Ce 1er novembre, l’armée guinéenne a célébré  l’an 52 de sa création. Nous étions le 1er novembre 1958 juste un mois après la proclamation de l’indépendance nationale le 2 octobre de la même année sous la directive du premier président de la Guinée, Ahmed Sekou Touré.

Et pour cette fête, Sekouba Konaté s’est rendu lundi au camp Alpha Yaya Diallo de Conakry, précisément à la place d’armes. Et il est difficile de dire avec exactitude ce qui se passe ou se trame tout au moins dans l’armée guinéenne, mais le patron de l’armée guinéenne était visiblement  sur ses nerfs. Et devant des centaines de militaires qui étaient devant lui, Sekouba a clame haut et fort qu’il sait pertinemment qu’il y a des officiers qui font des manœuvres de base classe en préparant un coup d’Etat contre lui. « Mais moi, je suis un officier, je n’ai pas peur. Nous irons leur traquer la où ils sont pour leur mater », a martèle Sekouba. Qui ne se reproche de rien n’a pas peur, dit-on.

Et depuis donc lundi nuit, c’est la peur au sein des citoyens qui ne savent plus à  quel président de la transition se vouer encore moins élection se vouer le 7 novembre. Pourquoi  maintenant cette peur bleue de Sekouba ? Que prépare t-il encore contre les élections ? Quel avenir pour le pays ?

Ce sont entre autre des questions et non des moindres qui circulent sur toutes les lèvres.

Il est vrai que Sekouba Konaté a pris goût au pouvoir  et le masque est tombé il y a longtemps puisque personne ne crois plus au discours bidons mais l’opinion nationale et internationale  n’a jamais imaginé qu’il peut tomber aussi bas.

Comme pour dire que Sekouba a annoncé les couleurs d’une semaine décisive pour lui-même. Attendons donc de voir comment sera l’horizon du 7 novembre.

Mohamed Soumah

Source : Guineelive