Le président de la CENI demande une prorogation de 48 heures, la Cour suprême refuse

Ce président de la CENI commence à en faire trop. Et il commence à nous faire monter la moutarde, pardon le soumbara, par le nez. Après s’être englué dans la confusion des réclamations, le voilà qui vole au secours de l’UFDG pour demander une prorogation du délai dans la publication des résultats. Heureusement que la Cour suprême l’a envoyé paître ne trouvant aucune justification pour retarder la proclamation des résultats provisoires. A quoi joue donc le Malien ? Obéirait-il aux directives d’un certain ATT ? Ou veut-il tout simplement continuer de jouer à la vedette ? Il est vrai que l’homme parle plus qu’il ne travaille, raffolant des caméras et des micros des journalistes. Sinon, le travail qui lui est demandé est simple. A sa place, j’aurai réglé ce problème en deux heures au lieu des 3 jours dans lesquels il s’est entremêlé. La Guinée revient de loin, et le président de la CENI devrait le comprendre. En effet, après les dramatiques événements du 28 septembre, c’est une chaîne de solidarité internationale qui s’est créée autour de la Guinée. Un élan de solidarité qui a même suscité l’implication forte de la communauté internationale et des partenaires au développement pour accompagner le processus démocratique guinéen. C’était donc un défi auquel tout le monde s’engageait à relever et c’est pour cette raison que Siaka Toumany Sangaré est à la CENI par le truchement de la Francophonie.

Mais le président de l’UFDG, au regard de son ambition, a pris une position autre que tous. Ce monsieur en perte de vitesse, cherche par tous les moyens même non démocratiques à conquérir le pouvoir. Il s’est permis de signer un pacte avec le diable. Comme Judas, il a trahi son peuple pour des ambitions et des intérêts égoïstes. Petit-déjeuner ou déjeuner par-ci, visite par-là auprès de certains chefs d’Etat qui veulent conquérir les riches gisements miniers de la Guinée. Cet homme est le prototype de la trahison et de la félonie. Mais les chefs d’Etat et les commerçants qui ont financé Cellou Dalein Diallo attendent. Certainement que des comptes seront demandés par qui de droit et que les explications risquent de ne pas tenir dans un salon feutré. Il lui faudra bien plus que la phraséologie sur la «l’annulation de Siguiri et Kouroussa » pour convaincre qu’il a fait le travail pour lequel il a été financé. Qui peut le plus peut le moins dit-on et si l’UFDG peut par des manifestations de rue imposer ses vues, c’est qu’elle pouvait faire élire son candidat. C’est dire qu’une fois de plus, il s’agit d’une manœuvre politicienne destinée à embrouiller une situation, on ne peut pourtant plus claire. Cellou Dalein Diallo reste entier et surtout invariable : un faux jeton.

Le Rédempteur