Le départ des forces Françaises avait amené le premier Novembre 1958,le premier gouvernem tde la Guinée indépendant a créé l'armée guinéenne.Il s'agissait, selon les témoins, de doter la jeune république de ses propres moyens de défense et de sécurité pour garantir son intégrité territoriale et la quiétude des populations.

Ainsi « beaucoup sont répondu à l’appel de la patrie tandis que d’autres ont préféré rester sous le drapeau français ». En 1960 déjà, l’armée guinéenne était performante pour envoyer un bataillon dans l’ancienne colonie belge du Congo (aujourd’hui République Démocratique du Congo) alors en proie à une guerre civile. C’est dans cette optique qu’elle a soutenu sans réserve la lutte armée menée en Guinée portugaise (aujourd’hui Guinée-Bissau) de 1963 à 1974 par le PAIGC de Amilcar Cabral contre le colonialisme portugais.

En 1975, l’armée guinéenne a effectué une mission en Angola pour aider ce pays frère à mettre fin à une guerre civile déclenchée par des factions anglaises soutenues à l’époque par le régime d’Apartheid d’Afrique du Sud (MPLA) d’Agostino Neto, premier président de la République d’Angola. Un autre pays africain, la République du Bénin a bénéficié en 1977 de l’appui des soldats guinéens lorsqu’une colonne de mercenaires dirigés par Bob Denard a tenté de renversé le régime de Mathieu Kérékou.

Mais c’est au Libéria et en Sierra – Léone deux pays limitrophes, que l’armée guinéenne est fréquemment intervenue pour y maintenir la sécurité et la stabilité. Elle a participé à la lutte qu’a menée la force d’interposition de la CEDEAO pour venir à bout de la guerre civile qui a ravagé le Libéria. Au même moment, l’armée guinéenne a continué à appuyer militairement la Sierra - Léone déstabilisée par la rébellion menée par le Front Révolutionnaire Uni (RUF) de Foday Sankoh. C’était entre 1983 et 1978.

Parallèlement à sa mission traditionnelle de défense de l’intégrité territoriale, l’armée guinéenne s’est impliquée tout le long de son existence, dans le développement socio-économique du pays. Par la construction des routes, des ouvrages etc.… Notamment le bitumage de la route Mamou – Labé ; l’édification des bâtiments administratifs des préfectures de Lola et de Koubia. Elle a aussi produit dans les plaines de Koundara et de Gaoual, pour ne citer que les quelques exemples.

En plus des efforts louables constamment déployés dans les autres secteurs de développement de notre pays, l’armée guinéenne participe aussi à la promotion et au développement des sports en Guinéen. Tout débute en 1964 quand les sports militaires ont commencé à se constituer. Une seule équipe de football en début, dénommée « GARNISON » puis les « SOFAS ». en 1958, ce nom changera du profit de l’Association Sportive des Forces Armées de Guinée (ASFAG).

A part le football, l’armée guinéenne gère plusieurs autres disciplines sportives : volley-ball, boxe, hand-ball, athlétisme, parachutisme, judo, karaté etc.… Cette année, pour des raisons d’austérité que le pays traverse, les 52 ans, de la création de l’armée guinéenne se déroule dans les différentes garnison du pays, sous le signe de la paix et de la consolidation de l’unité nationale.

Mohamed Lamine Camara et Issiaga (Fazo) Camara, Conakry pour radio-kankan.com