En quoi l'élection de Lonseny Camara dérange t-elle R.F.I et tous ceux qui s'agitent autour de ce problème qui n'en n'est pas un du reste ?

Pour l'écrasante majorité des populations africaines,qui écoutent assidûment la Radio France Internationale ( R.F.I ), cette station de radio prétend être le symbole par excellence de l'équité et de l'objectivité. Ainsi, nul ne peut l'accuser de partialité ou de machiavélisme, tendant à manipuler les consciences populaires

En ce qui nous concerne, nous nous situons totalement aux antipodes d'un tel point de vue, en ce qui concerne notre compréhension de sa ligne éditoriale, notamment du traitement qu'elle fait des informations africaines d'une manière générale, et celles de la GUINEE en particulier.

En effet, cela, à partir du constat que nous avons eu à faire de l'acharnement radical et partial que R.F.I avait exercé sur Ahmed Sékou TOURE (paix et repos pour sa vénérable Ame), et dont le seul crime fut d'avoir dit « NON » au Général De Gaulle, à l'occasion du Référendum du 28 septembre 1958. Pour avoir ainsi ouvert la voie de l'indépendance pour toutes les anciennes colonies françaises, le Père de notre indépendance fut mis sur la ligne de mire d'un complot multidimensionnel et permanent ourdi par les autorités françaises.

Dans le cadre de ce complot donc, R.F.I s'illustra, et continue de jouer un rôle sinistrement notoire. En effet, elle a tant et si bien terni l'image du GRAND SYLI au plan africain et international, que l'opinion mondiale fut convaincue du fait que ce dernier égorgeait de ses propres mains des centaines de guinéens tous les jours.

Au plan africain, il a fallu la tenue de la tristement célèbre conférence de la BAULE de juin 1990, pour que tout le monde puisse mesurer l'envergure et la densité de la malhonnêteté politique, intellectuelle et morale qui caractérisent l'expertise des journalistes de R.F.I dans la désinformation et dans l'intoxication.

En fait, le mal dont la GUINEE avait souffert de la part de R.F.I, à partir du 29 septembre 1958 jusqu'au 26 mars 1984, s'étendit à toute l'AFRIQUE, au sortir de cette conférence de la BAULE.

En effet, lorsqu'on sait que la malhonnêteté ne saurait être une source d'inspiration valable pour aboutir à l'autonomie, et à plus forte raison, à l'indépendance, R.F.I devait nécessairement redoubler d'ardeur dans sa mission, d'intoxication et de désinformation, et mettre ainsi en place une campagne de matraquage déclenchée vers les masses populaires africaines, qui en sont la cible et qui sont analphabètes à quatre vingt pour cent. Bref, il s'agissant pour R.F.I de retourner ces populations contre nos dirigeants d'alors, auxquels l'étiquette de « dictateurs » fut collée Du nombre de ces dirigeants, nous citerons le cas du feu Président GNASSINGBE Eyadema du TOGO et Robert MOUGABE du ZIMBABWE.

Le moins qu'on puisse dire, est que R.F.I réussit effectivement à gonfler ces masses populaires, jusqu'à les rendre hystériques, au point de déclencher le processus qui allait les mener à la destruction systématique des outils de production, des édifices publics et privés, pour que triomphe la « démocratie ».

S'agissant de cette très chère dé-mo-cra-tie justement, il convient que nous précisions que le multipartisme qui est censé être sa matérialisation, ne s'est traduit en Afrique que par la fragmentation des anciens PARTIS ETAT ou PARTIS UNIQUES, en d'autant de partis qu'il y'a d'ethnies. Donc en réalité, nous avons eu ce qui convient d'appeler le PLURI-MONO- PARTISME. Car on a tout simplement collé l'étiquette de partis politiques à ces ethnies.

Comme conséquence, la plupart des pays africains, les anciennes colonies françaises notamment, furent plongés dans une forme d'instabilité politique, qui est à la fois verticale et horizontale, et que nous aurons l'occasion de détailler ultérieurement.

En attendant, nous affirmons et nous soutenons que le vote communautaire qui se passe dans nos pays n'est pas la manifestation de la culture démocratique. Car dans toute démocratie véritable, c'est le projet de société qui compte, et non pas l'homme du terroir ou de l'ethnie.

Revenons maintenant en GUINEE, pour parler de la nouvelle forme de machiavélisme anti guinéen, que R.F.I a enclenchée, dans le cadre du processus électoral du deuxième tour du scrutin présidentiel. Ce, non pas au bénéfice de  la paix, de la stabilité politique et d'un aboutissement heureux dudit processus ; mais, bien au contraire, pour noyer le poisson dans l'eau ; ou, tout simplement, soulever une tempête dans un verre d'eau.

Autrement dit, là où il n'y a pas de problème, R.F.I fait feu de tout bois pour en créer. C'est ainsi que l'inutile polémique qui est née après l'élection du Syndicaliste Lonsény CAMARA à la présidence de la Commission Electorale Nationale Indépendante (C.E.N.I), offre à R.F.I l'occasion de verser de l'essence sur le feu.

En effet, pour les raisons obscures connues d'elle seule, R.F.I prend fait et cause pour Céllou Dalein DIALLO, dont on sait qu'il récuse l'élection de Lonsény CAMARA. Pour admettre ce constat avec nous, il suffit de savoir que son correspondant en GUINEE, en la personne de Mouctar DIALLO est de l'U.F.D.G, et que de ce fait, ce dernier ne tend le micro qu'aux extrémistes de ce Parti, qui répandent des âneries sur Louceny CAMARA à longueur de journée, et qui sont relayées sur ses antennes.

En conclusion donc, nous dirons que l'objectif visé par R.F.I est de profiter de l'élection de Lonsény CAMARA à la tête de la CENI pour plonger notre pays dans la confusion qui, selon certains calculs, sera le prologue de la guerre civile dont Bernard KOUCHNER a brandi la menace à un certain moment.

Dès lors, Ce machiavélisme de R.F.I  est d'autant plus compréhensible ou logique pour la circonstance, que la défaite de son candidat favori, Cellou Dalein DIALLO, se dessine déjà dans le firmament avec l'éclat du soleil du SAHARA à 14 heures en saison sèche. Rien de surprenant alors que R.F.I et consorts foulent au pied les principes élémentaires de la très chère démocratie. Parmi ces principes, nous citerons l'élection.

En effet, faudrait-il que nous rappelions que Monsieur Louceny CAMARA a été élu, et que cette élection lui confère une légitimité indiscutable. Se rebeller contre cette légitimité alors, consisterait à étaler au grand jour son manque total de culture démocratique, et son désir de plonger le pays dans le chaos.

Dès lors, Cellou Dalein et tous ceux qui le soutiennent ont un choix qui est très simple entre deux options. Ce sont :

- Si, Cellou Dalein est convaincu du fait que les quarante quatre pourcent des suffrages exprimés dans les urnes le 27 juin, n'étaient pas le fruit de la fraude ; et que, c'est ce score qui lui a été reconnu et homologué par la Cour Suprême.

- Si Cellou Dalein est certain de l'immuabilité et de l'invariabilité de ce score, et qu'il a la conviction qu'il en sera de même pour ses alliés que sont Sydia TOURE  et Abé SYLLA, qui eurent respectivement treize et trois pour cent, sans oublier ceux des autres leaders de sa coalition qui furent candidats, nous pensons que l'addition de ces suffrages, au sortir des urnes le soir du second tour, devrait garantir la victoire à Cellou Dalein avec un pourcentage minimum de soixante pourcent.

Avec cette série de « SI » donc, Cellou Dalein  n'a rien à redouter ni de l'implication du Ministère de l'Administration du Territoire et des Affaires Politiques (MATAP) dans la gestion du second tour du scrutin présidentiel, encore moins, Contester à la Commission Electorale Nationale Indépendante son droit légitime de nommer le Président de son choix.

En effet, quand on tient compte de ces « SI », on sera convaincu du fait que même un Alpha CONDE, élu à la présidence de cette CENI, ne pourra rien pour empêcher la victoire de Cellou Dalein DIALLO, pour la simple raison que le décompte des bulletins électoraux se fera manuellement, en présence du MATAP, des observateurs étrangers et nationaux en plus des représentants des deux parties.

2. Cellou Dalein DIALLO a conscience du fait que d'amont en aval de l'organisation du premier tour, toutes les conditions furent créées pour qu'il fût proclamé élu Président de la République de Guinée dès le premier tour, c'est-à-dire le 27 Juin 2010.  Et puis, tout à coup, patatras ! En effet l'échafaudage qui devait lui ouvrir les portails de SEKHOUREYAH s'est effondré. C'est-à-dire qu'au lieu de cinquante cinq ou soixante pourcent des suffrages exprimés, devant consacrer cette victoire, Cellou Dalein ne s'est retrouvé qu'avec quarante quatre pourcent, score largement insuffisant pour occuper le fauteuil Présidentiel..

Donc un second tour s'impose. En conséquence, le mythe « CELLOU LAMIKE » se dissipe, vole aux éclats.

Que Cellou Dalein se sente indigné, choqué et scandalisé alors au vu de ce constat, de cet impératif, qui est incontournable pour lui, à moins de signer forfait, ne doit étonner personne. En fait, son désarroi est d'autant plus total, que pour un certain nombre d'autres raisons, sa défaite sera aussi totale qu'il est sûr d'être un mortel. En matière de raisons alors, en voici quelques unes :

1-. Quelque soit le niveau de l'implication du MATAP dans l'organisation de ce deuxième tour, il n'en demeure pas moins qu'il fera preuve de responsabilité. Ce qui veut dire qu'il ne suivra personne dans la voie de la magouille ;

2- Le désaveu cinglant par leurs bases de Sydia TOURE et de Abé SYLLA qui pesaient lourd, du point de vue électorat ; mais qui, aujourd'hui, sont plus légers que le duvet d'un moineau sur le marché politique national, pour avoir noué  avec lui, Cellou Dalein DIALLO, cette alliance qui consacre leur mort politique.

Du reste, Cellou a déjà réalisé que Sydia et Abé ne représentent plus que des coquilles vides à ses côtés ;

3- Cellou Dalein sait que contrairement à Sydia et Abé SYLLA et de tant d'autres de son camp, chacun des leaders (dames et hommes) de la coalisation  « ARC-EN-CIEL » s'est référé d'abord à sa base, avant de signer l'accord avec Monsieur Alpha CONDE.

En conséquence, ces derniers conservent l'intégralité de leur dignité, de leur respectabilité, de leur crédibilité et de leur popularité ; non seulement au plan national, mais aussi et surtout, au niveau de leurs bases  respectives. L'on comprendra alors que si  Cellou Dalein Capitalise ou additionne ces différents atouts de la coalition « ARC-EN-CIEL », il réalise tout de suite que le potentiel de crédibilité et de popularité de celle-ci est de très loin supérieur au sien. Autrement dit, il est infinement loin de faire le contre -poids. D'où l'une des causes de son ébranlement.

4- Cellou Dalein a conscience que si les vingt quatre points que la coalition Arc-En -Ciel sont corrigés comme il se doit, l'organisation de ce deuxième tour sera élaguée de toutes les scories qui ont constitué l'échafaudage, dont nous avons parlé plus haut, il va de soit donc que Cellou Dalein ne franchira pas vingt pour cent des suffrages qui seront exprimés  dans les urnes. Et ce, quand bien même Cellou prenait  la Présidence de la C.E.N.I, et que tous les autres membres de cette institution émaneraient exclusivement de l'U.E.D.G, son parti. Car, faudra t-il rappeler une fois de plus que le décompte manuel des bulletins de vote sera de rigueur.

Enfin, puisqu'au vu de tout ce qui vient d'être dit, la défaite de Cellou Dalein ne pourra qu'être incontestable, l'on doit comprendre qu'il procède à de la masturbation politique, ou encore, à se livrer à des soubresauts similaires à ceux d'un agonisant. Histoire d'amuser la galerie ou de repousser l'échéance qui lui sera fatale.

En définitive, nous retiendrons que Cellou Dalein DIALLO est le premier à être convaincu de sa défaite au sortir des urnes le 24 Octobre prochain. En conséquence, il ne peut qu'opter pour la politique de la fuite en avant vers le désastre national. Ce constat est d'autant plus indiscutable que le candidat de l'U.F.D.G a un mobile que tous les Guinéens connaissent.

En effet, il est de notoriété mondiale que l'impunité est devenue une  religion en Guinée. Raison pour laquelle tous les bailleurs de fond ont boudé notre pays.

Quand Cellou a conscience alors que tout le long des dix ans qu'il a passés au sein du gouvernement, il n'a fait que voler des deux mains et des deux pieds les deniers de l'Etat ; et que deux commissions d'audits l'ont indexé comme étant le plus illustre bandit à col blanc de toute l'histoire des cinquante deux ans de notre indépendance. En conséquence il ne peut pas ne pas user de tous les moyens imaginables, et mêmes diaboliques, pour ne pas aller en prison. Raison pour laquelle, il espère que ce scrutin enlèvera cette Epée de Damoclès sur sa tête.

Or que ce soit Alpha CONDE ou qui que ce soit d'autre qui dirigera la Guinée, la voie qui le mènera à la crédibilité, à la popularité et à la respectabilité, tant au plan national qu'au plan international, sera courte et rectiligne. Elle consistera à mettre une fin définitive à l'impunité en Guinée. Évidemment ce nouveau Président aura l'obligation de commencer  par traiter les rapports de ces deux commissions d'Audits.

Par ailleurs, il est extrêmement important que nous fassions attention à une expression que Cellou Dalein DIALLO emploie très souvent en guise de menace ou de chantage à la violence, citation : « J'userais de tous les moyens ». Puisque nous n'avons pas la prétention de connaître la nature et l'importance de tous ces fameux « moyens », nous voudrions tirer la sonnette d'alarme vis-à-vis de l'un d'eux.

En effet, il s'agit du fondamentalisme musulman qui est remarquablement bien structuré en Guinée. Parmi ces structures, il existe des milices, dont la plupart a suivi des cours de théologie et appris certaines techniques de base d'ALKAIDA au SOUDAN.

Quand on sait alors que l'AKMI impose sa loi au SAHEL aujourd'hui, on peut se poser la question de savoir comment et quand ces Talibans guinéens commenceront  à terroriser les populations guinéennes ?

En tout cas, pour notre part, nous savons que ce fondamentalisme musulman, qui incarne l'une des ailes de l'U.F.D.G de Cellou Dalein DIALLO, a le contrôle total des Talibans en question.

Enfin ne pouvant pas conclure cette réflexion sans jeter un clin d'œil à l'endroit du Général d'Armée Sékouba KONATE, Président de la transition et sur la communauté qui se dit Internationale, nous ne pouvons que dire ceci à l'un et à l'autre, notamment, s'agissant toujours de la C.E.N.I

En ce qui concerne Sékouba KONATE, il n'a qu'un seul et unique problème.

En effet, il est de notoriété publique aujourd'hui que Tibou CAMARA, dont il a fait son cerveau pensant, a toujours été une guigne (porte-malheur) pour toutes les personnalités qu'il a côtoyées, tout en étant une marionnette affichée de Cellou Dalein DIALLO.

Dès lors si c'est par l'extraordinaire, c'est-à-dire contre le bon sens que Tibou lui a dicté de nommer Monseigneur GOMEZ en lieu et place de Ben Sékou SYLLA, dans le but cynique et machiavélique de créer le bicéphalisme au sein de la C.E.N.I, il ne tardera pas de découvrir que si Tibou n'était qu'un simple porte malheur pour les autres ; il représente un gros caillou dans son soulier. Or, tous les porteurs de soulier savent qu'il suffit seulement qu'un grain de sable s'introduise dans un soulier, pour qu'on marche comme un lépreux. Que deviendra alors la démarche si c'est un gros caillou ?

En tout état de cause, et s'agissant du triste tandem Sékouba KONATE -Tibou CAMARA, le moins qu'on peut dire aujourd'hui est que, loin de profiter à notre Pays, ce lien sacré ne nuit qu'au seul Sékouba KONATE.

En effet, toutes les personnes ressources qui savent de Tibou que c'est une pourriture, ont pris de la distance vis-à-vis de lui. Car en aucun cas, elles ne pouvaient sacrifier leur crédibilité et leur respectabilité, en essayant d'aider un Président qui a délégué toutes ses prérogatives administratives et politiques à un sale individu, qui n'a pas plus de sens de l'honneur et de la dignité qu'il en est digne.

Comme conséquence fatale de cette situation, le cœfficient de prestige de Sékouba KONATE a dégringolé à tel point, que l'intéressé s'en est rendu compte. Quoi d'étonnant alors aujourd'hui que la longueur de son cortège dépasse le kilomètre, quand il se déplace à Conakry. Or, il est préférable pour un Chef d'Etat digne de ce titre d'être respecté dans l'admiration, que d'être craint dans le mépris et dans le dédain le plus total.

Enfin, si tant, il est vrai que Sékouba KONATE aspire à laisser une trace d'or dans les annales de notre histoire, il se doit de confirmer en des termes clairs la légitimité de l'élection de Lonseny CAMARA, et de lui reconnaître de la même façon toutes les prérogatives du Président de la C.E.N.I.

En guise de conseil, à Rabiatou Sérrah DIALLO nous lui dirons de fermer sa grande gueule, et de se consacrer exclusivement au traitement du SIDA qui est en train de la tuer à petit feu.

Sinon, les carottes pourries qui parsèment son itinéraire politique seront étalées au grand jour. Alors son mal commencera à être infini en Guinée. Car en plus du SIDA, ce sont des révélations qui la détruiront définitivement

Parmi ces carottes pourries nous citerons deux cas éminents :

-l'assassinat déguisé en accident de circulation de Elhadj Ibrahima FOFANA (U.S.T.G), de Magbé BANGOURA (U.S.L.G) plus deux stagiaires de la R.T.G

- son refus de convoquer un congrès  extra-ordinaire,  pour élire un nouveau Secrétaire Général  de la C.N.T.G.  Cumulant ainsi son poste de Présidente du C.N.T avec la direction de la C.N.T.G.

Quant à la fameuse Communauté Internationale, nous trouvons très troublant voire même partisan, le silence  qu'elle observe, face à la politique  politicienne à laquelle Cellou Dallein se livre actuellement. Est-ce à dire alors qu'elle a choisi le camp de ce dernier ?

Le cas échéant, elle nous rend très heureux. En effet, depuis que nous avons commencé  à observer sa façon d'évaluer le processus dit  de démocratisation  en Afrique, nous nous sommes rendu compte qu'elle n'est pas au sérieux. Sinon, elle ne se permettrait pas de juger positivement ou négativement nos chefs d'Etat à l'aune  de son humeur du jour, ou selon que ces derniers soient des Nationalistes ou des pantins acquis à elle   

BALIA - BOURÉ  -SÈKÈ-SANDENYA -FRIGUIAGBÉ  NOU   FRIGUIADI  DJALLONKA-KÈ

Jaime Dupont dupontjaime@yahoo.fr

Source : Radio-kankan