour le guinéen dont la vocation de la république tranche avec ces genres d’actes de barbaries.

Mais Cellou a promis la réédition du 28 Septembre, il a annoncé ne pas reconnaitre les résultats et comme si tout cela ne suffisait pas, Bah Oury le fils d’ancien mercenaire et cinquième colonne, vient de remplir la coupe par cette sulfureuse phrase : ‘’…mon objectif maintenant, ce n’est pas un appel à la paix, mais c’est comment atteindre mon objectif, celui de mon parti l’UFDG et nous irons jusqu’au bout..’’

Et curieusement, c’est encore RFI qui relaye. Le plus dangereux, pendant que les fidèles musulmans de Guinée se rendaient à la prière de l’Aid el fitr, la même radio fait écho de propos mensongeux. Un militant UFDG interrogé explique : ‘’ Les militaires interrogent les passants. Si vous êtes malinké, soussou ou forestier, on vous laisse passer et si vous êtes peulh, on vous tue’’. Jugez en.

En vérité, il faut se convaincre qu’au commencement est la République issue d’une nation que nos ancêtres ont peiné à forger du fait de certains mauvais fils qui rament toujours en contre sens de l’histoire. Mais le vieillard a dit : ‘’ on ne conquiert pas le pays de ses pères, mais on hérite. Si d’aventure, un des fils se met dans l’option contraire, c’est qu’il n’est pas une âme de ce pays’’. Cet adage cache bien l’embarras de certains au point de vouloir introduire chez nous, dans le pays où nos ancêtres ont patiemment œuvré jour après jour pour mettre en place une société organisée et solidaire, cette méthode cavalière et brutale de tueries sauvages, de prise d’otage et de destruction massive.

Pour s’en convaincre, c’est une horde de loubards sans foi ni loi qui déambulent depuis la seule bretelle de tous les malheurs de Conakry – Cosa-Bambéto-Hamdallaye- pour déferler dans une sauvagerie d’une rare violence sur les domiciles de ceux qui ne sont pas de leur obédience.

A Labé, dès l’annonce des résultats, c’est le directeur de l’UGAR qui fait le premier, les frais. Son domicile est saccagé et ses biens emportés. Puis, ce sont des ressortissants d’autres régions qui sont ciblés, délogés, et matraqués.

A Pita, n’ayons pas peur des mots, les ressortissants de la Forêt et de la Haute Guinée sont martyrisés, leurs biens détruits, et, par-dessus sont contraints de vider les lieux.

A Koubia, toujours en Moyenne Guinée, les maisons des ‘’étrangers’’ sont brulées. Les fonctionnaires et leurs familles ne trouvent le salut qu’en s’abritant à la résidence du préfet. La réaction des soit disant sages de la localité est venue quand les saccages ont atteint leur paroxysme. Une opération bien mûrie.

En tout état de cause leur objectif ; créer des troubles pour compromettre la victoire dignement acquise dans les conditions les plus transparentes possibles du professeur Alpha Condé. Mais aussi, et selon un des responsables de l’UFDG qui a requis l’anonymat et qui prend petit à petit ses distances de ces méthodes, il s’agirait ‘’ de faire en sorte que certains de ces meneurs dans les rues tombent sous les balles de l’armée’’ en ce moment, l’argument est tout trouvé pour tenter de jeter le discrédit sur la grande muette. Pendant que nous y sommes, la grande France pays des libertés et des droits de l’homme observe un mutisme sans commune mesure. C’est compréhensible pour qui connait le penchant de la grande métropole. Malheureusement et encore une fois, elle rate la cible. Elle a vite fait d’oublier la leçon de l’histoire. Pourtant, elle doit savoir que la génération de 1958 a déjà sa relève assurée. Peine perdue donc.

Revenant aux agissements des militants UFDG, il faut dire qu’ils sont entrain de se moquer de la Guinée et des Guinéens. Cellou a-t-il oublié de si tôt les accords de Ouaga ? Que fait-il de ses engagements vis-à-vis du peuple souverain de Guinée de se plier aux résultats du vote ? Pourquoi est-il changeant au gré du vent ?

En tout cas, Cellou ne s’en prendra qu’à lui-même de ne pas croire en son destin. Cette désobéissance à Dieu est manifestement une incrédulité notoire. Il aurait pu au moins croire aux Abassiou du Fouta quand à l’issue de leur grande lecture de coran qui a duré 7O jours dans le village qui abrite la plus vieille mosquée du Fouta théocratique, et le Liskara qu’ils ont posé, ont conclu simplement ceci : Ko balèdjo on lamoto. Fi men Allah newnali. Autrement dit ; c’est le noir qui aura le pouvoir, le nôtre, n’est pas prédestiné à cela par Dieu.

De passage comprenez que pour eux les autres Guinéens- Soussous, Malinkés et Forestiers- son des Noirs d’où l’appellation de Balèdjo.
Cellou fort de tout cela continue de motiver ses troupes pour se rendre maitres de la rue.

Déjà, la Force Spéciale de sécurisation du Processus Electoral FOSSEPEL a déjà mis main sur des loubards qui vont répondre de leurs actes.

Cellou, flanqué de son lieutenant, le très violent Bah Oury, n’a d’autre calcul que de précipiter la Guinée dans uns spirale de violence ethnique afin de brandir l’éternel argument de la victimisation des peulh.

Il faut reconnaitre que la Guinée ne sera plus une orange à être sucée par une clique de bandits à col blanc au détriment du vaillant peuple martyr.

Nous comprenons que la honte qui ronge Cellou ne lui permet pas de s’avouer vaincu, même si ses compagnons d’hier Sidya et autres ont mis beaucoup d’eau dans leur vin en se pliant à l’évidence.

De toute façon, il ya un responsable à tout et le passage de la patronne du TPI a sonné l’alerte à propos des violences post électorales. Il est en tout cas constant, de savoir que seul Cellou a ses militants dans les rues entrain de sévir comme jamais.

Benjamin KEITA

Source : zaley.info