Le ministre secrétaire général à la présidence de la république, pardon le ministre d'Etat sans porte feuille de Sékouba a animé ce mardi une conférence de presse pour disculpé son patron et enfoncer le gouvernement.

Pour Tibou, le président de la transition Sékouba avait partagé les rôles entre lui et le gouvernement d'union nationale de Jean Marie Doré. Son patron Sékouba devait s'occuper de la réforme des forces de défense et de sécurité, le gouvernement organise les élections. Selon Tibou donc, pas question d'incriminer Sékouba qui a fait très bien son travail bien que les guinéens ne savent toujours pas le nom de leur président. Sans le dire ouvertement, Tibou pense que c'est le gouvernement de Jean Marie Doré qui n'a pas fait son travail. Pour le reste de sa conférence, Tibou est resté dans le verbiage sans rien dire de sérieux. Seulement Jean Marie Doré n'était pas ce jour à la primature où la conférence de presse a eu lieu pour apporter la contradiction. Il était au Liberia, nous apprend t-on.

N'empêche. A écouter Tibou, on a l'impression qu'il à la mémoire courte et pour cause. Dans un passé récent, il est de notoriété publique que le premier ministre malgré la critique acerbe de certains acteurs politique n'avait cessé de poser des actes allant dans le sens de la bonne organisation des élections libres et transparentes.  Pendant ce temps, lui Tibou et Sékouba parlaient sans poser d'acte en sachant pertinemment que la réalité est tout autre sur le plan de la préparation sur le terrain. La reforme de l'armée que Tibou met au compte de Sékouba n'a consisté en réalité qu'à offrir des grades aux militaires. Si fait que de nos jours, l'armée guinéenne est essentiellement composée d'officier dont 55 généraux. Quand à la construction des camps militaires, la pose de la première pierre de nombreuses garnissons militaires dont le camp camayenne, communément appelé Camp Boiro est à l'actif du président du conseil national pour la démocratie et le développement, le capitaine Moussa Dadis Camara. Il faut être malhonnêteté pour ne pas le reconnaitre.Sékouba n'a tiré que du profil avec des marchés de gré à gré qui se passent entre lui et son ami Kerfala Camara, alias KPC.

Pour ce qui est de l'organisation des élections, Sékouba n'a jamais mis ses pieds au siège de la commission électorale nationale indépendante pour constater ce qui se passe sur le terrain.Mieux, il n'a jamais pris ses responsabilités dans ce qu'il est convenu désormais d'appeler le feuilleton de la CENI.
En outre, la folie de grandeur guette tellement Tibou qu'il cherche toujours la tête du premier ministre. D'où sa nomination au poste bidon de ministre d'état sans portefeuille. ça ne lui dit rien.
En claire, Tibou en veut toujours à Jean Marie puisque ce dernier n'a jamais accepté qu'un d'éperdit scolaire qu'il est soit son éminence grise comme c'est le cas pour Sékouba Konaté.
Pour ainsi dire, Tibou n'a pas à faire de jugement sur le travail de Sékouba Konaté. Le peuple de Guinée et la communauté internationale qui a cru en sa sincérité sont mieux placés pour le faire. Et le plus important, c'est d'aller aux élections le 7 novembre. C'est donc une semaine de vérité et sans doute le jour de la vérité pour Sékouba Konaté. Et le peuple de Guinée appréciera ses efforts dans l'un comme dans l'autre sens. Qui vivra, verra...

Ousmane Cissé
Source: Guineelive